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mar. 02 oct. 2018 Associations # Saint-Nazaire

La Boîte à Sardines : le sens de la troupe

La Compagnie théâtrale nazairienne va bientôt fêter ses 30 ans. Trente années de création, d’amitié, de travail.

Guy Houssier, Jackie Moraine et Andrea Klose.

Au début, ils étaient quatre jeunes adultes aux itinéraires très différents : Ysabel Hallé, Andrea Klose, Guy Houssier et Jackie Moraine. « Nous suivions les ateliers d’Athénor avec Brigitte Maisonneuve. Nous avons ressenti le besoin de sortir de ce cadre, de jouer une pièce entière. Pourquoi nous quatre ? Parce que c’était une évidence. Quant à notre nom, ce fut presque comme une blague, on allait se serrer les coudes, se tenir chaud », se souvient Ysabel Hallé.

Nous sommes en 1989, l’association est montée et c’est Andrea Klose qui va se frotter la première à la mise en scène avec un texte d’Anca Visdéi, Complot de génération. Guy Houssier prendra le relais avec une pièce de Jean Anouilh. Ils seront très vite rejoints par Gilles Legof, régisseur bricoleur Géo Trouvetou. « Nous avions – et nous n’avons pas changé – besoin de bosser avec d’autres, de nous nourrir d’autres parcours et d’autres expériences. Nous avons fait des stages par le biais de la Région et au Fanal, nous avons eu la chance de participer aux rencontres organisées à Cholet par le Théâtre régional des Pays de la Loire et de pouvoir échanger avec d’autres troupes d’amateurs, pour ne surtout pas rester au confort, entre nous, à Saint-Nazaire », continue Ysabel Hallé. La compagnie n’a pas non plus hésité à se faire accompagner par des professionnels, tels le Théâtre Terre, Laurence Colin, Laurent Maindon, Loïc Auffret ou Jean-Luc Anneix.

Vingt-trois pièces et cinq déménagements plus tard, d’un sous-sol d’une HLM au petit-Caporal en passant par l’ancien cinéma le Caméo, une salle de l’école Gambetta, une autre de l’école Waldeck-Rousseau, les voilà depuis six ans à l’école Jules-Ferry. Sont ensuite arrivés
Philippe, Nathalie, Anita, Isabelle, Emmanuel, Christian, Patricia… et tout récemment Emilie et Katia. Après des départs, des retours, des désirs de retraits temporaires, ils sont aujourd’hui dix-huit.

 

///// « LIBERTÉ ET BIENVEILLANCE » /////

« Nous montons les  pièces que nous aimons, nous ne les choisissons pas selon le nombre de personnages que compte la distribution, seul le texte est important », insiste Guy Houssier. « Nous faisons tous des propositions, explique Emilie Fontvieille, mais il est vrai que Guy est une bibliothèque théâtrale à lui seul ! » Travail collaboratif, partenariat avec d’autres compagnies, passage d’expérience des plus anciens aux néophytes en mise en scène et travail d’atelier mené le lundi par Ysabel Hallé pour ceux qui le souhaitent. Ce qui a provoqué la création de petites formes par celles qui sont devenues les “Filles du lundi”*, avec des représentations chez
l’habitant ou au profit d’associations comme Femmes solidaires. 

« On peut aussi aller du côté de la régie, des costumes, des décors, chacun trouve sa place. C’est une histoire humaine », appuie Anita Lebouquin. Et laissons le mot de la fin à la petite dernière, Katia Montagnier : « La Boîte à Sardines, c’est des projets à gogo, du mouvement, la convivialité, la passion. Quoi qu’il arrive, on est tous là pour le rush. » Et le rush, c’est ce week-end.

* Hasard, seules des femmes participent à ce travail, mais elles ne sont pas contre le fait de changer de nom si des hommes les rejoignaient…


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