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Nuits de la lecture entre Villes et campagnes

De la ville à la campagne, la lecture battra son plein tout au long de la semaine. Pour cette 10e édition, les médiathèques et bibliothèques de Saint-Nazaire Agglomération s’érigeront en lieux de partage – qu’elles sont déjà –, pour célébrer, en famille ou entre amis, le livre et l’imaginaire. Aussi, proposeront-elles, pour les rêveurs de tous âges, des formats variés qui inviteront à lire autrement, à écouter, à regarder et à vivre la littérature hors des sentiers battus. Histoires chuchotées au creux de l’âme, lumières tamisées, pages partagées à haute voix, tapis tout moelleux… Des instants hors du temps, entre “Villes et campagnes”, le fil rouge d’un programme qui fait dialoguer créations urbaines et poésies rurales. Et promis, il y en aura pour tous les goûts… Dès la tombée de la nuit, un peu partout sur tout le territoire, les voix s’élèveront… Pour faire lecture sous les étoiles, clamer des contes venus d’ailleurs lors d’une soirée pyjama, pour donner la parole aux travailleuses et travailleurs de la région nazairienne, ou pour écrire, parmi tant d’autres propositions, en petit ou en grand – façon alphabet street art –, sur les murs de ces Nuits suspendues. 

Trajectoires

Portée par une énergie artistique sans frontières, la chorégraphe sud-coréenne Eun-Me Ahn secoue une fois de plus la scène contemporaine avec Post Orientalist Express, une création flamboyante où traditions, mythes et culture populaire se télescopent joyeusement. « L’enfant terrible » de Séoul s’empare des “clichés orientaux” pour mieux les déconstruire. Légendes revisitées, costumes bariolés, musiques hybrides, mouvements acrobatiques et références pop deviennent les matériaux bruts d’une véritable excavation culturelle. À travers un langage chorégraphique inventif, elle interroge la persistance de certaines représentations et la manière dont elles façonnent les identités. 

Ce Post Orientalist Express est un train lancé à pleine vitesse : un voyage à travers des imaginaires fantasmés, où les danseurs glissent d’une posture traditionnelle à un geste totalement contemporain, d’un rituel ancestral à une comédie musicale futuriste. Eun-Me Ahn détourne, amplifie, bouscule pour ouvrir un champ nouveau, hybride, puissant. Avec cette pièce, la chorégraphe poursuit sa quête : inventer une identité culturelle scénique nouvelle, affranchie des regards extérieurs. Une identité libre, joyeuse, en mouvement constant. 

 

La conversation du Théâtre 

En résonance avec le spectacle Post Orientalist Express d’Eun-Me Ahn, la scène nationale propose une conversation consacrée à la diversité des cultures asiatiques et à leur expression dans le spectacle vivant. Cette discussion s’appuiera sur les parcours de deux artistes invitées, la chorégraphe Kaori Ito et l’autrice et metteuse en scène Marine Bachelot Nguyen. Tout comme l’on parle souvent de “l’Afrique” ou de “l’Asie” en Occident comme de blocs homogènes, en gommant la pluralité des identités qui les composent, cette rencontre cherchera à déconstruire les visions orientalistes et les stéréotypes qui en découlent. Ce sera également l’occasion de réfléchir à la place occupée par les artistes asiatiques dans le paysage du spectacle vivant en France. 

// Autour du spectacle  

Conversation, mercredi 28 janvier, 19h, gratuit sur rés. 

Atelier d’initiation au DJing avec Nico, DJ Toudonner pour les spectateurs, le 29 janvier, 18h, 15 €. Dès 14 ans. 

DJ set Toudonner, dès 21h30 (DJ set indépendant du spectacle), le 30 janvier, entrée libre. 

Les saveurs de Corée pour un voyage gustatif, le 30 janvier, 19h, 16 € sur rés. (réservé aux spectateurs). 

Cycle cinéma coréen, programmation cinéma Jacques-Tati. 

La route en partage…

En 1999, Nadine et Saïd, figures nazairiennes reconnues pour leur fort engagement associatif, prennent la route avec leurs deux fils, Léo, 8 ans, et Mehdi, 12 ans. À bord d’un vieux camion Volkswagen, sans douche ni toilettes, ils sillonnent pendant 14 mois vingt pays autour de la Méditerranée. Quarante mille kilomètres au compteur, des cours à distance… Et une vie « à la roots, où l’on ne passait jamais plus de trois jours sans se laver, rassure Nadine. Tantôt on se lavait dans les mosquées, tantôt on avait la chance de croiser un Libanais qui nous offrait une suite d’hôtel, avec le frigo plein, s’il vous plaît. Véridique ! » Un peu comme dans l’émission J’irai dormir chez vous, la famille Fortas « faisait étape chez l’habitant, partageait les repas, les histoires, les silences aussi », quand ils ne se retrouvaient pas coincés trois jours dans un no man’s land entre l’Égypte et la Libye ! Durant ce périple, « des “comme nous”, nous n’en avons pas croisé beaucoup ! Le monde arabe fait peur. Pourtant, confie l’autrice, jamais nous n’avons été aussi bien accueillis qu’à cet endroit du monde ». 

Rencontres méditerranéennes est l’histoire d’un voyage initiatique qui se lit comme on prend la route : sans savoir exactement où l’on va. Une aventure à la carpe diem, à vivre au fil des regards, avec toujours cette envie profonde « de partir à la rencontre de l’autre et, forcément, de soi-même ». De Bucarest à Istanbul, de Damas à Gaza, du Caire à Tripoli…, le récit enchaîne anecdotes, galères, tempête de sable en plein milieu du Sahara, et rencontres extraordinaires, comme celle encore, une énième, partagée avec les peuples primitifs de la vallée de l’Omo en Éthiopie. Ce récit comme témoignage de celles et ceux qui vivent dans ces pays, villes et villages traversés. Il raconte leur histoire de l’intérieur, loin des clichés. Et des clichés, ce livre coup de cœur, tiré à compte d’auteur, en regorge : une soixantaine de photos pour immortaliser ces instants vécus en famille, empreints de joie et de sourires au pluriel universel et éternel…  

Courir ensemble pour l’inclusion

Tous avec Alex… Un événement créé il y a neuf ans par les parents d’Alexandre Pain, un jeune en situation de handicap moteur et intellectuel, afin de financer la passion de leur fils pour le triathlon. Les bénéfices sont répartis entre les associations organisatrices : Tous avec Alexandre Pain, La chrysalide de l’être, L’Envolée de la chrysalide, et le TCA. « Pour aider ces jeunes “extra-ordinaires” à avoir un présent et un avenir heureux, les dons sont essentiels », explique Marine Tignon, présidente de la Chrysalide de l’être, une école nazairienne pour les 11-25 ans en situation de handicap sévère. Ce 24 janvier, plusieurs épreuves de 14 km seront proposées : un trail, une marche nordique, une randonnée. Et en parallèle, une course inclusive pour tous. Elle est gratuite et s’adresse aux plus de 6 ans, valides ou non, une jolie manière de « promouvoir le sport handicap chez les jeunes enfants ». Elle se courra sur la plage sur 1 km.  

Pour une insertion réussie  

À quelques jours du jour J, les élèves de La chrysalide de l’être sont déjà sur les starting-blocks. Parmi eux, Ewen, qui s’entraîne régulièrement avec l’Esco 44, se souvient : « L’année dernière, j’ai couru avec le frère d’Alexandre. Il faisait très froid ! Mais l’ambiance était super et la crêpe à l’arrivée : incroyable ! » La chrysalide de l’être met en place un suivi et un enseignement sur-mesure. Lors des temps collectifs, l’accent est mis sur la sociabilisation et le vivre-ensemble. Dès 16 ans, les jeunes peuvent démarrer un parcours professionnel, faire des stages en entreprise, tout en poursuivant leur apprentissage scolaire. « C’est essentiel pour eux », souligne la présidente et maman d’Émile, l’un des élèves, et très impliquée dans les projets facilitant les insertions sociale et professionnelle. Marine Tignon insiste sur l’importance « de faire participer ces jeunes à l’activité de la cité. Il faut qu’ils aient un accès aux mêmes potentialités que d’autres citoyens pour travailler un jour, avoir leur logement et se sentir indépendants ». Alors, quoi de mieux que de partager tous ensemble, des moments portés par une énergie festive et conviviale comme cette course ? Rendez-vous sur la ligne de départ pour de belles rencontres. Un peu de sport et à l’arrivée… la crêpe !  

Les échos du passé

Quatre jeunes filles à quatre époques différentes. Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre. 

 

Laguna

Sur la côte pacifique mexicaine, la terre adoptée par Ina Marija avant de mourir trop jeune, son père et sa jeune sœur Una entreprennent un voyage dans ses pas. Là, au cœur de la nature luxuriante des mangroves – dans une lagune ravagée par les ouragans et qui ne cesse de renaître – ils entament le travail du deuil. Alors qu’il filme ce parcours, Sharunas Bartas, met à nu ses émotions et, dans un acte de transmission, cherche une reconstruction nourrie par les cycles naturels de la vie. 

 

Greenland : Migration

Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines, la famille Garrity doit quitter la sécurité de son bunker au Groenland. Commence alors un périple pour leur survie et l’avenir de l’Humanité à travers un monde dévasté à la recherche d’un nouveau foyer. 

 

28 ans plus tard : le temple des morts

Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar. Dans Le Temple Des Morts, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine – c’est l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant… 

 

Hamnet

Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel. 

