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Wedding Nightmare : deuxième partie

Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque – et elle aura à ses côtés sa sœur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu. 

 

The Drama

Un couple comblé voit son bonheur mis à l’épreuve lorsqu’un rebondissement inattendu vient tout bouleverser à une semaine de son mariage. 

 

Mauvaise Pioche

Arrêté par erreur et confondu avec l’homme le plus recherché de France, Serge Martin, paisible retraité, devient la cible des médias. Pris dans un tourbillon sans fin, il va tout tenter pour prouver son innocence et retrouver sa vie… si c’est encore possible ! 

 

Super Mario galaxy

À peine installés au Royaume Champignon, un mystérieux appel à l’aide va pousser Mario et Luigi à reprendre du service et plonger dans les zones d’ombre du passé de la princesse Peach. Une mission qui va propulser nos héros et leur nouvelle constellation d’amis, très loin de chez eux, à travers un périple intergalactique, à la découverte de nouveaux mondes où se forgeront des alliances pour le moins inattendues. 

 

Un jour avec mon père

Un Jour avec mon père est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent. 

 

Love on trial

Jeune idole de la pop en pleine ascension, Mai commet l’irréparable : tomber amoureuse, malgré l’interdiction formelle inscrite dans son contrat. Lorsque sa relation éclate au grand jour, Mai est traînée par sa propre agence devant la justice. Confrontés à une machine implacable, les deux amants décident de se battre pour défendre leur droit le plus universel : celui d’aimer. 

 

L’enfant du désert

Sun, âgée de 14 ans, a publié un livre inspiré d’une histoire que son grand-père lui racontait : l’incroyable histoire d’Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de 2 ans dans une tempête de sable dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un couple d’autruches. Mais lorsque Sun est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu’Hadara est peut-être plus qu’une simple histoire pour s’endormir. 

 

La dame de Shanghai

Un aventurier, séduit par la femme d’un homme très riche, se fait engager par lui sur son yacht. Il est contacté par l’associé du mari pour simuler son propre meurtre. Mais l’homme meurt effectivement et l’aventurier est accusé. 

 

Wives

Trois amies d’enfance se revoient lors d’une fête donnée en l’honneur de leur ancienne institutrice. Retrouvant leur complicité, désireuses de prolonger ce bon moment partagé, elles décident d’abandonner famille et travail pour passer la journée ensemble. L’occasion de prendre conscience de leur situation individuelle et de faire le point sur leur vie. 

 

The World of Love

Joo-in est une lycéenne espiègle et appréciée de tous. Un jour, un camarade de classe lance une pétition que tous les élèves signent, sauf elle. Son monde, en apparence paisible et insouciant, dissimule un passé douloureux auquel Joo-in est alors contrainte de faire face. Mais loin de se laisser enfermer, elle choisit d’avancer et de se réinventer. 

 

La couleuvre noire

Après des années d’absence, Ciro revient chez lui, au chevet de sa mère. Dans ce désert colombien de la Tatacoa, il retrouve ceux qu’il avait fuis et affronte les derniers gardiens d’un territoire aussi fragile qu’envoûtant. 

 

Silent Friend

Dans un jardin botanique, un arbre veille et observe, témoin patient des siècles. En 1908, il suit Grete, qui lutte pour exister dans un milieu qui l’ignore. Dans les années 70, il voit Hannes s’éveiller à l’amour et au monde des plantes. Aujourd’hui, le vieil arbre parle avec Tony dans son langage secret. Autour de lui, certains se cherchent, d’autres se rencontrent. Lui demeure, ami silencieux, dans un temps plus vaste que le leur. 

 

Plus fort que moi

Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés. 

 

[zoom] Le crime du 3e étage

Au chapitre comédie-policière-un-brin-rétro-loufoque, on pense furtivement au Mystère de la chambre jaune, de Bruno Podalydès sorti en 2003 ou encore à Mon petit doigt m’a dit, de Pascal Thomas en 2005, la consistance en moins. Car Rémi Bezançon livre ici ce que l’on pourrait appeler un charmant petit film sans prétention qui ne révolutionne pas le genre mais qui se savoure avec une légèreté entre deux eaux, sans bien savoir s’il s’agit d’un humour volontairement surjoué – pour forcer le trait de l’absurde –, ou si cette désinvolture tient simplement à un jeu d’acteurs peu incarné ? 

Passée la question, on se laisse gentiment porter, sans pleinement y adhérer, par ce jeu de suspicion qui se noue sous nos fenêtres, en guise de clin(s) d’œil – car ils sont nombreux – à Hitchcock, dont l’ombre (et plus encore) plane au cœur même de ce récit d’enquête, tel un hommage non dissimulé rendu au maître du suspense, et à ce chef-d’œuvre mythique, Fenêtre sur cour, auquel Le crime du 3e étage fait clairement écho, sans pour autant s’afficher en remake pur et dur. 

À première vue, l’affiche a de quoi faire saliver. Une ambiance hitchcockienne comme on les aime, une bande-son qui joue la mesure, trois acteurs de renom, une jolie photographie et, cerise sur le gâteau, Shakespeare qui vient se mêler à cette intrigue plus ou moins bien huilée, à l’action parcimonieuse où la mise en abyme est de mise. 

Et c’est sans parler des incursions romanesques de l’écrivain ronchon (Gilles Lellouche) qui passe ses journées en pyjama à échafauder dans sa tête le 13e tome des enquêtes du marquis de La Rose… Une sorte de “Quand Vidocq rencontre Agatha Christie” qu’il semble préférer à son épouse (Laetitia Casta), professeure à la Sorbonne persuadée d’avoir vu son voisin (Guillaume Gallienne) tuer sa femme. Et qui, en grande spécialiste d’Alfred Hitchcock qu’elle est, entraînera avec elle son mari dans cette entreprise risquée qui, in fine, donne peu de sueurs froides, à défaut de raviver la flamme des deux amants (du Capricorne) ! 

 

Le village de Pir’s

L’association Presqu’île Rencont’ Sourds 44 (Pir’s) organise, les 17 et 18 avril, un événement consacré à la cause des personnes malentendantes. Accessible au public entendant, il se veut inclusif et ouvert à tous. 

Pendant deux jours, l’Alvéole 14 de la base sous-marine se transformera en un véritable village culturel et citoyen. Placé sous le marrainage de l’actrice, écrivaine et chansigneuse française Emmanuelle Laborit, l’événement
réunira plus de soixante-dix exposants venus mettre en lumière la richesse et la diversité de la culture sourde.
 

Quatre conférences viendront également rythmer ces journées. Vendredi 17 avril à 10h30, l’historien Yann Cantin ouvrira le programme avec Histoires de sourds : réveil sourd. À 14h30, une table ronde abordera la question
cruciale de l’éducation et du syndrome de la privation langagière. Samedi 18 avril à 10h,
Brisons le tabou avec
Sophie Hougard qui animera un échange appuyé de trois témoignages forts qui aborderont l’inaccessibilité aux soins pour les sourds, le harcèlement gays sur les réseaux sociaux et les violences conjugales. À 14h30, Mamadou Ly, de l’association
Civen, présentera La colonie des mains. 

Le soir, direction le Village Party… Au programme, ambiance électrisante garantie avec les performances
visuelles et musicales d’artistes sourds de talent, parmi lesquels D Sourd Tom Marlier, DJ Coda
(Natacha Glémot), le chansigneur Vinzslam, Vibra Tambou’ka, ainsi que les drag queens Drama Ruby et Lady Pamela.
 

Dis Vert Cité à Trignac : saison 4

Le quartier de Certé s’apprête à vivre une nouvelle journée placée sous le signe de la nature, du partage et de la convivialité. Samedi 11 avril, de 11h à 18h30, le Service enfance jeunesse, accompagné des services de la Ville et de nombreux partenaires associatifs et institutionnels, organise la 4ᵉ édition de la fête Dis Vert Cité. 

Entre le Parc Océane et le jardin partagé de la Potag’rit, plus de 28 intervenants proposeront un programme riche et accessible à tous. Au fil de la ligne verte, petits et grands pourront participer à des ateliers de jardinage, découvrir des conseils pour les semis, échanger plantes et graines ou encore s’initier à la protection du vivant.  

La journée offrira également de nombreuses animations : jeux en plein air, maquillage pour enfants, ateliers de jonglage, expositions scolaires autour de l’éducation à la nature, ou encore ateliers participatifs consacrés à la vie des sols et aux biodéchets. Une ferme pédagogique permettra aux visiteurs de rencontrer des animaux, tandis que des balades en triporteur seront proposées. 

Musique, danse africaine, repair café, ateliers créatifs, ateliers autour de la nutrition, instants bien-être et table ronde sur l’agriculture biologique viendront compléter ce rendez-vous familial.  

À l’orée du printemps, Dis Vert Cité invite ainsi les habitants à se retrouver pour célébrer la nature et renforcer les liens entre générations autour d’initiatives écologiques et citoyennes. 

Pornichet : auto et solidarité

L’association Auto passion collection 44, portée par six étudiants en 2e année de Techniques de commercialisation à l’IUT de Saint-Nazaire, organise un événement automobile caritatif, samedi 4 avril de 10h à 18h à l’hippodrome de Pornichet. Cette journée rassemble des passionnés de véhicules de collection, sportifs et atypiques. L’an dernier, c’étaient 160 véhicules de collection, de sport et de prestige exposés, 30 stands professionnels, plus de 5 000 visiteurs et 3 000 € reversés à l’association Les p’tits doudous de Saint-Nazaire. Pour l’édition 2026, les bénéfices seront reversés à l’association Rêves, avec une volonté renforcée de proposer des animations pour enfants gravement malades. 

