Retour à la liste de la catégorie Cinéma
mar. 15 sept. 2020 Cinéma # Salle Jacques-Tati

[zoom] énorme

(France 2020) comédie de Sophie Letourneur avec Marina Foïs, Jonathan Cohen, Jacqueline Kakou.
Durée : 1h41.

Note de la rédaction :

Claire Girard (Marina Foïs) est une pianiste classique de renommée internationale. Sa vie se partage entre répétitions et récitals dans les grandes capitales. Coincée dans une personnalité aussi lunaire que rigide à ses heures, elle a abandonné toute sa vie de femme à son mari, Frédéric (Jonathan Cohen), son agent et garde du corps comme il aime se présenter. Il régente tout. Jusqu’à la prise en charge de la contraception de sa femme. Lui est tout son contraire. Il est sociable, aimable, peut-être trop. Il parle à sa place, elle est là, passive. Si elle est la star sur la scène, elle est inexistante dans la vie de tous les jours. Dès les premières scènes, la question du consentement se pose. En a-t-elle conscience ? Ou considère-t-elle cette situation confortable ? Le film ne répond pas vraiment.

Mais tout bascule le jour où, au retour d’une tournée, Frédéric assiste à un accouchement dans un avion. Une révélation. Il veut un enfant, pas elle. Un désir incompatible avec leur manière de vivre et leur carrière. C’est alors qu’il va mettre en place un stratagème pour la mettre enceinte. Bref, lui faire littéralement un enfant dans le dos. S’ensuit alors le parcours de ce couple, entre une femme qui refuse la maternité et un mari qui se détourne d’elle pour ne voir que le bébé à naître.

La réalisatrice Sophie Letourneur signe ici une comédie douce-amère, parfois dramatique, allant jusqu’au côté documentaire. Si elle empreinte quelques codes de la comédie populaire, avec des effets de caricature et de situations plus ou moins ubuesques, elle pose un regard féroce sur ceux qui, même sous l’argument de la bienveillance, limitent la liberté des femmes à être maîtresses de leurs corps.

Avis à chaud d’un spectateur
« Ce n’est pas une comédie mainstream comme le cinéma français a l’habitude d’en faire des dizaines par an. La réalisatrice nous livre un véritable regard critique sur la société et la maternité à travers ce couple.  » (David, 35 ans)

 

Partager votre avis