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Cinéma # Salle Jacques-Tati

[zoom] Le parfum vert

(France 2022) comédie de Nicolas Pariser avec Sandrine Kiberlain, Vincent Lacoste, Rüdiger Vogler.
1h41.

Note de la rédaction :

Il y a des parfums qui restent, pénètrent, titillent, bouleversent. D’autres qui s’évaporent au bout de quelques secondes, ne laissant trace sur leur passage. C’est le cas du dernier Pariser. Le parfum vert. Une fragrance cinématographique – avouons-le – inodore, loin de nous faire tourner la tête ! 

Pourtant, tous les ingrédients semblaient réunis pour faire de cette composition une œuvre à humer à loisir… L’intrigue, croustillante avec ce meurtre commis sur la scène du théâtre de la Comédie-
Française. Les acteurs, Vincent Lacoste et Sandrine Kiberlain, des valeurs sûres, qui se retrouvent malgré eux à jouer les apprentis espions-enquêteurs. Le ton, qui partait bien avec ces premières répliques… succulentes. L’univers, fantaisiste, décalé et bardé de clins d’œil à Hergé, Hitchcock et Agatha Christie. 

Bref, un cocktail alléchant qui, on ne sait par quelle négligence, s’est transformé en un breuvage indigeste à l’essence, par endroits, nauséeuse… Au regard de ce scénario ô combien grotesque et tarabiscoté. 

On s’agace devant ces nombreuses incohérences, on se lasse d’écouter ce duo incompatible disserter sur la vision qu’ils se font de l’Europe et d’Israël, on reste dubitatif devant cette idylle naissante qui sonne définitivement faux, on est frappé d’une grande affliction quand on sent se pointer à des kilomètres la bonne série policière de TF1. Et surtout, on s’irrite lorsque comparaison est faite (et tellement mal faite) entre la traque de nos tourtereaux par une organisation secrète qui entend propager l’industrie des fake news au-delà de tout entendement et celle des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale… Sans plus de commentaires. Mais après, ce n’est qu’un point de vue… olfactif !