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Les Parfait(s) : arnaques en famille

Chez les Toussaint, du grand-père au petit dernier, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire – les Parfait – et se réfugier…en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer : les faux Parfait se retrouvent face au coup d’une vie. Plans démentiels, déguisements fous, gadgets étonnants : pour réussir, notre famille pas comme les autres va devoir prouver qu’elle est plus que parfaite. 

 

Miss Mermaid

Fraîchement divorcée, Fanny, une trentenaire fécampoise, ne garde de son mariage qu’un canapé en skaï et des dettes qu’elle refuse de payer. Malgré un besoin ardent de liberté, cette employée de ménage s’enlise. Jusqu’au jour où elle croise la route d’Anémone, une sirène professionnelle de passage dans la région… 

 

In Waves

À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan. 

 

Ghost Elephants

Depuis dix ans, le Dr Steve Boyes est à la recherche d’un mystérieux et insaisissable troupeau d’éléphants fantômes dans les hautes terres d’Angola. Il part avec des experts pisteurs namibiens, les meilleurs au monde, mais une question fondamentale se pose : ne vaudrait-il pas mieux garder ces éléphants gigantesques comme un rêve, plutôt que de les trouver dans la réalité ? Une exploration du rêve, de l’imagination, confrontée à la réalité, qui a emmené Werner Herzog dans ce que les tribus locales appellent le Pays du Bout du Monde. 

 

Paul Carpita en 4 films

Surtout connu pour Le Rendez-vous des Quais, Paul Carpita est aussi l’auteur de nombreux films courts pleins de lumière, d’humanité, d’engagement et de poésie. Grâce à la complicité de Doriane Films, nous avons pu de manière exceptionnelle en rassembler quatre qui sont autant de chroniques de l’enfance dans lesquelles le regard et la sensibilité du cinéaste font merveille. 

Les caprices de l’enfant roi

1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par D’Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière. Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil. 

 

Deviens génial

Mathias est prof et vient enfin d’obtenir sa mutation dans le collège de sa fille. Pourtant à peine arrivé on lui apprend que sa classe d’allemand va fermer, faute d’inscrits. Il décide alors d’organiser un voyage en Allemagne pour motiver les adolescents à choisir la langue et pour le financer, il fait appel à Iris, la responsable du comité de jumelage local. Le hic, c’est que Mathias est prof d’espagnol. Entre un Mathias qui ne parle pas un mot d’allemand, des ados en souffrance et une Iris irrationnelle, le voyage scolaire va prendre des allures de gigantesque chaos. Pourtant, rien ne pourra l’empêcher de devenir le père que sa fille n’attend plus… et pour arriver à ses fins, il va devoir devenir génial ! 

 

La bataille de Gaulle – 2e partie : J’écris ton nom

Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance. 

 

Permis de détruire

Dominique lutte pour concrétiser son rêve corse entre son cabinet médical en chantier et son combat contre une centrale électrique controversée. Quand Olivier, son ami psychanalyste en plein divorce, débarque pour refaire sa vie sur l’île, les deux pinzuti (Français du continent) aidés de leur ami corse Santu, vont tout faire pour s’intégrer à la culture insulaire pour le meilleur et le pire. 

 

On l’appelait Robin des Bois

Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption… 

 

Cro Man

Préhistoire, quand les dinosaures et les mammouths parcouraient encore la terre. L’histoire d’un homme des cavernes courageux, Doug, et de son meilleur ami Crochon, qui s’unissent pour sauver leur tribu d’un puissant ennemi. 

 

Quand Harry rencontre Sally

Tout les oppose, mais le destin insiste. Quand Harry et Sally partagent une voiture pour rejoindre New York après leurs études, la tension est immédiate : il est cynique, elle est idéaliste. Il tente de la séduire, elle l’éconduit. Et chacun poursuit sa route. Cinq ans plus tard, ils se recroisent dans un avion. Chacun est en couple, apparemment heureux. Puis, encore cinq années passent. Cette fois, ils sont tous deux fraîchement séparés. Fragilisés, ils se retrouvent et tissent une amitié sincère, profonde, inattendue. Mais peut-on rester simplement amis quand on se comprend si bien ? 

 

Supergirl

Lorsqu’un adversaire aussi impitoyable qu’inattendu menace son monde, Kara Zor-El, alias Supergirl, fait équipe à contrecœur avec un improbable compagnon et s’engage dans un périple intergalactique en quête de vengeance et de justice. 

 

Jim Queen

Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité… 

 

Des minions et des monstres

Voici l’histoire turbulente, absurde et évidemment vraie des Minions et la manière dont ils ont conquis Hollywood, sont devenus de véritables stars de cinéma, ont tout perdu, ont libéré des monstres dans notre monde, puis ont tenté de sauver la planète du chaos qu’ils avaient créé. 

 

Un champ de fraises pour l’éternité

Radio Pomski livre sa dernière bataille. Cultissime radio locale, lovée dans un camping, elle ressemble à celles et ceux qui y résident à l’année et que la vie a cabossés. Alors que la menace d’une expulsion se resserre, l’antenne devient le cœur battant d’une communauté où se mêlent destins ordinaires et extraordinaires, tentatives de bonheur, et certitude fragile, qu’ensemble, tout n’est pas encore perdu. À sa manière, chacun essaie de sauver bien plus qu’un lieu : une certaine idée de l’amour et de l’amitié. 

 

Les romances, une histoire de passion

Elles vécurent heureuses et eurent… beaucoup de livres ! C’est le cas d’Alwena, 18 ans. Pour elle, « impossible de résister devant un nouveau bouquin », même si une pile entière l’attend déjà dans son appartement d’étudiante. Elle, qui a mis une croix sur le calendrier le jour du salon de la romance à Besné, sait pertinemment qu’elle ne repartira pas les mains vides. Parce que là-bas, c’est tout ce qu’elle aime. Des livres d’amour, les auteurs, les fans. Les romances, un heureux fléau pour les jeunes, où certains, comme elle, carburent jusqu’à trois livres par semaine. Un genre littéraire léger, qui fait lire la nouvelle génération. Des histoires où « l’on sait que ça va bien se terminer ! ». À Alwena se joint Léana, 19 ans, Nazairienne et inconditionnelle fan de Morgane Moncomble, une des principales têtes françaises de ce genre littéraire. Un passe-temps qui pourrait être un plaisir coupable, mais ce n’est pas leur cas ! « J’assume totalement de lire de la romance ! », s’exclame Alwena. « Ce sont des livres qui parlent de sujets importants : l’amour, le deuil, la violence… », complète Léana. Les 4 et 5 juillet, les bibliomanes comme elles pourront déambuler au milieu des auteurs. Papoter, échanger, découvrir, rencontrer… La taille humaine du salon « évite les files d’attente interminables », souligne Ombeline Magre, une des trois créatrices du rendez-vous annuel. Un temps privilégié avec les écrivains, l’espace de deux jours. Avec déjà deux éditions ayant connu leur petit succès et quelque 400 visiteurs, Sea, books and love réitère l’entrevue romantiquement littéraire, comme à son habitude le premier week-end de juillet. Cette fois, un peu plus d’exposants, une centaine, et, comme tous les ans, une nouvelle marraine : Loréa Springs, autrice de romance contemporaine, connue d’Alwena. Qui dit romance, dit maints styles. Pour n’en citer que quelques-uns : new romance, ennemies to lover avec Flora Peony ou encore fantaisie à travers les œuvres de Laurence Chevallier. 

Lire avec les oreilles : un métier 

Une idée expérimentée l’année dernière et renouvelée en 2026 : les conférences. Parce que la romance est un vaste endroit où différents métiers se recoupent, ces rencontres mettent en avant des savoir-faire plus cachés, ou insoupçonnés du milieu, des graphistes aux créatrices de contenu, via les voix de livres audio ! « L’audio prend de plus en plus de place, mais reste un métier en arrière, dans le silence », se désole Ombeline. Ce sera alors l’occasion d’être un peu curieux, et d’écouter ce qu’ils ont à nous apprendre. Et là où les fans mettent leur livre sur leur table de chevet, les auteurs pourront y mettre leur trophée ! Dimanche matin, une remise de prix est organisée. Les juges attribueront des notes et récompenseront la meilleure romance contemporaine, la meilleure romance queer, la meilleure comédie romantique, la plus belle de couverture et l’incontournable coup de cœur du jury. 

Les balades du Souffle d’Equina

Un voilier… qui aurait pu emmener Aznavour au pays des merveilles ! Equinandra : c’est le nom d’une druidesse normande, mais aussi du bateau, le point de départ de l’association pornichétine Le souffle d’Equina. À l’origine, quatre jeunes : Laure, Sélune, Tibère et Élie, et le don d’un voilier. Se dessine alors derrière le hublot l’idée de créer une association de voile qui proposerait des balades. Pour ce faire, fallait-
il encore restaurer le navire ! Soutenus par l’école Skol ar Mor de Mesquer pour le remorquage et Jacek pour leur prêter un chantier naval improvisé (c’est-à-dire son jardin) où le rénover, les quatre passionnés, quelques bénévoles et beaucoup d’huile de coude ont redonné un coup de propre au vaisseau en près de deux mois. Pendant qu’une partie de l’équipage s’appliquait à le dépoussiérer, l’autre partie, comme Claire Le Guludec, illustratrice et bénévole, travaillait à sa customisation. C’est elle qui trouve l’idée de visuel pour la figure de proue d’Equinandra : une femme aux longs cheveux en référence au nom du voilier, peinte en blanc sur la coque rouge. « Pendant qu’eux retapaient, nous on peignait tout à la main », raconte-t-elle. Tout beau, tout propre, il a été mis à l’eau le 25 avril, à la Turballe, pour finalement jeter l’ancre au port de Mesquer, où il est en mouillage. 

Naviguer ? facile ! 

Au cœur du projet, l’idée de « rendre accessible les sports de navigation habituellement chers à tout le monde, y compris aux jeunes », précise Laure, coprésidente de l’association. À l’heure où la question de l’écologie est amenée de force par les vagues et ne peut être laissée à la dérive, la création de cette association permet de garder à quai la « réflexion autour de la préservation du territoire et de la mer ». Pour partir en mer, un groupe Whatsapp prévient les marins en herbe des balades prévues, jusqu’à octobre. Embarquement à bord d’Equinandra, avec pour capitaines Tibère et Élie. Les plus expérimentés peuvent même réserver le bateau, et partir naviguer à leur guise. « À terme, pourquoi pas passer des week-ends entiers en mer ! ». Le reste de l’année, d’octobre à mai, plusieurs projets en vue à la vigie ! Le souffle d’Equina prévoit de construire une annexe en bois à Equinandra. Un projet fédérateur, où chacun pourra participer, apprendre et partager son savoir pour aider. Pour une adhésion à l’année, Le souffle d’Equina rend la voile possible aux passionnés comme aux débutants, et réserve bien d’autres surprises à ses adhérents, grâce aux nombreux projets qui se dessinent dans le carnet de bord des mousaillons de l’association. Une seule chose à dire aux futurs adhérents et bénévoles : bon vent ! 

Un jardin d’Eden nautique !

Place aux couleurs, à la fête, et aux pétales pour égayer le milieu de l’été. Place alors à la 59e édition de la fameuse scénoparade, aussi bien connue pour son aspect convivial qu’historique. Un héritage que les Andréanais chouchoutent : « Cette fête perpétue les traditions briéronnes et valorise le patrimoine local ! », se réjouit Léa Désile, responsable de la commission Communication de l’événement culte de la commune. Traditionnellement prévue le premier week-end d’août, à l’incontournable port de la Chaussée Neuve, le spectacle, organisé par l’Absade (Association briéronne de Saint-André-des-Eaux) se produira deux fois, le 2 août à 10h45 et 16h45. 