 

Le mage du Kremlin

Russie, dans les années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov, trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine. Plongé au cœur du système, Baranov devient un rouage central de la nouvelle Russie, façonnant les discours, les images, les perceptions. Mais une présence échappe à son contrôle : Ksenia, femme libre et insaisissable, incarne une échappée possible, loin des logiques d’influence et de domination. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. Le Mage du Kremlin est une plongée dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille. 

 

Primate

Primate suit un groupe d’amis dont le séjour idyllique sur une île lointaine dégénère en un affrontement bestial. 

 

La pire mère au monde

Louise de Pileggi, brillante substitut du procureur, a toujours eu des relations compliquées avec sa mère Judith qu’elle n’a pas vue depuis 15 ans. Quand elle se retrouve mutée au petit tribunal où Judith est greffière, Louise devient la cheffe de sa mère. Et pire encore : elles vont devoir collaborer dans une affaire à première vue banale, mais qui va mettre leurs nerfs à vif. 

 

Le Maître du Kabuki

Nagasaki, 1964 – A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas, Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il décide de se consacrer à ce théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux jeunes hommes évoluent côte à côte, de l’école du jeu aux plus belles salles de spectacle, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons… L’un des deux deviendra le plus grand maître japonais de l’art du kabuki. 

 

La fabrique des monstres

Dans le vieux château de Grottegroin, un savant fou fabrique, rafistole et invente sans cesse des monstres farfelus. P’tit Cousu, sa toute première création oubliée avec le temps, sert de guide aux nouveaux monstres. Jusqu’au jour où un cirque débarque en ville… À la recherche d’une nouvelle attraction, son propriétaire Fulbert Montremonstre tente par tous les moyens d’accéder à cette fabrique de monstres. P’tit Cousu pourrait bien être la star de son futur spectacle… 

 

Love me tender

Une fin d’été, Clémence annonce à son ex-mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes. Sa vie bascule lorsqu’il lui retire la garde de son fils. Clémence va devoir lutter pour rester mère, femme, libre. 

 

Pour l’éternité

Dans un au-delà où chaque âme dispose d’une semaine pour choisir où et avec qui passer l’éternité, Joan doit affronter un choix impossible : rester auprès de l’homme avec qui elle a partagé toute sa vie, ou retrouver son premier amour, disparu très jeune, et qui l’attend depuis toujours… Et vous, que choisiriez-vous ? 

 

Les lumières de New York

Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible. 

 

L’affaire Bojarski

Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. 

 

Le gâteau du président

Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien. 

 

La cabane aux oiseaux

Quel plaisir de se laisser raconter des histoires ! Quelle joie de voir les illustrations des albums prendre vie au fur et à mesure de la lecture. Neuf histoires de la littérature pour la jeunesse sont rassemblées pour 45 minutes d’images animées, virevoltant à tire d’ailes, piaillant, roucoulant et même pigeonnant ! 

 

Visage de femmes

En Côte d’Ivoire, les trajectoires de trois femmes se répondent. Une villageoise est séduite par le jeune frère de son mari. Fanta apprend le karaté pour affronter les crises de jalousie de son époux. À Abidjan, Bernadette est à la tête d’une entreprise dont les bénéfices reviennent à sa belle-famille… 

 

Le ballon attaché

Un gros ballon volant arrive au-dessus d’un village et attire l’attention des paysans. D’abord effrayés par cet objet apparemment venu de nulle part, ils sont bientôt fascinés par sa beauté et une enviable liberté de mouvement. Et ils projettent bientôt sur lui tous les fantasmes, attentes et espérances que des vies dans le dénuement peuvent susciter… Ils décident de le suivre et de le capturer, mais le ballon s’avère indocile… 

 

Saint-Nazaire racontée par les frères Dardenne

Attention, documents exceptionnels ! Les deux films que nous vous présenterons ont été réalisés par un collectif d’ouvriers au sein duquel œuvraient Luc et Jean-Pierre Dardenne invités dans notre ville par Armand Gatti. Ce sont des témoignages précieux racontant Saint-Nazaire et son histoire ouvrière. 

El Otro Cristobal

Un dictateur, chassé par un coup d’État organisé par l’archange Gabriel, meurt et part à la conquête du Ciel afin de rétablir son pouvoir sur Terre. Face à lui se dresse un ancien prisonnier secondé par la Vierge… Bienvenue dans l’univers fantasmagorique et joyeusement libertaire d’Armand Gatti ! 

 

Un pays en flammes

Dans la forêt landaise, une famille se transmet, de génération en génération, les secrets du feu. Sous les yeux des animaux, les jours et les nuits se succèdent. Le père, Patrick, mange de l’herbe. La fille, Margot, explose. L’enfant, Jean, programme des bouquets de lucioles. 

 

Furcy, né libre

Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits. 

 

Florentin, un nageur en or pour Los Angeles ?

Florentin Delacour a débuté la natation à 10 ans parce que « la tête sous l’eau, le monde devient silence ». Né à Saint-Nazaire, le Montoirin de 20 ans est atteint de troubles du spectre autistique sans déficience intellectuelle. Il intègre officiellement, en 2023, le pôle France Jeunes natation handisport à Vichy. En août dernier, direction les championnats du monde de para natation à Bangkok. Florentin devient double champion du monde avec deux records au 4×100 m quatre nages et 4×20 m nage libre, et décroche en nage libre l’argent au 4×50 m et au 4×100 m. « Si je fais mes plus beaux temps au relai, c’est grâce à la présence de mes coéquipiers. Ils me poussent à dominer mon anxiété pour donner le meilleur de moi-même. Nos handicaps sont invisibles et nos fonctionnements différents. Ce n’est pas toujours facile de comprendre les difficultés des autres. » C’est ce qui rend ces victoires encore plus belles ! Florentin n’oublie pas Matthis Daniel, le « doyen » du pôle France avec lequel il a partagé les podiums à Bangkok. Ces deux-là se connaissent bien puisqu’ils sont tous deux issus du club Handi’nat région nazairienne. 

De la natation au journalisme 

Florentin est en 3e année d’école de journalisme à Nantes. Allier sport de haut niveau et études « demande volonté et organisation ». Il enchaîne les entraînements, quatre par semaine, plus deux séances de musculation. « Ça, ce n’est pas mon truc. Mais il faut y aller régulièrement ! » pour atteindre les sommets. 

Les prochaines compétitions reprendront début 2026 à Bangkok. En juillet, place aux championnats d’Europe en Pologne, avec cet objectif de décrocher son billet pour les JO de Los Angeles 2028. « Je pars du principe que je serai qualifié », affirme celui qui, jamais, n’aurait cru faire un jour de la compétition internationale ! « Au début, la célébrité m’effrayait. Aujourd’hui, je n’y pense plus, je laisse l’inattendu se produire. » Après 2028, le jeune athlète aux multiples centres d’intérêt arrêtera le sport de haut niveau pour être journaliste dans la presse écrite régionale. Mais pas forcément… journaliste sportif ! 

Allez vers… l’action musicale

Daleya, c’est d’abord une histoire « de chaînes en or qui brillent ! Du bling bling et un sourire » sous une aubette de bus à la gare de Saint-Nazaire ! La rencontre aurait pu s’arrêter là, chacun poursuivant sa trajectoire, si la musique n’était pas venue y glisser son petit grain de sel ! Deux plus tard, en 2016, l’élève en logistique malien-sénégalais et l’artiste cubain fondaient cette association dont le sens, en français, colle parfaitement avec l’esprit qu’ils cherchent à insuffler et les valeurs qu’ils entendent porter : « C’est un dialecte mandingue (ethnie d’Afrique de l’Ouest) qui signifie aller vers l’action… collective. Qui renvoie à l’idée de fraternité, de lien entre les personnes. Et quoi de mieux que la musique pour tisser des liens, et créer des ponts entre les cultures ? », lancent de concert Gakou Tahirou et Elamo Moya, « la vitrine de Daleya » qui vient de sortir le Vol. 1 de La Nuclear. Un neuf titres présenté comme « une explosion musicale », un opus « solaire, joyeux et dansant » mêlant hip-hop, rap, dembow et influences afro-latines enrichi d’un featuring d’artistes nanto-nazairiens détonants. Un premier clip est sorti en décembre, un 2e est prévu pour février. Le Vol.2 « plus féminin, plus salsa, plus bachata » est en cours de préparation. 

