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mar. 13 avril 2021 Associations # Saint-Nazaire

Amnesty International rajeunit ses rangs

Parrainée par le groupe Amnesty Saint-Nazaire et Presqu'île, une antenne jeunes* d'Amnesty International a tout récemment vu le jour à Saint-Nazaire.
Son objectif ? Mobiliser la nouvelle génération autour du respect des droits humains et contre les violations du droit international humanitaire.

Le lycéen Armand Fougère, qui cherchait « comment agir pour ses valeurs », a découvert Amnesty International alors qu’il était en seconde. Après avoir pris contact avec le groupe local, il s’est rendu au siège national de Paris pour assister à un campus, puis à un week-end consacré aux antennes jeunes, lieu privilégié de rencontres de jeunes gens de 15 à 25 ans venus de toute la France. Et c’est en octobre dernier, lors de son entrée en terminale, qu’il a lancé l’antenne jeunes Saint-Nazaire avec un petit groupe de camarades. Ce n’était pas la meilleure période avec un 2e confinement dès le 29 octobre et la suite que nous connaissons tous, mais la jeunesse ne peut attendre même si Svetlana, membre de l’antenne âgée 19 ans, considère que l’accompagnement du groupe “mère”, composé de personnes plus matures, leur apprend « la patience et la ténacité pour supporter les échecs ».

Mobiliser d’autres jeunes…

« Nous aussi nous avons une conscience et nous voulons agir. Même si nous manquons d’expérience, nous avons des compétences, tient à souligner Svetlana. En tant que jeunes, nous n’avons pas de représentants et nous voulons nous faire entendre. Nous voulons sensibiliser notre génération. Nous sommes capables d’imaginer des actions avec d’autres outils, comme le numérique, d’apporter un autre regard, d’être imaginatifs, de nous démarquer. »
Pour l’heure, une seule action a pu être menée au mois de mars place du Commando, un rassemblement contre la vente d’armes par la France aux Emirats arabes unis qui les utilisent au Yémen, les rencontres et les débats, que ce soit dans les lycées, les IUT, les grandes écoles ou les lieux publics, étant quasi impossibles. « Nous sommes convaincus et avons envie d’originalité, nous y arriverons quand cette crise sanitaire sera moins restrictive, nous réussirons alors à interpeller plus de monde, assure Armand Fougère. Nous espérons que d’autres jeunes de Saint-Nazaire se sentiront concernés et réagiront en nous rejoignant. »


… et préparer la relève

« Les droits humains nous concernent tous et nous partageons avec le groupe local le même engagement pour un monde plus juste. Nous sommes complémentaires dans nos différences. Nous pouvons apprendre les uns des autres. En attendant, il nous aide dans nos démarches, il nous transmet son expérience. » Toute antenne jeunes bénéficie par ailleurs de l’aide logistique et administrative du siège national.
Un passage de relais qui prend toute son importance dans une période où le monde associatif a du mal à recruter du sang neuf, et où le renouvellement est à la peine. Amnesty International, pourtant structure sexagénaire, a ainsi su s’adapter en créant ces antennes d’une grande souplesse. Pour exemple, leurs participants n’ont aucune obligation d’adhésion, seul le responsable de l’antenne devant être membre d’Amnesty International.
Un passage de génération à génération pour la continuité d’un combat, une façon d’évoluer pour préserver sa réactivité sans perdre son histoire.

* Il existe plus de 160 antennes jeunes (AJ) parrainées par des groupe locaux en France, même si, évidemment, tout jeune peut intégrer un groupe local existant s’il le souhaite. Chaque antenne peut prendre part aux mobilisations proposées par le siège national ou concevoir ses propres événements.

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