Arroser le patrimoine en fleurs 

Après 58 représentations, les Chalands Fleuris ne s’essoufflent pas. Ils arrivent cette année avec un mystérieux thème : le murmure des brumes. Des explorateurs partiront à la quête d’un message sur lequel ils sont tombés. Aventure, secrets, et voix hors champ pour narrer l’histoire, illustrée par la centaine de figurants et les dix chalands ornés de fleurs cueillies la veille. Des bénévoles pour les collecter, et un champ prêté par la commune pour les faire pousser. Pour récolter 100 000 fleurs, soit presque 15 par Andréanais, il faut sortir les grands remèdes ! Et la scénoparade n’est pas la seule impulsion qui permettra de promouvoir le patrimoine local. À ce défilé nautique se joindront un village des artisans, et une démonstration d’une pratique locale de Brière : l’extraction du morta. Un bois millénaire, extrait des troncs d’arbres immergés dans l’eau. 

Presqu’île vélo vintage 

Pour les nostalgiques des premières éditions des Chalands Fleuris, voici un moyen de se replonger au XXe siècle. Une première pour l’Absade et l’association des Métais de Guérande, qui organisent une balade à vélo ! Presqu’île vélo vintage, c’est le nom de la sortie prévue. Et il faudra être dans le thème ! Sans surprise, les cyclistes en herbe ne pourront participer qu’avec une bécane datant de l’époque, c’est-à-dire entre 1900 et 1980. Les plus joueurs sont évidemment invités à accorder leur tenue à l’âge de leur bolide ! Une virée entre mer et marais, un cadre idyllique. Dimanche, départ différé à partir de 8h30, pour un tour balisé de la Presqu’île de 35 kilomètres, parsemés d’arrêts gourmands et musicaux. Et en parlant de musique… 3e édition du Chal’en Fest, la veille de la parade fleurie. À partir de 18h30, concerts et DJ set rythmés par Chiloo, O-diod, Telegraph et autres ! Un week-end qui séduit les jeunes et les moins jeunes… Un rendez-vous iconique qui n’est pas près de faner ! 

Archive, Josman, Biolay… L’été se joue aux Escales

Rap, chanson française, électro, musiques du monde, afro pop, expérimentations sonores, funk débridée… Fidèlement éclectique, c’est avec panache que le festival Les Escales cultive l’art du grand écart musical. Une mosaïque de genres qui promet de combler les milliers de festivaliers attendus durant ces trois jours de vibrations sans frontières. Pour n’en pas douter, il suffit de jeter un œil sur l’affiche. À commencer par le 24 juillet, avec des noms qui sonnent comme une promesse de belle entrée en matière… Josman, l’une des figures incontournables du rap
francophone, mais aussi Gaël Faye et Georgio, deux artistes à l’écriture sensible et engagée. Les amateurs de sonorités plus atmosphériques pourront compter sur le retour du groupe britannique Archive. Côté découvertes, Meryem Aboulouafa, Technobrass, Hyphen Dash, Pahua…
Le 25 juillet, place aux poids lourds de la scène actuelle. Benjamin Biolay diffusera sa spleen touch, Deluxe son énergie explosive, Fatoumata Diawara la puissance de son afro pop lumineuse et Thylacine ses explorations électroniques immersives. Autour d’eux graviteront des artistes aux univers singuliers comme Yasmine Hamdan, Ko Shin Moon, Aïta Mon Amour, Sam Quealy, Sam Sauvage ou encore Fyrs, notre chouchou pop nazairien. 

Un dimanche à part 

Exit la formule habituelle, le dimanche des Escales se vivra désormais en plein jour. La principale nouveauté de cette édition 2026. Festive, collective et familiale, ce dernier acte proposera concerts, DJ sets, bal psy-transe et traditions revisitées dans une ambiance conviviale et accessible à tous. Sur le devant de la scène, Ino Casablanca, La Yegros, Super Parquet, Ma Petite, Alghar, BJ Love System, Abstrack, Mini.Mad, Hit Micheline, Ghetto Trio ou encore Rouge, mémoires d’un fleuve, un projet 100 % nazairo-nazairien. 

Le Warm-up : plus qu’une mise en bouche 

Avec son Warm-up, le festival s’étire dans le temps et dans l’espace. Du 3 au 26 juillet, une dizaine de rendez-vous gratuits irrigueront l’ensemble de l’agglomération, de Saint-Nazaire à Saint-Brévin, en passant par Montoir-de-Bretagne, Besné, Saint-André-des-Eaux ou encore La Chapelle-des-Marais. « Ce n’est plus trois jours, mais un mois et demi de concerts », lance Frédéric Petit, président des Escales. Entre afro-funk, néo-soul, musiques orientales, transe malgache, jazz fusion, électro ou fanfare techno, cette programmation itinérante « multiplie les rencontres avec des artistes locaux comme internationaux ». 

Inauguration en mode jardin 

Le coup d’envoi des Escales sera donné mercredi 22 juillet au Jardin des plantes. Dès 15h, un showcase intergénérationnel ouvrira les festivités. À 18h30, place à l’inauguration officielle, suivie du concert de Pahua, chanteuse et DJ mexicaine qui croise rythmes traditionnels latino-américains et électronique contemporaine. À 20h, direction le Five Oh, près du skatepark, pour découvrir Tina Ardor. Chanteuse, compositrice, productrice et DJ kényane, elle fait dialoguer racines africaines et sonorités électroniques mondiales. 

Les Escales s’affichent 

Jusqu’au 31 août, l’exposition Les Escales s’affichent animera le centre-ville de Saint-Nazaire. Dans 33 commerces, aux Halles et au marché, le public est invité à découvrir des détails d’affiches des 35 ans du festival. QR codes, affiches complètes, cartes postales à collectionner et jeu-concours rythment le parcours. 

// Expo sur site 

Expo-vente caritative d’œuvres originales signées Samy Abesdris, artiste créateur d’estampes et de gravures, au bénéfice du Secours Populaire de Saint-Nazaire.
Stand dans la rue des Créateurs du festival des Escales, les 24 et 25 juillet de 18h à 1h30, le 26 juillet de 12h à 19h30.
Rens. s.abesdris@gmail.com 

Osez l’osier de Mayun

Impossible de la manquer. Sur la place des vanniers, la loge de Madeleine attire tous les regards, comme aimantés. L’été dernier, voilà que ce lieu d’exposition consacré à l’histoire des vanniers de Mayun s’est paré d’une grande fresque en noir et blanc réalisée par l’artiste nazairien Diovada Jordan-Karl. Une évocation à la Brière et un hommage portraitisé rendu à Pierre Lelièvre (1874-1957), dernier vannier professionnel du village. Village qui, depuis 23 ans, vit chaque fin de juillet, le temps d’un week-end, au rythme de cet art ancestral… Pas si démodé ! La vannerie connaît un nouvel essor. Si le panier traditionnel, caractéristique de chaque région, conserve sa place de choix, la créativité s’invite désormais dans les ateliers…, et l’engouement sur les réseaux sociaux : « Il suffit de voir tous ces jeunes qui proposent des cours en ligne », souligne Muriel Noblet, du service événementiel de la mairie. De kitsch, la vannerie est devenue tendance. Un savoir-faire qui se réinvente, arborant une ligne plus contemporaine. Sur les étals de nos marchés, il n’est donc pas rare de voir lustres, boucles d’oreilles côtoyer nichoirs ou autres objets décoratifs réalisés en osier ou en bourdaine, le tout aux côtés du célèbre Mayun, appelé plus communément panier de Mayun, l’emblème du territoire. « Avec sa forme arrondie reconnaissable entre mille, il était autrefois utilisé par les habitants du marais de Brière et les paludiers de Guérande pour transporter les récoltes et le matériel », raconte-t-on. Ils seront une trentaine de vanniers venus de toute la France faire montre de leur art et savoir-faire à l’occasion de ce festival foisonnant. 

Fest-noz, conf’, etc. 

Les festivités débuteront dès le vendredi 24 avec une soirée musicale organisée par Marais en folie. Le samedi sera marqué par l’inauguration en musique avec les accordéonistes de Tal ar Yeun, avant la conférence donnée par Roger Hérisset, fils de vannier et docteur d’État en ethnologie, sur les techniques de tressage en Bretagne (idem le 25). Clou de la journée avec un fest-noz animé par les groupes Diskar et Sova. Le dimanche, Mayun vibrera au rythme du marché bio, des concerts, des animations et du défilé de costumes traditionnels porté par les riffs du groupe Revival. Pendant tout le week-end, balades contées, promenades à dos d’âne, jeux, musique et spectacles se succéderont pour le plaisir de tous. Au fil des rues de Mayun, les visiteurs pourront également remonter le temps grâce à deux expositions. Outre la série d’une quinzaine de portraits d’anciens artisans, ils découvriront celle proposée par l’association Le Coupis, dédiée à la Brière, ses us et coutumes. De quoi mieux saisir le lien étroit qui unit ce territoire à l’osier et à ses vanniers. 

Du neuf au « rendez-vous » des Renc’arts

Les Renc’arts, à ne plus nommer festival, « trop galvaudé », selon Simon Béranger, directeur de ce qu’il préfère humblement présenter comme un « rendez-vous », tel un retour aux sources à la définition homonymique de l’événement… Un rencard entre les artistes et le public. Bref, un tête-à-tête sur du long terme ! Quasi un mois. Du 10 juillet au 19 août. Sur un créneau bien rodé. Le mardi, 21h11, rendez-vous est donné aux arts de la rue ; le jeudi, 21h, aux concerts ; le mercredi, 11h et le vendredi, 17h30, aux P’tits loups, « la Madeleine de Proust qu’on se partage de génération en génération », dixit Maud Binet, responsable service événementiel de la mairie de Pornichet. Douze spectacles pour raconter, provoquer, éveiller, faire marrer… à portée de mains des culottes courtes avec, chevillée au corps, cette volonté de transmission et d’éducation artistique. Une programmation éclectique, fraîchement intégrée à celle des Renc’arts « pour ne former qu’une entité », et qui se voit parée d’un nouveau terrain de jeu : le site de Congrigoux, pour les formes intimistes. Pour les « plus musclées », direction le Bois Joli à la jauge vertigineuse, « entre 800 et 1 200 spectateurs sur chaque représentation ». 

La guinguette itinérante 

Autre nouveauté, L’Eddy guinguette, une guinguette itinérante en amont des spectacles du mardi qui prendront place dans différents quartiers de Pornichet. Un coin cosy mêlant restauration, rencontres et performances d’artistes amateurs, « en soutien à la création locale ». Musiciens, circassiens, magiciens, jongleurs et autres sont invités à y participer via un appel à candidatures (rencarts@mairie-pornichet.fr). Une formule inédite – en phase d’expérimentation –, histoire de créer encore plus de lien, l’un des objectifs des Renc’arts… « Rassembler, et faire de la culture un objet commun, accessible au plus grand nombre. » 

Après le carnage culinaire de La Cuisinière de Tout en vrac,
le 19 août au Bois Joli à 11h, le public est invité, pour clore l’édition 2026,
à partager un grand pique-nique collectif. 

Légèreté et joyeuseté 

Une exigence qui se traduit cette année « par un maximum de propositions plus légères, plus joyeuses », de très haute tenue artistique, et toutes aussi diverses les unes que les autres. Entre humour, théâtre classique, récit historique, danse, conte, cirque, performance, chant polyphonique, punk-opéra, voltige aérienne… Du côté des concerts, place des Océanes, là aussi il y en aura pour tous les goûts. Salsa, reggae, nouvelles musiques bretonnes avec le groupe Fleuves qui cartonne dans tout l’Hexagone, et salsa muffin avec Sergent Garcia qu’on ne présente plus. Une multiplicité des genres qui s’incarne aussi dans les origines des artistes invités, venus de France mais également du Burkina Faso, d’Angleterre, de Belgique, d’Espagne ou encore du Maghreb. « Autant de spectacles au sol qui invitent à lever les yeux, à regarder autrement, à réinventer l’espace public, à jouer avec l’architecture urbaine et à transformer la rue en lieu de partage, de convivialité et d’émerveillement », souligne Simon Béranger pour qui l’exercice d’équilibriste est un jeu d’enfant quand il s’agit de trouver le juste dosage et ce, tout en veillant à tendre vers davantage de parité et d’accessibilité, notamment grâce à des représentations adaptées en langue des signes française. 