Un label 100 % diversité  

Ce sera le 6e album du label nazairien auto-produit, pour la plupart enregistrés, « dans l’attente de trouver un local à Saint-Nazaire », dans le studio d’enregistrement Zéromusicprod à Guérande. Six albums bientôt, une quarantaine de singles, et une quinzaine d’artistes de la région soutenus par Daleya qui sillonne de vastes territoires musicaux, de l’afro-urbain aux musiques du monde, en passant par le zouk, le reggae…, avec « une ouverture vers la chanson française. Car ici, on défend la diversité. En plus d’avoir pour projet de développer des collaborations avec des artistes internationaux. D’ailleurs, on a commencé, puisqu’en ce moment, un album franco-latino est en cours d’enregistrement à Cuba avec des artistes nazairiens. Il devrait sortir en 2026 », souligne Gakou Tahirou, président de cette association qui ne manque pas de rythme… Active aussi sur pas mal d’événements : la Fête de la musique en juin à Saint-Nazaire, Festi d’Herbi au printemps à Herbignac, Afro Summer à Nantes, Les rythmes salés en août à Guérande. À Guérande toujours, le 7 février prochain, salle Amicale laïque, pour une soirée 100 % afroton…  

Regards sur Armand Gatti

Armand Gatti (1924-2017), poète, écrivain, auteur de théâtre, metteur en scène, cinéaste, lecteur et proclamateur a été invité à Saint-Nazaire en 1976 par la Maison des jeunes et de l’éducation permanente (Mjep). Son entreprise artistique que fut le Canard Sauvage, emmenée par la troupe informelle et amicale qu’est alors sa “Tribu” mêlait théâtre, écriture, affiches, films, journaux et débats et se partageait avec tous, étudiants, paysans, ouvriers, immigrés… Une expérience collective qui – « fit converger vers Saint-Nazaire la réflexion politique et l’attention de la presse, pendant des mois. Ces quelques mois allaient ébranler la conscience de cette ville. Une ville de gauche, ouvrière, lançait la première une campagne de dénonciation du système psychiatrique soviétique utilisé à des fins politiques et répressives ». Lorsque Vladimir Boukovski, opposant politique en ex-URSS est libéré et arrive à Saint-Nazaire, « des tensions apparaissent avec le PCF local mais malgré le contexte politique local tendu, le maire Étienne Caux, soutiendra jusqu’au bout le travail collectif de la résidence ». Cinquante après, cette aventure fondatrice fait encore parler d’elle. Et la scène nationale a profité de ce jubilé pour revenir sur son œuvre considérable, sur l’homme, sur ces souvenirs avec la parole de Nazairiens qui ont vécu ces moments. Trois jours entre tables rondes, projections et visite…  

Programme 

Projection 

El Otro Cristóbal, par Armand Gatti.
Cinéma Jacques-Tati, vendredi 16 janvier, 20h.  

L’expérience du Canard Sauvage, par les frères Dardenne.
Cinéma Jacques-Tati, dimanche 18 janvier, 18h. 

Visite 

Découvrir les fonds de la Maison des jeunes et de l’éducation permanente,  par son ancien directeur Patrice Bulting.
Samedi 17 janvier de 10h30 à 12h.
Gratuit, sur rés. 02 40 00 40 67, archivesdoc@saintnazaire.fr 

Table ronde 

“À la rencontre d’Armand Gatti”, avec Jean-Jacques Hocquard, vice-président culturel de l’Unef et Michel Séonnet, écrivain.
Théâtre Simone-Veil, samedi 17 janvier, 14h30. 

“L’expérience du Canard Sauvage à Saint-Nazaire” avec Philippe Grosvalet, sénateur et Michel Séonnet, écrivain.
Théâtre Simone-Veil, samedi 17 janvier, 18h30.
Gratuit, sur rés. 

Polars et mystères à Saint-Joachim

En ce début d’année, la médiathèque de Saint-Joachim se pare d’une atmosphère intrigante. De janvier à mars, frissons et méninges en ébullition seront au rendez-vous grâce à une programmation riche imaginée par les bibliothécaires, spécialement dédiée aux amateurs d’énigmes et de romans policiers. 

Les lecteurs sont invités à relever des défis aussi stimulants que ludiques, à commencer par une enquête collaborative autour de La mâchoire de Caïn, célèbre puzzle littéraire de 1934 aux pages mélangées, à résoudre tout au long du trimestre. Tandis qu’une exposition inter-
active, Qui a refroidi Lemaure ?, plongera les visiteurs dans une enquête immersive mêlant littérature, bande dessinée et jeu vidéo (voir Expo). 

Les échanges seront également à l’honneur lors d’un café littéraire convivial, le 17 janvier, autour du polar, avant de culminer le 23 janvier avec une soirée murder party exceptionnelle dans le cadre de la Nuit de la lecture. Les participants y endosseront le rôle de détectives pour résoudre un crime mystérieux lié à l’héritage de Léonard de Vinci. 

Ma Frère

Shaï et Djeneba ont 20 ans et sont amies depuis l’enfance. Cet été-là, elles sont animatrices dans une colonie de vacances. Elles accompagnent dans la Drôme une bande d’enfants qui, comme elles, ont grandi entre les tours de la Place des Fêtes à Paris. À l’aube de l’âge adulte, elles devront faire des choix pour dessiner leur avenir et réinventer leur amitié. 

 

Fantastic Mr Fox

M. Fox, le plus rusé des voleurs de poules, sa femme, Mme Fox, Ash, son fils, le cousin Kristofferson et tous les autres animaux de la forêt défient trois odieux fermiers. Ils vont vivre la plus périlleuse et délirante des aventures. 

 

L’infiltrée

Quand un fonctionnaire de police maladroit se voit confier une mission d’infiltration ultra-sensible, il ne s’attend pas à devoir se transformer en femme pour approcher un terrible gang de guerrières dirigé par le redoutable “Tonton”. Maxime rêvait de devenir agent infiltré…Lupita va réaliser son rêve ! 

 

Elle entend pas la moto

À la veille d’une célébration familiale, Manon, jeune femme sourde et lumineuse, rejoint ses parents en Haute-Savoie. Dans la beauté des paysages alpestres, l’histoire du clan se redéploie entre archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Porté par la force intérieure de Manon, le film trace un chemin d’épreuve et de résilience. La parole émerge enfin, là où le silence a longtemps régné. 

 

Une enfance allemande

Printemps 1945, sur l’île d’Amrum, au large de l’Allemagne. Dans les derniers jours de la guerre, Nanning, 12 ans, brave une mer dangereuse pour chasser les phoques, pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir la famille. Lorsque la paix arrive enfin, de nouveaux conflits surgissent, et Nanning doit apprendre à tracer son propre chemin dans un monde bouleversé. 

 

Los Tigres

Frère et sœur, Antonio et Estrella travaillent depuis toujours comme scaphandriers dans un port espagnol sur les navires marchands de passage. En découvrant une cargaison de drogue dissimulée sous un cargo qui stationne au port toutes les trois semaines, Antonio pense avoir trouvé la solution pour résoudre ses soucis financiers : voler une partie de la marchandise et la revendre. 

 

La grande rêvasion

La Grande rêvasion de Rémi Durin (France, Belgique, 2025, 26′) : Alors que le spectacle de l’école va commencer et que les applaudissements du public résonnent, Andréa n’ose pas rejoindre ses camarades sur scène. Pour se cacher, elle file s’enrouler dans une cape de fortune dont le tissu semble interminable. Elle en ressort finalement dans un magnifique palais, entouré d’un nuage aussi moelleux qu’impénétrable. 

Qu’y a-t-il dans la boîte ? de Bram Algoed (Belgique, 2023, 9′) : L’histoire d’un pilote, d’un capitaine, d’un machiniste, d’un chauffeur, d’un facteur, d’une fille… et d’une boîte géante. Qu’y a-t-il dans la boîte, la boîte géante que le pilote a ramenée d’un pays très, très lointain ? 

J’ai trouvé une boîte d’Eric Montchaud (France, 2024, 9′) : Un jour, Guy, un oiseau qui courait dans la forêt, heurte une boîte. Guy se demande : « Mais à quoi peut-elle bien servir cette boîte ? » 

 

Le chemin

Quelques jours avant son départ pour la ville, un jeune garçon vit ses derniers moments dans son village natal. Troublant de réalisme, le quotidien du jeune Daniel et de ses amis Roque et Germán frôle parfois le documentaire. Avec ce film, Ana Mariscal parvient à échapper à la censure tout en posant un regard social sur l’Espagne des années 1960, étouffant dans ses contradictions. 

 

Nous étions jeunes

Bulgarie, 1941. Des jeunes gens ordinaires, qui appartiennent à la ligue de la jeunesse ouvrière, organisent un commando de résistants contre les forces nazies. Alors que les préparatifs d’un attentat se précisent, Veska, qui vient d’intégrer le groupe, et Dimo s’attirent mutuellement. Mais l’étau se resserre autour de leur groupe. Comment protéger son innocence et sa capacité d’aimer dans une situation où chaque instant, chaque geste, chaque regard peut vous perdre ? 

 

Mektoub my love : Canto Due

Amin revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain en vacances s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jess, en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles. 

 

La fille des marais

Helga, jeune domestique, est violemment rejetée par sa communauté pour avoir eu un fils illégitime. Lors de son procès contre le père qui refuse de la reconnaître l’enfant, elle fait la rencontre de Karsten. Ce dernier décide de l’embaucher dans sa ferme, en dépit de l’avis de sa future femme, fille du préfet local. 

Baise-en-ville

Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial s’il ne se bouge pas les fesses, Sprite se retrouve coincé dans un paradoxe : il doit passer son permis pour trouver un taf, mais il a besoin d’un taf pour payer son permis. Heureusement, Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école, est prête à tout pour l’aider – même à lui prêter son baise-en-ville. Mais… C’est quoi, au fait, un baise-en-ville ? 

 

Qui brille au combat

Qui Brille au Combat est le sens étymologique du prénom Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment. Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Les parents, Madeleine et Gilles, la sœur aînée, Marion. Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité ​ de sa cadette a rendu trop vite adulte ? Lorsqu’un nouveau diagnostic est posé, les cartes sont rebattues et un nouvel horizon se dessine… 

 

Father mother sister brother

Father Mother Sister Brother est un long-métrage de fiction en forme de triptyque. Trois histoires qui parlent des relations entre des enfants adultes et leur(s) parent(s) quelque peu distant(s), et aussi des relations entre eux. 

