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sam. 21 mars 2020 Sortir # Saint-Nazaire

Lectures en partages

Pendant ce temps de confinement, l'écrivain nazairien Jean-Pierre Suaudeau nous fait partager à travers sa page Facebook son amour de la littérature en lisant pour nous des textes d'auteurs qu'il affectionne. Nous pourrons grâce à lui découvrir chaque jour un texte qu'il lira de chez lui jusqu'à...

Lecture 1 Vendredi 20 mars

Touché, coulé, de Pascal Ruffel (éd. Joca Seria, 2019).

“Toutes les mesures de gestion de la crise et d’aseptisation hygiéniste ne pourront rien contre la vie qui demande à passer, coûte que coûte, advienne que pourra.”

 


Lecture 2 Samedi 21 mars

Elles sont au service, de Fabienne Swiatly (éd. Bruno Doucey, 2020).

62 portraits de femmes (infirmière, aide-soignante, aide-à-la personne, femme de ménage, caissière…) comme autant de miniatures (au sens pictural du terme).

“Pourquoi ces métiers sont-ils exercés essentiellement par des femmes ? De quels milieux sociaux sont-elles issues ? Pourquoi ces métiers, qui rendent service à chacun d’entre nous, ne sont-ils pas mieux rémunérés ? Mieux considérés ? Où se situe la zone de refus ?”


Lecture 3 Dimanche 22 mars

Churchill, Manitoba, d’Anthony Poiraudeau (éd. inculte, 2017).

Quelques conseils utiles, en ces journées d’intérieur et avant de sortir, pour se préserver de l’ours polaire : on n’est jamais assez prudent…

 

 

 


Lecture 4 Lundi 23 mars

Les échappées, de Lucie Taïeb (éd. de L’Ogre, 2019, prix Wepler 2019).

“Au pays de la menace, Stern (comme “étoile”) est une héroïne placide. Elle n’a pas les yeux brillants, elle n’a pas d’espoir, elle ne porte aucune révolution sous le bras, elle n’a pas d’ailes immenses repliées dépliées repliées. C’est une héroïne. Elle est placide.”

 


Lecture 5 Mardi 24 mars

A mains nues, d’Amandine Dhée, (éd. La Contre Allée, 2020).

“Le couple lui fait du bien, il la contient. Elle craint les dérapages, le couple comme une garantie. Sous les yeux de l’autre, elle se tient. Ils s’appartiennent. Il est son, elle est sa.”

 

 


Lecture 6 Mercredi 25 mars

Intervalles de Loire, de Michel Jullien (éd. Verdier, 2020).

Trois amis descendent en barcasse la Loire, d’Andrézieux (42) à Saint-Brévin (44), 848 km à la force des avirons.

 

 


Lecture 7 Jeudi 26 mars

A la ligne, de Joseph Ponthus-Le Gurun (éd. de La Table Ronde, 2019).

“J’y vois plus qu’un symbole
Celui du capitalisme qui jamais n’arrivera
totalement à oublier
Ses racines les plus profondes
Le patron tout-puissant
Ayant droit de vie et de mort sur une carrière
ouvrière”


Lecture 8 Vendredi 27 mars

Le garçon, de Marcus Malte (éd. Zulma, 2016. Prix Fémina 2016).

Marcus Malte aurait dû être ce jour à Saint-Nazaire à l’invitation de “Auteur, lecteurs dans la ville”. Les événements que l’on connaît ont obligé à remettre sa venue à une date ultérieure. En prime : la magnifique affiche à laquelle vous avez malheureusement échappé.

 

 

 


Lecture 9 Samedi 28 mars

La ligne, de Pierre Bergounioux (éd. Verdier, 1997).

Clin d’œil à A la ligne de Joseph Ponthus-Le Gurun (lecture 7) et à Intervalles de Loire de Michel Jullien (lecture 6).

 

 

 


Lecture 10 Dimanche 29 mars

Les enténébrés, de Sarah Chiche (éd. du Seuil, 2019).