Des livres tous azimuts

Ciao! Little Italy 

Histoire  locale 

En Italie, en 1924, des centaines de familles se préparent à partir pour la France afin de construire des paquebots transatlantiques. Petit-fils d’immigrés italiens de cette époque, l’auteur nazairien, Bruno Rossetti, raconte l’histoire de ces communautés italiennes venues au Havre, à Saint-Nazaire ou en Alsace pour travailler au début du XXe siècle.
Aux éditions Métive, 25 €, librest.com
Présence de l’auteur sur le salon Antiquités brocante, les 11 et 12 avril de 10h à 18h, Alvéole 12 (base sous-marine). 


Le tablier de mes mères 

Récit 

Un récit intime où reprennent corps les femmes de sa lignée et les hommes qui ont tenu serrés les cordons des tabliers. Un patchwork tout en poésie et en fantaisie. Avec la gouaille qui la caractérise, la Nazairienne Michèle Réveil, alias Mireureu, fil rouge vif de la Racontée, réinvente ces vies de labeur et ces destins bafoués. Elle pose un regard tendre sur le monde qui l’a vue grandir et nous ballote du rire aux larmes sous sa plume affûtée sans jamais accabler ni nous accabler.
À compte d’auteur, 20 €. En vente uniquement à la librairie L’Embarcadère ou auprès de l’autrice : michele.reveil@gmail.com 


La communauté de l’arbre  

Fantasy 

Sylvain Braud, ancien animateur socioculturel puis éducateur spécialisé dans la région, a initié en 2009 le projet qui enfantera la pentalogie de La communauté de l’arbre, un voyage où le réel et l’onirique s’entrelacent. En 2018, Valentin, au cœur d’un rêve éveillé, découvre une instance mystérieuse qui le pousse à partager ses visions avec ses proches. L’aventure se déploie autour de Gwir-Aël, un guide initiatique, et d’un monde parallèle nourri par une cause écologique.
Aux éditions Le Lys Bleu, 23,40 €.
Rencontre avec l’auteur, jeudi 2 avril, 18h, MQ de Kerlédé. Rés. contact@mqkerlede.fr 

L’amour sous emprise en poésie

Un jeudi de janvier, c’est l’histoire d’un amour sous emprise écrit en vers.., et “contre lui”. Insistons sur les guillemets…, car si cette ivresse passagère l’a, un temps, longtemps, « anéanti, dévasté, vidé de tout son être », littéralement il en ressort poète, faisant de cette matière « toxique » la lie de sa prose en émergence, sans penser, un seul instant, à la tournure qu’allait prendre cet épanchement de mots couchés sur le papier. « Au départ, c’était pour elle, comme il la nomme, une seule publication dans l’espoir de la reconquérir. Rien de plus. Et quand j’ai vu l’objet, que je l’ai eu entre les mains… », il s’est dit « pourquoi pas ». Ni une ni deux, les maisons d’édition en ligne de mire, Sébastien Macquet, Normand de naissance, Besnéen d’adoption, se met à la tâche, peaufine, remanie, remodèle, l’édifie en trois temps – L’espoir, Le manque, La raison –, réfléchit avec son ami illustrateur, Maxime Foulon, à une couverture qui fera, assurément, son petit effet. Et l’envoie. Bingo, sur la vingtaine démarchées, dix se disent prêtes à l’éditer. Il choisira l’indépendante parisienne, Le lys bleu. Un coup d’essai remarqué qui, depuis sa sortie en janvier, fait son petit bonhomme de chemin, doucement mais sûrement.  

L’écriture comme thérapie  

Une interview pour Télénantes, et des retours de lecteurs dithyrambiques, « nombreux sont ceux à me dire qu’ils se retrouvent dans mes poèmes ». Ça parle, ça résonne, ça chavire, ça bouscule… « L’amour, la séparation, le deuil de l’être aimé…, des thèmes inexorablement universels, et puis c’est facile à lire », (r)assure le jeune trentenaire qui, dans ce premier recueil de 26 poèmes, se met à nu, ose défier, arpenter les sentiers ténébreux de la santé mentale, la dépression, le néant existentiel, le silence… Ravages de l’amour. Naufrage. Et l’écriture comme thérapie. Des écrits, des fragments de douleur, d’espoir qu’il mettra peut-être un jour en musique – lui qui écume les bars et festivals depuis plus de 20 ans, ses compos, sa voix et sa guitare en bandoulière, sous son nom de scène Lately –, s’il ne garde pas son rythme de croisière poétique. Car forcément, ça le titille de reprendre la prose : « Sur autre chose, j’y pense. Sur mon enfance », pas très rose. Comme ses roses, là, posées, sur ce banc, Un jeudi de janvier « où mon âme, pour elle, s’est évadée… » To be continued.  

// Rencontre avec le poète 

Vendredi 3 avril de 9 à 12h et de 14h à 18h, Super U, Montoir-de-Bretagne. 

Les 25 et 26 avril, dans le cadre du Printemps des artistes, Saint-Malo-de-Guersac. 

Rosas danst Rosas, retour d’un choc chorégraphique

Depuis sa création en 1983, cette œuvre fondatrice de la danse contemporaine belge s’est imposée comme un repère incontournable du répertoire mondial. Quarante ans plus tard, elle conserve toute sa force, sa modernité et son impact visuel. La pièce met en scène quatre interprètes qui se confrontent au mouvement dans sa plus simple expression, oscillant entre gestes minutieux du quotidien et séquences abstraites répétitives. Les danseuses construisent un univers où chaque mouvement, de la main qui lisse une mèche de cheveux au geste brusque de la tête, devient vecteur d’émotion. Elles mêlent délicatesse et énergie, fragilité et puissance, offrant une interprétation à la fois intime et universelle du corps féminin. La danse devient alors un langage à part entière, un espace où le quotidien se transforme en poème visuel. 

La musique originale, conçue par Thierry de Mey et Peter Vermeersch, accompagne cette exploration corporelle à travers des boucles répétitives et minimalistes, créant une atmosphère hypnotique qui amplifie la tension dramatique et la beauté du mouvement. L’interaction entre musique et chorégraphie rend chaque instant à la fois familier et profondément singulier. 

Si la pièce a souvent été associée à un manifeste féministe dans le contexte de la danse post-moderne, la chorégraphe elle-même a toujours nuancé cette lecture. Aujourd’hui, Rosas danst Rosas continue avant tout de questionner le rapport au corps et à la féminité, révélant une vision renouvelée et puissante de la femme sur scène. Quarante ans après sa naissance, cette œuvre intemporelle continue de captiver, d’inspirer et de bousculer le regard du spectateur, confirmant son statut de classique incontournable de la scène contemporaine mondiale. 

Un festival qui persiste et signe !

Avec Les agitateurs de culture, c’est clair, « l’accessibilité n’est pas une option mais une évidence ». Et les organisateurs d’apposer la signature de cette biennale inclusive dont l’essence même est de « créer des ponts entre les mondes. Qu’ils soient entendants ou sourds. Que chacun découvre la culture de l’autre ». Ainsi, durant quatre jours, la langue des signes française (LSF) s’invitera au cœur des formes artistiques… À commencer par Ni vues ni connues, une création de la compagnie Paroles de lutins où deux comédiennes tisseront un lien complice entre français et LSF, donnant ainsi vie à des récits jeunesse pleins de poésie (8 avril, médiathèque). Le festival se poursuivra avec une proposition cinématographique engagée autour du film Sorda. Une œuvre poignante, une avant-première qui explorera avec « finesse » la relation entre une femme sourde et son compagnon entendant, à l’heure où ils deviennent parents. S’ensuivra un échange autour de « la parentalité, la différence et l’inclusion » (10 avril, cinéma). Autre forme, autre ambiance et grande nouveauté avec la découverte du patrimoine local à l’occasion d’une visite guidée des villas emblématiques de Pornichet. Entre élégance architecturale et anecdotes historiques, cette balade proposera une immersion dans l’atmosphère singulière de la Belle Époque, accompagnée d’une interprétation en LSF (11 avril). Des ateliers-jeux seront également organisés à la ludothèque (11 avril, de 10h à 12h) autour de l’apprentissage de la LSF. 

Côté musique, le public ne sera pas en reste. À l’affiche du 11 avril à Quai des arts : La Pietà, un trio rock « pour un public jeune qui s’adresse à tous », entre poésie, chansigne et énergie à revendre. Et le soir venu, place à Mathieu Boogaerts sur Le grand piano, son 9e album. Un moment suspendu, entre anciennes chansons et nouvelles compositions où la musique se réinvente sous une forme « orchestrale et lumineuse », À 2 mains, bien entendu ! 

Juste une illusion

Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux. Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…” 

 

Droits dans leurs bottes

Ce récit croise les portraits de jeunes paysan.nes dont celui de Jocelyne Porcher, éleveuse devenue chercheuse. Loin des modèles intensifs, ces éleveurs de vaches, moutons, chèvres, poules et cochons en plein air, passionnés par leur métier et par leurs bêtes, s’efforcent de préserver leurs convictions et leurs modes d’élevage respectueux des animaux, de l’environnement et des consommateurs. 

 

The Revenant

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption. 

 

Il maestro

Années 1980, un ancien joueur de tennis devient l’entraîneur d’un jeune talent timide, écrasé par les attentes de son père. 

 

La guerre des prix

Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d’y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d’un système impitoyable. 

