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sam. 15 sept. 2018 Rendez-vous # Trignac

Forger son histoire

Pour ces 35e Journées européennes du Patrimoine, Trignac met à l’honneur le site des forges et rend hommage à son histoire.

Sur la route N171, ces vestiges interpellent. Ils s’élèvent au loin comme la trace d’un passé industriel certain. Les forges de Trignac, emblématiques de l’histoire sociale et ouvrière de la ville, seront le point central de ces Journées européennes du Patrimoine : visites commentées, exposition, marché d’artisans et de producteurs locaux, lectures et dédicaces (Françoise Phélippeau, Jean-Pierre Suaudeau, Martine Hidoux-Roussel…), vol de pigeons voyageurs et trois créations acousmatiques (assemblages de sons, ambiances, paroles, bruits…) de Sylvie Noël, Jérôme Joy et Sarah Clénet.

Erigé en 1879, ce site métallurgique s’étendait sur environ 90 hectares et fournissait les chantiers navals de Saint-Nazaire. Depuis l’arrêt définitif de l’activité en 1947, il marque de son empreinte la ville de Trignac. Pour exemple, le bâtiment de l’actuel Musée des oiseaux n’est autre que d’anciennes maisons d’ingénieurs des forges. A ce titre, le Musée sera exceptionnellement ouvert ce samedi 15 septembre et sera le départ d’un circuit urbain jusqu’aux forges avec Rétro-Bus.

Depuis plusieurs années, une émulation existe autour de cette friche. Un collectif d’associations s’est même constitué (la Belle industrielle, ATLC la maison du patrimoine, Rétro-Bus, le Musée des oiseaux, Donner lieu, RCT et ASCT) et incarne le thème de cette 35e édition des Journées du Patrimoine : l’art en partage. « Nous travaillons depuis quatre ans sur le projet de revalorisation des forges. En 2016, tout était en place pour faire visiter ce site, mais cela n’a pas pu se concrétiser. Cette année, c’est enfin possible et c’est un premier pas pour mettre en avant ce lieu dont la dernière ouverture au public date de 1992. Nous avons d’autres pistes de travail en ce sens, comme l’élaboration d’un jardin dépolluant grâce à la phytoremédiation* », explique Géraldine Joigneault, présidente de la Belle industrielle, association coordonnatrice de cet événement et membre du collectif d’associations. A terme, l’objectif est bien de redonner ses lettres de noblesse à ce haut lieu de l’histoire ouvrière que l’on surnommait “la mangeuse d’hommes”.

* Technique de dépollution basée sur les plantes et leurs interactions avec le sol et les micro organismes.

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