“On se demande, quand on revient de certaines expériences — si l’on en revient —, à quoi on doit sa survie et si l’on mérite encore de vivre. Il n’y a que la fiction pour faire entendre ce réel-là.”

 

 


Lecture 11 Lundi 30 mars

Je ne reverrai plus le monde, d’Ahmet Altan (éd. Actes Sud, 2019).

Ecrivain, Ahmet Atlan a été emprisonné pour délit d’opinion en Turquie. De sa cellule, d’où il pense ne jamais sortir, il voyage.

 

 

 

 


Lecture 12 Mardi 31 mars

Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau, d’Antonio Lobo Antunes (Christian Bourgois éditeur, 2019).

“ma mère croyant me consoler en me faisant chauffer un bol de lait
— T’en fais pas c’est la vie
combien de fois en Angola après les embuscades sa voix en moi
— C’est la vie
et c’était la vie en effet, c’était la vie…”

 


Lecture 13 Mercredi 1er avril

La prisonnière, de Marcel Proust (éd. Gallimard, 1954).

“C’était « Ah ! le bigorneau, deux sous le bigorneau », qui faisait se précipiter vers les cornets où on vendait ces affreux petits coquillages, qui, s’il n’y avait pas eu Albertine, m’eussent répugné, non moins d’ailleurs que les escargots que j’entendais vendre à la même heure.”

 

 


Lecture 14 Jeudi 2 avril

Nos vies, de Marie-Hélène Lafon (éd.Buchet-Chastel, 2017).

“… jetée là, en caisse 4, au Franprix du numéro 93 de la rue du Rendez-vous dans le douzième arrondissement de Paris.”

 

 

 


Lecture 15 Vendredi 3 avril

La voix des mauvais jours et des chagrins rentrés, de Jean-Luc Benoziglio (éd. du Seuil, 2004).

“Elle le dévisage avec un sourire doucement ironique puis, de l’index, comme on feuillette un livre, comme on replace sur minuit la grande aiguille d’une horloge qui retarde, elle remet la bretelle à sa place au creux de la clavicule.”

 

 


Lecture 16 Samedi 4 avril

Le Roi du bois, de Pierre Michon (éd. Verdier 1996).

« … une chair qui porte au ventre des dentelles pour être chair davantage, ou qui les porte au col pour n’être plus chair, mais seulement nom, éclat, dédain, la chair extrême des princes.”

 

 


Lecture 17 Dimanche 5 avril

On est bien, on a peur, de Yaël Pachet (éd. Verticales, 2002).

“… et c’est ainsi, à la faveur de l’extrême sophistication d’un après-midi d’automne, que nous échoit le luxe nécessaire à nos existences.”

 

 


Lecture 18 Lundi 6 avril

Icebergs, de Tanguy Viel (éd. de Minuit, 2019).

“… ce qu’il convient de faire, nous aussi, si l’on ne veut pas mourir asphyxié, c’est de le suivre au dehors, ce spectre, sortir par la fenêtre et saisir son reflet dans l’air irisé qui circule partout, dans les arbres, dans les villes et sur les visages…”

 

 


Lecture 19 Mardi 7 avril

Une pièce à soi, de Virginia Woolf (1929, nouvelle traduction de Jean-Yves Cotté, éd. Publie.net, 2012).

Où il est question de Judith, la sœur cadette de Shakespeare…

 

 

 


Lecture 20 Mercredi 8 avril

Lettrines, de Julien Gracq (1967, Librairie José Corti).

“… la citronnade est un breuvage de luxe, qu’on ne saurait se permettre en toute occasion.”

 

 

 


Lecture 21 Jeudi 9 avril

LA, de Jean-Claude Pinson (2018, éd. Joca Seria).

“… tout passe, tout change, rien ne demeure. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Tout être, toute chose, est voué à la disparition, à la mort. Le temps n’est pas réversible, on ne reviendra pas en arrière, on ne renaîtra pas.
Et pourtant…”

Critique de Jean-Pierre Suaudeau pour Estuaire (22 janvier 2019)


Lecture 22 Vendredi 10 avril

Le lac, de Jean-Pierre Suaudeau (2017, éd. Publie.net).

