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mar. 13 nov. 2018 Spectacles # Saint-Nazaire

Soirée spéciale Jeunes talents : La Fugue en question…

Sous la direction de deux chorégraphes, quatre danseuses et un danseur interprètent deux créations exaltantes sur le thème de la fugue.

Karine Dahouindji, Alizée Duvernois, Marion Jousseaume, Damien Sengulen, Anaïs Vignon. Ces cinq-là ont beaucoup de talent et de la chance. Sélectionnés par Adami Danse, organisme qui valorise et accompagne le travail de jeunes danseurs prometteurs, les voici embarqués dans une aventure originale. C’est un duo de chorégraphes de renom, Béatrice Massin et Pierre Rigal, qui les ont dirigés en se prêtant au jeu de la fugue… forme musicale du 17e siècle où chaque voix fuit ou en poursuit une autre.

Si Béatrice Massin est issue de la danse contemporaine et est aujourd’hui la référence de la danse baroque, Pierre Rigal brouille les pistes. Il s’est frotté à de multiples influences, du sport au rock en passant par le hip-hop. Ensemble, ils façonnent un sublime grand écart à travers deux créations bien distinctes. Un programme revigorant. Alors, on danse !

///// Rencontre… /////

Estuaire. Parlez-nous de votre réinterprétation de la fugue…
Béatrice Massin. La fugue est une forme musicale. Apparition des voix, contraste de couleurs entre le sujet et le contre-sujet. Toute cette écriture en contrepoint est la base du jeu auquel les cinq danseurs ont bien voulu se risquer. La fugue est donc passée de la musique à la chorégraphie.

Pierre Rigal. Une fugue est une sorte de paradoxe temporel. En effet, la mélodie à venir se compose par accumulation de fragments mélodiques du passé. J’ai donc choisi de jouer avec cette apparente contradiction, ainsi les allers-retours et les avant arrière s’emmêlent les uns dans les autres.

Estuaire. Qu’attendez-vous de cette expérience ?
BM. Rencontrer de jeunes danseurs, échanger avec eux, partager un plaisir commun, transmettre aussi. Admirer avec surprise comment ils s’emparent de mes propositions et les transforment.

PR. Travailler avec de jeunes danseurs issus de la danse contemporaine est une nouveauté et m’a beaucoup intéressé car, en général, je travaille avec des personnes au profil plus hétéroclite. Et choisir avec Béatrice les mêmes interprètes a été une contrainte vivifiante.

 

Une conférence sur la fugue sera proposée par le musicologue Guillaume Komichi à 18h30.

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