Un café associatif à Saint-Nazaire ?

Publié le 11 avril 2017

Ils sont trois jeunes gens à l’imaginer... et ils n’ont rien de doux rêveurs.

De gauche à droite : Maxime Blandin, Clémence Magnat et Léo Blandin.

Ils sont tous les trois membres bénévoles de la Zlup (Zone ludique d’Utilité publique), cette association nazairienne qui fédère autour du jeu. C’est d’ailleurs là qu’ils se sont connus. Il y a Clémence, diplômée de communication et ex-croupière au casino de Saint-Brévin. Il y a  Léo, graphiste, qui travaille dans un magasin de jeux de société. Et puis il y a Maxime, qui, après une formation agricole puis de menuiserie en Ardèche, est revenu travailler sur Saint-Nazaire, mais qui n’en peut plus de monter des fenêtres... en PVC. Tous trois déjà dans la vie active, avec des parcours bien différents, mais aussi avec cette même impression de ne pas avoir pris la bonne route. Et ce projet tenace qui les lie : créer un café associatif dans leur ville. Ils viennent tout juste de passer la première étape avec la déclaration en sous-préfecture  de leur association, L’Assos Tomate, « pour la couleur, pour la saveur, pour le jeu de mots, on ne se change pas ! ».

Un lieu pour tous les jours...

« Nous avons commencé par lancer un questionnaire sur Facebook, afin de connaître les envies et les besoins des Nazairiens. Nous ne voulons pas faire “notre truc“, ce n’est pas le but, mais monter  un lieu réellement participatif », explique Léo. « Il s’est avéré que les réponses recoupaient nos objectifs : un café permettant les rencontres, les échanges, un cœur de vie, ouvert tous les jours de la semaine et jusqu’à tard le soir, même le dimanche, même le lundi  », reprend Clémence. « Et un vrai bar, avec des tapas, des planches et des ardoises de charcuterie et de fromage », continue Maxime. Avec la particularité de ne proposer que des produits locaux et issus de l’agriculture biologique ou raisonnée : « Même le savon des lavabos ! Le café, le chocolat et le thé ne seront pas bretons, bien sûr, mais transformés à Nantes. Nous avons déjà trouvé nos approvisionnements, en favorisant toujours la qualité, on goûte, on teste. » En effet, sont déjà validés les bières de Pésnestin, de Quiberon ou de Cambon, le fromage du Bois-Joubert, des produits de la ferme du  Drélif, à Montoir, de la ferme de la Turballe... le tout pouvant être payé en rozos.

… et pour tous les possibles

Et ce n’est pas que sur les produits que leurs idées sont bien arrêtées... au contraire, elles fusent : « Ce café sera ouvert à tous, non uniquement aux adhérents, qu’importe l’âge, nous souhaitons que chacun puisse y trouver un intérêt : concerts, cours réguliers de breton, rattrapage de français pour les adultes, journées sans ondes ou en langue étrangère, expositions, rencontres avec des artistes, débats, création d’un jeu de société qui ne se jouerait que dans ce café... Nous ne manquons pas d’imagination, mais le but réel est que les personnes apportent leurs propres propositions et animations, qu’elles s’approprient le lieu, qu’il devienne le leur, qu’elles se sentent bien, chez elles. » « Nous y mettrons toutes nos valeurs, dans la déco aussi, avec uniquement de la récup’ restaurée. »

Il y mettront aussi leurs petites économies... « Nous avons monté le plan comptable, nous sommes en train de rencontrer des financeurs, des mécènes et des sponsors, les contacts sont pris avec la chambre des métiers et les réseaux de bars associatifs, nous cherchons maintenant activement un local et allons lancer un financement participatif sur le Net. » Les pieds bien sur terre, ils ont calculé qu’il leur faudra plus d’une année avant de pouvoir créer un ou des postes de salariés, et qu’ils devront donc lâcher leurs boulots pour travailler bénévolement. Ils sont prêts. Leur idéal ? Une ouverture en septembre 2017...

Mireille Peña

Renseignements : 06 35 54 79 34, page Facebook.

 
 
 
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