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sam. 20 oct. 2018 - dim. 21 oct. 2018 Rendez-vous # Saint-Nazaire

Ecrivains locaux un vivier de talents

Le 2e salon des Ecrivains locaux se tiendra ce week-end à Saint-Nazaire.
Rencontre avec Michel Hervoche*, son co-créateur avec Caroline Delecluse et l’organisateur de cette nouvelle édition.

Estuaire. La première édition de ce rassemblement d’écrivains de la région a dû être une réussite pour avoir l’envie de réitérer cette année…
Michel Hervoche. Ce fut un bel événement. Nous avons reçu 1 000 visiteurs pour 29 auteurs, avec un nombre important de ventes, un peu plus de 500 livres. Il y a eu beaucoup de rencontres, de discussions. Entre auteurs bien sûr, mais aussi entre visiteurs et auteurs. Les gens sont vraiment intéressés, ils ont envie de découvrir ces écrivains qui vivent près de chez eux.

Estuaire. Faites-vous une sélection ?
Pas jusqu’à présent, hors celle du territoire, évidemment. Nous avons reçu cette année plus de 150 candidatures. Il a été facile de refuser celles venant de trop loin, mais plus compliqué pour les autres. Nous nous sommes arrêtés à 42 auteurs, faute de place, cela selon le seul critère de date d’inscription. Mais l’idée mûrit de constituer une association d’écrivains locaux afin, entre autres choses, d’établir des critères de choix et un comité de lecture. Il en existe en Sud Loire, dont je fais d’ailleurs partie, mais pas ici.

Estuaire. Quels sont les profils des auteurs ?
Ils sont de tous les âges, avec tout de même 70 % de retraités, et ils publient majoritairement en autoédition ou à compte d’auteur. Il y a beaucoup de premier livre.

Estuaire. Y a-t-il un genre littéraire privilégié ?
Viennent en premier lieu les polars, dont l’action se déroule très souvent dans le coin. Les auteurs aiment leur région, et ont envie d’en parler. Ces romans sont très attendus, spécialement par les touristes, qui apprécient de découvrir une ville, un village, la Brière ou les marais salants à travers une histoire policière. Viennent ensuite les biographies, romancées ou non.

Estuaire. La création d’un tel salon à Saint-Nazaire comble donc pour vous un réel manque ?
J’en suis certain. Nous, auteurs, avons besoin de cette proximité avec nos lecteurs privilégiés, et vice versa. Outre que cela ne peut que tirer les écrivains vers le haut. Il est en effet important d’échanger des conseils, de parler de ses difficultés. Cela coûte cher d’éditer un livre par ses propres moyens. Peu d’écrivains travaillent avec un correcteur, par exemple, et c’est un gros problème de qualité. De même pour ceux qui sont publiés par de toutes petites maisons d’édition et qui doivent se débrouiller tant bien que mal pour la promotion. Et nombre de pièges dans lesquels il ne faut pas tomber… Il nous faut échanger pour progresser.

* Michel Hervoche est l’auteur de six polars, deux biographies et une autobiographie. Il travaille actuellement à un roman sur la contamination à la poussière d’amiante, qui le touche dans sa propre chair.

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