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mar. 17 sept. 2019 Livres # Montoir-de-Bretagne

Montoir-de-Bretagne à l’heure américaine 1917-1919

Enseignant à la retraite, Michel Mahé, qui travaille à l’étude de l’histoire sociale locale avec l’association Aremors*, s’intéresse aujourd’hui à la cohabitation entre soldats américains et Montoirins de 1917 à 1919.

>> Vue aérienne du camp de Montoir-de-Bretagne.

Fin 1919. Les derniers Américains quittent le port de Saint-Nazaire. Pour la famille de Michel Mahé qui vit à Gron, l’histoire ne s’arrête pas là. Sa mère Yvonne – 14 ans à l’époque – conservera un temps un lien épistolaire avec des soldats du camp de Montoir-de-Bretagne.

« Ces infrastructures ont été construites sur les prairies de Montoir car les Américains ont vite vu que le port de Saint-Nazaire serait trop petit. Entre 5 et 10 000 soldats sédentaires ont été présents dans cette commune plutôt rurale d’environ 4 000 habitants. Cela a été un vrai bouleversement », explique-t-il.

Dans son ouvrage à paraître en novembre, Montoir-de-Bretagne à l’heure américaine 1917-1919, Michel Mahé revient donc sur cette période, de l’arrivée du contingent américain au démantèlement de leurs installations et de la liquidation des stocks jusqu’en 1922, sans oublier de parler de la vie quotidienne, des difficultés liées à l’alcool et à la prostitution, des mariages franco-américains…

C’est son travail de recherche pour l’ouvrage collectif Les Nazairiens dans la Grande Guerre et celui au sein de l’association Aremors qui l’ont poussé à vouloir creuser davantage cet aspect de la guerre : rappeler que les Américains ont construit un appontement en Loire, 138 hangars de stockage ou encore « la plus grande gare du monde en seulement six mois ! ». C’est ainsi que ses recherches l’ont amené à découvrir l’utilité du mystérieux camp Guthrie…

Surtout, cette période a fait écho à son histoire familiale. Un passé remonté à sa mémoire en étudiant des documents d’époque. « J’ai retrouvé les photos et cartes postales que les soldats américains ont envoyées à ma mère. Je me souviens que ce lien a duré puisque, petit, j’ai correspondu avec un Américain. » Aujourd’hui, Michel Mahé a renoué le contact avec une famille américaine dont le grand-père était venu à Montoir-de-Bretagne. 

* Association de Recherches et d’Etudes sur le Mouvement ouvrier de la région de Saint-Nazaire.

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