 

They will kill you

Dans They Will Kill You, une jeune femme doit survivre toute une nuit au Virgil, le repaire mystérieux d’une secte démoniaque qui se révèle rapidement être un piège mortel. Les adeptes, eux, comptent bien faire de la malheureuse leur prochaine offrande… 

 

L’ultime héritier

Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère, coupable d’être tombée enceinte trop jeune… et surtout d’un homme beaucoup trop fauché pour eux ! À la mort de sa mère, Becket décide d’exécuter son souhait : récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : pour mener à bien son projet, Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier. 

 

Ceux qui comptent

Rose et Jean n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible. 

 

Salve Maria

María, une jeune écrivaine qui vient de devenir mère, se passionne pour un fait divers perpétré non loin de chez elle. Obsédée par celle qui a commis l’irréparable, elle cherche à comprendre son geste. L’écriture devient alors son seul moyen d’appréhender l’expérience de sa propre maternité, tandis que l’ombre de cet événement tragique plane sur elle, comme une possibilité vertigineuse. 

 

Histoires de la bonne vallée

En marge de Barcelone, Vallbona est une enclave entourée par une rivière, des voies ferrées et une autoroute. Antonio, fils d’ouvriers catalans, y cultive des fleurs depuis près de 90 ans. Il est rejoint par Makome, Norma, Tatiana, venus de tous horizons… Au rythme de la musique, des baignades interdites et des amours naissants, une forme poétique de résistance émerge face aux conflits urbains, sociaux et identitaires du monde. 

 

Vanilla

Sept femmes à la volonté de fer se battent pour sauver leur maison de la saisie hypothécaire. Roberta, une fillette de 8 ans, évolue dans une dynamique familiale atypique : un foyer sans père, où elle vit entourée de diverses figures féminines. 

 

Cosmos

Dans un village oublié du Yucatan, Leon, gardien maya des secrets de la nature et des esprits, va être chassé de ses terres. Son chemin croise celui de Lena, riche femme de lettres récemment arrivée de Mexico. Malgré leurs différences, une connexion profonde se forme entre eux. 

 

Maspalomas

Vicente, un vieil homme ouvertement homosexuel qui, lorsqu’il est admis dans une maison de retraite, décide de cacher son orientation sexuelle. 

 

A demain sur la lune

À demain sur la Lune est un documentaire poignant et porteur de vie, à la résonance universelle, qui explore l’expérience de la fin de vie au sein de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Calais, où un cheval nommé Peyo rend visite aux patients les plus fragiles pour les apaiser dans leurs derniers jours. 

 

Premières lunes

Alors que certaines jeunes filles marquent le passage de leurs premières règles par des célébrations, d’autres le taisent ou le redoutent. Moment charnière, ce film explore comment ce vécu redéfinit leur lien avec leur mère, entre traditions, quête d’émancipation et libération des non-dits. Une plongée sensible dans une diversité culturelle et émotionnelle. 

 

La princesse, l’ogre et la fourmi

Cinq fables où les héros jonglent entre surprises, solidarité, amitié, amour. Racontées et chantées par Philippe Katerine. 0h41. 

Programme : 

• P’tit hippo : Un hippopotame solitaire envie les fourmis, les abeilles et les lapins, qui vivent en communauté. Jusqu’à ce qu’il rencontre… 

• Martinko : Un jeune soldat trouve un jeu de cartes magique et s’enrichit jusqu’à parvenir au palais du roi. La princesse en tombe amoureuse, mais enrage en constatant que lui ne l’aime pas. Elle va chercher à se venger… 

• La princesse et l’ogre : Un temps admirable, une princesse insupportable. Une clairière merveilleuse et une grotte affreuse. Un ogre l’y invite à déjeuner, mais devant sa beauté, se sent embarrassé. A moins que ce ne soit l’inverse ? 

• Il était une fois un chien : Il était une fois un vieux chien, trop fatigué pour effrayer les voleurs. Chassé de son foyer, le pauvre animal trouve refuge dans la forêt, où il fait la connaissance d’un loup sage et plein d’expérience, qui va l’aider à reconquérir le cœur de ses maîtres. 

• Le voyage de la fourmi : Par la faute d’une chenille, une fourmi est emportée par le vent. Elle se retrouve perdue à l’autre bout du jardin. Blessée, elle va devoir compter sur la solidarité des autres insectes pour rentrer chez elle avant le coucher du soleil… 

 

Le marchand des 4 saisons

Hans Epp est un personnage très sociable qui tente d’obtenir le respect de chacun. Malheureusement, son existence est parsemée de nombreux revers, notamment sentimentaux. Il tombe en dépression… 

 

House

Une lycéenne rend visite à sa tante malade en compagnie de six amies. Isolées dans une grande demeure perdue au milieu de nulle part, les jeunes filles assistent à d’inquiétants événements surnaturels une fois la nuit tombée. 

 

Derrière les drapeaux, le soleil

120 heures d’images d’archives : voilà ce qui reste de 35 années de dictature de Stroessner au Paraguay. A partir de ce corpus d’images rares retrouvées partout dans le monde, je reconstruis l’histoire d’une des dictatures les plus longues du XXe siècle, dont les effets perdurent encore aujourd’hui. 

 

Orwell 2+2=5

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984. ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother… des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui. 

 

Julian

Fleur et Julian tombent follement amoureuses et décident de se marier dans chaque pays où leur union peut être légalement reconnue. Portées par leur amour et leur engagement, elles s’élancent cœur et âme dans ce projet. Mais après seulement quatre mariages, leur parcours va s’interrompre brusquement… 

 

Reminders of him

Après sept ans en prison, Kenna Rowan revient dans sa ville natale dans l’espoir de retrouver sa fille. 

 

Police flash 80

1984. Yvon Kastendeuch, flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou est propulsé malgré lui à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit désormais faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue en devenant une brigade si improbable, que même les années 80 n’étaient pas prêtes. 

 

Compostelle

Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée. 

 

Walter Lapin

Walter est le chanceux papa d’une joyeuse bande de petits lapins. Un jour, après un gros choc, il perd la mémoire… et se met à croire qu’il est un véritable super-héros ! Ça tombe bien : sa voisine, une hérissonne intrépide, cherche justement un partenaire pour explorer le monde. Les voilà embarqués dans une incroyable aventure. Mais la bande de petits lapins n’a pas dit son dernier mot : pas question de laisser leur super-papa. Ils vont tout faire pour lui rappeler que, finalement, le plus cool des super-pouvoirs… c’est la famille ! 

 

Rural

Edouard Bergeon (Au Nom de la Terre) nous plonge dans la vie de Jérôme Bayle, éleveur charismatique du Sud-Ouest et figure nationale de la ruralité. Avec humour et tendresse, il dresse un portrait sensible de l’agriculture familiale française d’aujourd’hui et de ceux qui se battent pour la faire perdurer. 

 

Les sentiers de la gloire

En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « La fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer… 

 

Les âmes bossales

Les “bossales” étaient les esclaves africains vainqueurs de la guerre d’indépendance d’Haïti. Ce terme qualifie désormais une personne rebelle, à l’image des protagonistes du film. Charlotte, défenseure des droits humains, Foukifoura, chroniqueur satirique, Édris, vidéaste de l’insurrection, Michou, ouvrière luttant pour survivre, Ramoncite, énigmatique prêtre vaudou. Dans un contexte social explosif, ils incarnent l’âme de ce pays, foyer incandescent de résistance politique et spirituelle. 

 

Wilding, retour à la nature sauvage

L’histoire d’un jeune couple qui mise sur la nature pour assurer l’avenir de son domaine agricole défaillant, vieux de quatre cents ans. Le jeune couple lutte contre des traditions bien ancrées et ose remettre le destin de sa ferme entre les mains de la nature. Ils arrachent les clôtures, rendent la terre à l’état sauvage et confient son rétablissement à un mélange hétéroclite d’animaux apprivoisés et sauvages. C’est le début d’une grande expérience qui deviendra l’une des plus importantes expériences de ré-ensauvagement en Europe. 

 

L’évangile de la révolution

Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XX siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel. 

 

Las Corrientes

Lina, 34 ans est une styliste argentine au sommet de sa carrière. En Suisse pour recevoir un prix prestigieux, elle se jette sans raison apparente dans un fleuve. De retour à Buenos Aires, elle garde le silence sur cet épisode. Pourtant, de façon presque imperceptible, quelque chose en elle a changé. Une peur de l’eau s’installe, insidieuse, et finit par paralyser son quotidien. Peu à peu, ce bouleversement intérieur fait remonter à la surface un passé qu’elle croyait à jamais enfoui. 

 

La Gifle

Julia et Tobias semblent être le couple parfait. Mais derrière les apparences, un trouble gronde. L’équilibre fragile entre les deux est brisé lorsque leur fille Marielle développe soudainement des capacités télépathiques, lui accordant le pouvoir de voir et d’entendre tout ce que ses parents font, jour et nuit. 

