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mer. 19 août 2020 Cinéma

[zoom] First Man : le premier homme sur la Lune

(Etats-Unis 2018) biopic de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Claire Foy, Pablo Schreiber.
Durée : 2h20.

Note de la rédaction :

Houston, 1961. La conquête de territoires terrestres ne suffit plus dans la Guerre froide que se livrent Etats-Unis et Union soviétique. C’est à travers leurs astronautes pour les uns et cosmonautes pour les autres que les deux puissances souhaitent asseoir leur hégémonie en visant l’infini. Première étape : la Lune.

Neil Armstrong, qui vient de perdre sa petite fille d’une tumeur du tronc cérébral, rejoint la Nasa pour suivre le programme d’essais Apollo. Emprisonnant sa douleur derrière la vitre de son scaphandre, il assume, les dents serrés, tous les risques et les violences physiques des entraînements. Seul cet objectif semble le faire tenir debout sur Terre, au risque de se couper peu à peu de sa femme et de ses autres jeunes enfants. Une souffrance contenue qui va lui donner la force de traverser les turbulences d’une Nasa qui avance à tâtons, peu soucieuse des accidents et des morts qui se succèdent.   

First Man est une fabuleuse odyssée, un film d’aventure puissant, qui tient le spectateur suspendu à la respiration haletante et à la sueur de ces hommes projetés dans une expérience de science-fiction – ou d’apprentis sorciers. Bien que l’on en connaisse la fin, on s’accroche à nos fauteuils quand les vibrations vont tout faire exploser. Ici, Damien Chazelle détourne sa caméra de la lune romantique de La La Land et Ryan Gosling laisse tomber son sourire de tombeur. Ce dernier interprète un Armstrong mutique qui se laisse lui-même surprendre par ses maigres sourires. Au-delà de la guerre coloniale spaciale, au-delà des manifestations civiles contre les milliards de dollars que coûte ce programme scientifique qualifié de “folie” par ceux qui se battent pour une vie meilleure sur notre planète, le portrait de cet homme désespéré devient celui de la condition humaine : trouver une issue de secours, un ailleurs sans perte, sans mort. 

France, 21 juillet 1969, 3h56. Toutes les télévisions sont allumées : l’Homme va poser un pied sur la Lune. Ils sont ainsi 600 millions de téléspectateurs de par le monde à partager cet instant où le progrès technologique et scientifique devient espoir. « Un tout petit pas pour un homme, un grand bond pour l’humanité. » Neil Armstrong laissera le petit bracelet d’enfant de sa fille sur les pierres d’un clair de lune éternel. Il doit toujours y flotter.

Avis à chaud d’un spectateur :
« Formidable ce voyage dans l’inconnu. Dans les images que j’ai vues, on les voit sauter, danser, je n’imaginais pas que c’était si dur et qu’ils savaient qu’ils risquaient de ne pas revenir. Quelle angoisse, quel suspens ! On est vraiment avec eux, c’est étourdissant. » (Alexandre, 19 ans).

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