 

  

Saint-Nazaire Ouest, entre Tintamarre & Charivari

Vendredi 3 juillet, le festival s’ouvre dès 15h avec Aubépin le mage, un spectacle familial qui installera d’emblée une ambiance joyeuse. À peine le temps de souffler que Gum Over prendra le relais à 18h30 avec son duo d’hurluberlus équilibristes, aussi déjantés qu’attachants. La soirée basculera ensuite dans la danse grâce au forró de Gandaia na Ponte, attendu à 20h pour faire monter la température. Puis, à la nuit tombée, la place s’embrasera littéralement : la compagnie Spectra présentera Believe à 22h, un show mêlant feu, pyrotechnie et danse, immédiatement suivi de la performance flamboyante de Kéven Douis (Cie La Volière) à 22h30. En continu, le manège Musicavélo et la Douch’box, karaoké intimiste, offriront des respirations ludiques et participatives. 

Bal participatif et reggae 

Le lendemain, l’élan se poursuivra dès 14h45 avec la déambulation de Taragona. À 16h, Loulibop fera danser petits et grands lors d’un bal-concert participatif, avant que le spectacle Avec un grand F, à 18h30, ne mette en lumière des femmes oubliées de l’histoire. La journée se concluera en douceur à 21h avec le reggae solaire d’Odilon The head master, parfait pour refermer le festival sur une note fédératrice. En parallèle, le manège du berger et la Monstrerie Moriboum distilleront histoires, bulles et curiosités tout l’après-midi. 

Un festival local et responsable 

« L’année dernière, ce festival a accueilli 750 festivaliers par jour. Cette énergie perdure grâce à l’implication de plus de 70 bénévoles de tous âges aux côtés des animateurs des maisons de quartier », souligne David Caen, médiateur des maisons de quartier de la Bouletterie-Richarderie et de la Chesnaie-Trébale. « Au-delà des spectacles, Tintamarre & Charivari fait rayonner créativité et écoresponsabilité. Une sensibilisation active aux écogestes est menée par les équipes Biodéchets de Saint-Nazaire Agglo. Côté saveurs, on est toujours ancré localement avec des associations nazairiennes qui proposent une restauration gourmande, solidaire et accessible ». 

Un « pèlerinage » à vélo, pas si Stupide !

1 000 kilomètres, 18 jours, 12 départements, 1 vélo à assistance électrique… et Jonathan Semo, comédien et directeur artistique de la compagnie Le monde en scène. Son projet : partir de Saint-Nazaire pour rejoindre le festival d’Avignon. Un défi à la fois théâtral, sportif, humoristique, engagé et surtout humain. Né de « l’envie d’aborder un sujet préoccupant qu’est la stupidité », le seul-en-scène, Stupide, de Jonathan a pour ambition de faire rire, et de faire réfléchir à « comment nous pouvons avancer ensemble et nous rassembler ». Avant d’enfiler son casque, il endossera son costume de scène la veille de son départ, au Five Oh. Le début d’une aventure insolite où il « ne sait pas comment ça va se passer. Mais [il] sait que ça va bien se passer ! » 

Vélo, numéro, dodo 

Si un mot devait résumer ce projet, ce serait bien celui-ci : rassembler. C’est donc en toute logique que les cyclistes motivés sont les bienvenus pour pousser quelques coups de pédales avec lui. Rendez-vous est donné le 6 juillet, devant la mairie, entre 9h et 10h. Pour ceux qui ne peuvent pas être présents, Jonathan prévoit d’alimenter chaque jour ses réseaux sociaux. En plus de ces vidéos quotidiennes, une série documentaire est prévue début 2027 retraçant son périple, et surtout les interactions qu’il aura eues au fil de cette longue balade théâtrale. Une aventure qui « n’aurait pas vu le jour sans le soutien de nombreuses personnes », tient à préciser Jonathan. 

Cherche toit et couvert ! 

Pour mener à bien ce « pèlerinage » cycliste, et assumer les cinq heures de vélo par jour, soit 60 kilomètres, une préparation physique en amont est bien nécessaire, à base de salle de sport et de quelques 40 kilomètres de course à pied par semaine. Au-delà du défi sportif, Jonathan souhaite par-dessus tout vivre une expérience humaine et aller au bout du concept du partage et de l’échange. C’est pourquoi il compte sur l’hospitalité des habitants pour trouver un toit et un couvert chaque soir. Un concept à la croisée des émissions Nus et culottés et J’irai dormir chez vous. Pas peur de pédaler dans la semoule, pas de réservation d’hôtel, pas de vivres à bord du vélo. Juste lui, et son équipement de spectacle, c’est-à-dire un costume de scène et un chevalet de conférence. En échange, Jonathan, alias Mychel Delehcym, docteur en stupidologie, jouera son spectacle-conférence dans une quinzaine de villes. Loin d’être stupide, Stupide et Jonathan louvoieront sur la route pour « promouvoir la mobilité douce, le fait de prendre le temps, et prouver que l’humanité existe encore ! » 

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Les (f)Estivales ont pignon sur rue ! 

 

Les (f)Estivales ont pignon sur rue !

Cet été, pendant que les musiciens feront vibrer les basses et que les artistes envoûteront les passants, les Estivales battront leur plein ! Jusqu’au 25 août, spectacles, concerts et conférences électriseront les vacances des Montoirins et des habitants des villes voisines ! Le festival revient pour sa 6e édition, avec à l’affiche une vingtaine d’artistes en tout genre, prêts à jouer dans des lieux aussi variés qu’inattendus : squares, Ehpad, jardin médiéval ou encore Maison des jeunes. Avec pour objectif principal de « proposer la culture dans des espaces publics et aller au plus près des habitants », Walter Kernéis, coordinateur culturel, espère continuer à « casser les barrières entre les artistes et les spectateurs ». Côté spectacle, les shows s’annoncent exquis. Un large éventail de représentations pour repaître petits et grands, avec pour ingrédients principaux théâtre de tréteaux, spectacles de rue et concerts divers. Tous les mélomanes mangeront à leur faim, avec au choix jazz (Johanna Reyjasse), rock (Air Mubb) ou pop (Megasoft). Et les seniors ne seront pas en reste… « L’art et la culture viennent directement à eux » dans l’Ehpad l’Automne avec Une histoire de mille-feuilles, spectacle sur échasses mêlant cirque, humour, poésie, danse… et les curieux pourront y passer une tête. 

Plantes et conférences 

Quant aux passionnés de nature, ils pourront sortir de leur potager tout en restant dans leur élément : en partenariat avec le GATM (Groupe d’animation tourisme Montoir), les Estivales feront tomber une pluie de conférences aux petits oignons, au jardin médiéval, aussi bien animées par un éleveur en Brière, un auteur, un brasseur de bière ou encore un ingénieur horticole. Événement culturel, divertissant, et porté par une dimension pédagogique : les 13-25 ans du label culture jeunes participeront à l’organisation, la gestion et la communication de certaines représentations. Ainsi, le double spectacle du 29 juillet au sein de la Maison des jeunes fera d’une pierre trois coups : entraîner les jeunes, concert de Megasoft et retour de Jonathan Semo et son spectacle, Stupide, après sa grande tournée de 1 000 kilomètres à vélo (en savoir +). Un été, qui, cette année encore semble rimer avec animé. 

Ulysse

Alice, chercheuse en sociologie découvre qu’elle est enceinte. Luc, son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde. 

 

The Christophers

Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori, restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune. 

 

Backrooms

Une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles. 

 

Deviens génial

Mathias est prof et vient enfin d’obtenir sa mutation dans le collège de sa fille. Pourtant à peine arrivé on lui apprend que sa classe d’allemand va fermer, faute d’inscrits. Il décide alors d’organiser un voyage en Allemagne pour motiver les adolescents à choisir la langue et pour le financer, il fait appel à Iris, la responsable du comité de jumelage local. Le hic, c’est que Mathias est prof d’espagnol. Entre un Mathias qui ne parle pas un mot d’allemand, des ados en souffrance et une Iris irrationnelle, le voyage scolaire va prendre des allures de gigantesque chaos. Pourtant, rien ne pourra l’empêcher de devenir le père que sa fille n’attend plus… et pour arriver à ses fins, il va devoir devenir génial ! 

 

Toy Story 5

Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande verront leur travail remis en question lorsqu’ils découvriront que ce qui obsède les enfants d’aujourd’hui s’appelle… l’électronique ! 

 

Stop making sense

Décembre 1983, Pantages Theatre à Hollywood. David Byrne, leader des Talking Heads, s’avance sur une scène vide, lance une cassette audio et entame une version envoûtante du célèbre Psycho Killer. Les membres du groupe arrivent sur scène un par un, à chaque nouvelle chanson, pour créer l’un des concerts les plus mythiques de l’histoire du rock. 

 

The rocky horror picture show

Une nuit d’orage, la voiture de Janet et Brad, un couple coincé qui vient de se fiancer, tombe en panne. Obligés de se réfugier dans un mystérieux château, ils vont faire la rencontre de ses occupants pour le moins bizarres, qui se livrent à de bien étranges expériences. 

 

Loin de moi la colère

En 2011, la guerre civile en Côte d’Ivoire frappe durement le village de Ziglo. Des violences opposent communautés autochtones et populations immigrées, faisant de nombreux morts. Face à l’absence de justice d’état, Josiane, dite « Maman Jo », décide d’agir. Elle crée un espace de parole pour les femmes de toutes les communautés. Son objectif : favoriser la réconciliation et redonner vie au village. 

 

Shana

Shana traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d’une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D’autant qu’avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s’accumulent ! 

 

L’illusion de Yakushima

Corry est française et vit au Japon. Elle partage sa vie avec Jin et s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture Japonaise a du mal à accepter le don d’organe, Corry se bat au quotidien pour faire évoluer les mentalités et trouver plus de donneurs. Quand Jin disparait un jour sans laisser de trace, elle tente de le retrouver, mais doit aussi mener une course contre la montre pour que la greffe de son jeune patient aboutisse… 

 

Une scène, trois univers, un même souffle

Les Films d’Anouk… Une association créée il y a 25 ans à Paris et installée à Saint-Nazaire depuis trois ans qui s’articule autour de deux pôles : la production déléguée des films réalisés par Cyrille Benvenuto et une section ateliers théâtre « ouverte à tous, débutants comme confirmés, valides et moins valides », insiste le metteur en scène. Formé au Conservatoire d’Art dramatique de Créteil et fort de 25 ans d’expérience, Cyrille propose « un apprentissage ludique, bienveillant et accessible du jeu d’acteur ». Dans ses ateliers, ados et adultes jouent ensemble, enfants et ados se répondent : un mélange volontaire qui favorise l’écoute, stimule la dynamique de groupe et tire vers le haut les moins aguerris. L’association accompagne aussi le travail de cinéaste de Cyrille : son dernier film, Chrysanthemum (2024), a été présenté en séances spéciales au Cinéville de Saint-Nazaire.  

Pédagogie du jeu  

Au-delà de la comédie, Cyrille construit un véritable parcours pédagogique visant la justesse et le naturel. Les ateliers sont limités à douze participants pour garantir une attention individuelle. Le travail technique n’arrive qu’en fin de processus : on explore d’abord le corps, la voix et l’imaginaire. « Nous jouons tous ensemble. Sans le groupe nous ne sommes rien », confie un acteur. « Avec son exigence bienveillante, Cyrille nous aide à découvrir des aspects de nous-mêmes que nous ignorions », ajoute une autre.  

Trois rendez-vous à ne pas manquer  

Le 28 juin, le rideau se lève trois fois d’affilée. Pour tout voir, il va falloir tenir le rythme. À 13h, Molière, les chemins de Jean-Baptiste, écrit par Cyrille Benvenuto, surprennent et bouleversent. Entre rires et coups au cœur, il ressuscite Molière dans toute sa verve au travers d’extraits de ses plus grandes pièces. À 15h, Cymbeline entraîne le public dans les méandres shakespeariens. Imogène avance, portée par l’amour et la vérité au cœur d’un royaume secoué par les trahisons. Puis, à 18h, Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes fait dérailler un musée dans une folie savoureuse avec ses conservateurs déjantés et ses visiteurs improbables. Trois pièces, une seule journée, zéro rattrapage : être dans la salle ou accepter d’avoir manqué quelque chose. 