“… et la jeune mère inquiète d’à peine vingt ans qui, bien que son corps n’eût pas enfanté, avait été brutalement intronisée un vendredi soir au moyen d’une simple question : Veux-tu du lait pour demain ?…”

“Mais que vient-il chercher au bord du lac Léman ? Entre journal de bord comme la focale d’un microscope dirigé sur les choses et les gens, et poèmes tels des dessins sur les pages blanches du livre, le narrateur disparaît dans l’observation de ce qui l’entoure. L’auteur nazairien Jean-Pierre Suaudeau, si amoureux de la langue et de l’écriture, joue ici avec les mots et les reflets de ce lac si lisse : qu’y a-t-il sous leurs surfaces ?” (Estuaire, avril 2017)


Lecture 23 Samedi 11 avril

W ou le souvenir d’enfance, de Georges Pérec (1975, éd. Denoël).

“…  je n’ai pas d’autre choix que d’évoquer ce que trop longtemps j’ai nommé l’irrévocable ; ce qui fut, ce qui s’arrêta, ce qui fut clôturé : ce qui fut, sans doute, pour aujourd’hui ne plus être, mais ce qui fut aussi pour que je sois encore.”

 

 

 


Lecture 24 Dimanche 12 avril

Le ghetto intérieur, de Santiago H. Amigorena (2019, éd. P.O.L.).

“Tout le monde préférait ne pas parler de cette horreur pour une raison élémentaire et intemporelle : parce que l’horreur crue de certains faits permet toujours, dans un premier temps, de les ignorer.”

 

 

 


Lecture 25 Lundi 13 avril

Traversées, de Stanislas Mahé (2019, éd. Joca Seria).

“Quinze jours pour rallier Cuba. Ce détour programmé par les Caraïbes n’était pas pour me déplaire. J’étais chez moi sur les ponts du « Flandre.”

 

 

 


Lecture 26 Mardi 14 avril

L’homme qui aimait les chiens, de Leonardo Padura (2011, éd. Métailié).

“… tout aboutit finalement, en particulier nos piteux espoirs d’avenir, au point où toutes les boussoles de la vie s’affolent et où s’égarent toutes les expectatives.”

 

 

 


Lecture 27 Mercredi 15 avril

Vie et mort de Sainte Tina, l’exilée, de Patrick Deville (2011, éd. Publie.net), texte repris dans Viva (2014, éd. du Seuil).

“Le paysan et le travailleur urbain ne produisent pas seulement des grains, des légumes et des objets manufacturés : ils produisent aussi de la beauté.”

 

 


Lecture 28 Jeudi 16 avril

Le palace, de Claude Simon (1962, Les éditions de Minuit).

“… comme pendant l’été, quand les riches propriétaires partent chercher la fraîcheur sur les plages ou à la montagne en attendant que soient passés les mois étouffants pendant lesquels la ville, les squares, les interminables et désertes avenues, les magasins aux grilles tirées, aux rideaux baissés, sont abandonnés aux pauvres.”

 

 


Lecture 29 Jeudi 16 avril Tristesse du jour

En hommage à l’écrivain chilien décédé aujourd’hui même, jeudi 16 avril, du Co-Vid 19 en Espagne où il résidait depuis 1996. Présent à Meeting à de nombreuses reprises, Luis Sepulveda a, chaque fois, illuminé de son intelligence, de son humour, de sa simplicité et de son talent ces rencontres.

Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre, de Luis Sepulveda (éd. Métailié 1997).

 

 

 

 

 


Lecture 30 Vendredi 17 avril

C’était toute une vie, de François Bon (1995, éd. Verdier)

“… mais de chez eux, ceux qui ont bureau, qu’est-ce qu’ils peuvent y comprendre et c’est aussi ça l’éclat et la distance des yeux brillants dans le visage maigre, on ne la tient pas, personne ne la tiendra.”

 

 


Lecture 31 Samedi 18 avril

Des châteaux qui brûlent, d’Arno Bertina (2017, éd. Verticales).

