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mar. 12 janv. 2021 Associations # Saint-Nazaire

Une meilleure mesure de la qualité de l’air

Un nouvel indice de qualité de l’air est entré en vigueur en France le 4 janvier dernier : il intègre aujourd'hui les particules fines PM2,5, spécialement dangereuses pour la santé, et utilise une nouvelle échelle de qualificatifs.

Nous respirons jusqu’à 20 kg d’air chaque jour…  L’impact de sa bonne ou mauvaise qualité sur notre santé est donc énorme quand on sait que la pollution émanant des industries, des activités agricoles, de la circulation routière et des chauffages domestiques est responsable chaque année de 42 000 décès prématurés dans le pays. Sur la Région, c’est l’association Air Pays de la Loire, qui est déléguée par l’Etat pour calculer et prévoir quotidiennement par des mesures en direct sur 31 stations fixes les indices de qualité de l’air – dont 11 sur le bassin nazairien en raison de sa concentration industrielle –, afin d’en informer les citoyens et éventuellement donner des recommandations. Jusqu’à ce 4 janvier, ces stations mesuraient l’ozone (o3), le dioxyde d’azote (no2), le dioxyde de soufre (so2) et les particules PM10 au diamètre inférieur à 10 micromètres. Quant à la qualité globale de l’air, elle était qualifiée selon six échelons allant de “Très bon” à “Très mauvais”.

Qu’est-ce qui change ?

« Pour répondre aux attentes des citoyens et se mettre en accord avec les indices européens, est aujourd’hui intégré un nouveau polluant réglementé, les particules fines PM2,5. Ce nouvel indice, attendu depuis longtemps, sera donc plus représentatif de la réelle qualité de l’air. L’échelle a de plus été modifiée avec des graduations allant de “Bon” à “Extrêmement mauvais” », explique Marion Guiter, ingénieure chargée de communication d’Air Pays de la Loire.

Pour exemple, selon l’ancien indice, sur une année moyenne, il y a eu 293 jours “Bons”, 70 “Moyens” et deux “Mauvais” sur le bassin nazairien. Avec le nouvel indice (à partir de tests effectués), l’échelle se transforme en 4 jours “Bons”, 284 “Moyens”, 57 “Dégradés”, 19 “Mauvais” et 1 “Très mauvais”.

« Globalement, nous pouvons malgré tout observer une amélioration générale de la qualité de l’air, notamment en raison de la diminution de présence de soufre liée aux carburants, excepté autour de la raffinerie de Donges où on transforme ces mêmes carburants. Une nouvelle campagne de mesures de qualité de l’air avec une jauge des retombées dans l’eau a de plus été effectuée autour de l’usine d’engrais Yara à Montoir-de-Bretagne de début octobre à fin décembre. Le rapport sera rendu public au mois d’avril », tient à préciser Marion Guiter.

Si ce nouvel indice représente une avancée, il ne prend cependant toujours pas en compte la stagnation des polluants non encore réglementés, dont les pesticides et les particules ultrafines, les nouveaux polluants non suivis et les effets “cocktail”.

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