Les pages du dimanche avec les libraires nazairiens

Le début de l’été est bien un temps à faire bronzette sur la plage avec un bon bouquin. Mais trouver LE livre idéal n’est pas toujours chose aisée… À la veille des vacances, trois librairies nazairiennes et un bouquiniste lancent Les pages du dimanche, une matinée 100 % livres. À l’heure où la crise du livre se fait ressentir, l’objectif est de « travailler ensemble, valoriser le tissu des librairies à Saint-Nazaire, mélanger les lectorats et capter tous les publics », d’après Roxanne et Agathe, libraires respectivement à L’Oiseau tempête et à L’Embarcadère. Lecteur averti ou occasionnel ? Jeune ou moins jeune ? Roman ou BD ? Peu importe… Chacun y trouvera son compte ! Rendez-vous au Garage, dimanche 28 juin, date coïncidant avec le festival Partir en livre (organisé par le Centre national du livre, il promeut la lecture auprès des jeunes publics). Entre 10h et 14h, des ateliers, des stands et des expos pour tous les goûts. 

Ateliers, autographes, etc. 

Chaque libraire organisera une activité… Pour les plus jeunes, c’est atelier lecture et bricolage autour de l’univers de Chris Haughton (auteur et illustrateur irlandais, au style coloré), proposé par L’Embarcadère. Pour les bavards, c’est table ronde, avec libraires, éditeurs et romancier, autour du sujet Lire et faire lire, un acte militant ?, organisé par L’Oiseau tempête. Pour les esthètes, rencontre avec le collectif nazairien d’illustrateurs Splash !, portée par Le Chaudron. Et enfin, pour les sessions autographes, rencontres avec Jean Perrochaud (auteur, illustrateur) et Albert Marcœur (musicien, compositeur), par Les Idées Larges. 

Au-delà des rencontres et activités, chaque librairie proposera sur son stand une sélection de livres : coups de cœur, BD locales, beaux livres ou polars pour enrichir sa culture littéraire, et sa bibliothèque. Un événement qui pourrait bien devenir un rendez-vous annuel… En tout cas, cette année, impossible de partir à la plage sans un nouveau livre entre les mains ! 

Des disques tous azimuts

V’là autre chose ! 

Le douzième album d’Albert Marcœur qui marque ses 50 ans de carrière et réunit quelque 30 musiciennes et musiciens parmi les meilleurs représentants de la scène musicale française actuelle. À 79 ans, il nous emmène une fois encore dans son univers unique et incomparable, très personnel, avec des textes souvent empreints d’humour, poétiques, voire surréalistes, qui interrogent notre quotidien : pourquoi faut-il se lever le matin ?, les tatouages, l’extraction d’un point noir, le management scolaire… Sur le plan musical, on retrouve les polyrythmies, les superpositions de mélodies, les harmonies complexes, les ruptures rythmiques, la présence importante des instruments à vent et des guitares, les chœurs, une complexité certaine, mais toujours harmonieuse. Un album touchant, original qui fait du bien !  

Disponible uniquement en commande sur marcoeur.com, 20 € + frais de port. 

 


Vide 

Vide, le 2e Ep de Vernipolis, un groupe déroutant composé de deux frères aux influences musicales contrastées qu’ils unissent, en véritables artisans, en un rock progressif aux inflexions électroniques. Le duo nazairien allie des instrumentales puissantes à des textes en français ciselés, portés par une voix crépusculaire. Adepte du fond plutôt que de la forme, Vernipolis est en recherche continue de justesse dans la musique comme dans les mots. Flirtant entre ambiances dystopiques et mélodies intemporelles, chaque est un univers quasi-cinématographique inattendu et électrisant. 

À écouter sur les plates-formes digitales. 

 


Pour des grands 

Coconut est un duo pop folk nantais emmené par le Nazairien Louis Roms, Marine Pichot et leurs deux guitares-voix. Ensemble, ils s’inspirent d’artistes comme Andy Shauf, Hannah Cohen ou encore Metronomy et marient leurs timbres aux teintes folk et aux harmonies vocales somptueusement ficelées. Leurs balades bucoliques s’inspirent de leur quotidien, des expériences vécues en ce début de vingtaine et des questionnements qui en découlent à travers une musique qui se veut acoustique et organique, en lien avec leur amour pour la nature. 

À écouter sur les plates-formes digitales. 

 

Bêta-lecteurs 

Kévin Lognoné cherche des bêta-lecteurs nazairiens pour relire son premier ouvrage de 216 pages, Les avatars de la grande rue des Stuarts. Mélange d’histoire, de science et d’horlogerie, le livre explore le lien entre la dynastie des Stuarts et Saint-Nazaire (embarquement clandestin de Charles Édouard Stuart en juillet 1745) et les figures ayant façonné l’arc horloger transmanche qu’il souhaite inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. 

Pour participer à ce groupe : fondactiontheophilelognone@gmail.com 

Spectacles dans les rues de Trignac

Pas de rideau ni de coulisse dans le centre-ville de Trignac. Ça n’empêchera pas la dizaine de compagnies professionnelles présentes au festival Pleins Feux de faire leur show. À ciel ouvert, du 19 au 21 juin, petits et grands profiteront des spectacles aussi fun que décalés. L’objectif : « Réunir les Trignacais, et pas que, pour passer un bon moment ! », annonce Émilie Cordier, élue à la culture. Dès le vendredi soir, écoliers et parents troqueront le trajet du retour de l’école Jean-Jaurès contre une déambulation orchestrée par la minifanfare Les fômmes orchestres, jusqu’à la place du Marché. Une joyeuse embuscade pour faire la fête en famille. Karaoké, spectacles saugrenus et bal multiculturel participatif entraîneront les noctambules jusqu’à la tombée de la nuit, rendant le spectacle « pas seulement visuel, mais aussi participatif », précise Bruno Bonté, responsable culture et patrimoine de la Ville. 

3 jours, 1 thème 

Une soirée n’est pas assez ? Le festival repointera le bout de son nez le lendemain, pour faire entrer en scène des artistes de rue. À partir de 15h : acrobates, jongleurs, danseurs et mime-clown se succéderont au milieu du chapiteau imaginaire, à côté d’un manège mécanique. La folle ambiance propagera la bonne humeur dans la foule, où le rire de l’un provoquera celui de l’autre. Les plus fêtards pourront profiter d’une dernière journée d’allégresse le dimanche, jour de la fête de la musique. Célébrée par une scène ouverte à 15h, suivie d’un concert funk de The groove gate pour clore le printemps en beauté, en faisant vibrer les enceintes de la scène éphémère. Message aux plus casaniers : pas besoin de se déplacer pour profiter de la musique ! Un camion-scène se baladera la journée à Bert, Bel Air et Certé. Pour la 3e année de son festival, Pleins Feux inaugurera l’été, et la fête de la musique… Show devant ! 

Un joyeux Baz-Art au lycée expé

À côté des Quatre Z’horloges, place au Baz-Art ! Pour sa troisième année, la soirée pARTagée du lycée expérimental change de nom, mais pas de concept. Parce qu’il « n’y a jamais trop d’événements artistiques », selon Valentin, membre de l’équipe éducative, élèves et équipe pédagogique ont travaillé main dans la main pour organiser le Baz-Art. Dès 17h, les portes s’ouvriront pour donner accès à un plateau radio animé par les élèves, accompagnés de la radio associative La Tribu. « Il y aura sans doute beaucoup de digression et de discussion », précise Ezra, 18 ans, participant à l’organisation de l’atelier. En parallèle, les artistes pourront vagabonder dans les locaux pour assister à une expo d’art. À l’affiche : travaux d’arts plastiques scolaires et œuvres personnelles diverses, allant de la peinture à l’impression 3D en passant par le dessin. Bien que par extension, le projet permettra de montrer ce qui se fait au lycée, « le but premier est de rendre facilement accessible l’art », souligne Valentin. À 20h, changement d’ambiance. Les élèves échangeront le studio d’enregistrement contre le Hangar, scène d’une centaine de places dans les locaux du lycée. Là-bas, la compagnie Expéridansale offrira un spectacle vivant rythmé par de la danse et d’autres surprises, d’une heure et demie. L’entracte du spectacle sera l’occasion de prendre un en-cas préparé par les élèves. Un 2e round, qui s’achèvera autour de 22h après un grand Baz-Art musical et artistique ! 

Faites du sport à Saint-Nazaire

Jeudi 18 juin, dès 20h, la manifestation débutera par une grande soirée à l’Aquaparc. L’entrée sera entièrement gratuite pour tous les publics, qui pourront participer à de nombreuses animations : nage libre avec conseils de pratiquants expérimentés, séances d’aqua-training, initiation à la plongée, structure ludique aquatique, relais festifs, découverte du water-polo et séances d’aquagym. 

Vendredi 19 juin, dès 9h30, la plaine des Sports accueillera près de 1 400 élèves répartis sur deux demi-journées. Encadrés par les clubs locaux, les jeunes participants auront l’opportunité de découvrir 35 ateliers sportifs représentant une grande diversité de disciplines.  

Point d’orgue de cette journée : un flash mob géant réunissant l’ensemble des 1 400 élèves sur la piste d’athlétisme aux alentours de midi. Un moment fédérateur qui illustrera les valeurs de partage, de découverte et de convivialité portées par l’événement. 

[zoom] Autofiction

Un A comme Autofiction, signé par le A d’Almodóvar… qui nous surprend en sortant de ses codes cinématographiques, et pour le meilleur ! Pas de Maura, de Cruz ou d’Abril… Mais une Barbara Lennie et une Victoria Luengo au sommet de leur art, sans compter sur l’incontournable almodovarienne, Rossy de Palma. Autofiction, un film qui porte bien son nom. Ici, deux mondes s’entremêlent : fiction et réalité. La première scène commence sur Elsa, qu’on croit personnage principal du film. Elle se révèle in fine être un personnage totalement fictif, inventé par Raúl, cinéaste en manque d’inspiration. Pour pallier ce néant artistique, il s’inspire des gens qui l’entourent, créant ainsi de parfaits alter ego de ses proches, et de lui-même. Sa collaboratrice, son petit ami et son propre passé deviennent alors ses premières muses, dont les vies sont déchirées de drames, de deuils et d’accidents. Mais parce qu’un Almodóvar sans une atmosphère dérangeante n’est pas un Almodóvar, la mentalité de Raúl devient peu à peu malsaine…, comme s’il attendait de voir les autres souffrir pour nourrir sa matière littéraire, comme s’il était affamé d’accidents, de chagrins et de malheurs. Empathie ou jubilation ? Une interprétation libre à chacun, à défaut de pouvoir entrer dans la tête du personnage. À l’écran, les mots du scénario se transforment en image, perturbant ainsi le spectateur en mélangeant sans distinction l’imaginaire de Raúl le cinéaste, en 2004, et le monde réel du peu cernable Raúl, en 2025. Ainsi la phrase du film qui lui est destinée : « Tu es en train de confondre la fiction avec la réalité » s’adresse de facto au public. On peine à démêler le vrai du faux… Un délicieux casse-tête très bien réalisé et une troublante mise en abyme qui se dénoue au fil de cette brillante comédie dramatique aux antipodes d’un Almodóvar incarné, lui qui a pour habitude de filmer des scènes assez trash. On dirait bien qu’il s’est assagi en 2026 ! Ici, pas de violence, pas de perversion, pas de manipulation. Au centre de son œuvre : l’angoisse et le vice. Deux thèmes amenés et traités de manière captivante, gardant ainsi en haleine le public, bien que la fin s’étende un peu en longueur… Même s’il s’aventure dans le registre du soft, Almodóvar reste fidèle à lui-même ! Un langage plutôt cru, une ou deux scènes de strip-tease, une chanson comme réconfort vital et la mise en avant des femmes, avec les hommes relégués au second plan. Un film où on pleure, on se remet en question, on compatit, on déteste, on aime, on rit un peu… Entre nous, Autofiction aurait peut-être mérité un prix au festival de Cannes ! 