Une usine occupée, à Châteaulin, un secrétaire d’état séquestré, des paroles qui se libèrent.

 

 


Lecture 32 Dimanche 19 avril

Tenir jusqu’à l’aube, de Carole Fives (2018, éd. Gallimard).

“Demain elle essuiera les regards lourds de reproche. C’est la mère célibataire du sixième. Elle ne sait pas faire dormir son gosse. Ça promet.”

 

 


Lecture 33 Lundi 20 avril

Troisième personne, de Valérie Mrejen (2017, P.O.L éditeur).

“… des actions au sens mystérieux, presque un geste artistique, une série de déplacements symboliques et infimes consistant à placer un peu de Bretagne en région parisienne…”

 

 


Lecture 34 Mardi 21 avril

Les invaincus, de William Faulkner (1938, éd. Gallimard, traduction revue par André Bleikasten et Didier Coupaye, 1995).

“Nous nous blottîmes, Ringo et moi, le menton sur les genoux, de chaque côté, contre ses jambes, avec (…) ses jupes étendues sur nous comme une tente.”

 

 


Lecture 35 Mercredi 22 avril

Texaco, de Patrick Chamoiseau (1992, éd. Gallimard).

“… un nègre docker versé en politique, qui ne me lâcha plus, et dans les bras duquel je me vautrai, après vidé, dans une ombre, contre un tamarinier, secouée de folie polissonne, de plaisirs et de cœur agoulou.”

 

 


Lecture 36 Jeudi 23 avril

Nedjma, de Kateb Yacine (1956, éd. du Seuil).

“… ce rare espace d’herbe en feu dont la vue suffit à troubler, dont l’odeur toujours sublimée contient tout le philtre, tout le secret, tout Nedjma pour qui l’a respirée, pour qui ses bras se sont ouverts.”

 

 


Lecture 37 Vendredi 24 avril

Mourir est un enchantement, de Yasmine Chami (2017, éd. Actes Sud).

“… elle sentait la densité d’un monde où les émotions étaient enracinées dans la connaissance intangible de celui dont on partageait la vie, une fusion des lignées qui prémunissaient les uns et les autres contre les aléas des emportements d’amour, si dangereusement puissants et éphémères.”

 

 


Lecture 38 Samedi 25 avril

La nuit sacrée, de Tahar Ben Jelloun (1987, éd. du Seuil).

“Le mal ne souffre pas la faiblesse. Le mal tire sa puissance de la détermination qui ne regarde pas en arrière, qui n’hésite pas.”

 

 

 


Lecture 39 Dimanche 26 avril

Avant que j’oublie, d’Anne Pauly (2019, éd.Verdier).

“Moi qui fondais généralement en larmes pour une tartine tombée à l’envers le matin, je trouvais tout à coup indécent d’infliger des émotions supplémentaires aux vingt personnes qui seraient présentes ce jour-là.”

 


Lecture 40 Lundi 27 avril

Le roman noir de l’Histoire, de Didier Daeninckx (2019, éd. Verdier).

”On y disait pudiquement que pour un litre de sang versé, des larmes couleraient pendant des décennies.”

Lire ici notre article paru lors de la venue à Saint-Nazaire de Didier Daeninckx, invité par l’association Auteur, lecteurs dans la ville.

 

 


Lecture 41 Mardi 28 avril

Les Forges, un roman, de Jean-Pierre Suaudeau (2018, éd. Joca Seria).

“Ils ont accouru grisés par le tintement des pièces qu’on fait sonner sur les guichets ou les comptoirs, qu’on tient au creux de la main quand habituellement on n’en a jamais assez pour les entendre s’entrechoquer, sans rien d’autre à donner en échange que son corps, ses bras, ses mains…”

Lire ici notre article de février 2018 “Les Forges, un roman”.

 


Lecture 42 Mercredi 29 avril

Kiruna, de Maylis de Kérangal (2019, (Ed. La Contre Allée).

“J’ai voulu descendre dans la mine, passer la tête sous la peau de la planète comme on passe la tête sous la surface de la mer…”

 

 

 


Lecture 43 Jeudi 30 avril

Un monde sans rivage, d’Hélène Gaudy (2019, éd. Actes Sud).

