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mar. 29 janv. 2019 Portraits # Pornichet

Au rythme de la nature

La course à pied l’a accompagné toute sa vie. Président de Courir ensemble Pornichet Côte-d’Amour, Gilles Barrillot lie sport et environnement.

Gilles Barrillot court depuis qu’il a 5 ans. « Quand on gardait les vaches à Ermur, on refaisait les courses de chevaux ! » Cet homme de 67 ans est venu vivre à côté de l’hippodrome de Pornichet, là où ses parents et grands-parents ont vécu. Il y cultive soixante variétés anciennes de tomates, des arbres fruitiers, des aromates et possède deux ruches. La nature a toujours été présente dans sa vie même si c’est sur le tard qu’il s’est mis au jardinage. « Je crois que c’est le mariage qui m’y a donné goût ! » En effet, ce n’est pas les mains dans la terre, mais bien les pieds sur terre qu’il s’est intéressé à la nature, grâce à la course à pied. A 14 ans, il commence à se passionner pour cette discipline avec le Sporting club du feu lorsque son père était pompier.

Après une pause de six ans à Paris pour le travail, il revient à Saint-Nazaire et reprend la course en 1980. Deux ans plus tard, il devient président de la section athlétisme de l’ASPTT. « La section était en sommeil, on l’a donc relancée avec ma femme et le patron de La Poste de l’époque, jusqu’en 2005. » Ensemble, ils ont créé les 20 km de Saint-Nazaire, qui réunissaient jusqu’à mille coureurs. Pendant toutes ces années, la course à pied a mené Gilles Barrillot aux marathons d’Athènes, Berlin et Paris, en haut de cols et en pleine nature aux trails de l’Aubrac et de Guerlédan. Il totalise plus de cinq cent courses et vingt marathons…

Cet amour du sport s’est peu à peu essoufflé, mais en 2006, Gilles Barrillot rechausse les running pour des amis. « Ils m’ont demandé de les coacher pour préparer le marathon de New York pour leurs 50 ans. S’ils ne m’avaient pas sollicité, je crois que je n’aurais pas repris la course. » Le lendemain matin, ils étaient tous sur la plage pour l’entraînement et, quelques semaines plus tard, l’association Courir ensemble Pornichet Côte-d’Amour était née. Comme prévu, en 2008, le groupe d’amis a foulé le bitume du pont Verrazano-Narrows à New York. « Je m’en souviens bien, c’était l’avant-veille de l’élection de Barack Obama ! »

Entouré d’une équipe dynamique, le voilà donc reparti à la tête d’une association sportive, où il développe le partage et l’entraide. En 2007, l’association lance la course Entre plages et chemins creux. Grâce à son esprit éco-responsable (réduction des déchets, gobelets réutilisables aux points de ravitaillement, récompenses locales…), elle est l’une des seules de Loire-Atlantique à posséder le label développement durable délivré par le Comité départemental olympique et sportif. Une fierté pour Gilles Barrillot :

« Cette année, il n’y aura plus aucun gobelet jetable en plastique sur la course. Ce label est peu valorisé, c’est dommage. J’aimerais que l’on en parle plus pour que cette démarche se répande. »

De 280 coureurs à ses débuts, Entre plages et chemins creux est passée à 1 470 participants en 2018.

« Etre bénévole, c’est une passion. Même s’il faut quelqu’un de moteur, seul on n’y arrive pas. J’ai toujours eu la chance d’avoir des équipes motivées à mes côtés. »  Cette année, pour son travail mené sur Pornichet depuis douze ans, ce retraité a été décoré par la Ville. « Cela fait toujours plaisir car c’est une reconnaissance du club et de notre participation à l’animation de la commune. » Une médaille que Gilles Barrillot a dédiée à tous les bénévoles.

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