 

Fascine’ante créature

2020. Covid. Temps suspendu, et une page qui se tourne pour Fanny Coléno… Ce jour-là, la porte de son petit studio parisien se ferme derrière elle. Elle part se réfugier à Saint-Nazaire, sa ville natale, et en profite pour faire de cette parenthèse temporelle – où les mots et mélodies se sont éveillés pour ne plus la lâcher –, son espace de création pour s’ériger « une vie sur scène »…, avec Fascine, le nom de scène que choisira Fanny, la créatrice de la créature en devenir.  

Et pourquoi avoir attendu 2020 ? : « Pas eu le temps d’y penser avant ! » Les Irréductibles d’Aristide-Briand, et tout s’enchaîne… Direction Tours, puis Paris où elle décroche une licence de musicologie à la Sorbonne, intègre le conservatoire Nadia-Boulanger, et poursuit dans une école de théâtre. Ses diplômes en poche, Fanny multiplie « les petites choses », donne des cours, des ateliers…, de théâtre, de chant et/ou de comédie musicale un peu partout. Au cœur des quartiers de Paris, dans les écoles de musique, les centres d’animation, mais aussi auprès d’associations, notamment pour des personnes malvoyantes, et en milieu carcéral, à Fresnes dans la prison des femmes, et à Nanterre dans celle des hommes. “Des petits riens” ! 

De Londres à Avignon 

Autant d’expériences qui lui ont appris une chose : « L’humilité », confie celle qui, « tel un besoin d’exister », se voyait déjà en haut de l’affiche, à l’aune de cet été semi-covidien de 2020, quand elle peaufinait les derniers arrangements de ses chansons dans les studios londoniens de son alter ego compositeur Ben K, et retouchait son look rétro années 80, version coquine ou sauvageonne. Fascine était née… Quelques dates avec deux choristes en 2021/2022. Sans suite. Parallèlement, avec différentes compagnies théâtrales et musicales, elle se produit entre Nice, le Maroc et ailleurs, en passant par le festival d’Avignon avec Cendrillon et Le Prénom… « Addictif ! J’ai hâte de repartir sur les routes. Je passe des castings », confie Fanny qui ne lâche rien, « même si ce milieu est de plus en plus dur ».  

De la romantique à la panthère 

À peine rentrée au bercail – cette fois pour de bon – qu’elle est déjà sur toutes les lèvres. Fascine revient sur le devant de la scène – « sans rêver de notoriété, pour ne pas s’y perdre » –, dans un format hybride « avec les mêmes textes d’il y a cinq ans, mais retravaillés, plus épurés », en solo et autoproduction. Je rature, son premier single est sorti le 10 juin dernier, accompagné de son clip tourné à Donges et sur le front de mer de la cité portuaire. Un avant-goût de son EP, Héroïne, un 6 titres attendu pour la fin de l’année, qui s’écoutera comme un livre audio, chanson après chanson, « entre réel et fantastique, pop électro, comédie musicale, opéra rock et musique de film ». Pour ce projet, elle a le soutien de la scène des musiques actuelles du Vip, et cherche des lieux de résidence pour travailler sa création. Un cabaret digne de ce nom pour une ode à la femme, sous toutes ses coutures… Panthère, romantique, libre, enfant, assumée, alternant cuissardes et robes à frou-frou avec cette énergie « fun et excentrique » qu’incarnaient les Jeanne Mas, Mylène Framer et autres Kim Wilde qui l’inspirent. Toute une époque que Fascine réhabilite à sa manière. Comme un besoin de revival. So good. 

 

Cargo : Objectif plage

La plage…, coquillages et beaux clichés. Pas meilleur terrain de jeu pour saisir des instants heureux, d’insouciance et de désinvolture, à contre-courant d’une actualité à tendance morose. Un thème oui, assumé, que le festival Cargo a voulu « joyeux, dans un monde certes qui ne l’est pas ». La plage, ô combien propice aux récits photographiques, comme territoire d’inspiration infinie et matière première précieuse pour raconter, en images, des histoires sensibles, intimes, profondément humaines. Des premiers émois aux veillées entre ados, des familles réunies sous les parasols aux solitudes contemplatives, sans oublier les incontournables châteaux de sable érigés par ces petites mains rieuses ! La plage, comme « miroir de la société. Un espace où se croisent toutes les générations, toutes les cultures et toutes les couches sociales, le vêtement disparu, soudain sur le même pied d’égalité », dixit Dominique Gellé, créateur des Photographiques de Saint-Nazaire.  

Tour de plage en images 

Pour cette 6e édition, objectif est donné au collectif d’artistes féministes Nues qui exposera ses… nues à la plage à la galerie Mostra à Nantes jusqu’au 11 juillet et à sept photographes d’exception ! Parmi eux, Claude Nori, 77 ans, qui a notamment travaillé pour Vogues, le Daily Telegraph Magazine, et passé sa vie photographique à immortaliser le bonheur, son regard flirtant avec les côtes italiennes, entre Capri et Stromboli, en passant par Naples, San Remo… Une obsession née dans les années 80 restée intacte. Un travail puissant à découvrir à la galerie des Franciscains où son œil nous laisse entrevoir “sa” plage qu’il aime à définir telle « un purgatoire entre enfer et paradis ».  

Toujours aux Franciscains, Émeline Sauser, et sur l’esplanade de Sautron, Esther Donikian, deux jeunes photographes en émergence qui ont sillonné, dans le cadre d’une résidence à Saint-Nazaire l’an dernier, les plages de la cité portuaire : à pied ou à vélo du côté de Villès-Martin pour la seconde, « à différents moments de la journée et de l’année pour essayer de comprendre, d’observer les usages, les transformations, les ambiances. À force d’arpenter les mêmes lieux, j’ai fini par rencontrer des locaux, moi qui ai plutôt l’habitude de photographier des espaces vides, sans présence humaine. Je pense notamment à un groupe de retraitées qui se retrouve chaque jour sur la même plage. Elles m’ont accueillie et j’ai partagé plusieurs après-midis à leur côté. C’était super de dépasser la barrière du sujet, ça m’a donné une autre lecture des lieux ». Quant à la première, elle a posé son écoute sur des tronches de vie de passage ou d’ici qui lui ont donné « cinq minutes ou une heure » de leur temps, le temps de « saisir l’émotion vraie », confie Émeline qui avoue avoir mis quelques semaines à « cerner et apprivoiser » Saint-Nazaire qu’elle imagine, si elle avait une photo d’elle à réaliser, « en femme pirate, pleine de cicatrices, les cheveux au vent, avec 10 000 histoires à raconter ».  

Partenariat avec le Chili 

À la médiathèque, La boîte à archives, une installation vidéo signée Bastien Capela et réalisée à partir d’un ensemble de cartes postales datant de 1930 à 1980. Une œuvre de 20 minutes qui invite à un voyage nostalgique autour des plaisirs balnéaires et de l’imaginaire des vacances d’été dans divers sites de Loire-Atlantique. À la galerie Ar Men Du, la plasticienne néo-Nazairienne Sixtine Sévrière, marquée par la pollution des mers et les ravages des naufrages pétroliers, fait du ramassage de déchets des œuvres d’art singulières. À ses côtés, le Chilien Rodrigo Gómez Rovira qui « livre le récit troublé de son retour à Valparaíso en 1996 sur un cargo polonais parti d’Anvers, après 20 années d’exil en France ». Quant aux photographies de son compatriote Alejandro Olivares consacrées aux oubliés et marginalisés d’aujourd’hui, elles sont à découvrir au fort de Villès-Martin et sur le sentier côtier. Deux invités pour un premier partenariat avec le Festival international de photographie de Valparaiso et « qui va durer ». Un premier partenariat qui a également donné lieu à l’exposition insolite Les enfants à la plage en voyage, un projet d’échange entre des primaires chiliens et 96 élèves de l’Agglo qui ont créé des cartes postales visuelles et sonores (photo, écriture, mise en scène “plagiesque” et colorée !) exposées à Saint Nazaire, au jardin des Plantes, et à Valparaiso. Un premier partenariat qui coulait de source, tellement « ces deux villes, ont de choses en commun… Le port, la plage, un festival de photographie, ce paquebot nommé Saint-Nazaire qui en 1870 et durant deux années consécutives a fait la liaison entre les deux cités, toujours en ébullition, qui ne cessent de grandir… » À l’image de Cargo devenu l’un des rendez-vous incontournables de la région avec ses quelque 200 000 visiteurs l’an dernier ! 

Tous à la plage  

Une expo, un défi, une réussite… Avec près de 110 donateurs (80 % de Nazairiens, 20 % de l’Agglo et la Presqu’île) qui ont ouvert leurs albums à l’occasion d’une collecte menée en 2025, plus de 500 photographies ont été ainsi récoltées, datant de 1940 à nos jours.  

À voir au jardin de Sautron, gare SNCF et ligne Hélyce. 

Disclosure Day

Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day. 

 

Cocotte

À grand pouvoir, grandes responsabilités – mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits arrangements de la vie humaine. 

 

Fils de personne

À peine arrivé en France, le petit Mapring, 4 ans, perd sa nouvelle mère dans un accident de voiture. Thomas dévasté, seul face à cet enfant qui ne le reconnaît pas encore comme père, décide de retourner en Thaïlande pour retrouver sa famille biologique et lui donner une nouvelle chance. Mais au cœur de ce voyage de la renaissance, une autre histoire se tisse : celle d’un lien fragile qui se construit, le face-à-face bouleversant d’un père et d’un fils qui doivent apprendre à s’apprivoiser. 

 

Liti Liti

Guinaw Rail, commune oubliée de la grande banlieue de Dakar se vide. Les bulldozers attaquent les maisons sur le tracé du Train Express Régional, symbole du « Sénégal émergent » du président Macky Sall. Avant qu’il ne disparaisse et se transforme tout à fait, le réalisateur filme son royaume d’enfance ainsi que sa mère, qui déroule le fil d’une vie derrière les Rails. 

 

Martin Jauvat : il était une fois à Chelles

Bien avant Baise-en-ville, Martin Jauvat a tourné – et retourné- à Chelles. La preuve en quatre comédies courtes, toujours colorées et décalées, dont le tout dernier film de l’acteur réalisateur, réalisé cette année : Full Metal Kebab

Hélène trésore transnationale

C’est dans un geste d’amitié et d’admiration que Judith Abitbol réalise ce portrait d’Hélène Hazera, figure flamboyante des contre-cultures des années 70-90, en France. Il fallait cette proximité de cœur pour approcher cette personnalité singulière et son histoire. Membre des Gazolines, courant situationniste du F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), activiste LGBTQ, journaliste à Libération, Hélène Hazera a créé la commission Trans et SIDA au sein d’Act Up, une de ses grandes fiertés. C’est un peu de l’esprit joyeusement subversif de cette époque qui nous éclabousse là. 

 

Toutes mes sœurs

Grandir à Téhéran au XXIe siècle… De 2007 à 2025, au sein d’une famille aimante, dix-huit ans dans la vie de trois sœurs, de leur prime enfance à leur quotidien de jeunes femmes en quête de liberté. Élevées dans la tradition, témoins des luttes d’une jeunesse en perpétuel mouvement, quel est leur avenir dans la société iranienne d’aujourd’hui ? 

 

Bouchra

Bouchra, 35 ans, cinéaste marocaine installée à New York, est paralysée par la peur de la page blanche. Un appel de sa mère depuis Casablanca ravive souvenirs et émotions enfouis. Au fil de leur échange, doux et fragile, une brèche s’ouvre, les images reviennent, les désirs aussi. 

Un film en forme d’autofiction qui aborde, avec humour et tendresse, les relations mère/fille, le rapport à la création et où l’on verra comment une ourse séduit une coyote. 

