Les Insinueuses, quand la poésie serpente Saint-Nazaire
Un festival poétique et festif qui réconcilierait les cancres avec Rimbaud ! Du mercredi 19 au samedi 22 août, Les Insinueuses proposent d’aller au plus près de la poésie et de la musique, grâce à la vingtaine d’auteurs et d’artistes invités.
Robin et Maïlis.
Ce n’est pas sous le pont Mirabeau mais à Saint-Nazaire que vient la nuit et sonne l’heure de la poésie ! Une référence à un poème bien classique, mais rassurez-vous, Les Insinueuses ne riment pas que avec poésie ancienne, bien au contraire ! « On veut désacraliser les pratiques d’écriture, montrer que ce n’est pas ennuyant ou impressionnant comme on a l’habitude de le penser », s’accordent Marine, Maïlis et Robin, les organisateurs de l’événement. Pour sa 3e édition, pas de spleen prévu ! Le festival invite les poètes en herbe à rencontrer, écouter et raconter la poésie, mais pas que ! Les mélomanes trouveront leur compte au cours de ces quatre jours de célébration de la poésie. Cette année, rondeaux, sonnets et odes auront une dimension sonore, tout comme la musique aura une dimension poétique. Cet entrelacement d’arts se fait grâce au collectif Broohaha, qui a pour projet de sonifier des lieux, des objets ou autre. Deux arts qui s’entremêlent pour simplement animer les rues, les cafés et les librairies de la ville. Faire de la poésie dans un bar, et de la musique dans une librairie, inverser les coutumes, surprendre les lieux, faire découvrir et ouvrir l’esprit des Nazairiens. Du 19 au 22 août, comme Victor Hugo, personne ne regardera l’or du soir qui tombe. Les Insinueuses serpenteront de L’Embarcadère à L’Oiseau tempête en passant par Le Kiosq et le café Hourrah, pour diverses activités littéraires et festives. Concerts et DJ sets, mais aussi ateliers d’écriture classiques et plus modernes, arpentages sonores et bien d’autres surprises. « On avait envie de casser les barrières auteur / public : l’arpentage est une lecture collective, où le public peut lire comme il le souhaite l’œuvre de l’artiste », raconte Maïlis. Le but est de « créer des ponts entre les publics mélomanes et poètes, et entre les pays francophones ». Parce que oui ! L’idée de ce festival naît au Canada, et a pour ambition de s’étendre hors des murs, « en toute logique vers Mayotte, les Caraïbes, l’océan Indien… », précise Robin, bien qu’il ait déjà sa place à Nantes et à Paris. Au-delà de découvrir des artistes professionnels, les amateurs pourront aussi s’exprimer sur la scène ouverte, qui permet à « ceux qui n’ont pas l’habitude, de se lancer. L’année dernière, une petite de 5 ans a récité quelques vers, et une ado de 13 ans est montée sur scène ! », se réjouit Marine. Que vous soyez sur scène ou devant, en tout cas, si vous croisez Verlaine au détour d’une avenue et qu’il vous demande « dis, qu’as-tu fais, toi que voilà, de ta jeunesse ? », vous lui direz que vous avez rencontré des comme lui, mais de votre temps !