 

[zoom] Rue Málaga

Il est des films, comme ça, qui savent, avec de petits riens qui font tout, faire chanter la beauté. Et pas n’importe laquelle de beauté, celle de l’existence, dans tous ses états…, de vie à trépas, avec ses hauts ses bas, ici merveilleusement incarnée par une actrice à la tenue magistrale, Carmen Maura, alias Maria Angeles… Le prénom inspiré d’une vieille dame espagnole qui résonne à chaque coin de sa rue Málaga à Tanger quand elle y descend faire ses emplettes, savourer avec délice l’agitation qui s’y déploie, les odeurs qui s’y échappent. Ici, tout le monde la connaît, et elle connaît tout le monde. Elle y est née…, là-bas, pas bien loin, en haut de la colline, celle-là même qui, depuis son balcon, le lui rappelle tous les jours, sans qu’elle n’ait à s’en soucier. Ici, elle est chez elle, et y restera, bien enracinée…, dans sa cuisine à concocter ses plats aux couleurs d’Orient, dans son salon à écouter Toda una vida de Maria Dolores Pradera sur son inséparable tourne-disques. Jusqu’au jour où… patatras. Sa fille débarque chez elle, quasi à l’improviste, et décide stricto sensu de la virer – appelons les choses par leur nom – de son appartement pour le vendre ! Maria Angeles n’a que deux choix : la suivre à Madrid ou direction l’hospice. Elle en trouvera un troisième, bien à elle ! Qui l’emmènera dans des contrées inattendues… Chuuuuut ! Ce serait divulgâcher que de trop s’étendre sur ce joli petit écrin du 7e art qui ne peut laisser indifférent. Rue Málaga est une œuvre délicate, qui agace à certains endroits (on devine vite lesquels !), sensible qui questionne, émouvante qui touche en plein cœur. Une tragi-comédie pleine d’espièglerie, de tendresse, d’humour qui parle, entre confessions ubuesques, de silences – qui en disent long –, d’amour, d’exil, de vieillesse, de passions naissantes à l’heure où les “fleurs du cimetière” ont plutôt tendance à se faner… Que l’on croit ! 

 

100 % jeux, set et manche

Stratégie, coopération, bluff, adresse ou encore hasard : plus d’une centaine de jeux seront proposés les 28 et 29 mars. Tous ont été soigneusement sélectionnés par la commission test de la Zlup (Zone ludique d’utilité publique) avec une volonté de proposer des jeux accessibles, surprenants et ludiques. « Le mot d’ordre, c’est la découverte. Il n’y a aucun enjeu, aucune compétition », explique Olivier Ebel, chargé de la communication de l’association.  

Une affaire de passionnés 

Fondée en 2007, la Zlup rassemble 54 adhérents, unis par le goût du jeu et des valeurs de convivialité, d’échange et de partage. Tous les mercredis de 20h à 00h, ainsi que le 4e samedi du mois, nombreux sont celles et ceux à se retrouver à la maison de quartier de l’Immaculée. La P’tite scène des halles les accueille également tous les 3e jeudis soir. Une vingtaine d’entre eux seront mobilisés pendant le festival pour expliquer les règles, guider les joueurs et faire circuler la bonne humeur : « L’objectif est de prendre le temps, de tester et de discuter », résume Olivier Ebel. La ludothèque de l’asso-
ciation compte plus de 200 jeux, de quoi satisfaire tous les profils, des parties de dés aux jeux de plateaux excentriques, des jeux à deux à ceux en groupe et des parties rapides aux sessions plus longues.
 

Des jeux mais pas que 

100% jeux ne se limite pas aux plateaux. Une salle sera dédiée à un jeu de rôle orchestré par un maître du jeu. L’histoire, les costumes et accessoires feront basculer les joueurs dans un univers imaginaire. Pour y participer, il suffit de s’inscrire sur place. Idem pour l’escape game où il faudra tenter d’échapper aux pharaons. Ce n’est pas tout, un espace créateurs permettra de découvrir et d’acquérir des jeux, tandis qu’à l’extérieur, sous un barnum, jeux en bois, billard hollandais ou cornhole* attendront petits et grands. Une tombola sera également organisée par ce collectif de passionnés. Comme l’année dernière, le festival espère accueillir entre 500 et 700 visiteurs. De quoi révéler la passion du jeu chez certains et peut-être faire la rencontre de nouveaux adhérents !  

*Jeu d’adresse composé d’une planche inclinée avec un trou dans lequel il faut lancer une poche remplie de graines de maïs.  

Des livres tous azimuts

Techniques du chapelier-modiste  

Métier d’art 

Deux modistes nazairiennes publient le premier manuel technique depuis 1955. Après 70 ans d’absence, un nouveau manuel de chapellerie voit le jour en France. Cet ouvrage marque le renouveau d’un métier d’art longtemps resté confidentiel. Ses auteures, Nelly Bichet et Marie-Lou Louaintier, ont une vision claire : sortir la chapellerie de l’ombre et la rendre accessible à tous.
Aux éditions Eyrolles, 39,90 €. À feuilleter sur calameo.com 


Lettres pour un avortement illégal 1971-1974 

Témoignages 

Elles ont 18, 24 ou 51 ans. Elles souhaitent avorter. Alors, « l’espoir au cœur », elles écrivent à un médecin célèbre. À une époque où avorter est illégal, elles savent à quoi elles s’exposent mais elles sont déterminées. Témoignages historiques exceptionnels, ces lettres tracent le portrait social et humain de celles qui étaient pénalisées pour avortement en France dans les années 1970. Ces voix nous ramènent à l’origine de nos luttes. Elles nous font connaître notre histoire pour pouvoir mieux l’écrire aujourd’hui et donnent de la force pour construire une Europe féministe, queer, intersectionnelle et antifasciste. 

De ces lettres découvertes par l’équipe de Choisir la cause des femmes lors du déménagement du bureau de Gisèle Halimi, il a été décidé d’en faire un livre, Lettres pour un avortement illégal, lu notamment à la Maison de la poésie à Paris, puis à Saint-Nazaire.  

La lecture est interprétée par une vingtaine de personnes (17 femmes, comédiennes ou non, et 3 hommes) et aura lieu samedi 28 mars, lycée expérimental, 17h. Puis dans d’autres lieux à venir à Saint-Nazaire. 

Aux éditions Libertalia, 18 €. Rens. isa.billet44@gmail.com 


Histoires incroyables des arts martiaux 

Bande dessinée 

Découvrez à travers cet album 29 arts martiaux des plus courants aux plus spécialisés qui parcourent la planète depuis la nuit des temps. Différentes légendes, anecdotes et faits historiques se succèdent au travers de ce docu-BD pour vous faire découvrir le large éventail de l’art du combat, de la défense et du soin. Documentaire signé par le Nazairien Éric Garnier Sinclair et le scénariste Nicolas Pona de l’association ADRV de Saint-Nazaire et la région.  

Aux éditions Petit à Petit, 21,90 €. Rens. artderestervivant@gmail.com 

Une pionnière à Saint-Nazaire

Jeanne Henry naît en 1908 dans d’une famille aisée de commerçants nazairiens. Elle a 20 ans quand elle choisit de consacrer son existence à l’aide à l’enfance démunie. « Près de la maison familiale de la rue de Nantes, grande rue commerçante de la ville portuaire de l’entre-deux-guerres, on tombe sur les taudis où vivent les ouvriers dans des conditions inhumaines », explique Guy Verchère, vice-président de l’association Les enfants de l’œuvre de Jeanne Henry. « Ces hommes et ces femmes font ce qu’ils peuvent pour subsister pendant que les enfants sont livrés à eux-mêmes. Alcoolisme, prostitution et délits sont les seules issues pour la plupart. Bien que de santé très fragile, Jeanne met toute son énergie à courir de commissariat en famille d’accueil afin de donner une chance de vie meilleure aux enfants abandonnés ou aux jeunes délinquants. Sans elle, beaucoup seraient partis en prison ou même au bagne ». Pour officialiser son combat, et ne pas rester seule, en 1928, Jeanne décide de représenter localement l’Œuvre de l’adoption, mouvement catholique d’aide aux enfants orphelins ou abandonnés. Épuisée par la maladie, elle s’éteint à 33 ans, en 1941. Grâce à ses nombreux compagnons et malgré les difficultés liées à la guerre, l’Œuvre continue d’exister en se modifiant pour s’adapter aux contraintes sociétales.  

Vers une vie d’adulte équilibré 

De nos jours, l’association Les enfants de l’œuvre de Jeanne Henry fait le lien entre les anciens bénéficiaires et les anciens salariés de l’Œuvre dans un but d’entre-aide ou simplement pour le plaisir de se retrouver. C’est donc naturellement que l’idée de ce livre est apparue. Au travers des récits de vie de ceux qui ont vécu au cœur de l’association, de photographies ou documents d’archives, l’ouvrage Un siècle de protection de l’enfance à Saint-Nazaire rend hommage à sa fondatrice ainsi qu’aux professionnels, bénévoles et enfants placés. Grâce à l’implication et à la volonté de chacun, d’anciens adolescents à la dérive ont pu appréhender les bases d’une vie équilibrée. À l’instar de Linda Gergaud, désormais présidente de LEOJH : «  De 15 à 20 ans, j’ai cohabité avec deux autres jeunes filles dans un appartement. Cela nous a donné de l’autonomie et appris les contraintes de la vie d’adulte ». Laurent Nicol, éducateur à la retraite, insiste sur le lien à conserver. « Ce livre permet d’aller plus loin, plus profond que nos rencontres occasionnelles. Notre objectif est de créer une passerelle entre le passé et le futur de l’aide à l’enfance. »  

La nuit je rêve…

Night Shift, terme qui signifie littéralement “équipe de nuit”. Paul Heintz, 37 ans, a fait de cette expression devenue familière chez les ouvriers – quels qu’ils soient, où qu’ils soient, mais forcément à l’heure où les villes s’endorment – le titre de sa nouvelle exposition. « Une traversée filmique et plastique » où la nuit apparaît, dans ses œuvres, tour à tour, comme « espace de travail, de réflexion et de dissidence ». Une attention aux formes contemporaines du travail qui s’enracine dans l’histoire familiale de l’artiste. Originaire de Lorraine, dans une région longtemps façonnée par l’industrie minière, il grandit avec « ces réflexions ». Son arrière-grand-père était mineur. Son grand-père, mineur. Son père, médecin du travail auprès des mineurs. La fermeture du dernier puits de charbon en 2007, alors qu’il avait dix-huit ans, a « profondément marqué [sa] perception du travail ». Ses expériences de jobs d’étudiant – dans la restauration, la livraison à vélo ou d’autres activités de service – ont également nourri ses premières recherches artistiques lorsqu’il étudiait aux Beaux-Arts de Nancy, avant de rejoindre les Arts Décoratifs à Paris, puis le Fresnoy à Tourcoing. 

