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mar. 10 nov. 2020 Rendez-vous # Saint-Nazaire

Meeting reporté… et non annulé

La 18e édition des Rencontres littéraires internationales qui devait se tenir du 19 au 22 novembre est obligatoirement repoussée, sans future date encore déterminée.

« Le programme “idéal” de cette édition dont le thème est “La vie des langues” avait déjà été bousculé avant l’annonce de ce confinement n°2 puisque les deux littératures mises à l’honneur cette année sont la norvégienne et la vietnamienne, et que les Norvégiens n’avaient pas le droit de se déplacer en France. Nous ne donnons pas de nouvelle date car nous ne voulons pas risquer un autre report, nous préférons en choisir une avec plus d’assurances, peut-être même y aura-t-il deux Meeting en 2021, nous n’en savons rien à ce jour », explique Patrick Deville, directeur de la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire (Meet).

“La vie des langues”, ou comment elles ne cessent d’évoluer et comment les traductions des auteurs classiques se modernisent en adéquation avec ces évolutions. De cela, vingt-deux auteurs venus des quatre coins du Globe (Comores, Espagne, France, Inde, Iran, Norvège, Somalie, Vietnam) étaient (seront) invités à débattre à partir de leurs propres langues et écritures.

En haut, à gauche : Ubah Cristina Ali Farah.
En bas, à gauche : Prajwal Parajuly lors de sa découverte d’un Paris confiné.
À droite : L’auteur Miquel de Palol et le traducteur François-Michel Durazzo, lauréats du prix Laure Bataillon pour “Le Testament d’Alceste”.

Ce n’est donc que partie remise. En attendant, les impatients peuvent se procurer l’ouvrage écrit par treize d’entre eux et édité pour l’occasion par la Meet : La vie des langues (20 €). Autre ouvrage nouvellement édité par la Meet, Un sambouk traverse la mer, roman de la Somalienne de langue italienne Ubah Cristina Ali Farah (15 €), en résidence d’écriture à Saint-Nazaire en 2018 : un texte charnel qui parle de la violence des hommes, de la guerre civile, de l’exil, de la mémoire des traumatismes.

Ubah Cristina Ali Farah est du nombre des auteurs invités de ce Meeting, tout comme l’Indien Parjwal Parajuly, en résidence depuis le 29 octobre, date de l’annonce du deuxième confinement.

« J’ai quitté l’Inde juste après la déclaration d’Emmanuel Macron, raconte ce dernier. Je suis arrivé à Paris comme dans un rêve éveillé, c’était un Paris sans les Parisiens. » Parjwal Parajuly doit rester à Saint-Nazaire jusqu’à la mi-décembre, avant de rejoindre pour six mois  le Campus Science Po du Havre. Il doit ensuite représenter la littérature indienne avec neuf autres de ses compatriotes au salon du Livre de Paris qui devait se tenir en mars 2020, puis en mars 2021… et maintenant fin mai 2021, avec son livre Fuir et revenir, une comédie de mœurs caustique nominée pour le Prix du premier roman et le Prix Emile Guimet.

Les Nazairiens pourront peut-être faire sa connaissance le 10 décembre prochain lors d’une rencontre programmée par la médiathèque Etienne-Caux. En attendant les futures annonces gouvernementales, les élèves du Lycée expérimental sont les plus chanceux puisqu’un atelier avec l’auteur va démarrer sous peu, la politique littéraire éducative de la Meet se poursuivant jusqu’à nouvel ordre…

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