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dim. 30 mai 2021 Livres # Saint-André-des-Eaux

La revue andréanaise, numéro 1

L’association Histoire locale et Patrimoine andréanais invite à un voyage dans le temps afin de préserver la mémoire qui interroge chacun de nous sur ses propres racines.

Depuis 2017, date de sa création, l’association Histoire locale et Patrimoine andréanais, très active, s’attèle à présenter au grand public l’histoire de la commune*. Après plusieurs expositions, notamment sur la Grande Guerre et les écoles au XIXe siècle, et l’édition d’un premier ouvrage en 2019, Saint-André-des-Eaux hier et aujourd’hui, l’association continue son travail de fourmi pour raconter cette commune « entre mer et Brière ».

Elle vient de faire paraître le premier numéro de sa nouvelle publication : La revue andréanaise. En présentant ce travail de recherche historiographique, l’association interroge le développement actuel d’un village « pauvre » qui a vécu en autarcie jusqu’au XIXe siècle grâce ou à cause du marais et qui est devenu une ville péri-urbaine depuis les années 70 et 80. Alain Papot, président de l’association, expose dans son avant-propos la question qui a animé la démarche de cette nouvelle publication : « Les changements se précipitent, notre environnement se transforme vite. Il me paraît important de prendre le temps pour réfléchir, analyser et comprendre. En effet, l’évolution peu ordinaire de la commune mérite ce questionnement. » Cela n’a jamais été autant d’actualité. L’interrogation sur ses racines traverse en effet les débats actuels, souvent vifs, voire polémiques, au risque parfois de provoquer une fracture dans la surenchère.

La revue laisse à chacun le soin de répondre à cette question. Elle propose juste à tout Andréanais, de “souche” ou nouvel arrivant, de s’accaparer cette histoire et de découvrir le parcours d’hommes emportés dans la tourmente de l’Histoire tels Joseph Lévêque et Armand Vince, tous deux “morts pour la France” en 1940. Le premier, fils de poilu, mobilisé en 1939, est tombé sur le champ de bataille en mai 1940. Son corps ne sera jamais retrouvé. Le second disparaîtra dans les combats en Belgique alors qu’il protégeait la retraite des troupes françaises. Ce n’est qu’après la guerre, après d’innombrables démarches, que la famille connaîtra son lieu d’inhumation et identifiera sa dépouille.

La revue s’est également penchée sur les 22 maires de la commune depuis la Révolution et interroge le clocher, incontournable du paysage français, au centre du récit dans une région fortement marquée par la lutte entre royalistes et républicains.

Loin de toute nostalgie ou du “c’était mieux avant”, ce récit de proximité permet à tout habitant de la commune de s’approprier son lieu de vie.

* Lire nos articles “Une histoire derrière les façades” d’avril 2019 et “Sur le chemin des écoliers andréanais” de novembre 2019 sur www.estuaire.org

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