Streaming de sommeil 

L’installation principale, Sleep Work, est présentée pour la première fois. Ce projet naît d’une recherche commencée en 2020 pendant le confinement, lorsque Paul Heintz découvre une pratique émergente sur internet : des personnes se filment en train de dormir sur des plateformes de streaming. « Une pratique devenue monétisable, notamment grâce à des interactions avec les spectateurs, parfois sous forme de jeux de réveil où les internautes paient pour réveiller les dormeurs en direct. » La chambre à coucher devient alors « espace de business » où les streamers peuvent, depuis leur lit, se faire de l’argent, et arrondir leur fin de mois. « En réalité, on regarde un quotidien très précaire », souligne Paul Heintz qui s’était mis en tête de leur poser cette question : « Quels sont vos rêves ? » Et d’en constituer une liste textuelle. Sur la quinzaine contactés à distance, principalement en Amérique du Nord, trois d’entre eux ont pris une place centrale dans le film : Stephan, 37 ans, vétéran vivant dans l’Oregon, Dottea, 35 ans, assistante juridique à Kansas City, et Andrew, 22 ans, jeune entrepreneur du New Jersey.  

Le projet évolue lorsqu’il se rend chez eux pour filmer. « C’est la première fois que je filmais des gens qui se filmaient déjà eux-mêmes ! » L’idée ? Qu’ils réinterprètent et rejouent cette longue liste de rêves. « Que la matière rêve circule d’une chambre à l’autre et devienne une matière commune. Une circulation qui interroge ce qu’il reste aujourd’hui du rêve américain, à l’heure où les plateformes transforment aussi le rapport à l’intime », à la chambre. À cet espace d’enfermement, de solitude, Paul Heintz leur propose des espaces d’échappée, pas loin de chez eux. On y voit Dottea qui rejoue un de ses rêves où elle va en combinaison de super-héroïne dans une maison désaffectée ! 

À l’étage du Grand Café, l’installation prend la forme d’une chambre immersive. Au centre de la salle aux volets fermés, un grand lit rond permet au public de s’allonger face à deux écrans. Le premier projette en boucle le film avec les trois streamers, le second diffuse en direct des flux de sommeil détournés par un logiciel inédit que Paul Heintz a inventé. Selon les fuseaux horaires, « l’œuvre change constamment, pouvant ainsi montrer des scènes des États-Unis le matin ou d’Asie l’après-midi, au rythme des connexions mondiales ». La liste de rêves collectée apparaît également dans l’exposition sous forme de fragments textuels projetés sur des stores rétroéclairés. « Ces extraits de souvenirs de rêves qu’on m’a racontés, que j’ai isolés, remis à l’écrit » composent une sorte de poésie fragmentaire mouvante, révélant l’importance de l’écriture dans la pratique de l’artiste. Lequel effectivement aime à prolonger ses œuvres en version expo donc, mais aussi en version livre (plusieurs publications, dont Night Shift qui est en cours) et en version cinéma (Sleep Work est inscrit à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, et à Visions du réel à Nyon, en Suisse).  

De la Chine à l’Arabie saoudite 

Deux autres films prolongent la réflexion. L’un, Shānzhài Screnns, suit des peintres copistes, et plus particulièrement Wang Shiping qui fait de la peinture de copie à échelle industrielle dans la banlieue de Shenzhen, dans le petit district de Dafen où plus de 5 000 copistes y travaillent, le téléphone dans une main, le pinceau dans l’autre, pour « témoigner de la solitude du travailleur mondialisé ». L’autre, Nafura, se déroule en Arabie saoudite et interroge – à travers un jeu de langage entre trois amies, le soir autour d’une fontaine monumentale, considérée comme la plus haute du monde – le contrôle de l’eau, du pouvoir politique, des mots et des corps. 

Trois films, plus un poème en miroir, des toiles…, pour « un cinéma hybride », entre documentaire et fiction,  

Ainsi, Night Shift questionne. Plus, elle dénonce la manière dont « la mondialisation transforme les gestes du travail, l’intimité. Et même les rêves… ». Flippant. 

// jusqu’au 10 mai 

Rencontre avec l’artiste, samedi 28 mars, 16h. 

Visite commentée, tous les samedis à 16h (sauf le 14 et le 28 mars). 

Lecture et ciné-concert, vendredi 17 avril, 19h. 

Night Shift, visite LSF, dimanche 19 avril, 11h. 

Rêves à l’antenne, atelier ados, jeudi 23 avril, 11h. 

Personne n’est ensemble sauf moi

La compagnie Amonine présente Personne n’est ensemble sauf moi, un spectacle porté par la metteuse en scène Clea Petrolesi, qui plonge le spectateur dans le quotidien de jeunes adultes confrontés à des expériences singulières. Aldric, Oussama, Clarisse et Léa, tous sortis de l’adolescence, partagent une caractéristique invisible aux yeux de leur entourage : un handicap discret, difficile à percevoir tant qu’il n’est pas explicitement évoqué. Cette invisibilité, source d’incompréhension, d’inquiétude ou de rejet, constitue le point de départ d’une réflexion sur la diversité et la manière dont la société perçoit la différence. 

Sur scène, le théâtre devient un lieu d’exploration et de rencontres. Les comédiens, qu’ils soient professionnels ou en situation de handicap, dialoguent en live avec un musicien, offrant une expérience sensorielle où chaque geste, chaque son et chaque regard prend une intensité particulière. Ce mélange de talents crée un espace où la normalité n’a pas de définition fixe, et où les notions de “standard” ou de “convenable” sont interrogées avec subtilité et force. Le plateau devient ainsi le miroir d’un monde qui se construit dans l’acceptation de la diversité et la reconnaissance des différences invisibles mais profondément humaines. 

Le spectacle ne se limite pas à illustrer la singularité de ses protagonistes. Il interroge également le spectateur sur ses propres perceptions, ses préjugés et sa capacité à accueillir ce qu’il ne comprend pas immédiatement. Par sa démarche artistique, Personne n’est ensemble sauf moi ouvre un dialogue sur l’inclusion et la visibilité des personnes dont la différence ne se voit pas mais se vit intensément. 

Entre sensibilité et engagement, poésie et réalisme, la pièce propose une expérience théâtrale unique qui mêle émotion et questionnement. Loin de chercher à émouvoir par le pathos, elle invite à une prise de conscience douce mais profonde, et à la réflexion sur ce que signifie « être ensemble » lorsque l’on porte en soi quelque chose que le monde peine à reconnaître. 

Ty’Babel un grand festival pour les petits

Ty’Babel s’inscrit dans un projet national. Trois territoires et trois noms différents pour un partenariat commun : Babel Mômes en Seine-Saint Denis et à Paris, Babel Minots, à Marseille et Ty’Babel autour de Saint-Nazaire. Trois propositions pour une même volonté : accompagner les artistes et diffuser des spectacles créés pour les enfants. Avec 11 représentations pour les scolaires et assistantes maternelles et 10 représentations pour le public familial, Ty’Babel se rend accessible au plus grand nombre. « Ces spectacles sont conçus pour que les enfants baignent dans des environnements où ils sont libres de la manière dont ils vivent leur écoute, commente Camel Zekri, directeur d’Athénor. Les notions de corps, de langage et de perception sont abordées dans la douceur nécessaire à l’enfance. » 

Immersion et expérimentation 

Le festival s’ouvre avec Un pays supplémentaire, où Claudine Simon explore toutes les ressources du piano dans un univers sonore et visuel onirique.  

Manta, découverte sensorielle de Klankennest en partenariat avec Bain Public (Focus Belge), invite les tout-petits à entrer dans une cabane magique : objets sonores, textures et jeux de lumière y éveillent les sens, guidés par trois musiciennes.  

Création Athénor, Les oreilles en cœur de Charabia met la voix en mouvement. La comédienne Mathilde Lechat invite à « écouter le monde et danser avec l’amour ». Des chants, mots, objets ou instruments pour naître les rires et éveiller l’imaginaire.  

L’arbre sans fin est un kamishibaï musical. Camille Arcache raconte et chante l’histoire d’Hipollène, portée par les instruments d’Elliott Khosla. Inspiré du livre de Claude Ponti, le spectacle explore avec joie les peurs de l’enfance. En partenariat avec la médiathèque. 

Avec Grio Partir, Tchakada propose un conte musical où le griot Igor Kouton raconte le parcours d’un enfant en exil qui trouve sa place grâce à la musique. 

Hors spectacles, le Labo ludi musique invite à expérimenter sons et jeux musicaux pour apprendre attention, coopération et plaisir de faire ensemble. 