 

Anaconda

Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime Anaconda. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel… 

 

Sur un air de blues

Basé sur une histoire vraie, Hugh Jackman et Kate Hudson incarnent deux musiciens fauchés qui redonnent vie à la musique de Neil Diamond en formant un groupe lui rendant hommage. Ensemble, ils prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour suivre son cœur et accomplir ses rêves. 

 

Teresa

Calcutta, 1948. Mère Teresa s’apprête à quitter le couvent pour fonder l’ordre des Missionnaires de la Charité. En sept jours décisifs, entre foi, compassion et doute, elle forge la décision qui marquera à jamais son destin – et celui de milliers de vies. 

 

The shop around the corner

Chez Matuschek et Cie, une grande boutique de maroquinerie, le jeune Alfred Kralik, l’adjoint du patron, et Klara Novak, une nouvelle employée, vont échanger une correspondance amoureuse, sans savoir qui ils sont, à l’aide de petites annonces. 

 

Le temps des moissons

Chuang doit passer l’année de ses dix ans à la campagne, en famille mais sans ses parents, partis en ville chercher du travail. Le cycle des saisons, des mariages et des funérailles, le poids des traditions et l’attrait du progrès, rien n’échappe à l’enfant, notamment les silences de sa tante, une jeune femme qui aspire à une vie plus libre. 

 

Joyeux Noël

Lorsque la guerre surgit au creux de l’été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d’hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l’opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu’il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant. 

Le prêtre anglican Palmer s’est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l’église. Ils quittent leur Ecosse, l’un comme soldat, l’autre comme brancardier. 

Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l’ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent. 

Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes… 

 

Avatar : de feu et de cendres

Aux prises avec le chagrin après la mort de Neteyam, la famille de Jake et Neytiri rencontre une nouvelle tribu agressive : les Na’vi. Ce peuple des cendres est dirigé par le fougueux Varang, alors que le conflit sur Pandora s’intensifie. 

 

Her

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux… 

 

La femme de ménage

En quête d’un nouveau départ, Millie accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester, un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues… Un tourbillon de suspense et de scandales qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière seconde. 

 

Bob l’éponge – Le film : un pour tous, tous pirates !

Bien décidé à prouver à M. Krabs qu’il est désormais un grand garçon, Bob se lance sur les traces du légendaire Hollandais Volant, un redoutable pirate fantôme. Cap sur une épopée déjantée, entre fous rires, frissons et péripéties sous-marines, jusque dans les abysses les plus mystérieux de l’océan — là où aucune éponge n’a jamais osé plonger ! 

 

Lady Nazca

Pérou, 1936. Maria, jeune enseignante à Lima, rencontre Paul d’Harcourt, archéologue français. Ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca où elle découvre un vestige millénaire qui va peu à peu devenir le combat de sa vie…D’après une histoire vraie. Inspiré de la vie de l’archéologue Maria Reiche. 

 

Rebuilding

Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty voit son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme, il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire. 

 

Myrtille et la lettre au père Noël

Tandis que l’hiver étend son manteau de neige sur le paysage, une souris, un biscuit et une petite fille vont vivre d’étonnantes aventures. En trois tours, l’amitié se révèle là où on ne l’attend pas, la curiosité ouvre les portes d’un monde plein de surprises, et la magie de Noël nous offrirait presque un voyage sur la Lune ! 

 

Méditerranées

Exhumés après vingt-cinq ans, des films 8 millimètres donnent lieu à une méditation sur le destin d’une famille et d’une génération sur lesquels Olivier Py porte un regard à la fois lucide et nostalgique. 

 

L’amour qu’il nous reste

La trajectoire intime d’une famille dont les parents se séparent. En l’espace d’une année, entre légèreté de l’instant et profondeur des sentiments, se tisse un portrait doux-amer de l’amour, traversé de fragments tendres, joyeux, parfois mélancoliques. Un regard sensible sur la beauté discrète du quotidien et le flot des souvenirs qui s’égrènent au rythme des saisons. 

 

[zoom] Zootopie 2

Presque 10 ans, et pas une année sans faire référence à cette mééé…mooooooo…raaaaaaaaaable scène qui illustre la rencontre entre Judy Hopps et Flash le paresseux, lequel, au grand dam des aficionados de cette boule de poils craquante à souhait, ne fait qu’une bien trop rapide (pas dans son habitude !) apparition dans ce Zootopie 2 débordant d’énergie ! Qu’à cela ne tienne, l’exaltée lapine Hopps et le roublard renard Wilde font le job ! Idem pour la formule qui fait mouche, bis repetita : un duo de choc iconique et détonant, une intrigue qui tient la route, un concentré d’actions, de gags et de rebondissements sans temps mort, une pincée de crapules sans scrupules, une bonne dose de solidarité, un zeste de sentiments forts, et une morale de l’histoire 100 % positive.  

Bref, un animé hyperboosté aux couleurs explosives qui égayent l’iris et l’esprit. Un Walt Disney survitaminé, sous adrénaline, qui invite petits et grands (oui, oui, aussi !) à traverser des univers graphiques aussi extraordinaires qu’époustouflants. De la jungle urbaine au désert de sable, d’un palais de glace au Marché du marais où cohabitent reptiles à la El Gringo, lions de mer vénères et phoques déjantés, pour ne citer qu’eux. Enfin, non ! Car de drôles de loustics anthropomorphes qui mériteraient qu’on s’y attarde davantage, il n’en manque pas dans cette cité idéale où toutes les espèces semblent vivre en parfaite entente. Quand elles ne sont pas, pour certaines, isolées… Pour des raisons obscures que Judy et Nick tenteront d’élucider avec l’aide de Gary, le serpent bleu, et de Nibbles, le castor spécialiste des reptiles. Dans cette enquête rocambolesque, ce quatuor doux-dingue croisera le chemin de toute une galerie de personnages hauts en couleur : Winddancer, le maire-étalon en clone de Schwarzy ; Mr. Big, le parrain de la pègre entouré de sa petite famille de musaraignes complètement barrée ; la bande des Lynxleys, les ombres menaçantes du récit. Et plus inattendu, ce tandem de chèvres bavaroises absolument hallucinantes…, pour ne pas s’étendre sur le cas de la brebis Dawn Bellwether qui fait un retour éclair, juste assez pour maintenir son aura de psychopathe stylée et laisser entrevoir la pleine expression de son machiavélisme qui pourrait, qui sait, atteindre toute sa puissance démesurée dans un éventuel Zootopie 3… Mais, espérons-le, pas dans 10 ans !  

 

Cœurs de rock, le rock en chœur

« Mais c’est trop bien », s’est dit Émilie en voyant une affiche de la chorale nazairienne 100 % rock. Ni une ni deux, elle est allée les écouter, l’envie s’est changée en action, et Cœurs de rock voyait le jour. Au départ, juste une bande de copines qui chante a cappella, chez l’une d’elles, une fois par semaine. Fin août, elles créaient leur association. Et aujourd’hui, toutes – Émilie, l’initiatrice, Charlotte, la trésorière et Aurélie, la secrétaire –, continuent à s’investir à fond. Avec un rêve, pouvoir un jour monter un concert dont les bénéfices seraient reversés à des associations caritatives. Pour cela, tous les vendredis soir, pendant deux heures, cette fois dans une salle municipale, ils font revivre les années 90, avec Nirvana, Queen, Johnny, Adèle, ACDC et bien d’autres au répertoire. Ils, car des chanteurs les ont rejointes, et des musiciens aussi : « Chanter avec guitare et batterie, c’est mieux qu’avec une bande-son ! », sourit Émilie. 

Travail perso pour plaisir collectif 

Dans Cœurs de rock, pas de chef de chœur, chacun peut s’investir en proposant un titre, par exemple. C’est assez libre en fait. Hyper souple. » Et Émilie de poursuivre : « On s’entraide. On prend plaisir à chanter tous ensemble et on essaie que ça rende le mieux possible, tant qu’à faire ! Cœurs de rock n’est pas une chorale, plutôt un groupe de chant. » Ce qui ne l’empêche pas de prendre conseil auprès d’une professeure de chant qui vient pour le driver, dans la perspective de jouer sur scène, en concert, seul ou accompagné des Times like these, des rockeurs voisins. Pas une première puisque, l’an passé, lors de la Fête de la musique, ils ont chanté sur la grande scène à Pontchâteau. « L’occasion de susciter des vocations, et motiver d’autres amoureux du rock des 90’s à venir nous rejoindre. » Dans Cœurs de rock, pas de limite d’âge. La plus jeune a 6 ans. Tout le monde est le bienvenu, il suffit d’aimer chanter. « Avec nous, pas de compet’, juste du plaisir ! » 

Pélopée, en état d’hybridité

Parce que l’Opéra de Paris l’a recalée – pour un corps de petite fille jugé « pas assez académique » –, Élodie Brillon a fait de « cette blessure qui reste » sa force, et de facto le choix d’emprunter des chemins alternatifs, loin des sentiers battus pris par les Petits rats… Des études de biologie et d’anthropologie, une école de théâtre, « l’équivalent de l’Actors Studio en France », une autre de cinéma documentaire, pour en faire son métier. Elle sera assistante réalisatrice et chargée de production, pendant près de 20 ans. En 2011, alors qu’elle cherche à s’émanciper du milieu du 7e art, elle rejoint en banlieue parisienne un collectif d’artistes de rue engagé autour de la question de l’environnement. Et la danse dans tout ça ? Toujours présente, comme un fil continu qui ne la lâche pas. Mais c’est à 30 ans qu’elle rechausse réellement les pointes.  

