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mar. 17 déc. 2019 Cinéma

Coups de cœur cinématographiques

Avant d’entamer une nouvelle année, nous avons demandé à Simon Lehingue, programmateur du cinéma Jacques-Tati de Saint-Nazaire, de nous donner son panorama personnel des films importants de l’année 2019.

L’année cinématographique qui s’achève aura parsemé de grains de sable le cours mondain des choses, de l’histoire et des hommes, qui, lui, s’enfonce comme un train dans la nuit. Un monde sans l’effraction, sans la parole, sans le regard et l’irruption lumineuse des figurants de l’Histoire serait précisément un monde sans le cinéma. Force est de constater que les films les plus importants de l’année à mes yeux auront tous partagé le souci de l’égalité : qui par la distance réinventée du regard amoureux (Céline Sciamma), qui par la farce horrifique du double (Jordan Peele), qui par la lumière du visage des enfants retrouvés (Yolande Zauberman), qui par le musée des résistances enfouies (Kléber Mendonça Filho). Si l’on espère encore que le cinéma ait quelque rôle à jouer directement dans nos vies, ces films-là se sont adressés à nous. Et écriront, bon an mal an, sur les chemins escarpés de l’émancipation, une histoire de l’utopie.

Top 10 2019 (sans ordre, sinon alphabétique)

Bacurau
de Kléber Mendonça Filho et Julianno Dornelles (Brésil)

Comme si de rien n’était
d’Eva Tröbisch (Allemagne)

It Must Be Heaven
d’Elia Suleiman (Palestine)

M
de Yolande Zauberman (France/Israël)

Les Misérables
de Ladj Ly (France)

Parasite
de Bong Joon-ho (Corée du Sud)

Portrait de la jeune fille en feu
de Céline Sciamma (France)

Sorry We Missed You
de Ken Loach (Royaume-Uni)

Us
de Jordan Peele (Etats-Unis)

Vif-Argent
de Stéphane Batut (France)

+ une série : The Morning Show, de Jay Carson

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