Mad Max : Fury Road

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement… 

 

Terminator 2 : Le jugement dernier

En 1997, les survivants de l’apocalypse nucléaire poursuivent une guerre sans merci contre les robots et machines qu’ils ont eux-même créés. Pour en finir avec John Connor qui dirige la résistance des hommes, deux « cyborgs » sont envoyés dans le passé. Leur mission : abattre Connor enfant. Le premier modèle de la série « Terminator » a échoué en 1984. Le second, modèle plus performant en liquide métamorphosable, se lance à la poursuite de l’enfant et de sa mère, Sarah, dans les années quatre-vingt-dix. De leur côté, les hommes du futur ont envoyé dans le passé un Terminator chargé de protéger le jeune Connor. Le duel des robots va prendre alors des allures titanesques. Et, tandis que l’enfant enseignera à ce Terminator des rudiments d’humanité, sa mère tentera par tous les moyens d’empêcher la création des premières machines intelligentes. Avec l’aide du Terminator qu’ils ont éduqué, ils combattront pour influencer le futur… 

 

Les K D’or

D’après sa mère, Noé serait le fils caché de Kadhafi. Devenu chasseur de trésors, Noé n’a donc plus qu’une obsession, retrouver l’or de son père éparpillé dans le Sahel après sa mort. Pour y arriver il va avoir besoin des connexions de Zoulika (anciennement Louise), aussi attachante qu’incontrôlable et fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique, ainsi que de Ryan, puceau malvoyant de 52 ans participant au « Marathon des sables »… Une parfaite couverture pour passer la frontière discrètement ! 

 

Le crime du 3e étage

Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme. Réalité ou déformation professionnelle ? Son mari, François, écrivain de romans historico-policiers un peu désuets, est d’abord sceptique face à l’obsession de Colette pour ce prétendu crime. Il se laisse cependant embarquer dans cette enquête rocambolesque, et, à mesure que les indices s’accumulent et que le mystère s’épaissit, ce couple ordinaire se transforme en duo de détectives hors pair. Alors, y a-t-il vraiment eu un crime au 3 e étage ? 

 

Fast & Furious

La nuit tombée, Dominic Toretto règne sur les rues de Los Angeles à la tête d’une équipe de fidèles qui partagent son goût du risque, sa passion de la vitesse et son culte des voitures de sport lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains d’une rare violence. Ses journées sont consacrées à bricoler et à relooker des modèles haut de gamme, à les rendre toujours plus performants et plus voyants, à organiser des joutes illicites où de nombreux candidats s’affrontent sans merci sous le regard énamouré de leurs groupies. A la suite de plusieurs attaques de camions, la police de L.A. décide d’enquêter sur le milieu des street racers. Brian, un jeune policier, est chargé d’inflitrer la bande de Toretto, qui figure, avec celle de son rival Johnny Tran, au premier rang des suspects. 

 

Projet derniere chance

Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul. 

 

Slumdog Millionnaire

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ? Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante. 

 

Les rayons et les ombres

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration. 

 

Super Charlie

Will âgé de 10 ans, a toujours rêvé de devenir un super-héros et de lutter contre le crime aux côtés de son père, policier. Mais, son rêve est brutalement remis en cause à la naissance de son petit frère Charlie. Non seulement ce nourrisson attire toute l’attention de la famille et au-delà, mais Will découvre que Charlie a des super-pouvoirs … Lorsqu’un super-vilain et un scientifique dérangé mettent en œuvre un plan diabolique, Charlie, coaché par son grand frère, va alors endosser le costume de super-héros pour sauver le monde !… Y parviendront-ils ? 

 

Les voyages de Tereza

Tereza a vécu toute sa vie dans une petite ville industrielle d’Amazonie. Le jour venu, elle reçoit l’ordre officiel du gouvernement de s’installer dans une colonie isolée pour personnes âgées, où elles sont amenées à « profiter » de leurs dernières années. Tereza refuse ce destin imposé et décide de partir seule à l’aventure, découvrir son pays et accomplir son rêve secret… 

 

Le son des souvenirs

Lionel, jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, grandit au son des chansons que son père chantait sur le perron de leur maison. En 1917, il quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il fait la rencontre de David, un étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre. En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli. Cette parenthèse marquera à jamais Lionel. Au cours des décennies suivantes, Lionel connaît la reconnaissance, la réussite, et d’autres histoires d’amour au fil de ses voyages à travers l’Europe. Mais ses souvenirs avec David le hantent encore, jusqu’au jour où une trace de leur œuvre commune ressurgit et lui révèle combien cette relation a résonné plus fort que toutes les autres. 

 

Alter Ego

Alex a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence. 

 

Jig

Les 40e championnats du monde de danse irlandaise ont eu lieu en mars 2010 à Glasgow où 6 000 danseurs, leurs familles et professeurs ont afflué des quatre coins du monde pour une semaine riche en émotions ! Jig suit une année durant une dizaine de jeunes participants depuis leur préparation jusqu’à la compétition finale. Le film accompagne ces danseurs venus d’Irlande, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de Russie et raconte leurs efforts et leurs espoirs. La réalisatrice nous ouvre ainsi les portes d’un monde méconnu du grand public, un monde fait de travail acharné, d’obsession, de passion, de recherche de la performance, de succès et d’échecs et nous livre un étonnant spectacle où étranges perruques, maquillages colorés, diadèmes à strass et costumes chatoyants habillent cette quête obstinée de la perfection. 

 

Lolita

Durant l’été, dans la petite ville de Ramslade, Humbert Humbert, un professeur de lettres divorcé et séduisant, loue une chambre dans la maison de Charlotte Haze, une matrone éprise de culture. Celle-ci essaie de séduire Humbert, mais ce dernier se montre beaucoup plus attiré par la juvénile Lolita. 

 

Peaches goes Bananas

Pendant 17 ans, Marie Losier a suivi la chanteuse Peaches, icône queer et féministe à la créativité explosive qui a fait voler en éclats tous les tabous. De la scène à sa vie intime, ce portrait montre à quel point Peaches a transformé chacun des pans de sa vie pour en faire une œuvre d’art fascinante. 

 

Victor comme tout le monde

Habité par Victor Hugo, le comédien Robert Zucchini traîne une douce mélancolie lorsqu’il n’est pas sur scène. Chaque soir, il remplit les salles en transmettant son amour des mots. Jusqu’au jour où réapparaît sa fille, qu’il n’a pas vue grandir… Et si aimer, pour une fois, valait mieux qu’admirer ? 

 

Planètes

Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. 

 

The Bride !

Rongé par la solitude, « Frank » se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse ! 

 

Athos : Au cœur de la Patrouille de France

Les Athos, pilotes d’exception de la Patrouille de France, se soumettent à une préparation millimétrée en prévision de leur tournée estivale. Entre rigueur, passion et solidarité, le film révèle l’humanité derrière les casques, alors qu’un accident vient bouleverser l’équilibre de la formation… 

 

David

David est un jeune berger drôle et pétillant, dont la voix envoutante émerveille sa famille et le roi Saül. Lorsque le géant Goliath vient terroriser son peuple, David, armé uniquement d’une fronde, de quelques pierres et d’une foi inébranlable, s’avance. S’ouvre alors le destin extraordinaire d’un simple berger devenu roi, qui par sa loyauté et son courage, sauva l’âme d’un Royaume. 

 

Les fantômes d’Emma

Un programme du Studio Dwarf avec Les fantômes d’Emma (54’) de Makoto Nakamura précédé de Monsieur Bouteille (14’) de Dice Tsutsumi. 

Sous le ciel de Kyoto

À Kyoto, entre l’université et un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile, l’évidence naît entre eux… avant qu’elle ne disparaisse soudainement. 

 

Julie se tait

Julie, une star montante du tennis évoluant dans un club prestigieux, consacre toute sa vie à son sport. Lorsque l’entraîneur qui pourrait la propulser vers les sommets est suspendu soudainement et qu’une enquête est ouverte, tous les joueurs du club sont encouragés à partager leur histoire. Mais Julie décide de garder le silence. 

 

Soulèvements

Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles. 

 

Bluey au cinéma : en cuisine

Bluey au cinéma : Collection “En Cuisine”, c’est une heure de pur plaisir pour tous les fans de Bluey ! Cette compilation rassemble huit épisodes des trois saisons de la série, tous centrés sur le plaisir de cuisiner. Retrouvez des moments cultes comme Plats à emporter ou Le Restaurant de luxe, et découvrez les talents culinaires de la famille Heeler avec L’Omelette et Le Gâteau canard – la cuisine n’a jamais été aussi amusante ! 

 

La maison des femmes

À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable. 

 

Esprits Rebelles

Tournesol de Natalia Chernysheva (France, 2023, 4′) : Un tournesol pas comme les autres choisit deporter un regard nouveau sur son environnement, il va découvrir un univers totalement différent… 

• Le Renard minuscule de Sylwia Szkiladz et Aline Quertain (Belgique, France, Suisse, 2015, 8′) : Au milieu d’un jardin foisonnant, un tout petit renard rencontre une enfant intrépide qui fait pousser des plantes géantes ! Par un joyeux hasard, ils découvrent qu’ils peuvent faire pousser des objets, cela va donner des idées aux petits malins… 

• La Marche des fourmis de Fedor Yudin (Russie, 2022, 5′) : Une fourmi part à la découverte du monde qui l’entoure et explore ses richesses sonores et musicales. Inspiré de l’art graphique chinois, ce film musical propose une contemplation de la nature et attire l’attention sur la beauté des choses petites et simples. 

• Le Gnome et le Nuage de Zuzana Čupová et Filip Diviak (République Tchèque, 2019, 5′) : Petite île, ciel radieux. Monsieur Gnome souhaite passer cette splendide journée à bronzer sur un transat. Un petit nuage se met juste devant le soleil, ne lui laissant pas le temps d’en profiter. Mais Monsieur Gnome sait exactement quoi faire ! 

