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mar. 15 déc. 2020 Spectacles # Saint-Nazaire

Le minot

La Cie nazairienne Nina La Gaine “profite” du confinement pour répéter son nouveau spectacle à faire fondre les cœurs : “Le Minot”.

De gauche à droite : Céline Lamanda, Stéphanie Zanlorenzi et Regis Langlais.

Un minot ? Oui, un pitchoun, un gamin, un môme, un loupiot, un petit bonhomme aussi craquant qu’espiègle. Ce petit minot-là, ou plutôt cette minote, est né presque par hasard en 2015 à Trignac. Non pas banalement dans une maternité, mais dans un Ehpad. Stéphanie Zanlorenzi, de la Cie Nina La Gaine, y était accueillie en résidence de création avec le guitariste Régis Langlais pour travailler leur futur spectacle Tu danses ? Bagatelle # 2. Mais un Ehpad n’est pas un lieu de répétition dédié, c’est un lieu de vie avec d’autres résidents que les artistes. Peu à peu, parallèlement à leur spectacle avec un homme-marionnette qui prenait corps, est venue l’idée d’une autre marionnette, une petite fille, une minote à la bonne bouille qui visiterait les personnes âgées. Idée qui a interpelé le lycée Brossaud-Blancho et le Théâtre de Saint-
Nazaire. Accompagnés de la Cie Nina La gaine, des élèves de seconde préparant un bac professionnel Accompagnement, Soin, Service à la personne ont chacun fabriqué leur marionnette portée avec la plasticienne Claire Rigaud. Cette brigade de minots est ensuite partie à la rencontre des résidents de l’Ehpad Louise-Michel de Saint-Nazaire. Estuaire y était et se souvient de l’émotion de ce temps comme suspendu dans un réfectoire soudain envahi d’enfants.

Mais n’oublions pas la minote de Stéphanie Zanlorenzi qui a continué à promener sa tendresse en musique dans d’autres lieux de vie réservés aux personnes âgées ou handicapées quand la Cie Nina La Gaine n’était pas sur la route pour d’autres spectacles.

« Quand le premier confinement est arrivé, je n’avais plus de travail, je n’avais plus d’idées », se souvient Stéphanie Zanlorenzi. Alors, lorsque le deuxième confinement a été annoncé, elle a décidé de sortir de sa coquille d’artiste isolée, comme tant d’autres. « Cela faisait un moment que j’étais attirée par le Projet neuf (Lire article dans les pages Associations), que je tournais autour. Et voilà, je l’ai rejoint. Nous pouvons y répéter et surtout baigner dans le dynamisme qui règne ici. Si les salles de spectacle sont fermées, les Ehpad et les collèges sont ouverts, et il y a une volonté politique de soutenir les artistes. Les demandes sont donc nombreuses pour des interventions. Nous avons donc décidé de retravailler notre Minot pour une déambulation-spectacle plus construite. Mais cela restera dans le non-frontal, des petits moments sensibles, comme des bulles de bonheur et de rires. Le Minot ne peut se jouer que dans le dérangement d’un quotidien de lieux familiers. Cela demande beaucoup d’écoute, de la part des musiciens également, un véritable accord intime. »

Le Minot devra être fin prêt pour ce 17 décembre puisque sa visite est très attendue au Centre médico-social Saint Jean de Dieu du Croisic qui accueille des personnes handicapées moteur.

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