Élodie renoue avec la danse classique, la découvre contemporaine, part l’explorer avec les plus grands tels Alexandre Munz, ancien danseur de l’Opéra de Paris ! Elle s’initie aux pratiques somatiques, se forme au dao yin, développe « une pratique performative dans l’art du geste improvisé », de l’eau coule sous les ponts, puis elle arrive à Saint-Nazaire en 2017. Et crée l’année suivante l’association Pélopée, en clin d’œil à cette guêpe maçonne qui façonne patiemment l’argile, à l’image de la directrice artistique et de production pleinement investie dans l’édification de sa ruche collective. Là où les différences de chacun tissent un mieux vivre-ensemble, l’artiste protéiforme offre une pléiade d’alvéoles artistiques où se côtoient danse, théâtre, écriture, conte et arts visuels. Et accompagne, dans des projets de création, une pluralité de profils, de la maternelle à l’Ehpad, des personnes aussi touchées par la précarité sociale, la fragilité psychique ou le handicap… Sans lieu fixe, elle intervient in situ. En milieu culturel, dans les institutions médico-sociales, les établissements scolaires…  

Bal à danser 

Pour son prochain Bal à danser, elle investira les murs du conservatoire de Saint-Nazaire, dès janvier pour une scène ouverte prévue le 1er avril. Un concept qu’elle a mis en place dans le cadre de séjours vacances adaptées en 2013 avant « de le faire évoluer vers une forme spectacle plus développée », et de le jouer devant un public, la première fois en 2021 à Agora 1901, à l’occasion de l’événement Saint-Nazaire Ville accessible. S’en suivront d’autres…, au théâtre Jean-Bart avec l’association théâtrale Astrolabe44, sur le ring de la Soucoupe avec l’Office des sports. Au total, plus de 600 participants pour ce projet challenge « qui œuvre à l’expression de la diversité, au tissage de nos altérités, de nos différences », et où chaque acteur, valide ou non, danse la plénitude de son être, en toute liberté, en solo ou accompagné d’Élodie, laquelle souhaite à l’avenir enrichir ce projet plein d’humanité de la chaleur d’une performance musicale jouée en direct…  

Erikel, un voyage entre mélancolie et espoir

Erikel arrive à Saint-Nazaire en 2021 après avoir quitté la région parisienne. « J’ai toujours été attaché à la terre bretonne », confie-t-il. Il se sent bien ici. Cela se ressent dans la douceur qui émane de ses compositions. Apaisement que l’on retrouve dans le mariage de textes nouveaux et d’autres, plus anciens, qui se fondent ici alors qu’ils n’avaient pas trouvé leur place sur ses précédents albums. Ces histoires sombres aux paroles ciselées, en français ou en anglais, habillées de mélodies entraînantes invitent à un voyage intérieur entre « mélancolie de l’automne et méandres du temps qui passe », selon sa définition de l’ambiance de cet opus. « Dans la tempête tourmentée du monde et la mélasse qui nous entoure, il y a toujours de belles rencontres », dit-il. Ces ballades sont dédiées à la mémoire qui s’efface, à un ami disparu ou aux femmes qui subissent la violence de leur conjoint, des sujets lourds. Pourtant, ce cinq titres est émaillé d’espérance car « il faut continuer d’avancer », poursuit-il. Alors, il nous laisse deviner le printemps derrière la porte.   

« La musique, la magie des rencontres. » 

Et puis, de belles rencontres ont influencé l’ambiance de Vendredi d’automne qui aurait été bien différente sans elles. Tabalguer est l’arrangeur. C’est lui qui propose à Erikel de créer l’habillage électro-folk de l’EP avec des ballades mélodieuses et rythmées. Pour accompagner la voix et les guitares acoustiques d’Erikel, il y a aussi la batterie de Jérémy Cheneau, la voix douce de Lilly Thomas-Salin et la basse d’Alban Moe’s. Cet opus a été mixé et enregistré par Yann Tournay au studio OHM de la rue de Maudes à Saint-Nazaire. L’aventure continue. « Après le succès de la campagne Ulule, grâce aux nombreux soutiens, je vais pouvoir produire d’autres chansons et sortir un album dans la deuxième moitié de l’année 2026. Sa couleur sera un passage de l’automne à l’été », conclut Erikel. 

Josmane, Deluxe, Biolay… à l’affiche des Escales

Le festival Les Escales, qui prendra ses quartiers d’été au Petit Maroc les 24, 25 et 26 juillet, fait dans l’anticipation en dévoilant en amont de Noël (joli cadeau !) les six premiers noms d’une programmation qui s’annonce, comme à l’accoutumée, ambitieuse, festive et définitivement éclectique. Entre têtes d’affiche et artistes émergents, entre rap, musique du monde, électro et chanson française, cette 34e édition persiste et signe dans l’exploration des diversités musicales. Après Philippe Katerine, Feu Chaterton!, Thomas de Pourquery l’an dernier, place cette année à… Josman, figure incontournable du rap francophone ; Benjamin Biolay, l’un des artisans-poètes de la chanson française contemporaine que l’on ne présente plus ; Gaël Faye, rappeur, chanteur, auteur-compositeur-interprète et écrivain franco-
rwandais dont les textes poétiques et engagés touchent au plus profond ; Deluxe, un groupe à l’énergie funk électro-pop totalement débridée ; la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, icône au royaume de l’afro-pop ; et pour finir, Thylacine, maître des explorations électro immersives. Avec cette première série d’artistes, Les Escales confirment leur identité : un festival pluriel, résolument tourné vers les musiques d’aujourd’hui, et prêt au changement. Pour preuve, cette petite nouveauté dominicale… Désormais, «
le dimanche des Escales se fera en plein jour. Un moment imaginé pour célébrer autrement ce dernier jour de festival et vivre une nouvelle expérience collective », annoncent les organisateurs. En attendant d’en savoir plus sur cette nouvelle formule et sur les prochains noms, dévoilés dans les semaines à venir, les festivaliers peuvent déjà réserver leur billet et s’assurer une place pour cet événement qui s’affirme plus que jamais comme un incontournable dans le paysage culturel nazairien.  

  

// Billetterie et tarifs 

Tarifs Early en quantité limitée : 39 € pour un billet 1 jour et 69 € pour le pass 2 jours (vendredi + samedi).  

Tarifs classiques : 48,50 € pour 1 jour et 79,50 € pour 2 jours.  

Tarifs réduits pour les demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap, bénéficiaires du CCAS (37 €) et aux 12 à 17 ans (38 €). Gratuit pour les moins de 12 ans. 

En ligne : festival-les-escales.com/billetterie 

Au bureau des Escales (23, rue d’Anjou), tous les mercredis de 13h15 à 18h. 

Louise

Suite à un incident, la jeune Marion décide de fuguer du domicile familial. Elle démarre alors une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, « Louise » retrouve la trace de sa sœur et de sa mère. Petit à petit, elle réapprend à les connaître sans leur dévoiler son identité. Alors qu’elle renoue avec son passé, un dilemme s’impose à elle : rester Louise ou redevenir Marion… 

 

À la poursuite du père Noël !

Zoé, 7 ans, en a assez que Timothée lui mène la vie dure. Pour se venger, elle demande au père Noël une sarbacane à air comprimé, parfaite pour détruire le jouet préféré de Timothée. Sauf que le cadeau qu’elle reçoit à Noël n’est pas celui qu’elle attendait. Hors de question d’en rester là ! Zoé doit retrouver le Père Noël pour qu’il répare son erreur, quoi qu’il en coûte ! 

 

Marsupilami

Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos ! 

La bande à Fifi est de retour et elle s’est fait un nouveau copain… 

 

Heidi et le lynx des montagnes

Heidi vit avec son grand-père dans un chalet à la montagne. Mais tout bascule lorsqu’elle trouve un bébé lynx blessé et décide de le soigner. Le jeune animal a désespérément besoin de retrouver sa famille vers les sommets ! À l’insu de son grand-père, Heidi et Peter décident de sauver leur nouveau compagnon. Les choses se compliquent lorsqu’un homme d’affaires cupide, Schnaittinger, veut construire une grande scierie en montagne et pose des pièges aux lynx. Il faut maintenant protéger non seulement le lynx et sa famille, mais aussi le village et la nature qu’ils aiment tant ! 

 

Eleanor The Great

Eleanor Morgenstein est une femme de 94 ans pleine d’esprit et pétulante. Après une perte bouleversante, elle raconte une histoire qui prend un tournant dangereux. 

 

Animal Totem

De l’aéroport de Beauvais à La Défense, accompagné de sa valise à roulettes, Darius traverse à pied campagnes et banlieues pour mener à bien, et sans empreinte carbone, une mystérieuse mission. 

 

La petite cuisine de Mehdi

Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Il est chef dans un bistrot qu’il s’apprête à racheter avec Léa. Mais celle-ci n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Au pied du mur, Mehdi va trouver la pire des solutions. 

 

La Marseillaise

De 1789 à 1792, à Paris, dans le midi de la France, à Coblence et Valmy. La Révolution française à travers l’histoire d’un groupe de marseillais. 

 

L’âme idéale

Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait… 

 

Le chant des forêts

Après La Panthère des neiges, Vincent Munier nous invite au coeur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras. 

