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mar. 27 févr. 2018 Associations

Sur la route des transports responsables

L’association Quikmove met un pied sur l’accélérateur de l’écomobilité en entreprise via une application de covoiturage. Plein phare.

Association créée en juin 2017, Quickmove est au départ un concept imaginé par un groupe de salariés, étudiants, chercheurs et retraités réunis en novembre 2016 à l’occasion de l’expérience d’intelligence collective 1+1=3 organisée par le Centre des jeunes dirigeants de la région nazairienne. « Notre équipe a planché sur des solutions pour réduire le trafic automobile devenu un problème majeur dans les zones d’activités industrielles. Le projet devait répondre aux objectifs de la COP 21 qui visent notamment une baisse des émissions de carbone, et s’inscrire dans la mise en place du PDE (Plan de déplacement d’entreprise, NDLR) devenu obligatoire depuis janvier 2018 pour les entreprises de plus de 100 salariés », explique Jacky Point, co-président de Quickmove.
In fine : une circulation plus fluide, moins de pollution, d’accidents et de stress sur les routes, des trajets plus rapides pour les salariés et moins de parkings à entretenir ou à construire pour les entreprises.

Concrètement

De l’idée à la mise en pratique, Quickmove a choisi de s’appuyer sur une application mobile conçue par la société Karos, qui facilite le covoiturage en permettant la mise en relation, en temps réel, entre salariés effectuant les mêmes itinéraires. « L’innovation est de pouvoir y intégrer une fonction qui comptabilise individuellement le CO2 non émis chaque fois que l’utilisateur adopte un transport doux, qu’il s’agisse du covoiturage, mais aussi du vélo, du train, des bus ou de la marche à pied. Grâce à cette empreinte carbone et selon les résultats, le salarié se verra accorder un bonus par l’employeur, sous forme d’indemnité de déplacement ou autre. »
Une véritable incitation à repenser ses déplacements que le millier de salariés de Stelia Aérospace, constructeur aéronautique basé à Saint-Nazaire, sont les premiers à tester à partir du 1er mars. « C’est une première étape qui, si elle est adoptée par d’autres entreprises du secteur industrialo-portuaire de la région nazairienne, pourra être pérennisée et surtout s’améliorer avec la prise en compte des habitudes de chacun et l’intégration de toutes les formules de transports possibles », espère Jacky Point. Au vu des intérêts économiques, écologiques et pratique, c’est plutôt sur la bonne voie.

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