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mar. 09 févr. 2021 Spectacles # Besné # Montoir-de-Bretagne # Saint-Nazaire

Le théâtre de Saint-Nazaire ouvre sa scène

Une semaine riche pour le Théâtre de Saint-Nazaire, qui a ouvert ses plateaux de répétition aux compagnies théâtrales afin qu’elles peaufinent leurs créations. Sorties de résidence avec la Belle étoile et La Migration.

À gauche : La Cie La Belle étoile. Gaëlle Lautru, accompagnée par les compositions musicales de Marie Bodet.
À droite : Un agrès spécialement conçu pour la compagnie La Migration.

A l’issue de sa prestation, Gaëlle Lautru, de la Cie nazairienne La Belle étoile, avait le sourire. La joie de retrouver un public, même si celui-ci était composé essentiellement de professionnels alors que le spectacle qu’elle interprète est destiné aux enfants.

« C’est sûr, ça nous change, mais ça fait tellement de bien de revoir du public, d’entendre des applaudissements, de pouvoir présenter quelque chose de non-essentiel », ironise-t-elle.

La dernière fois que la comédienne est allée à la rencontre de spectateurs remonte à décembre, dans une école maternelle de Trignac.

Accueillies en résidence au Théâtre de Saint-Nazaire pendant quelques jours, la comédienne et sa camarade Aurélie Groleau ont donc peaufiné leur dernière création Une étoile dans ma valise. Une adaptation du conte de Dan Leconteur qui raconte l’histoire d’une étoile perdue en plein jour et qui doit vaincre sa peur pour rejoindre le monde angoissant de la nuit.  « Ce conte, par moment chanté, se révèle didactique, il amène les enfants à travailler sur les émotions et à y mettre des mots », explique Aurélie Groleau, la metteuse en scène. Créé grâce au collectif Ouvrir l’horizon, « on avait cinq jours pour le produire. Et, surtout, l’impératif était qu’il puisse être joué partout, en intérieur comme en extérieur, tient-elle à préciser. Notre ADN est plutôt le théâtre d’ombre, alors pour ce conte nous avons pris ce que nous avions à portée de main, une valise, du papier et des crayons ».

La jeune compagnie nazairienne est née au printemps 2020 en plein confinement et fait suite à une précédente aventure liée au théâtre de rue et au théâtre d’objet : la compagnie de la Moutre, originaire du Maine-et-Loire. Eprise de « communication bienveillante et d’éducation populaire », elle s’est donnée pour mission d’œuvrer à « l’éducation, la parentalité et le vivre-ensemble ».

Si le temps de la création se révèle impérieux, il ne peut pour autant se suffire à lui-même. Car le métier ne peut exister sans rencontre avec un public. Vital.

Renseignements :
compagnielabelleetoile.fr

///// le collectif Ouvrir l’Horizon /////

A l’initiative d’un collectif de professionnels du spectacle vivant et de compagnies, Ouvrir l’horizon propose ce qu’il appelle des Paniers artistiques afin de « relancer la création et rencontrer à nouveau son public ». Ceux-ci sont destinés aux professionnels du spectacle qui subissent des difficultés sociales. L’été dernier, il a ainsi permis à ces derniers de proposer  des « formes artistiques variées croisant plusieurs disciplines, d’une durée maximale de trente minutes et légère techniquement ».
Renseignements : ouvrirlhorizon.fr

 

Les Lieux-dits de la Cie La Migration

Ce n’est pas la première fois que la compagnie dijonnaise La Migration pose les pieds à Saint-Nazaire. En 2018, celle qui a son siège allée de Saint-Nazaire – ça ne s’invente pas – était invitée à présenter son spectacle circassien Landscape lors de la 16e édition des Grandes marées. En ce début d’année, le Théâtre de Saint-Nazaire lui a à nouveau proposé une résidence afin de peaufiner son prochain spectacle Les Lieux-dits, la deuxième partie de ce dyptique débuté en 2016. « C’est une suite de notre premier spectacle. Nous l’avons créé en 2019, mais nous avons eu seulement l’occasion de le jouer une fois en 2020 », regrette Quentin Claude, co-fondateur de la compagnie avec Marion Even.

Toute l’originalité de leur création a pour fil rouge une « étrange machine » qui rappelle les funambules circassiens.  Cet agrès se compose d’une structure métallique, cinétique, actionnant deux fils de funambule tournant autour d’un axe. Il permet une pratique réunissant plusieurs disciplines de cirque : la voltige, l’équilibre, la manipulation et l’acrobatie. D’ordinaire, il est posé au milieu d’un chapiteau composé de toile et de bambou, ouvert sur l’extérieur.

« On ne voulait pas d’un traditionnel chapiteau de cirque, opaque. On l’a pensé comme ouvert sur les paysages, on s’est inspiré des velum romains. On l’a appelé le velarium », explique le co-fondateur de la compagnie. Cette nouvelle œuvre se veut donc une interrogation circacienne et plastique entre l’homme et le paysage.

Renseignements :
lamigration.fr

///// Sorties de résidence dans les salles de la carene /////

La salle Bonne Fontaine de Montoir-de-Bretagne a accueilli ces derniers jours la cie de danse nantaise Animalis’Ba. Leur prochain spectacle Comme aucun nid n’entoure l’oiseau est inspiré de l’œuvre inachevée de Kafka, le Terrier. Manoëlle Vienne, la chorégraphe, emmène le spectateur dans un univers onirique et épique digne des récits d’Heroic Fantasy.
Spectacle réservé aux scolaires le vendredi 19 mars, 10h15 et 14h15.

L’espace A Cappella de Besné, après avoir accueilli la troupe parisienne la Cabale, a cette fois-ci ouvert sa résidence au duo scénique Les souffleurs de contes. David Gouin à la composition, à la musique et aux effets sonores, et Maxime Jouanne à l’écriture et à la voix répètent Les Mythes au logis, un spectacle qui permettra de découvrir les légendes des quatre coins du globe. Les curieux peuvent déjà entamer le voyage en découvrant La Légende du Didgeridoo sur leur page Facebook

 

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