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mar. 07 déc. 2021 Associations # Saint-Nazaire

Bien vieillir ou la colocation entre séniors

L'association Loki Ora recherche actuellement des partenaires pour pouvoir proposer des colocations aménagées aux séniors.
Zoom sur une alternative à la maison de retraite.

En 2040, l’Hexagone comptera 51 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 37 en 2021. Voici le scénario des dernières prévisions démographiques de l’Insee rendues publiques lundi 29 novembre dernier. Face au vieillissement de la population, repenser l’habitat devient donc une nécessité. D’autant plus dans les décennies à venir, où la croissance des villes sera confrontée aux impératifs écologiques. L’association LoKi Ora promeut donc une alternative à ces défis qui nous attendent : la colocation entre séniors qui permet aussi de préserver l’autonomie et prévenir la dépendance. « La problématique est comment trouver un logement adapté à des parents vieillissants autre que la maison de retraite ou l’ehpad. C’est là que l’idée de colocation entre séniors a émergé », explique Anne-Laure Tougeron, fondatrice de l’association. Créé à Nantes en 2017, son projet a déjà séduit Nantes Habitat et trois colocations accueillant des personnes âgées de 60 à 82 ans sont déjà en service.

Recherche de biens

Pour s’implanter pleinement à Saint-Nazaire, l’association recherche actuellement des partenaires sociaux immobiliers pour concrétiser son projet sur le littoral. « La Silène se dit intéressée. Mais pour le moment, nous ne trouvons pas le type de biens que nous cherchons. Car notre colocation demande des maisons ou des appartements aménagés, comme une salle de bain pour chaque chambre afin que la personne puisse garder son indépendance et des logements de grande taille pouvant accueillir entre 4 et 6 personnes ». Or, en coeur de ville, des logements d’une telle envergure sont soit inexistants, soit trop éloignés de toutes commodités. Il faut donc en construire. Si la colocation reste souvent associée à l’image d’Epinal de jeunes démarrant dans la vie, telle que nous l’a donné à voir le film L’auberge espagnole de Cédric Klapisch, celle qui sera viable entre séniors ne sera pas aussi débridée. « On a fait valider notre projet auprès de séniors avec une psychologue sociale. Ils attendent de la vie en colocation qu’on préserve leur indépendance et qu’ils puissent choisir leurs colocataires ». Cette vie en communauté se prépare. Surtout pour des générations qui ne connaissent pas cette pratique. C’est pourquoi des parcours de colocation ont été créés, suivis par des professionnels qui jouent le rôle de facilitateurs. « Pour chaque colocation, c’est un projet sur-mesure qui est proposé ». Face au choix de rester chez soi avec la crainte de l’isolement ou la maison de retraite, c’est une alternative joyeuse que propose l’association.

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