“Peut-être le ciel est-il devenu rose, un rose de peau, de lunule d’ongle, de matin qui n’en finit pas.”

Auteur, lecteurs dans la ville recevra Hélène Gaudy à Saint-Nazaire le jeudi 10 septembre pour évoquer ce remarquable livre. Notez la date.

 

 


Lecture 44 Vendredi 1er mai

L’ordre du jour, d’Eric Vuillard (2017, éd. Actes Sud).

“… plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l’épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente.”

 

 


Lecture 45 Samedi 2 mai

Le siècle des nuages, de Philippe Forest (2010, éd. Gallimard).

“… concluant péremptoirement que si l’avenir n’a pas eu lieu, c’est qu’il ne pouvait en être autrement. On peut en rire, oui. Mais peut-être après tout étaient-ce les rêves révolus d’hier qui disaient vrai et la pathétique prophétie qu’ils nous adressaient n’aurait pas dû devenir parole morte.”

 

 


Lecture 46 Dimanche 3 mai

L’orgue du Sonnenberg, de Daniel Morvan (2019, éd. Diabase).

“Tenter d’écrire ? Une histoire ? Il suffit de mettre dans les mots toute la force qui ne va pas à curer des écuries ou bâtir une charretée de foin.”

 

 

 


Lecture 47 Lundi 4 mai

Le camp des autres, de Thomas Vinau (2017, Alma éd).

“Il ne comprend plus rien, mais il est heureux parce qu’une brèche s’est ouverte sous ses pieds. Quelque chose qui a rendu le monde plus grand que le monde. Du sens, nouveau, caché.”

 

 

 


Lecture 48 Mardi 5 mai

Les grands cerfs, de Claudia Hunzinger (2019, éd. Grasset, prix Décembre 2019).

“Ne simplifions pas le monde. Laissons chanter les poètes assassins. Ne les pendons pas. Ayez pitié, pauvres de nous.”

 

 


Lecture 49 Mercredi 6 mai

Verdure, de Jean-Loup Trassard (2019, éd. Le temps qu’il fait).

“… j’embrasse ta douceur rien qu’à me déplier entre les draps du lit.”

 

 

 


• Lecture 50 Jeudi 7 mai

L’Amour même dans la boîte aux lettres, d’Hélène Cixous (2005, éd. Galilée).

“… ramenant autour de son enveloppe des empreintes de promenades et souvenirs d’oubli de soi-même dans les cimes des monts, que de fatigues et de sueur pour rapprocher un peu du ciel un choufleur…”

 

 


Lecture 51 Vendredi 8 mai

Trois chevaux, d’Erri de Luca (2001, éd. Gallimard).

“Comme ça, tu le sais maintenant.
Non, dis-je, maintenant je sais ton intention de me le dire et elle est plus forte que la nouvelle elle-même.”

 


Lecture 52 Samedi 9 mai

Un arbre en mai, de Jean-Christophe Bailly (2018, éd. du Seuil).

“… tout cela est resté en arrière, formant des bancs où quelque chose s’est ensablé. L’arbre est mort et je le vois, le revois, je peux en recueillir les feuilles et chercher à comprendre ce qui les fit trembler…”

 

 


Lecture 53 Dimanche 10 mai

Entre les deux il n’y a rien, de Mathieu Riboulet (éd. Verdier 2015).

“Tout est perdu depuis le début dans cette histoire, une part de nous-mêmes le sait-elle ou pensons-nous pouvoir vaincre ce qui se dresse devant nous ?”

 

 

 

Le “déconfinement” débutant demain lundi 11 mai, cette lecture est donc l’ultime passage de littérature de Jean-Pierre Suaudeau. Nous le remercions chaleureusement d’avoir su accompagner sans faillir les amoureux des livres, au jour le jour, et d’avoir tenu le lien durant cette longue épreuve de “distanciation physique”. Merci aussi pour toutes les découvertes qu’il nous a offertes.

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