 

Le Vertige

Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation… 

 

La guerre des mondes

Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n’entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l’époux de cette dernière lui ont confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie… 

 

La traversée du temps

Makoto, lycéenne insouciante, découvre qu’elle a le pouvoir de voyager dans le temps. Elle s’amuse d’abord à corriger ses petits tracas du quotidien… jusqu’au jour où ses manipulations bouleversent irrémédiablement la vie de ses amis. Un voyage poignant sur les regrets, les choix et le poids du destin. 

 

Scary Movie

Vingt-six ans après avoir échappé à un tueur masqué étrangement familier (« Ghostface »), les héros emblématiques de la saga sont de nouveau dans la ligne de mire du meurtrier, et aucune franchise de film d’horreur n’est à l’abri. 

 

The amazing digital circus : acte final

Le phénomène viral d’internet  The Amazing Digital Circus s’achève enfin avec la sortie en salle d’un long métrage ! Cet « Acte Final » inclut l’épisode 8, et l’épisode 9, inédit et d’une heure, que les fans pourront découvrir en avant-première mondiale. Caine disparu et le cirque plongé dans l’obscurité, les membres de la troupe n’ont plus que les erreurs et les traumatismes de leur passé pour les accompagner. Alors que l’éternité semble se profiler, ils découvrent la vérité sur le Cirque Numérique et son histoire. Accepteront-ils leurs révélations, ou feront-ils… le choix inverse ? Et puis, on imagine qu’à un moment donné, quelqu’un dira une blague, car cette fin ne peut pas être SI déprimante, n’est-ce pas ? 

 

Nouveaux copains à Puffin rock

De jour comme de nuit, la vie s’écoule paisiblement pour les habitants de Puffin Rock. L’arrivée d’un vol de macareux chassés de leur île par une tempête, réjouit la colonie de la jeune Oona qui les accueille à bras ouverts : c’est l’occasion de rencontrer de nouveaux compagnons de jeu. C’est alors que l’un des oeufs disparait dans d’étranges circonstances. Accompagnée de tous ses amis, cette dernière entame une course contre la montre pour le retrouver avant qu’une grande tempête frappe l’archipel. La solidarité prouvera encore une fois que l’union fait la force et la vie pourra ainsi continuer sur la petite île dans une douce harmonie. 

 

Élise sous emprise

Rien ne va plus dans la vie d’Élise : engluée dans une relation toxique avec Léopold, elle se retrouve propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, suite à la mort soudaine du metteur en scène dont elle était l’assistante. Submergée par des crises de panique, Élise vacille. Mais peut-être est-ce dans cette confusion qu’elle parviendra à se libérer de ses emprises et à reprendre le contrôle de sa propre vie ? 

 

La bataille de Gaulle : l’âge de fer

Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance. 

 

La panthère rose

L’inspecteur Clouseau est une véritable catastrophe ambulante. Il est depuis des années à la poursuite d’un insaisissable cambrioleur de grand style, surnommé « le Fantôme ». Chargé de la protection du diamant « la Panthère rose », possédé par la princesse Dahla, il se rend avec sa femme dans la station de ski italienne de Cortina où se trouve déjà la princesse, objet de toutes les attentions de sir Charles Lytton, un mondain britannique, et de son neveu George. 

 

Cavalier Express

Cavalier Express propose une nouvelle lecture de huit courts métrages d’Alain Cavalier, pensés et présentés sous la forme d’un récit unique. Un regard du filmeur sur ses contemporains, mais aussi sur sa propre démarche cinématographique qui, des années 60 à aujourd’hui, n’a cessé d’évoluer vers un affinement, un dépouillement, toujours dans le plaisir de filmer. Passé et présent se télescopent, se superposent et se nourrissent mutuellement dans ce nouvel opus de la collection Une mémoire en courts. 

 

Rock Bottom

À partir de l’album mythique de Robert Wyatt, Rock Bottom nous plonge dans l’histoire d’amour vertigineuse de Bob et Alif, deux jeunes artistes de la culture hippie du début des années 1970. 

 

Bait

Dans un village de pêcheurs au cœur des Cornouailles, la pêche se fait de plus en plus rare au profit d’une activité touristique grandissante. Martin Ward, est un pêcheur sans bateau, son frère ayant transformé celui de leur père à des fins touristiques. Après la vente de leur maison familiale à de riches londoniens qui n’y passent que leurs vacances, Martin lutte pour conserver une place au sein de son village. 

 

Le garçon qui faisait danser les collines

Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ? 

 

En nous

En 2007, l’actrice française Juliette Binoche et le danseur et chorégraphe britannique Akram Khan décident de se lancer dans une aventure artistique inédite : Akram veut jouer, Juliette souhaite danser. Ensemble, ils vont écrire et créer IN-I, un spectacle qui les poussera à se dépasser. Avec ce premier film en tant que réalisatrice, Juliette Binoche propose au spectateur d’entrer dans l’intimité de la création, révélant les épreuves, les joies, les doutes qui mènent des répétitions au spectacle final. 120 représentations seront données à travers le monde. 

 

Arrête-moi si tu peux

Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. est passé maître dans l’art de l’escroquerie, allant jusqu’à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l’un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Véritable caméléon, Frank revêt des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d’université ou encore d’assistant du procureur. Carl Hanratty, agent du FBI à l’apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire, mais ce dernier reste pendant longtemps insaisissable… 

 

Frida Kahlo

En investiguant les expositions majeures sur Frida Kahlo et en interrogeant des conservateurs renommés, expositions sur grand écran explore le symbolisme extraordinaire et les thèmes des tableaux d’une des icônes féminines les plus importantes : Frida Kahlo. Ses couronnes de fleurs, ses gros sourcils et ses vêtements mexicains traditionnels ont fait de Frida Kahlo la muse de plusieurs générations à tel point que l’on pense la connaître, mais que se cache-t-il derrière l’image de cette femme intensément passionnée ? 

 

Le Virtuose

Doté d’une ouïe exceptionnelle, un jeune accordeur de piano voit sa vie basculer lorsque son talent attire l’attention de criminels qui l’entraînent dans une série de cambriolages de plus en plus risqués. Malgré lui, il s’enfonce dans un engrenage dangereux qui pourrait lui coûter bien plus que sa liberté. 

 

 

Tout va super

Elie est soulagé. Après plusieurs années à s’occuper de Sylvaine, sa mère envahissante et malade : elle est guérie ! Il va enfin pouvoir penser à lui. Dans un bar, il rencontre Anaïs. Ils tombent très vite amoureux. Mais l’euphorie est de courte durée, Sylvaine fait une rechute. Tiraillé entre cette nouvelle histoire d’amour et la maladie de sa mère, Elie va être très vite dépassé ! 

 

Who

Thriller psychologique à haute tension qui s’inscrit dans un monde où chaque décision a un prix, et où le temps ne laisse aucune place à l’erreur. 

 

The Criminals

La découverte d’une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale dans un chantier de construction londonien, provoque une évacuation massive soit l’opportunité parfaite pour un hold-up. 

 

Les goûteuses d’Hitler

Durant la Seconde Guerre mondiale, Rosa est recrutée comme « goûteuse » pour le chef du parti nazi, Adolf Hitler. Trois fois par jour, la jeune femme et d’autres camarades doivent manger afin de s’assurer que la nourriture n’est pas empoisonnée. Chaque bouchée sera peut-être la dernière… 

 

Soyons Fous

Une équipe de personnes fragilisées par des troubles psychiques s’embarque dans une folle épopée : la création d’un film d’aventure. 

L’objet du délit

Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra Les Noces de Figaro, les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour, et comme toujours chez Agnès Jaoui, le rire n’est jamais loin du drame. 

 

En Solitaire

Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu’il est en pleine course, la découverte à son bord d’un jeune passager va tout remettre en cause. 

 

Maiden

L’histoire de Tracy Edwards, une cuisinière de 24 ans sur des bateaux charter, qui est devenue la capitaine du tout premier équipage entièrement féminin à participer à la Whitbread Round the World Race en 1989. 

 

Carmen de Kawachi

Convoitée par les hommes, Tsuyuko quitte son village pour Osaka, où elle devient hôtesse dans un cabaret. Confrontée à de nouvelles désillusions, elle affirme peu à peu son indépendance et sa force de caractère. 

 

L’honneur perdu de Katharina Blum

Katharina passe la nuit avec Ludwig, un jeune homme qu’elle a rencontré dans une soirée. Le lendemain sa maison est cernée par la police et Katharina doit subir un interrogatoire auquel elle ne comprend rien. Un journal a sensations s’empare de l’affaire. 

 

Father

Michal et Zuzka sont un couple épanoui, comblé par la réussite et la présence de leur petite fille, Dominika. Mais un jour de canicule, un drame vient briser leur amour et bouleverser leur vie. Leur histoire est exposée par les médias et malgré le poids de l’opinion et de leur entourage, un lien fragile va renaître entre eux, suspendu entre culpabilité et amour. 

 

[zoom] Histoires Parallèles

Bon déjà, on ne va pas se le cacher, la distrib’ en jette ! Huppert, Bessa, Efira, Cassel, Niney, Deneuve, Hair… Un casting 3 étoiles au Guide Michelin du 7e art, une brochette Royal Deluxe à la sauce Asghar Farhadi. Bref, un plat – pour ne pas y aller avec le dos de la cuillère – qu’on savoure, il est vrai, avec délectation, mais sans réelle conviction, un chouia trop surfait, surjoué ! 

L’entrée des acteurs consommée, passons au cœur du menu : Histoires parallèles ou comment le cinéma français a chopé le virus du voisin voyeur ! Après Le crime du 3e étage à la sortie récente, qui faisait clairement écho au légendaire Fenêtre sur cour signé du grand maître du suspense, voilà que le cinéaste iranien à la filmographie reconnue et engagée joue sur le même terrain hitchcockien. Tout y est, à moindre mesure… Une lumière, en verre ciselé ; une bande originale qui pianote tout en finesse, le souffle strident et nerveux d’Herrmann en moins ; une intrigue, magnétique, mais sans réelle tension, et une Isabelle Huppert en Grace Kelly revisitée !, romancière ermite et foutraque en panne d’inspiration ! 

Alors, quoi de mieux pour nourrir son imagination que de braquer son télescope sur ses voisins de l’immeuble d’en face, un trio de bruiteurs qui, par le prisme de ses fantasmes romanesques, devient trio amoureux, le réel comme matière première à sa fiction, laissant place à toutes les folies créatives possibles et imaginaires. Mais ce roman à suspense, déjà revu et corrigé, ne convainc pas son implacable éditrice, trop conventionnel. Désabusée, elle va jusqu’à remettre en question son existence même d’écrivaine (longtemps à succès) et demande alors à son factotum, arrivé dans sa vie par le hasard d’une rencontre “volée” dans le métro (et incarné par le ténébreux Adam Bessa), de se débarrasser de ses manuscrits…  À la moitié du film, ce dernier s’en empare. Dès lors, le film bascule. Le jeu de piste déjà mollement entamé devient plus captivant. La fiction vient davantage percuter le réel, le réel s’embrouiller avec la fiction et vice-versa. On ne sait plus, on s’observe les uns les autres, les esprits se font soupçonneux… Qui trompe qui ? Qui épie qui ? Qui ment à qui ? Qui aime qui ? Qui est qui in fine ? Derrière ces questions à l’infini, Asghar Farhadi ausculte les tréfonds de l’âme humaine (bien belle matière à fiction !), sa solitude, ses désirs refoulés, ses névroses, ses psychoses, ses obsessions intimes, ses secrets enfouis… Plus qu’un thriller (pas vraiment) psychologique (assurément), Histoires Parallèles est aussi et surtout, à sa manière, une ode à l’acte d’écrire. 

