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jeu. 01 oct. 2020 - sam. 03 oct. 2020 Associations # Donges

Donges : recycler avec les Trocœurs

La nouvelle recyclerie associative de Donges milite contre le gâchis et pour la limitation des déchets en revendant à petits prix des objets d’occasion.

Les réflexes ont la vie dure. « Quand on fait le tour des déchetteries, les gens jettent vraiment tout. Alors qu’un bon nombre d’objets peuvent retrouver une seconde vie. » C’est de ce constat que Carine Royer, grande amatrice de vide-greniers, a créé à Donges l’association de recyclerie les Trocœurs avec son compagnon Sébastien Gerno.

« C’est le même principe que ce que fait déjà Emmaüs. Les gens donnent les objets dont ils veulent se débarrasser, on récupère, on nettoie, on répare, et on valorise s’il y a besoin. » Pour le moment, l’association installée dans un hangar à la Buzardière « récupère plus qu’elle ne vend ».

Sans compter qu’elle est limitée dans sa capacité de stockage : « Nous ne pouvons pas reprendre de gros meubles, nous n’avons pas la place. »

Entre les grosses structures associatives comme Emmaüs, le Secours populaire, les sites spécialisés dans l’occasion comme Le bon coin et Vinted, ou encore le foisonnement des vide-greniers, l’association tente de se créer une place et de se distinguer sur un marché de l’occasion qui a le vent en poupe depuis ces dix dernières années.

L’occasion, une tendance grandissante

Chaque année, il est en effet recensé plus 50 000 vide-greniers en France. Rien qu’à Saint-Nazaire, ces derniers week-ends, il en était dénombré au moins deux par dimanche. C’est dire l’engouement des Français pour ce type de consommation à petits prix. Une étude de 2014 du Credoc (NDLR, Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) constatait déjà que 75 % des Français avaient au moins acheté une fois un bien d’occasion. Ils étaient 60 % à le faire dix ans plus tôt.

Ce nouveau mode de consommation est également sollicité pour son moindre impact environnemental. La durée de vie de l’objet est prolongée, on évite l’enfouissement ou l’incinération et son impact carbone est réduit de près de 82 %. Déjà fabriqué, il ne nécessite pas de nouvelles ressources de production et de longs circuits de distribution.

Reste que, pour l’association, le défi est de se faire connaître. Chose pas facile lorsqu’on est un petit nouveau : « Nous avons un manque de visibilité, c’est sûr. »

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