 

Thelma du pays des glaces

Thelma est différente des autres pingouins du Pays des glaces : elle n’aime ni la neige, ni le froid, et encore moins l’eau glacée ; elle rêve aussi de pouvoir voler… Tout cela sans doute parce qu’elle a été élevée dans la Grande Forêt par un chat, Wilhem et une souris, Sophia. À l’approche de son cinquième anniversaire, Thelma décide de faire la fête avec ses amis. Mais alors qu’elle commence à craindre que son anniversaire ne vienne jamais, la voilà embarquée dans une aventure qui l’aidera à découvrir la valeur d’être fidèle à elle-même. Être un pingouin, ce n’est pas si mal après tout ! 

 

Octobre à Paris

Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquence de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961, visant à protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens. 

Goupi mains rouges

L’histoire des Goupi, paysans ruses, ayant pour théatre un village charentais. 

 

Kouté Vwa

Melrick a 13 ans. Il passe ses vacances d’été chez sa grand-mère Nicole à Cayenne, en Guyane et apprend à jouer du tambour. Mais sa présence fait soudain resurgir le spectre de son oncle, ancien tambouyé tué dans des conditions tragiques. Confronté au deuil qui hante toute la communauté, Melrick cherche sa propre voie vers le pardon. 

 

La Condition

C’est l’histoire de Céleste, jeune bonne employée chez Victoire et André, en 1908. C’est l’histoire de Victoire, de l’épouse modèle qu’elle ne sait pas être. Deux femmes que tout sépare mais qui vivent sous le même toit, défiant les conventions et les non-dits. 

 

Resurrection

Un jeune homme rêveur se réincarne dans cinq époques. Tandis que le XXe siècle défile, une femme suit sa trace… 

 

[zoom] Bugonia

Après Pauvres Créatures, fable fantastico-gothique où le cinéaste Yorgos Lanthimos a fait d’Emma Stone la “Frankenstein au féminin” du 7e art, voilà qu’il renoue la collaboration en invitant cette fois son égérie à endosser le rôle d’une PDG d’une société biomédicale kidnappée un peu “foireusement” par un duo brinquebalant de dégénérés complotistes. Don, le cousin benêt soumis à la vindicte sidérante de Teddy, apiculteur “amatueur” psychopathe, le cerveau fou de cette farfelue et machiavélique entreprise qu’est celle de vouloir entrer en contact avec les aliens qu’il accuse d’être responsables de tous les maux de la Terre, et de son malheur. Teddy est convaincu que sa patronne, « le mal capitaliste incarné », n’est autre, dissimulée sous ses habits d’humaine, qu’une extraterrestre venue anéantir la planète ! Englué dans sa folie conspirationniste, en lutte contre « l’industrie du contrôle des esprits », il a fait de sa cave le siège de la résistance humaine, là même où est séquestrée, enchaînée, torturée sa dernière proie. Voici pour le synopsis de cet Ofbi (objet filmique bien identifié) qui fait froid dans le dos ! Par le propos ici porté à l’écran, très en vogue Outre-Atlantique et bien au-delà malheureusement ! Comme quoi les thèses complotistes liées aux lobbys pharmaceutiques, aux croyances extraterrestres et j’en passe n’ont pas besoin d’un vaisseau spatial pour voyager entre les astres de la crétinerie humaine, et venir s’infiltrer, comme des néonicotinoïdes, dans la tête de certains… Les deepfakes s’en chargent pour eux ! Froid dans le dos aussi, par la tension qu’il engendre. Car Bugonia (pratique populaire de l’ancienne région méditerranéenne, fondée sur la croyance que les abeilles naissaient spontanément de la carcasse d’une vache. Merci Google !) n’est pas juste un film de méchants andromédiens qui veulent faire disparaître l’espèce humaine de la surface de la Terre…, pour l’en protéger ! Mieux, Yorgos Lanthimos nous plonge dans un thriller science-fictionnel et psycho-apocalyptique haletant. Qui vire au cauchemar, à la limite du gore (pour les âmes sensibles, vous êtes prévenus !) et ce, sans jamais se départir de son sens de l’absurde. Jouissif. Dément. Et assurément déjanté ce face-à-face en apnée, intelligent et glaçant qui évolue dans un quasi-huis clos insoutenable où la manipulation devient un art en son royaume… terrestre ou cosmique ? That’s the question… 

 

  

Triporteur électrique et Symphonie des éclairs !

Solange et Andrée attendaient, impatientes dans le hall de l’Ehpad Jean-Macé. Elles sont prêtes pour leur sortie à vélo. Andrée s’installe dans le triporteur en chantant. Solange tout sourire confie, le regard pétillant, que « c’est sa huitième balade. J’aime bien voir la mer ». « Nos bénéficiaires, des personnes à mobilité réduite, sont heureuses, même s’il fait froid », dit Doumé, l’un des deux pilotes de triporteur de ce jour, en riant. Et c’est parti pour une grande virée vers le port. Andrée et Solange sont deux des 408 bénéficiaires de l’année 2025. C’est 4 543 km que la cinquantaine de bénévoles nazairiens et trignacais ont parcouru. Les bénéficiaires sont issus d’Ehpad ou de résidences autonomie seniors. L’été, Avsa propose également une sortie d’une journée à dix personnes handicapées en séjour vacances au Croisic.  

Les bénévoles suivent une formation pour assurer confort, sûreté et bien-être aux personnes transportées. On peut se demander ce qui les fait pédaler avec le sourire, par tous les temps. Olivier, coresponsable avec Maud de l’antenne locale, donne la réponse : « Nous, on leur offre ce qu’on a de plus cher : notre temps libre. Eux, nous remplissent d’énergie. C’est pour cela qu’on continue avec toujours le même plaisir. » Jean-Michel, l’un des encadrants du jour, se souvient de cette femme qui ne ressentait plus le besoin d’aller voir son psy en les quittant. Les liens intergénérationnels sont renforcés, les souvenirs ravivés par les partages et les lieux visités. 

Zaho de Sagazan, la marraine ?  

À ce jour, ils espèrent pouvoir financer l’achat d’un triporteur avec treuil électrique pour fauteuil roulant afin d’offrir, à des publics extrêmement isolés du fait de leur handicap, « la joie de sortir de chez eux. Mais ça coute cher, 12 000 € », assurent de concert les bénévoles, en recherche de subventions ou de dons.  

Et, si on les questionne sur leur rêve, ils regardent ensemble le triporteur rouge, celui nommé Zaho, et ils disent tout sourire : « Si Zaho de Sagazan acceptait d’être la marraine de l’association, on lui demanderait juste de venir chanter devant les résidents parce qu’elle a travaillé quand elle était plus jeune dans des Ehpad. Alors, là, nous, on aurait la tête au-dessus des nuages, comme dans sa chanson. » 

Le Léo’nard de Vinci du jeu à la cour de Versailles !

Tant qu’à se singulariser, autant sortir le grand jeu ! Veste en velours dentelée et chemise blanche à jabot feront l’affaire… pour la photo ! ; la perruque, ce sera pour les grandes occasions : festivals, une dizaine chaque année, et “bals”, pour la figure de style, à La cour de Versailles ! La toute dernière création de Léo Blandin. Et si la moustache qu’il arbore, avec son indissociable chapeau melon à portée de main, a comme un air d’anachronisme, c’est pour servir la promotion d’Expo1889, l’un des jeux qu’il édite, et qui ne devrait pas tarder à faire son entrée sur le marché. « Il sera dans les rayons après Noël », confirme le jeune trentenaire, en attente de l’arrivée du bateau de livraison. Un jeu qui lui tient à cœur. Et pour cause, il s’agit là d’une réédition revisitée de Roll through the ages, de Matt Leacock qui avait fait un carton à sa sortie en 2011. Et mieux, il s’agit tout bonnement de sa madeleine de Proust ! « Il a fait partie de mes tous premiers jeux », raconte Léo, tombé dedans sur le tard. « On jouait les classiques en famille, mais peu souvent, à vrai dire. »  

Testé par le boxeur David Papot 

Très vite, les cartes à collectionner lui font de l’œil, et Léo devenu un « gros joueur de Magic » a enchaîné les tournois et championnats de France, deux à son actif, tout en travaillant à côté comme graphiste. Jusqu’au jour où il décide avec son frère et des potes d’ouvrir un café associatif à Saint-Nazaire, L’assos tomate, ludique, social et culturel. Pour financer le projet, il crée un jeu, son premier, Dans les cordes, sorti en 2019, testé et approuvé, s’il vous plaît, par le triple champion de France, le double champion du monde et boxeur nazairien David Papot. Le projet ne voit pas le jour, mais Léo trouve sa voie, monte sa petite entreprise, Chèvre Édition, et pour joindre les deux bouts devient commercial dans le jeu de société à Paris. « En France, ils sont entre 10 et 20 créateurs à en vivre vraiment, sur la centaine que nous sommes. C’est un métier-passion chronophage…, que je ne conseille pas », lâche sans concession Léo, la passion bien trop chevillée au corps pour s’avouer vaincu. 

