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mar. 12 janv. 2021 Associations # Montoir-de-Bretagne # Saint-Joachim # Saint-Malo-de-Guersac

Start’Air Jeunes a fermé ses portes

Le 18 décembre, l’association qui travaillait auprès des jeunes de 15 à 25 ans a fermé ses portes suite à la décision des maires de Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac et Montoir-de-Bretagne de ne pas renouveler sa subvention.

Depuis trente ans, l’association Start’Air Jeunes accompagnait la jeunesse de Saint-Joachim, de Saint-Malo-de-Guersac et de Montoir-de-Bretagne*. Outres les activités extrascolaires, elle assurait une mission sociale et sanitaire auprès de ces jeunes ruraux, rarement pris en compte dans les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Le 18 décembre dernier, elle a mis la clé sous la porte et licencié ses 10 salariés suite à la décision prise en septembre dernier par les maires des trois communes de ne pas renouveler sa convention et de ne plus subventionner les 300 000 euros nécessaires à son fonctionnement.

Un choix que regrette amèrement Alexis Kerdoncuff, son ancien directeur. « Nous ne comprenons pas la décision de ces élus. Qui est brutale. Ils n’en avaient jamais fait l’écho lors de la campagne des élections municipales », dénonce-t-il.

« On nous reproche une baisse de fréquentation. Mais est-ce une raison pour mettre fin à l’association ? On pouvait réfléchir à une alternative. Il n’y a eu aucune concertation. En tant que collectivités financeurs, ils étaient au conseil d’administration. Même la caisse d’allocation familiale a appris la décision brutalement », regrette-t-il.

Le maire de Saint-Malo-de-Guersac, Jean-Michel Crand, de son côté, s’il dit comprendre la colère des salariés, rappelle que c’était le choix de la nouvelle équipe de « municipaliser » la politique extrascolaire de l’enfance et de l’adolescence de la commune. « Notre projet pour les 11-18 ans sera opérationnel pour les vacances de printemps, nous allons recruter un poste à un poste et demi. Nous sommes en train de réaliser un questionnaire afin de connaître les attentes des jeunes. »

Mais ce que craint avant tout Alexis Kerdoncuff, c’est l’absence de politique en faveur de la jeunesse que va laisser la disparition de Start’Air Jeunes. D’autant plus en cette période d’épidémie où les jeunes sont fragilisés. « Nous nous occupions de jeunes en difficulté sociale, familiale. Nous les accompagnions vers l’insertion, nous les encadrions et les préparions lors des rendez-vous avec les missions locales. Nous réalisions un travail de prévention, notamment sur les conduites addictives. Aujourd’hui, ils sont abandonnés. Comme réponse, on leur dit de descendre sur Saint-Nazaire. Certains n’iront pas, ils cumulent trop de difficultés, dont la mobilité. » Une affirmation que l’élu malouin réfute : « Nous sommes en train d’élaborer un projet pour les plus de 18 ans. Nous discutons avec la mission locale de Saint-Nazaire. Nous ne comptons pas abandonner la prévention sanitaire ni le suivi social de ce public ».

* La commune de Trignac s’était retirée en 2015.

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