 

Ça roule pour tous à Saint-Nazaire

Cet événement, à la fois festif et convivial, est organisé en partenariat avec la Ville de Saint-Nazaire, le Vip, l’Atlantic moto club, Handy-Rétro, les Ambulances Nazairiennes, Avançons Ensemble, Unis-Cité et de nombreux autres acteurs locaux. Il offrira aux personnes en situation de handicap l’opportunité de participer pleinement à un parcours spécialement conçu pour elles, grâce à des motos adaptées, des side-cars et des véhicules de collection, accompagnés de motards engagés. 

Au-delà de la balade, une véritable fête populaire gratuite et ouverte à tous animera le front de mer de 12h à 19h. Côté musique, plusieurs groupes seront présents : Cris Guitare Rose, Le Fol’Atelier (groupe de chant), la fanfare Les Irréductibles, et Thomas Fossé (pianiste). 

Côté animations, l’association Avançons Ensemble proposera de la céci-pétanque, du air hockey, du tandem, du double dutch et du saut à la corde. Les plus jeunes pourront s’amuser à une pêche à la ligne adaptée, un outil de sensibilisation d’APF France handicap qui permet aux enfants de redécouvrir ce jeu classique avec un handicap : les yeux bandés, de sa main faible, sur une jambe, etc. 

L’ensemble des bénéfices sera reversé à APF France handicap afin de soutenir ses actions locales en Loire-Atlantique. 

Les motards et conducteurs ont rendez-vous à partir de 12h30 sur le front de mer (boulevard Wilson, près de la sous-préfecture). 

Pride Estuaire, 4e édition à Saint-Nazaire

Pour sa 4e édition, la marche des fiertés évolue avec un nouveau format dit Estuaire. À savoir, « ancrer l’événement dans un territoire plus large et diffuser les représentations queer, en ville comme en milieu rural ». Un travail collaboratif est mené depuis septembre 2025 pour renforcer cette dynamique et toucher de nouveaux publics. 

La journée débutera dès 12h au parc paysager (face à la CPAM), avec le village Pride mêlant rencontres, animations et visibilité associative. La marche s’élancera à 14h30, encadrée par le collectif Vélorution, dans un format écologique sans véhicule motorisé. Les participants sont invités à amener leur enceinte portable pour relayer la musique qui sera diffusée pendant la marche. 

Les festivités se poursuivront à partir de 19h au Kiosq avec un after Pride réunissant des artistes locaux, entre pré-show, concert et DJ set. 

À travers cet événement, les organisateurs entendent « rassembler, visibiliser, agir contre les discriminations et célébrer les cultures LGBTQIA+ dans un esprit à la fois inclusif, engagé et festif ». 

Créé sous forme de collectif en 2017 par des lycéens et structurée en association depuis 2024, Queer’Amann organise toute l’année des permanences d’écoute et des temps conviviaux. 

J’ARTdins, l’art d’instaurer la culture

Saint-André-des-Eaux : le chant des oiseaux, le bruit des cours d’eau, le calme des marais, les grands jardins… Et si, au milieu de ces derniers, s’installaient une trentaine d’artistes en tout genre ? C’est l’expérience qu’offre la 5e édition du festival J’ARTdins, organisé par l’association ALJC (association ayant pour but de promouvoir la musique vivante), ce dimanche 7 juin, dès 10h, à La Chaussée Neuve. Quatre particuliers ouvrent les portillons de leur jardin pour accueillir artistes locaux et badauds. L’occasion de découvrir des œuvres de peintres, de sculpteurs, de photographes et même de conteurs. « Les promeneurs déambuleront d’un jardin à l’autre, c’est convivial et bon enfant », racontent Joëlle et Lydie Naël-Leduc, respectivement trésorière et présidente de l’association. 

En plus d’ouvrir grand les yeux, il faudra ouvrir grand les oreilles, car chaque jardin sera animé par un groupe de musique, allant du jazz au pop rock en passant par de la chanson française. Pas de thème commun, pas de sujet exigé.  « On ne veut pas imposer quoi que ce soit. On souhaite que les artistes puissent présenter librement leur travail. », explique Lydie. 

Recherche de bénévoles 

En famille, entre amis, en amoureux ou en solo, l’événement permettra aux plus bavards d’échanger avec les exposants, qui pourront d’ailleurs composer en direct ou vendre leurs œuvres. Pour ceux qui sont déjà venus l’année dernière, et qui ont peur du déjà-vu, pas de panique ! : « Les artistes changent chaque année. Ils ne viennent pas plus de deux fois », précise la présidente.  

Si ce projet voit le jour, « c’est grâce aux sponsors du festival et à la générosité des bénévoles ». Pour autant, l’association est encore à la recherche de quelques bras supplémentaires pour aider à la mise en place, à l’accueil du public et au rangement une fois le rendez-vous artistique achevé. Pour soutenir les artistes, la rémunération se fera au chapeau, grâce à une corbeille placée dans chaque jardin. Avec l’art, tout va pour le mieux dans le meilleur des J’ARTdins… 

Des livres tous azimuts

Sinon #13 

Magazine  

Et si son sortait ? Tel est le titre de ce nouveau numéro du magazine des jeunes de l’Agglo nazairienne qui sonne comme une invitation à laquelle les 15/25 ans ont répondu. Une nouvelle opportunité offerte aux très nombreux rédacteurs de s’exprimer (+ de 1000 ont participé à ce jour) sur ce besoin d’évasion, de prendre l’air… L’occasion de parler de cet élan de vie face à un monde qui ne cesse de changer, et qui ne tourne d’ailleurs pas vraiment rond. Le sommaire, à nouveau alimenté d’un grand témoignage et de son portfolio, d’interviews, d’articles de fond, de chroniques, de critiques culturelles, d’illustrations commentées et d’une bande dessinée qui fait réfléchir.
Édité par l’association Culture Pop. Gratuit disponible dans 120 lieux de l’Agglo.
Rens. sinon-magazine.com 


Katel, le poids du futur 

Roman 

C’est le quatrième livre que signe le Nazairien Xavier Lhomme, un roman dystopique illustré qui conte les aventures d’une jeune fille mince dans un monde où l’obésité est la norme. Alsace, dans les années 2070. L’Europe politique n’est plus, les nations se sont refermées sur elles-mêmes. Pour maintenir le produit intérieur brut, le mystérieux gouvernement oblige la population française à consommer toute sa production alimentaire et manufacturée. Ceux qui ne sont pas obèses sont considérés comme des traîtres qu’il faut rééduquer. Katel fait tout ce qu’il faut, mais son corps n’assimile pas et elle reste mince.
Aux éditions L’Oiseau parleur, 18 €. Dès 12 ans.
Rens. xavierlhomme.blogspot.com 


J’ai arrêté Otto Abetz 

Bande dessinée 

L’histoire vraie d’un héros méconnu signée de l’illustrateur nazairien Maxime Germain et de l’auteur Didier Eisack. Seconde Guerre mondiale. Joachim Eisack, un juif allemand réfugié dans la région lyonnaise, s’engage dans la Résistance. Après avoir participé à la libération de la France en 1944, il retourne en Allemagne comme inspecteur de la Sûreté pour dénazifier la zone française occupée de Säckingen. C’est là que, seul, il remonte la piste qui le conduira à découvrir où se cache, sous une fausse identité, Otto Abetz, ex-ambassadeur du Reich en France et général de la SS.
Presses de la Cité, 21 €. En vente à la librairie Le Chaudron et toutes les librairies indépendantes. 


L’inconnu du puits  

Roman policier 

Ce seizième ouvrage de l’auteur nazairien Michel Hervoche est un roman inspiré d’un fait réel. Il rouvre
le dossier de la mystérieuse disparition de Pierre Quéméneur en 1923, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Serait-il lié au corps sans tête découvert dans le puits Gallot, à Sion-les-Mines ? Dans ce récit,
la commissaire Martin, du commissariat de Saint-
Nazaire, se voit confier cette ultime enquête. Le livre ravive cette sombre affaire et relance les interrogations autour du jugement et de la condamnation de Guillaume Seznec : était-il réellement coupable ?
Aux éditions Hey, 19 €. Rens. 06 01 04 62 45, michel.hervoche@orange.fr  

Du burn-out au B(l)oom littéraire

Des études en sciences politiques, dix-huit ans dans l’hôtellerie de luxe – de la Polynésie à La Baule, où elle dirige un hôtel pendant huit ans –, puis la rupture, le burn-out, et six mois plus tard, un premier roman à mi-chemin entre romance érotique et développement personnel. Autoédité en 2023, La nuit où elle a allumé l’étincelle rencontre son public : 5 000 lecteurs dès sa publication, l’élan décisif qui la conforte dans son choix de continuer à écrire, « sa bulle d’oxygène » qui l’a sortie du “KO”. Derrière son pseudonyme fleuri, à 42 ans, Léonie Bloom – bloom signifiant floraison en anglais – reconnaît : « Ce burn-out est une chance, il a changé ma vie. Sans ce mur pris en pleine figure, je n’aurais sans doute jamais osé tout ça. »  

Carton plein avec le « petit vieux » ! 

Tout ça, c’est un deuxième roman, paru quasi dans la foulée, en 2024. Le petit vieux qui a fait le tour du monde (3 fois), l’histoire d’une amitié improbable entre Zoé, 17 ans, et son voisin Pierre, ancien marin de 92 ans au tempérament bien finistérien ! Inspiré du grand-père du mari de l’autrice, mais à mille lieues des Mémoires de De Gaulle et de Churchill « dont il espérait ! », ce roman livre un récit tendre et décalé, plein « d’amour et de résilience, le tout traversé de souvenirs d’escales, de blessures bien rangées au fond du tiroir, de rêves oubliés, de rires, de larmes… » Bref, un carton plein : 30 000 exemplaires vendus, le prix des Plumes francophones – l’un des plus gros concours d’autoédition avec 1 500 participants en lice – arraché haut la main, et son livre étudié dans une classe d’un lycée bordelais ! Un succès qui aurait pu lui monter à la tête…. Tout l’inverse, syndrome de l’imposteure estimé au max sur l’échelle de Clance, légitimité de l’écrivain à zéro : « Le succès m’angoisse, l’échec m’angoisse. Pour moi, c’est un accident, une histoire de bon alignement de planètes…  Mais rien ne garantit que mon prochain roman soit aussi bien aligné ! » Pourtant, c’est bien parti !  

Grande histoire et combat de femmes 

Finie l’autoédition. Avec son « petit vieux », Léonie s’est fait remarquer. Six maisons d’édition lui ont fait les yeux doux. Elle a choisi l’anglo-saxonne HarperCollins qui vient tout juste d’éditer son 3e livre, Le voyage de mille lieues. Un roman d’anticipation à double temporalité, construit en miroir, où deux récits s’entrelacent et se répondent. L’un se conjugue au présent, sur fond de lutte intime, de quête de soi ; l’autre, au passé, déploie une fresque familiale ancrée dans la grande histoire, de 1900 à nos jours, et dans les combats collectifs de femmes « indomptables », soit 95 % des personnages du livre. D’un côté, l’histoire contemporaine de Colombe, 26 ans, fleuriste bretonne qui se fane, et de l’autre Yvonne, sardinière dès l’âge de 10 ans, et en première ligne lors des grèves des Penn Sardin de Douarnenez, en 1924… La Bretagne, encore, au centre de son récit, la terre chérie de la Nantaise d’origine qui rêve de réunification. Comme elle a toujours rêvé, ado déjà, de devenir écrivain ! 

To be continued 

Pour ce nouveau roman, elle s’est plongée dans un important travail de recherche : lectures de thèses sociologiques, participation à des conférences, jusqu’à un stage dans un élevage artisanal de cochons ! « Être au plus juste, approfondir, expérimenter, ressentir », dit-elle, évoquant aussi ce que l’écriture lui révèle d’elle-même : « Elle me permet de comprendre qui je suis. » Au fil des pages, Léonie Bloom voit alors ses obsessions réapparaître – la transmission, l’identité… « Eh oui, on a tous un peu de Colombe en nous ! », ainsi que les valeurs qu’elle défend à bout de plume, notamment la place de la femme… « J’ai tellement de sujets qui m’intéressent. » Jamais à court d’idées, elle évoque déjà une ébauche de quatrième roman, où pourrait se dessiner la question du burn-out. Par là où Léonie Bloom a commencé à s’ouvrir, telle une fleur à l’orée de sa floraison littéraire. Qui, entre nous, n’est pas près de s’étioler ! 