Des projets plein la malle 

Ainsi, depuis un an (qui marque son retour dans la cité portuaire), porté en toute connaissance de cause par le désir de « tenter l’aventure », il se consacre pleinement à ce qui l’anime au plus profond : l’édition et la création de jeux de société. Un jeu qui en vaut la chandelle, c’est certain. Car ce « Léonard de Vinci du jeu », comme le décrit sa compagne, ne manque pas d’atouts. Ni d’idées. Il en a d’ailleurs plusieurs sur le feu, qu’il mène à la fois, tel un « inventeur fou » qui se respecte. Insatiable, infatigable, exigeant, « à faire des expériences, à tester les prototypes, à en parler tout le temps, à questionner tout le monde…, jusqu’à ce que le projet soit sorti ! » Parmi ceux en cours : Dynasty, un jeu de cartes à collectionner sur les rois et reines de France, déclinable à l’infini, et Inspirantes, jeu également de cartes sur les femmes qui ont marqué l’Histoire, de l’Antiquité à aujourd’hui : « Huit ans que je suis dessus, en dilettante, et bien que le milieu tende à se féminiser, le plus gros défi a été de trouver une coautrice. » Sans compter celui tenu secret, qui risque de faire grand bruit le jour du lancement, et les commandes pour des associations…  

Dans la cour de Louis XIV 

Léo, fan d’histoire – comme vous l’aurez compris –, ne lâche rien, et espère voir un jour passer la “locomotive”. La pépite d’or que tous les créateurs recherchent, le best-seller qui se vend ad libitumLa cour de Versailles pourrait être cette locomotive. Déjà vendu à 6 000 exemplaires, ce jeu de stratégie historique, disponible partout, et aussi au château de Versailles, a de quoi séduire… Dans la petite boîte, 60 cartes illustrées de peintures d’époque pour 60 personnages (70 avec le booster), allant des nobles aux érudits, des favorites au clergé, des militaires aux empoisonneurs… Et un closer, plus qu’un livre d’histoire qui fourmille d’anecdotes croustillantes et rigolotes sur ces figures qui ont gravité, entre « manœuvres, alliances et intrigues », autour de Louis XIV, l’une des cartes maîtresses de Léo. À vous de jouer !  

Matoš Orchestra à la table de Noël

Elles sont cinq. Cinq artistes sonores réunies autour du Matoš Orchestra, un projet pas bien vieux… Une première résidence en février dernier à l’atelier Silencio de la cité portuaire, deux performances à Nantes dans le cadre de la Nuit de la radio. Et ce 13, une création in situ, devant un “vrai” public. Anne-Laure Lejosne, Anne-Line Drocourt, Claire Veysset, Izabela Matoš et XM Tran vous invitent à partager leur symposium acoustique : La table des vœux. Un banquet performé qui s’annonce comme une expérience inédite, immersive et profondément poétique où se mêlent, s’entrelacent dans ce maelström suspendu des sons enregistrés, le souffle d’une flûte enchanteresse, des objets métalliques, le timbre d’une voix mystique… Autour de cette grande table symbolique, chaque geste, chaque vibration semble convoquer la mémoire des familles, les racines lointaines et traditions ancestrales. Des fragments de rituels, comme autant d’échos venus d’ailleurs, portés par l’imaginaire collectif de Noël. Noël, un concept alors inconnu pour Izabela Matoš, originaire d’ex-Yougoslavie, avant qu’elle ne vienne s’installer en France. « Dans les pays communistes, on ne fête pas Noël ! Ce n’était pas dans ma culture. Je ne pouvais donc pas ne rien faire autour de cette folie douce. » Désormais, c’est chose faite, et pour cette première minimaliste, le public sera forcément convié à goûter l’inattendu, à savourer des histoires qui se transmettent de génération en génération, des souvenirs d’enfance qui se partagent ou des vœux que l’on préfère garder secrets. Sensible, positive, presque intime, cette performance singulière « sera, assure-t-elle, à vivre comme un cadeau artistique qui célèbre la lumière et la poésie du monde ». Et on en a bien besoin !  

Panique à Noël

Une adorable famille de souris se prépare à célébrer Noël dans leur chaleureuse maison. Tout est prêt pour des fêtes parfaites… jusqu’à l’irruption d’intrus qui débarquent soudain. Des humains ! Pire : une famille d’humains, qui souhaitent eux aussi profiter d’un Noël à la campagne. Mais pas question pour les souris de se laisser déloger ! Elles décident de faire fuir coûte que coûte les trouble-fêtes. La guerre est déclarée, et, dans cette bataille de Noël, personne ne se fera de cadeaux… 

 

Gérald le conquérant

Il s’appelle Gérald. Son objectif : redorer le blason de sa région de cœur, la Normandie. Sa méthode : bâtir le plus grand parc d’attractions du pays, à la gloire de Guillaume le conquérant. Et pour y parvenir, il est prêt à aller loin, très loin… Retenez bien ce prénom, car il va marquer l’Histoire ! 

 

Five nights at Freddy’s 2

Lorsque la soeur de Mike, âgée de 11 ans, s’échappe pour retrouver Freddy, Bonnie, Chica et Foxy, elle déclenche une série d’événements terrifiants qui révèlent les sombres secrets de la véritable origine de Freddy’s. 

 

Deux Procureurs

Union Soviétique, 1937. Des milliers de lettres de détenus accusés à tort par le régime sont brûlées dans une cellule de prison. Contre toute attente, l’une d’entre elles arrive à destination, sur le bureau du procureur local fraîchement nommé, Alexander Kornev. Il se démène pour rencontrer le prisonnier, victime d’agents de la police secrète, la NKVD. Bolchévique chevronné et intègre, le jeune procureur croit à un dysfonctionnement. Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou. A l’heure des grandes purges staliniennes, c’est la plongée d’un homme dans un régime totalitaire qui ne dit pas son nom. 

 

Jujutsu Kaisen : Execution

Dans La Traque meurtrière, Yûta Okkotsu, le protagoniste principal du film Jujutsu Kaisen 0, entre enfin en scène. Nommé par les plus hautes autorités du monde des exorcistes comme bourreau de Yûji Itadori, Yûta doit retourner sa lame contre lui. C’est sur grand écran que se déroule le combat tant attendu entre les deux élèves de Satoru Gojô. 

 

Mission Père Noël

Timo, un petit elfe, va accomplir son rêve : fabriquer des cadeaux dans l’atelier du Père Noël. C’est un lieu féérique où travaillait son grand-père et Timo va enfin prendre la relève. Mais une grande fabrique de cadeaux a remplacé le petit atelier et la tradition de Noël est sur le point de disparaître. Timo et son petit renne partent alors pour une grande mission : sauver la magie de Noël ! 

 

Demain

Il y a 10 ans, Cyril Dion et Mélanie Laurent étaient partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer une catastrophe écologique et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. 

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? 

 

Le Corbeau

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, recoit des lettres anonymes signées Le Corbeau l’accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n’est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée et le fragile équilibre se défait, la suspicion règne. Le docteur Germain décide de mener une enquête. 

 

Crossing Delancey

Alors que sa grand-mère veut la voir mariée à un homme convenable, une élégante libraire des beaux quartiers s’éprend d’un marchand de cornichons. 

 

Hester Street

Hester Street, New-York, 1896. Jake, juif immigré, a quitté la Russie il y a trois ans, laissant derrière lui sa femme Gitl et leur petit garçon. Travaillant dans un atelier de couture et fréquentant la belle Mamie, il fait tout pour s’intégrer. Installé, il peut désormais faire venir femme et enfant. Mais Gitl, attachée aux traditions orthodoxes, est déroutée par cette nouvelle vie… 

 

M le Maudit

Toute la presse ne parle que de ça : le maniaque tueur d’enfants, qui terrorise la ville depuis quelques temps, vient de faire une nouvelle victime. Chargé de l’enquête, le commissaire Lohmann multiplie les rafles dans les bas-fonds. Gênée par toute cette agitation la pègre décide de retrouver elle-même le criminel : elle charge les mendiants et les clochards de surveiller chaque coin de rue… 

 

Dites-lui que je l’aime

Romane décide d’adapter pour le cinéma le livre de Clémentine Autain consacré à sa mère. Ce projet va l’obliger à se confronter à son passé et à sa propre mère qui l’a abandonnée quand elle avait neuf mois. 

 

Fuori

Rome. Années 80. Goliarda Sapienza travaille depuis 10 ans sur ce qui sera son chef-d’œuvre « L’Art de la joie ». Mais son manuscrit est rejeté par toutes les maisons d’édition. Désespérée, Sapienza commet un vol qui lui coûte sa réputation et sa position sociale. Incarcérée dans la plus grande prison pour femmes d’Italie, elle va y rencontrer voleuses, junkies, prostituées mais aussi des politiques. Après sa libération, elle continue à rencontrer ces femmes et développe avec l’une d’entre elle une relation qui lui redonnera le désir de vivre et d’écrire. 

 

[zoom] La voix de Hind Rajab

Là où il n’est que ruine, là où les débris de milliers de foyers pulvérisés sous les bombes font office de pierres tombales, une petite voix se fait entendre, une voix au milieu de l’enfer sur terre qui porte la douceur des anges. Cette voix, c’est celle de Hind Rajab, 6 ans, un corps, une âme, pas encore de visage, littéralement pétrifiés, pris au piège entre les tirs assourdissants de l’armée israélienne et les corps ensanglantés, sans vie, d’une partie de sa proche famille qui tentait alors de fuir ce 29 janvier 2024 le quartier de Tel al-Hawa, dans le Nord de Gaza, pris d’assaut. Un carnage. 

Et cette voix toujours, au bout du fil, qui supplie, entre de longs silences, intenable : « Venez me chercher, j’ai peur, venez me chercher, je suis seule », avec sans relâche, en fond sonore, ces rafales de tirs et ces blindés qu’elle entend avancer vers elle. Une voix que l’on sait réelle – ce qui rend la portée de la tragédie encore plus insupportable –, et dont on ne peut se détacher, sacralisée par ce spectrogramme qu’on ne lâche pas des yeux, et qui résonne en nous, toujours, bien au-delà de cette salle obscure. 

