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lun. 01 mars 2021 Associations # Saint-Nazaire

« Il y a toujours quelque chose à faire »

Vieillissement des bénévoles et augmentation des bénéficiaires : une difficile équation qui amène le Secours populaire Saint-Nazaire à lancer un appel à nouveaux soutiens.

Il y a tout juste un an, le Secours populaire de Saint-Nazaire pouvait compter sur 180 bénévoles très investis, majoritairement âgés de 65 à 80 ans. Mais la crise sanitaire a tout bouleversé quand, dès le premier confinement, les plus de 70 ans ont dû se mettre en retrait. « Nombre d’entre eux ne sont pas revenus, explique Izaline Lamoot, coordinatrice. Certains ont totalement décroché, ils ne répondent même plus à nos messages. D’autres attendent d’être vaccinés. Nous n’avons plus aujourd’hui que 150 bénévoles alors que les besoins ne cessent de grandir. Nous cherchons de nouveaux bras depuis le mois de novembre, mais c’est difficile. Parmi ceux qui nous ont rejoints, douze seulement ont moins de 40 ans. »

Cet état de fait n’est pourtant pas un défaut de solidarité : de nouveaux profils se sont rapprochés du Secours populaire, mais de façon ponctuelle ou de courte durée.

De nouveaux profils…

« Au deuxième confinement, nous avons reçu de nombreux appels pour une aide ponctuelle sur une ou deux heures, c’est bien, mais cela ne suffit pas face à un public en détresse de plus en plus nombreux. Nous avons aussi été rejoints par des jeunes venus du secteur de la restauration, mais nous savons qu’ils partiront quand ils pourront reprendre le travail. Nous avons également des migrants qui viennent participer d’eux-mêmes, qui ont entendu parler de nous par d’autres migrants ou qui sont envoyés par les Cada (NDLR : Centres d’accueil de demandeurs d’asile). Ils viennent surtout pour pratiquer le français et restent deux ou trois mois, c’est un juste partage de solidarité. »

… pour des besoins en tout genre

« Mais nos besoins les plus urgents nécessitent un engagement à plus long terme. » Et ils sont de deux sortes. D’abord, en logistique pure, ce qui nécessite une certaine résistance physique pour porter les cartons, charger et décharger les livraisons et les ramassages. Il manque également des personnes pour conduire le camion, même si ce dernier n’exige pas de permis spécifique. Ensuite, en logistique administrative, de l’informatique à l’utilisation de feuilles de calcul Excel, sachant qu’il est possible de suivre une formation interne. « Les actifs qui craignent de s’investir doivent savoir que nous sommes ouverts le samedi matin, qu’il y a les collectes à assurer le week-end ou lors de tous les événements comme les braderies ou les sorties d’enfants que nous espérons reprendre bientôt. Il est nécessaire pour nous de baisser notre moyenne d’âge et il y a toujours quelque chose à faire. Mais une chose est sûre, l’élan de solidarité est très puissant : lors de notre dernière collecte du 12 et 13 février dans des magasins de Saint-Nazaire, les habitants ont donné 5 tonnes de produits alimentaires et d’hygiène. Soit 2 tonnes de plus que d’habitude. » Le Secours populaire peut de plus compter depuis début février sur des primo arrivants qui étaient déjà investis dans des comités de leurs villes d’origine. Et sur une quinzaine de jeunes retraités du milieu médical : « Jusqu’à présent, nos bénévoles étaient surtout des personnes militantes ou venues du milieu enseignant. Ces nouveaux bénévoles nous disent admirer le travail fourni par les associations depuis le début de la crise sanitaire et vouloir aujourd’hui aider. » Respect.

 

Devenir bénévole

Le Secours populaire Saint-Nazaire invite à des rencontres informatives tous les jeudis après-midi, sur inscription. A savoir : les nouveaux bénévoles sont accompagnés durant deux mois par un bénévole référent.
Secours populaire : rue Vasco-de-Gama, à Saint-Nazaire.
Renseignements (et inscription réunion) : 02 40 66 64 34, contact@saintnazaire.spf44.org

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