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ven. 01 mars 2019 Spectacles # Saint-Nazaire

Un pied en région parisienne, un autre à Saint-Nazaire

Le co-directeur de la Cie francilienne Frissons volants s’installe à Saint-Nazaire et y crée une antenne artistique au nom évocateur : Par-delà les mirages.
Première rencontre avec le public ce vendredi 1er mars pour cette nouvelle association.

Jean-Sébastien Oudin.

Le musicien et metteur en scène Jean-Sébastien Oudin co-dirige avec le comédien metteur en scène Cyril Ripoll la compagnie théâtrale qu’ils ont fondée ensemble en 1996 à Alfortville, dans le Val-de-Marne. Une compagnie qui a la particularité de toujours marier création théâtrale et thème de société – tel son Conte d’Hiver, de Shakespeare, travaillé sous l’angle de la violence – et qui mène parallèlement des actions de médiations ciblées auprès des publics.

« Enfant, je venais en vacances à Saint-Nazaire, j’ai depuis gardé des liens forts avec la ville, explique Jean-Sébastien Oudin.  Mon désir de m’y installer est très ancien, mais je ne sautais pas le pas. Voilà, j’ai fait le grand plongeon, je vis maintenant à Saint-Nazaire et nous avons créé l’association Par-delà les mirages. »

En effet, si Jean-Sébastien Oudin ne lâche rien de ses activités avec Frissons volants, et est donc souvent sur les routes, il était impensable pour lui de ne pas mener une action sur son lieu de vie.

« Notre objectif est de rassembler autour de projets des artistes amateurs ou en devenir de tous horizons qui désirent se former aux arts de la scène, dont des personnes atteintes de handicap. L’art est un champ de liberté qui permet justement de bousculer toutes les notions de normes, un champ où les différences peuvent devenir des atouts. »

Tout a donc commencé en septembre dernier, quand la toute jeune association a tenu un stand à Place aux associations de Saint-Nazaire. Elle a ainsi pu constituer un groupe de personnes intéressées par cette première aventure.

« A partir de ce groupe – éphémère ou non, seul l’avenir le dira –, nous avons décidé de nous lancer dans une forme légère, la lecture d’un texte théâtral. Parmi les trois pièces que nous lui proposions, le groupe a choisi de travailler sur La demoiselle en blanc*, de la Québécoise Dominick Parenteau-Lebeuf, un récit sur le négatif oublié d’une photographie qui attend d’être développé… »

L’occasion est donc donnée de découvrir ce premier travail de Par-delà les mirages, dont les projets ne manquent pas : d’autres lectures, un court métrage, un conte “mythomusical”, un atelier de travail capable également d’accueillir certains travaux de la compagnie mère.

* Parue en 2001 aux éditions Lansman et adaptée en roman graphique en collaboration avec l’illustratrice Eléonore Goldberg aux éditions Mécanique générale en 2016.

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