Après Les filles d’Olfa passé trop vite sur Arte et auréolé d’une myriade de prix (Alice-Guy 2024, l’Œil d’or au festival de Cannes 2023), la cinéaste Kaouther Ben Hania renouvelle le genre du docu-fiction avec cette implacable maîtrise qui fait de son œuvre, une force cinématographique incontestable, bien plus qu’un objet d’art, un devoir de mémoire. 

En fixant sa caméra dans les locaux du Croissant-Rouge, installés à Ramallah, à 83 km de Gaza, elle nous plonge dans l’horreur de la guerre, vécue du côté des secouristes, et du peuple gazaoui fatalement, par le prisme de cette petite voix apeurée qui attend d’être secourue. Avec son abject et désespérant lot d’absurdités, d’incohérences, d’indifférence, d’incompréhension et d’impuissance qui va avec. Car de l’impuissance, dans ce presque huis-clos sous très haute tension où l’on vit, suit en direct le quotidien d’humanitaires palestiniens, où l’on sent, prend en pleine figure la fluctuation légitime de leurs émotions, il y en a. 

Oui, il y en a face à cet immobilisme institutionnel qui les fait – et nous avec – sortir de leurs gonds. De la colère, des larmes, des pétages de plombs, les nerfs mis à rude épreuve, en attendant ce p… de “feu vert” qui peine à venir. Huit minutes seulement pour aller la sauver, et des heures de négociations pour lancer l’intervention des ambulanciers basés sur place. Huit petites minutes, et… 

Kaouther Ben Hania signe là un drame réel, bouleversant par sa force narrative, sa puissance fictionnelle et sa contemporanéité (2024, c’était hier) qui lui a valu, sans grand étonnement le Lion d’argent à la Mostra de Venise. Un film uppercut où le pathos n’a pas droit de visite. Qui prend aux tripes, viscéral, de la première seconde à la dernière. Un film, plus qu’un film, un symbole contre l’oubli, l’indifférence. Une voix, plus qu’une voix. Une voix parmi toutes celles éteintes bien trop tôt. Une voix pour des milliers de petites voix que l’on n’entendra plus rire, chanter, conter l’insouciance du monde. On a juste envie de hurler. 

À l’assaut du double dutch

C’est le sport en vogue depuis un petit moment chez les adolescents car selon Laure, 15 ans, « trop stylé ». Le double dutch, littéralement “double hollandais” en écho aux origines de ce jeu de corde à sauter amené par les enfants d’immigrés… hollandais il y a 300 ans à New York, a émergé récemment à Saint-Nazaire. À l’AS* du collège Jean-Moulin plus précisément. « Tout le monde a eu envie de s’inscrire à cette activité lancée en 2017 par un prof d’EPS, Loïs Jan », raconte Laure. Sport lié aujourd’hui à la culture hip-hop développée dans le Bronx, certaines de ses figures de break debout ou au sol en sont d’ailleurs inspirées. Très complète, la discipline spectaculaire allie rythme, agilité, danse, musique, endurance, performance… Mais quid de la pratique une fois le collège terminé ? Rien. Car « il n’existe ni club ni association à Saint-Nazaire », regrette Clément. C’est pour ne pas s’arrêter sur cette belle lancée, qu’avec le soutien de la Source, Malo, Armel, Laure, Anatole, Antonin, Clément et Niels ont créé leur junior asso : l’ASDDSN (association sportive de double dutch de Saint-Nazaire). Une association toute jeune. Comme eux. Six gars, une fille pour poursuivre la pratique, garder le lien entre ex-camarades et pouvoir participer aux compétitions. À ce titre, la dream team en a décroché un joli : celui de vice-champion de France UNSS en mai 2025 ! 

Reliés par la même corde 

« On ne connaissait pas ce jeu de corde acrobatique à notre entrée en 6e », rappelle Laure. Pourtant, en pratique, il suffit de deux cordes formant des ellipses, trois personnes – deux tourneurs et un sauteur – et le tour est joué. Si les rôles sont interchangeables, chacun a sa spécialité ou sa préférence, parmi les trois types d’épreuves : vitesse, battle et figures acrobatiques (freestyle). « Le plus impressionnant au début est de rentrer dans les cordes », estime Clément. « Ce qui nous plaît ? L’esprit d’équipe car nous sommes dépendants les uns des autres », reprend Malo. Il faut être en mesure de bien s’accorder, comme en musique. L’autre passion qui relie ces musiciens du Conservatoire et anciens élèves des classes Cham. Mixte, accessible, peu onéreux, ce sport se joue n’importe où, sauf quand il pleut… des cordes. Alors pour sauter par tout temps, l’association est à la recherche d’une salle pour ses entraînements et pouvoir, à terme, s’ouvrir à d’autres adhérents. 

* Association sportive 

Créatrice textile au fil des rêves

« Il faut aller voir la couleur des rêves. » Un « bout de phrase » écrit peut-être lors d’une de ses nuits d’insomnie ou bien à l’aube d’un matin coloré. Peu importe. Car bien plus qu’un instant, c’est « ce qu’elle a fait toute sa vie, aller voir la couleur des rêves », confie son fils, les trémolos dans la voix en lisant cette pensée qui l’a littéralement scotché le jour où il est tombé dessus… Une parmi tant. Des mots tout le temps, partout…, sur des feuilles volantes, sur des carnets d’artiste, des sortes de haïkus cousus main et calligraphiés, faits de plein de petits bouts de journaux, de tissus, de métal, de photographies…  

La naissance d’une artiste 

Une parmi tant d’autres tableaux et créations textiles, des centaines sur quatre décennies de frénésie créative : « Et j’en découvre encore », poursuit Laurent Vrbica qui a commencé, au décès de sa mère, en août 2024, à 90 ans, à mettre le nez dans tous ses cartons, « des tonnes ». Et à penser à mettre en lumière, à Saint-Marc-sur-Mer – sa dernière demeure –, le travail de Jacqueline Vrbica, née à Nantes et infirmière avant qu’elle ne signe Verbica de son nom d’artiste, protéique, poétesse, discrète, tisseuse d’histoires. Et optimiste ? : « Sa démarche artistique a consisté à transcender, à sublimer une douleur permanente en quelqu’un qui veut contredire tout cela dans une explosion de joie et d’espoir. » Une douleur inaltérable, la perte de son « amour fou, mon père », ce père réfugié politique qui a quitté le Monténégro en 1944. Avant LA rencontre en 1953 à Paris, la naissance des jumeaux, Aube et Laurent, en 1956 et l’accident fatal en 1962. « Ma mère a été frappée par cette tragédie. Pendant des années, ce fut le vide, un vide abyssal. » C’est alors qu’elle se réfugie dans l’écriture. L’art textile arrivera un peu plus tard, dans les années 80. Quand elle rejoint le groupe des 16 mains, un collectif de femmes artistes de la vallée de Chevreuse. Elle multipliera les salons et expositions. L’une de ses pièces sera envoyée aux États-Unis. Elle lui reviendra, et la posera sur son lit… 

« Jacqueline était discrète, mais sa présence faisait qu’elle agrégeait plein de monde autour d’elle. C’était la mascotte de la Villa Plaisance », sourit Catherine Gaucher avec tendresse. 

« Tantôt gais, tantôt désespérés. »  

Seront ainsi exposées des œuvres grands formats « où les losanges s’allongent et les carrés se disloquent dans tous les sens » donnant ainsi lieu à des interprétations multiples, sans concession, et qu’il serait malvenu de « réduire à d’aimables ouvrages pour dames ». Des compositions contemporaines, abstraites aux couleurs percutantes. Des patchworks revisités, déstructurés, engagés, foncièrement féministes, voire subversifs. Et de surcroît, saisissants d’émotions oxymoriques, car « tantôt gais et chantant une vie qui ne lui avait pourtant pas ménagé son lot d’épreuves, tantôt désespérés quand elle se sentait soudain désarmée face à l’injustice et la noirceur de l’existence », écrit l’ex-journaliste à L’Express en présentation de l’exposition qui rendra hommage à sa mère, et à sa sœur jumelle, peintre, décédée un an plus tôt. Et dont le produit de la vente sera intégralement reversé au comité de Saint-Nazaire du Secours populaire. « Ça lui aurait plu, beaucoup », dixit son amie Catherine Gaucher, propriétaire de la Villa Plaisance où chaque année depuis 2020, Jacqueline Vrbica, venait avec ses petites malles en osier remplies de ses carnets, devenus plus petits par la force de l’âge, à l’occasion de Mai des arts dans les jardins… Sa raison de (re)créer. De s’y atteler, comme elle ne l’avait pas fait depuis longtemps. « Tous les matins, elle était à la tâche. Elle ne s’arrêtait plus, et se levait parfois la nuit pour œuvrer à son art, infatigable, à coudre, à tisser des histoires », voire à tremper, quand la main était trop douloureuse, des pansements dans l’encre pour en imprimer des femmes afghanes. Ou d’ailleurs, car dans ses œuvres, la femme, les femmes y sont célébrées avec une majesté et une profondeur singulières.  

// Infos d’ailleurs 

Longtemps stigmatisé, l’art textile a le vent en poupe… Preuve avec Le fil voyageur, une exposition qui « retrace la passion commune de l’artiste Sheila Hicks et de la chercheuse Monique Levi-Strauss pour les textiles du monde entier » (Quai Branly à Paris, jusqu’au 8 mars), et L’étoffe des rêves, qui « propose une relecture de la notion d’art textile à travers des œuvres d’artistes issus de l’art brut » (La Halle Saint-Pierre, jusqu’au 31 juillet, à Paris).