La choré a le vent en poupe

La grande scène ou quand la danse flirte avec la haute couture chorégraphique amateure. Ces 12 et 13 juin, ils seront 83 amateurs adultes à se partager la scène du Jean-Bart. L’événement phare, la 3e édition, de l’association nazairienne La petite pièce née en 2015, et qui depuis ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce n’est pas Vanessa Leprince, sa créatrice et directrice artistique, qui dira le contraire : « On a commencé tout petit, et très local, à se produire chez l’habitant, sur les terrasses des cafés, au marché, sur le toit de la base pour amener la danse là où on ne l’attend pas. Mais un moment, la scène vous rattrape ». Onze ans plus tard, La petite pièce est devenue grande… 200 adhérents et pratiquants, 15 bénévoles, toujours pas de lieux fixes, mais des ateliers vers les publics scolaires et les personnes en situation de handicap, des stages, des cours de danse gaga, de body-mind centering, de do-in (technique d’automassage issue de la médecine traditionnelle japonaise), et le petit dernier, d’improvisation. Sans oublier la Cellule Chorégraphique, la bulle d’énergie créatrice de l’association constituée de 19 danseurs et danseuses présents forcément à La grande scène… Au programme : « Quatre œuvres chorégraphiques dont un extrait d’une pièce répertoire, une performance d’écriture instantanée, un trio créé et interprété par La petite compagnie, et une nouvelle création », présente Vanessa Leprince. Viendront se mêler à ce plateau local quatre autres compagnies de Nantes, de Saint-Brévin et du lycée expérimental. Elles disposeront d’une carte blanche pour explorer des thèmes aussi variés que la résilience, l’humanité… 

LA summer, saison 1 

Autre date à noter dans votre agenda, le 5 juillet, pour une Sortie de plage inédite donnée à l’auditorium du conservatoire à l’issue du festival international consacré à la création chorégraphique contemporaine. Une première à Saint-Nazaire, unique en France, « une édition test, même si LA summer ambitionne de devenir un temps fort reconnu, laboratoire de création et espace de partage, contribuant au rayonnement chorégraphique du territoire », partagent de concert les danseurs nazairiens et chorégraphes professionnels Vanessa Leprince et Julien Grosvalet, à la base du projet pensé comme « un espace de rencontre, d’expérimentation et de transmission ». À la barre, trois artistes invités de grande renommée, 60 classes ouvertes à tous, amateurs, professionnels ou en voie de professionnalisation, et trois jours « d’ateliers, de création, de temps de recherche et d’une restitution publique ». Une « aventure collective inclusive et exigeante » avec cette ambition forte d’inscrire « durablement » Saint-Nazaire comme l’un des épicentres de la création chorégraphique contemporaine. 

La philharmonie des deux mondes fait son cinéma

L’univers musical cinématographique est magique. Quelques notes suffisent pour évoquer les sensations que la pellicule a gravées dans nos imaginations. L’impression ressentie alors, même des années plus tard, est toujours vivante. C’est sur cette émotion que Nicolas Jounis, chef d’orchestre, pianiste et compositeur a construit le programme de cette prestation. Il l’affirme : « Il n’y aura que des tubes ! »  Depuis sa création en 2013 par le chef d’orchestre Philippe Hui, la Philharmonie des deux mondes s’est donné pour mission de briser les barrières culturelles. Ainsi, « en choisissant d’évoquer des films des années 70 jusqu’à nos jours, j’ai voulu faire vibrer toutes les générations ». Cerise sur le gâteau, pour éveiller les mémoires, en introduction du concert, Nicolas Jounis a préparé un quizz. Une autre manière de créer du lien avant d’ouvrir oreilles et cœurs à la puissance orchestrale de la formation symphonique constituée de percussions, d’instruments à cordes et à vent.  

Musique classique et beatbox 

Autre lieu, autre initiative. Branche de la Philharmonie des deux mondes, la Philharmonie des quartiers invite le public le 30 mai pour écouter une pièce baroque de Haendel aux pieds des bâtiments du Plessis, là où il y avait le terrain de rugby et de l’Isau à Méan-Penhoët. Dix musiciens professionnels seront accompagnés des enfants de la Philharmonie des quartiers. Chaque lundi soir, ces élèves de CM1- CM2 des écoles Albert-Camus et Pierre-Brossolette répètent sur les instruments à cordes qui leur sont gracieusement confiés. Ils sont donc fiers de restituer leur travail lors de concerts deux ou trois fois par an. Cependant, Nicolas Jounis ne s’arrête pas là. Il annonce : « Fin juin, le champion du monde de beatbox – art d’imiter des percussions et des bruits avec sa bouche – Malcolm Epock rejoindra les enfants de la Philharmonie des quartiers. Je ne vous dis pas la joie des jeunes musiciens ! » La musique devient accessible à tous en allant à la rencontre de chacun. Comme quoi les mondes peuvent se rapprocher ! 

Le festival Bouge réveille la rue

Oubliez le bitume gris et monotone. À Saint-Nazaire, la rue s’apprête à monter sur scène. Depuis 2010, Bouge n’est pas qu’un nom de festival, c’est une promesse tenue par les habitants et la maison de quartier : celle de faire vibrer 3 500 festivaliers au rythme des cultures qui bougent. 

Girl power et mixité 

Cette année, le festival tape fort sur la parité. Alors que les scènes nationales peinent encore à se féminiser, Bouge prend le contre-pied. « Nous avons sélectionné quatre artistes féminines en solo, un groupe 100% féminin et un duo homme-femme », souligne Anaëlle Sciou-Gosselet, coordinatrice de l’événement. Ici, on inverse les statistiques et on prouve que le talent n’a pas de genre. De la fanfare déjantée de la compagnie Mouv’N’Brass au rap pur jus, la programmation est un véritable manifeste de diversité. 

Tremplin pour les talents locaux 

La force de Bouge ? Mélanger les genres et les statuts. Sur la même affiche, vous retrouverez des noms confirmés comme Tinaa, Uzi ou Freyja, aux côtés des révélations du territoire comme les cinq jeunes femmes de Black Stone, formées au conservatoire de Saint-Nazaire, et qui feront vibrer la salle avec un retour électrisant aux sons des années 2000. Les spectateurs pourront notamment découvrir les gagnants du tremplin de mars : Kam (hip-hop) et Owen Christie (rap).  

Ride, sauts et adrénaline 

Bouge, c’est aussi du sport, du vrai. Dès le mercredi 3 juin, les riders s’empareront du skate-park pour des challenges de glisse (skate et trottinette) ouverts à tous, quel que soit l’âge. 

Samedi 13 juin, changement de décor : direction les halles de Penhoët. Entre les acrobaties spectaculaires des cordes de Double Dutch, les démonstrations de Handfit et autres surprises sportives, le public n’aura pas le temps de souffler. Le tout, avant de basculer dans une soirée musicale qui s’annonce déjà légendaire avec, en clôture, l’énergie explosive de la Nantaise Nina TamTam. Alors, prêt à bouger ? 

Voix Marines, accostage d’un nouveau festival !

Après Nos folles années folles, Offenbach en folie ou encore les Musica’les, l’association Musica (65 groupes et 2 000 musiciens) jette l’ancre aux halles de Méan-Penhoët, le week-end du 30 mai. Une double première… Pour l’association nazairienne qui lance son premier festival de chants de marins, et pour les halles qui ouvrent leurs portes pour la première fois depuis leur rénovation. 

Le grand bâtiment du XIXe siècle, désormais à la disposition des associations et entreprises, accueillera à quai quelque 65 bénévoles et 15 groupes, soit 200 musiciens amateurs, « tous originaires de Bretagne et de Loire Atlantique », souligne Christian Pierre, l’un des organisateurs de cette grande manifestation. Parmi eux, des Nazairiens, comme Les Débarqués, Pauline, Vent arrière ou Sign and the song. Un spectacle quasi continu, de 14h à 23h pour le samedi, et jusqu’à 20h le dimanche, où chaque vague de musiciens aura 40 minutes pour interpréter des chansons différentes, dans des styles bien à eux. 

De la musique… Et pas que ! 

À l’intérieur des halles, concerts et expo photo de l’Université inter-âges. À l’extérieur, le village de la mer, animé par des chorales et des danses sur la pause méridienne. Pour couronner le tout, des clowns déambuleront à bâbord comme à tribord, et une vingtaine d’exposants « vendront uniquement des produits en lien avec la mer, comme du chocolat aux algues, des cosmétiques ou du textile. ». 

Sur la même rive, le dimanche, un vide-
bateaux ‘‘accostera’’ devant les halles. On y trouvera «
des gilets de sauvetage, des moteurs, des cordes… ». Une partie des bénéfices sera reversée à l’association SNSM Côte d’Amour, dont le rôle est de sauver les vies en danger sur les côtes et en mer. Voix Marines, spectacle original et engagé… Hugues Aufray serait fier d’y être matelot ! 

// Les halles de Méan-Penhoët 

1877 : construction des halles au niveau du palais de justice. 

1936 : déplacement des halles à Méan-Penhoët. 

2022 : début des rénovations. 

Septembre 2025 : nouvelle fonction de halle événementielle. 

Coût des travaux : 420 000 €. 

Ma vie de Courgette

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux. 

 

L’esprit des lieux

Héritier d’une pratique paternelle, Marc consacre l’essentiel de son temps à sa passion : « Je vis au pays des sons ». Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille. À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements… De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites. Curieuse et intriguée par ses activités nocturnes, sa fille Lucie manifeste l’envie de l’accompagner. Elle est souvent la première auditrice des tableaux sonores que crée son papa. Son travail commence à faire parler de lui, dans les écoles, les milieux artistiques, la scène musicale… Bientôt, un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique. 

 

La Vague

« Dolorès Marat est photographe. Aujourd’hui, alors que les institutions de la photographie lui dédient éditions et expositions personnelles, elle a peu d’occasion de « faire » de nouvelles images. Entre prises de vues, voyages, expériences sensibles et découverte du processus créatif de cette photographe à contre-courant, j’accompagne Dolorès à travers les images, ses images, jusqu’à rencontrer La Vague. » (Armelle Sèvre). 

Ce qu’il reste de nous

De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent. 

 

Autofiction

Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ? 

 

Passenger

Après avoir été témoin d’un terrible accident de la route, un jeune couple réalise qu’il n’a pas quitté les lieux du drame sans être suivi. Une présence démoniaque, le Passager, se joint à leur voyage en van et transforme leur aventure en un véritable cauchemar, déterminée à ne s’arrêter qu’une fois qu’elle les aura tous les deux emportés. 

 

Star Wars : The Mandalorian and Grogu

La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu… 

 

The New West

Tabatha vit dans son ranch au cœur des Badlands, les grandes plaines du Dakota du sud. Malgré des difficultés financières, elle accueille des adolescents rebelles et leur transmet sa passion pour les chevaux, qu’elle dresse avec eux, leur enseignant la magie et la grâce du rodéo. Ensemble, ils réinventent l’Ouest américain. Un jour, un éleveur d’un comté voisin propose à Tabatha de lui racheter son ranch… 

 

Top Gun

Jeune as du pilotage et tête brûlée d’une école réservée à l’élite de l’aéronavale US (« Top Gun »), Pete Mitchell, dit « Maverick », tombe sous le charme d’une instructrice alors qu’il est en compétition pour le titre du meilleur pilote… 

 

Yu Gi Oh : The dark side of dimensions

Alors que l’année scolaire touche à sa fin, Yûgi et ses amis reprennent le chemin du lycée. Parmi leurs camarades figure Aigami, un élève aussi mystérieux que dérangeant, dont l’attitude inspire un profond malaise. Kaiba, quant à lui, poursuit sa quête obsessionnelle de reconstruction du Puzzle du Millénium, dans l’espoir de ressusciter Atem et de l’affronter dans un ultime duel…