• Le Dragon et la musique de Camille Muller (Suisse, 2015, 8′) : L’amitié d’une petite joueuse de flûte et d’un dragon mélomane au sein d’un royaume n’autorisant que les marches militaires. 

• Mojappi – C’est à moi de Nijitaro (Japon, 2025, 3′) : Dans la forêt, trois petites créatures fort coquines convoitent le gros pancake que se préparent leurs camarades. Tous les stratagèmes sont bons pour le récupérer ! 

  

 

Green Line

En animation et archives, retour sur la guerre civile du Liban, à hauteur d’enfant, sur les traces de Fida, née en 1975 à Beyrouth, qui déploie les plis de sa mémoire en interrogeant d’anciens protagonistes du conflit. Entre fureur passée et poésie de la mise en scène, un poignant récit cathartique. 

 

La bataille d’Alger

Octobre 1957. Les paras du colonel Mathieu cernent le refuge d’Ali-La- Pointe, responsable de la guérilla urbaine. Pendant ses heures de réclusion forcée, Ali revit l’itinéraire qui l’a conduit de l’état de délinquant et proxénète à celui de chef guérillero du F.L.N. Novembre 1954, l’organisation terroriste entreprend son activité en Algérie ; ce sont les premiers attentats à la bombe dans les bars, les gares et les cinémas de la « ville européenne ». Ali devient l’un des chefs de l’organisation, sous la direction de Ben M’Hidi, alors qu’arrivent à Alger les parachutistes salués par la population européenne. Le colonel Mathieu, mettant à profit une grève, pénètre dans le quartier arabe et procède aux premières arrestations… 

 

Prisme #8 – l’argentique du futur

Tel l’eau de la Loire passant sous les ponts de Nantes, le festival Prisme, dédié à la création contemporaine sur support argentique, finit toujours par rejoindre l’estuaire. 

Séance suivie d’une rencontre avec les cinéastes Petra Graf et James Edmonds, qui présenteront leur film réalisé en résidence à Saint-Nazaire en 2024. Entre documentaire et carnet de résidence, ils nous dévoilent la ville sous une douce, curieuse et généreuse lumière. 

Allah n’est pas obligé

Birahima, orphelin guinéen d’une dizaine d’années, doit quitter son village pour tenter de passer la frontière et retrouver une tante qui se serait installée au Libéria. Le jeune garçon se met dans les pas de Yacouba, bonimenteur de grands chemins jouant les guides de substitution. Mais sur la route, la rencontre avec des enfants soldats fait basculer le destin de Birahima. Engagé involontaire, que lui réserve le sentier de la guerre ? 

 

Pillion

Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant et charismatique leader d’un club de motards. Ray l’introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis. 

 

Rue Málaga

Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir. 

 

[zoom] Woman and child

Tout est beau, au commencement. De la lumière, pleine et blanche, dans ce grand appartement, de celle qui irradie…, des regards rieurs, des chamailleries, de l’amour à profusion, des devoirs écrits sur la vitre, des petits “arrangements – entre un petit-fils, le seul “homme” de la maison, et sa grand-mère – qui laissent déjà entrevoir, de la part du réalisateur Saeed Roustaee, une première esquisse de dénonciation d’une domination masculine, de celle qui s’installe très tôt, presque insidieusement, comme profondément enracinée dans les pratiques éducatives inhérentes au régime des mollahs. Le poids du patriarcat au cœur de ce film coup de poing (qu’on prend en pleine face), assurément engagé du côté des femmes iraniennes. Ces mêmes femmes, prisonnières de leur hijab que Mahnaz, sa sœur et sa mère gardent en permanence, jusque dans cet écrin intime qu’est leur foyer. Un “détail” pas anodin qui vient accentuer l’asphyxie sociétale dont les Iraniennes cherchent à s’arracher pour respirer la Liberté à pleins poumons, souvent au péril de leur vie. Parfois, pour un voile mal ajusté… Il y a encore peu, Nargès Mohammadi, prix Nobel de la paix et figure majeure de la défense des droits des femmes, et de nouveau condamnée à une peine de 7 ans dans la sinistre prison d’Evin, dénonçait ce prétendu “droit divin”, en déclarant : « La domination patriarcale est maintenue sur la tête des Iraniennes de leur naissance à leur mort. » Mahnaz, infirmière de 45 ans, veuve avec deux enfants, sait de quoi il retourne, pour la subir au quotidien, cette domination. La subir, d’abord avec cet “amoureux transi”, un oppressant pressé de la savoir à son bras et qui, comble de l’entendement, l’oblige – le temps de la cérémonie de demande en mariage à laquelle sont conviés les proches du futur époux –, à effacer tout ce qui fait lien avec ses enfants, jusqu’à leur propre existence. La subir, encore avec le conseiller d’éducation du lycée qui décide l’expulsion temporaire du fils « turbulent », la veille de la cérémonie ! L’adolescent, privé de voyage scolaire, est alors confié, avec sa petite sœur, à son grand-père paternel. Et là, plus de mots, le choc, le basculement dans les ténèbres, le souffle suspendu. On assiste, anéantis, à la descente aux enfers d’une mère qui voit son monde s’écrouler sous ses yeux, tel un effet papillon, une catastrophe en appelant une autre dans ce saisissant et terrible drame familial où trahisons, coups bas, mensonges, non-dits…, deviennent le lot quotidien de cette femme forte, moderne, indépendante qui cède, qui sombre, qui se relève, qui se transforme en une figure mythologique, à la fois vengeresse et justicière. Un film de résistance iranienne et universelle qui parlera à toutes les femmes, à toutes les mères. Un film glaçant, d’une intensité rare qui met KO. Pas d’autre mot. 

 

  

Jeux de chimères

Sur scène, trois interprètes donnent corps à un univers peuplé de créatures hybrides et surprenantes. À travers un dispositif visuel inventif, les silhouettes dessinées se prolongent grâce aux corps des danseurs, qui surgissent partiellement du décor : un membre apparaît, disparaît, se transforme, suggérant tour à tour des ailes, des pattes ou des antennes. Le mouvement complète l’image, jusqu’à ce que les chimères quittent l’écran pour investir pleinement l’espace scénique et prendre vie sous les yeux du public. 

Le spectacle tisse un récit sensible, nourri de fantaisies enfantines, d’étrangetés poétiques et d’un humour délicat. Jeux de perception, illusions d’optique et surprises visuelles rythment cette traversée onirique, instaurant une relation ludique et immersive avec les spectateurs. Des chimères dans la tête offre ainsi un voyage captivant au cœur de l’imaginaire, où l’émerveillement se mêle à une douce inquiétude. 

Une enfance pleine de Mahler

Cette œuvre singulière occupe une place à part dans la production du compositeur par son climat lumineux et son langage volontairement plus épuré. Mahler y convoque les univers de l’enfance et de l’innocence, qu’il traduit par une écriture délicate, transparente et riche en contrastes subtils. 

Tout au long de la symphonie, l’auditeur est invité à un parcours imaginaire fait de scènes naïves, de rythmes légers et de couleurs orchestrales éclatantes. L’atmosphère joyeuse et presque féerique confère à cette partition une fraîcheur rare, qui la distingue nettement des grandes fresques tragiques mahlériennes. Pourtant, derrière cette apparente simplicité affleure une complexité plus profonde : Mahler glisse ici une ironie discrète et une distance critique qui donnent à l’œuvre une profondeur troublante. 

Le dernier mouvement, porté par la voix de la soprano, révèle le lied La vie céleste, évocation d’un paradis idéalisé vu à hauteur d’enfant. Ce final, à la fois candide et ambigu, conclut la symphonie sur une note poétique, où se mêlent émerveillement, douceur et une subtile mélancolie. 

Des livres tous azimuts

Écrits 2018-2025  

Poésie 

Après Textes choisis 1994-2012, livre issu de six ouvrages édités en Belgique (2025). L’auteur fait paraître Écrits 2018-2025, issu de six ouvrages publiés en France. À travers ces 400 pages, le lecteur découvrira une poésie en vers libres, ainsi que quelques nouvelles et des dialogues empreints d’humour. Écrivain, poète et illustrateur né à Saint-Nazaire, l’auteur a publié près d’une vingtaine d’ouvrages, ainsi que de nombreux textes dans des revues littéraires et des anthologies, et a reçu plusieurs distinctions.
Aux éditions BoD, 29 €, librairie.bod.fr, pierre-rive-auteur.id.st 


Béton 

Patrimoine industriel 

Omniprésent et souvent décrié pour son uniformité, le béton est pourtant à la fois moderne et patrimonial. Du CAP 44 de Nantes (1894) à la reconstruction de Saint-Nazaire, jusqu’à la galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers, les Pays de la Loire en témoignent. Entre patrimoine, création et enjeux de conservation, ce nouveau numéro de 303 explore ses richesses esthétiques et ses innovations, sans ignorer son impact environnemental, tout en évoquant les pistes d’un béton plus “vert”.
Revue 303, 17 €, editions303.com 


Jours de fêtes  

Histoire locale 

Après le succès d’Échos de Saint-Nazaire à la Belle Époque, l’atelier de recherche en histoire locale de l’Université inter-âges de Saint-Nazaire publie un nouvel ouvrage consacré aux fêtes nazairiennes de 1880 à 1940. À une époque sans écrans, ces célébrations rythmaient la vie sociale. Fêtes religieuses, laïques, maritimes, carnavals, fêtes de quartier…, dont celles de Saint-Marc-sur-Mer, sont mises à l’honneur dans 450 pages richement illustrées.
Édité par l’UIA, 20 €. Rens. 02 40 22 74 89, uia.saintnazaire@laposte.net 

Entretien avec un vampire… de Besné !

