Un réalisateur : Jim Jarmush… Déjà, ça en jette ! Des acteurs : Tom Waits, Adam Driver, Charlotte Rampling, Cate Blanchett, Indya Moore… À s’en décrocher la mâchoire ! Un titre : Father mother sister brother… Qui ne laisse rien en suspens ! Forcément, il sera question de… famille. Bingo ! Mais attention, dans les mains d’un Jim qui, entre deux ballades souchoniennes, « s’éveille dans l’air idéal », on doit s’attendre à tout !, surtout à ce qu’il transforme la famille en concept, et de facto en un véritable terrain d’expérimentations introspectives. Un terrain miné de silences éloquents, lourds de sens, parfois troublants, de non-dits, de faux-semblants, de petits ou de gros mensonges, de glissements poético-absurdes où le lien censé “unir” – fragile, inattendu, singulier, sincère (ou non !) –, ne tient qu’à un fil…
Tel un chirurgien, il ausculte l’intérieur – des foyers et des âmes –, disséquant avec élégance visuelle cette entité étrange et profondément subjective – de son regard – qu’est la famille. Trois regards, trois “portraits de famille” sans connexion, sinon reliés par ces menus détails, ces motifs récurrents qui sortent on ne sait d’où : la Rolex, les skateurs qui « poussent comme du chiendent », l’eau, la voiture, les photos d’avant… Et cette phrase, minimaliste, qui tombe comme un cheveu sur la soupe ! : « Et Bob est ton oncle » ! Qu’à cela ne tienne, Father mother sister brother, couronné – sans doute davantage pour l’ensemble de l’œuvre du cinéaste –, par le Lion d’or à la Mostra de Venise 2025, ne fera pas consensus, jusqu’à diviser au sein d’une même personne ! Eh oui, ça peut arriver ! Et avec Jarmusch, plus que jamais. Difficile de trancher ! Le “J’aime/ J’aime pas”, pas négociable. C’est un tout, à déguster après coup – sur le moment, inutile de se mentir, on déguste un peu ! Mais de ce temps long, étiré à son paroxysme, il en ressort de belles choses, de très belles choses, sensibles et perceptibles à l’âme nue. Et c’est sans parler des acteurs, excellents. Mais ça, on s’en doutait !
Durant l’entre-deux-guerres, Saint-Nazaire est au travail
Il leur a fallu six années d’enquêtes minutieuses, de collectage, de rédaction pour livrer ces deux tomes de l’histoire des Nazairiens et Nazairiennes dans l’entre-deux-guerres. Après le tome 1 sorti en 2024 et consacré à la vie quotidienne de 1920 à 1940, voici le tome 2, dédié au travail. Les membres des associations Saint-Nazaire Histoire*, et Je me souviens**, se sont regroupés pour investiguer, chacun dans son domaine de prédilection, afin de collecter toutes les informations possibles sur les environnements sociaux et économiques de la zone industrialo-portuaire de 1920 à 1940. Les sujets abordés permettent de concevoir comment, dans cet intervalle, s’est joué notre vie quotidienne, ici et maintenant. « C’était indispensable de faire ce livre », déclare Guy Abin, un ancien de la construction navale, « pour comprendre comment le travail, le commerce ou la pêche ont pu se développer ou pas ».
Leurs recherches se sont axées sur trois piliers de l’économie locale : le port de pêche et de commerce, les industries (la construction navale, les Forges de Trignac, l’aéronautique, et la raffinerie de Donges). En réunissant leurs deux associations, ces sept férus d’histoire ont pu exploiter leurs propres archives, mais aussi celles du Département. « On a lu toute la presse de cette époque. Puis on a tout classé par thème », souligne Guy Abin. Imaginez le travail de fourmi qui permet de comprendre et appréhender tout ce qu’on doit savoir sur l’histoire des métiers emblématiques de Saint-Nazaire, Trignac ou Donges.
Cet ouvrage foisonne de faits historiques, d’anecdotes, de personnages hauts en couleur. Qui connaît Marthe Moreuil ? Indice ci-dessus… Tout est documenté, vérifié, prouvé. Un livre à lire ou à feuilleter selon l’humeur du moment. Au fait, y a-t-il eu une conserverie au quai des marées ? Réponse sur une des 382 pages.
* Christian Morinière (Mémoire et savoir nazairiens et Aristide Briand), Maxence Ponroy, Michel Mahé (Aremors) et Guy Abin (Angenea)
** Yves Hamonou, Philippe Rettig et Pierre Jack (Patrimoine de l’aéronautique)
Quand le théâtre rencontre le cinéma
Sur scène, Pierre Maillet se livre à un récit intime et vibrant. Écrit par Tanguy Viel, Une vie d’acteur est un monologue théâtral à la fois intime et universel. À travers les souvenirs, les réflexions et le récit d’un homme façonné par le cinéma, cette pièce interroge la naissance d’une vocation, la construction d’un regard et le plaisir profond de devenir acteur. À la frontière de la fiction et du réel, le texte retrace le parcours d’un enfant des années 1980 qui a grandi entre affiches de films punaisées aux murs, cassettes VHS et séances de vidéoclub. Le cinéma y apparaît comme un refuge, une échappée, mais aussi comme une promesse de liberté et d’émancipation. De simples émotions de spectateur naît peu à peu le désir de jouer, d’entrer dans l’image et d’en faire son métier. La plume précise, incarnée et rythmée de Tanguy Viel rencontre la mise en scène attentive d’Émilie Capliez, et donne corps à un récit puissamment générationnel. Des premiers chocs cinématographiques aux films découverts en cachette, jusqu’à la révélation du cinéma d’auteur, la pièce retrace la construction progressive d’un parcours artistique. Elle révèle, par touches sensibles, la naissance d’une vie d’artiste : celle de Pierre Maillet.