« Des vampires qui sentent la tourbe », ça ne court pas les rues. Mais du côté de Besné, où les brumes semblent vouloir envelopper cette terre de légendes sibyllines, nul ne peut jamais être tout à fait sûr de rien ! D’ailleurs, depuis peu, il en est un qui, après 10 ans « d’exil en sommeil » – trop long à son goût –, décide de reprendre du service. Et forcément, il fait couler beaucoup de sang, et d’encre ! Au point de le voir s’inviter, toutes canines dehors, en Une de la presse locale : “Terreur en Brière”, titre Le Ragondin Libéré ; “Un trafic de sang en Brière ?”, s’interroge L’Écho des Marais ; “Les chasseurs se mobilisent”, informe Le Mensuel du Blaireau… La psychose s’empare du village, les habitants sont sens dessus dessous alors qu’Hugo Aribart et son acolyte Jean-Marc Ledeuil s’apprêtent, l’esprit malin, à nous conter* la genèse de ce « coup de folie » vampirique aux allures de série B !  

Bien que « véridique et totalement inventée », cette histoire « terrifiante » est d’abord l’histoire de deux Besnéens d’adoption, l’un écrivain, l’autre photographe, qui se sont pris au jeu du roman-photo ! « Une histoire, précisent les amis de longue date, qui ne se prend pas au sérieux mais qu’on a faite sérieusement. » Et c’est dire. L’été 2023, ils se replongent dans de vieux magazines d’horreur des années 70, font l’acquisition de deux numéros (récents) de Nous Deux, l’icône pop du roman-photo à l’eau de rose, revisionnent quelques classiques : « Aussi bien dans les images que les dialogues, Les dents du marais est truffé de clins d’œil…, des films muets à Star Wars, en passant par Jean de La Fontaine, Nosferatu, Bram Stoker, et les Briérons, assurément ! » Le tout, en respectant les codes de ce genre narratif longtemps ringardisé, situé au croisement de la bande dessinée et de l’essai graphique. Et qui semble (re)devenir tendance !  

« On assume à 100 % le côté rétro-kitsch. On est complètement hors monde, carrément en décalage et un gentiment moqueur. C’est rock’n’roll gothique », et ça, ça les « amuse », autant que d’entraîner le lecteur dans une déambulation vampirique de Besné, et de la Brière, « presqu’un personnage à elle seule », assure Hugo qui, dans ce récit photographié, prête ses traits au comte de la Houstinière, tandis que Jean-Marc endosse le rôle du conteur et grand spécialiste des anguilles fumées ! Un roman-photo qui n’aurait pu voir le jour sans la trentaine de figurants et complices – Besnéens à 97 % – qui se sont embarqués dans cette aventure délicieusement sanguinaire. Et comme tout roman-photo digne de ce nom qui obéit à la logique sérielle, Halgana, la femme écrevisse devrait bientôt paraître ou pas ! Que de mystères qui inspirent… Ou aspirent !  

Un chef qui s’en donne… à chœur joie !

C’est chaussé de charentaises imprimées à l’effigie des Tontons flingueurs que le passionné de cinéma jusqu’au bout des pieds et chef de chœur inspiré Christophe Vincent nous ouvre grand les portes de son cabinet de curiosités créatives, bazar des passions improbables… Auteur de bandes dessinées « jamais éditées », inventeur d’un jeu de 7 familles « écoulé à la sauvage à 1000 exemplaires en 40 ans, pour initier la musique aux enfants », collectionneur invétéré de figurines de Disney, il conserve d’impressionnantes piles des numéros du Journal de Mickey ou encore de Spirou, qu’il relie avec un soin artisanal. Grand « fan » du Second Empire, arborant une moustache impériale comme un étendard au vent, prêt (dans un futur proche) à mener ses 4 000 soldats de plomb à l’assaut pour rejouer, tambour battant, la bataille de Waterloo, il fait aussi vibrer son orgue de Barbarie, chaque été, en costume d’époque – s’il vous plaît –, devant la collégiale de Guérande quand il ne fait pas vibrer les cordes vocales !  

Une chorale pas comme les autres 

Car parmi toutes ces passions, il en est une qui l’anime, depuis des lustres, au plus haut point… D’ailleurs, il « ne vit que pour ça », au point qu’il rêve, comme Molière, de se voir « partir sur scène…, en faisant chanter ». Quarante-cinq ans que ce désormais retraité, toujours aussi « hyperactif », comme il se décrit, dirige des chorales, une trentaine au total au fil d’une carrière rondement orchestrée. Aujourd’hui, « à mi-temps », il en conduit cinq par semaine ! À Guérande, La Turballe, Piriac, Saint-Gildas-des-Bois et à Saint-Nazaire où on le retrouve à la tête de Vox Hominis qu’il a créée en 2016, pile 10 ans. Une chorale franchement pas comme les autres. Sa particularité ? Il s’agit d’un chœur d’hommes à quatre voix a cappella. Une rareté qu’il convient de souligner. Et ce n’est pas Christophe Vincent qui dira le contraire, lui qui, en quatre décennies passées à écumer les scènes, n’en a « côtoyé que deux ! » Et autre fait exceptionnel… La chorale, habituée à partager l’affiche lors de grands événements (Fête de la musique, Les Musicales ou encore Retina auquel elle participera, dimanche 15 mars), se produira, samedi 7 mars, pour la première fois, en solo : « On voulait faire un grand concert, qui plus est dans ce superbe écrin acoustique qu’offre la galerie des Franciscains. Il y aura des chants basques, corses, italiens, irlandais, des chants de marins, du jazz, du gospel et même Le lion est mort ce soir… On n’a pas tous les jours 20 chants ! Le public va être surpris », promet celui qui aspire à raviver l’image un peu vieillotte qu’on se fait des chorales, et sollicite les jeunes à venir rejoindre les rangs de Vox Hominis !  

De l’opéra au Petit Beurre ! 

« On recrute, on recrute », lance-t-il enthousiaste, lui qui a toujours été bercé dès son enfance par les chœurs – ceux de son père, chanteur lyrique à Graslin : « J’ai été nourri à l’opéra ! Il m’y emmenait deux à trois fois par mois ! », raconte-t-il, lui qui aurait aimé suivre la voie du “Petit LU”, « son surnom, un clin d’œil à mon arrière-grand-père, inventeur de la pâte du célèbre Petit Beurre ». Mais la vie en a décidé autrement. Diplômé du conservatoire de Nantes, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers l’enseignement de la musique et… du chant. C’est à lui aussi qu’on doit la création en 1989 de l’école de musique de Toutes-Aides, installée dans les anciens bains-douches du Bréchoir, devenue depuis une antenne du conservatoire. Et pendant ce temps-là, il faisait déjà vaciller les chœurs… 

// Vox Hominis en concert 

Samedi 7 mars, galerie des Franciscains, 20h30, participation libre.
Dimanche 15 mars, église Notre-Dame d’Espérance, 17h, tarif : 10 € au profit de Retina France, Mille chœurs pour un regard. 

Un focus artistiquement belge

Le ton est donné. Du 14 mars au 29 avril, concerts, spectacles, performances, rencontres littéraires et propositions jeune public se déploieront dans la ville portuaire, et bien au-delà : Le Kiosq, L’Oiseau tempête, Le Théâtre, La Volière, le TU de Nantes, et Quai des arts à Pornichet, le petit nouveau. Le coup d’envoi sera donné en direct live dans les anciens bains douches devenus en 2021 ce lieu hybride qu’est Bain Public, avec une fête de lancement menée par le DJ bruxellois soFa, figure internationale des musiques sans frontières, précédée d’un before gourmand « en version végé ou carné ! » Pour les affamés de culture, rien de tel qu’un concentré de « savoir-faire » qui a la… frite !  

(Très) Jeune public 

Salé, sucré, qu’importe… Il y en aura pour tous les goûts. Et les âges. À commencer par les tout-petits avec Manta de la compagnie Klankennest, une immersion sensorielle entre musique, lumière et mouvement, inspirée par la grâce des raies géantes. Toujours à Bain Public, place à une création poétique et radiophonique avec Cui Cui Flap Flap, de Magrit Coulon. À Quai des arts, c’est Casimir, de la compagnie Arts et couleurs, qui viendra conter dans le creux des petites oreilles une fable engagée et poétique saluée par un prix aux Rencontres de théâtre Jeune Public de Huy, en 2023.  

De krautrock au Chaton Laveur ! 

Côté musiques actuelles, le duo liégeois Chaton Laveur investira Le Kiosq avec un rock indépendant hypnotique, nourri de krautrock et d’indie 90s. La littérature, la danse et les arts visuels ne seront pas en reste : rencontre avec Carmela Chergui à L’Oiseau tempête autour de son livre L’homme est une fiction ; cirque aérien inspiré de Magritte à La Volière avec Ceci n’est pas un spectacle ! ; Rosas danst Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker, pièce emblématique créée en 1983, continue d’affirmer sa modernité à travers l’énergie de quatre jeunes danseuses convoquées sur la scène du Théâtre. Et du côté de Nantes, Marie Devroux proposera un espace d’utopies concrètes avec Ouverture des hostilités, spectacle optimiste et lucide qui invite à penser des alternatives au système dominant. Bref, trois semaines intenses pour explorer une scène inventive et engagée. Du bonheur à l’état… belge !