Dans la continuité de ce spectacle, le cinéma Jacques-Tati s’associe à l’événement en proposant un cycle de projections, destiné à raconter, en images, la genèse d’un parcours artistique. Quatre films majeurs, chers à Pierre Maillet, sont projetés tout au long du mois de février (du 2 au 24), comme autant de jalons de son imaginaire de comédien. La soirée d’ouverture donne le ton : carte blanche à Pierre Maillet avec la projection de Tootsie de Sydney Pollack, film déterminant dans son désir de devenir acteur. La séance sera suivie d’une rencontre avec l’artiste. Le cycle se poursuit avec Tous les autres s’appellent Ali de Rainer Werner Fassbinder, Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy et Les dents de la mer de Steven Spielberg, œuvres emblématiques évoquées également sur scène.
Bref, cet événement qui propose une plongée sensible dans l’intimité d’un artiste, rappelle combien les films, vus un jour, peuvent changer une vie… À méditer.
« Un coup de poing dans la gueule »
Estuaire : « S’il y a un mot pour définir le dessin de presse, lequel serait-il ?
Frap : Subversion.
Qu’est-ce qu’un bon dessin de presse ?
« Un coup de poing dans la gueule », comme disait Cavanna. J’en ai fait ma devise. Certes, on n’y arrive pas tous les jours, mais c’est l’objectif. Le dessin de presse n’est pas fait que pour faire rire ou sourire. C’est une provocation, dans le sens noble du terme, où il sert à générer l’esprit critique, et sert de ce fait la citoyenneté.
Où se situe la limite à ne pas dépasser pour que la satire ne devienne pas offense ?
Il n’y a pas de limite. En revanche, il y a une limite à la loi. La loi n’est pas une question d’offense, c’est une question de diffamation, d’insulte publique, d’apologie de la haine.
Le dessin de presse comme arme absolue ?
L’arme tue, le dessin ne tue pas. Et tout dépend de qui s’en sert ! Dans de bonnes mains, c’est une arme douce et démocratique.
Est-ce que le dessin de presse est en danger ?
Absolument, on le voit dans les régimes autoritaires, dictatoriaux, dans les régimes ultralibéraux, conservateurs, par l’interdiction ou la censure. D’ailleurs, il y en a de moins en moins, de dessins. La liberté d’expression, elle n’est jamais gagnée, jamais acquise. C’est un combat au quotidien. À nous de faire en sorte de la préserver. Ici, certes, c’est plus tempéré, mais vous savez, quand j’ai commencé, c’était : « Pas de sexe, pas de religion, pas de mort ! »
Une espèce en voie de disparition ?
J’espère que non. J’espère qu’une génération nouvelle prendra la suite du dessin de presse en ligne, quand il n’y aura plus de journaux papier. J’ai assez confiance, elle inventera sa façon d’informer et de s’informer au sens plein du terme, qui n’est pas forcément la nôtre aujourd’hui. Mais aucune raison qu’il n’y ait pas autre chose après.
Sans dessin de presse, pas de démocratie ?
Sans la liberté de la presse, sans la liberté d’informer, sans la liberté d’expression, pas de démocratie. « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », disait Beaumarchais. C’est toujours valable !
Un dessin préféré ?
Aucune idée… Pour moi, le dessin de presse, ce n’est pas une œuvre d’art. C’est du journalisme, une activité journalistique qui utilise une technique artistique. C’est un “art”, si l’on veut, mais éphémère. Quand l’actualité est passée, quand le journal est refermé, il ne sert plus qu’à emballer les éplucheurs de légumes ! On ne fait pas ça pour la postérité.
Le dessin de presse, vous avez ça dans le sang ?
Depuis gamin ! Aujourd’hui, j’aurais du mal à m’en passer. Comme je dis toujours à mes copains, le jour où ça commence à devenir tremblant, vous me prévenez… Que j’arrête ! Mais quand on a cette chance, ce privilège d’être le bouffon du roi, de pouvoir se moquer tous les jours des puissants, sans risquer de se faire couper la tête et en étant payé pour, on fait tout pour le garder le plus longtemps possible, ce privilège… »
Plantu, que l’on ne présente plus depuis son premier dessin paru au Monde, en 1972. Cinquante ans sur tous les fronts, armé de son crayon, à caricaturer l’actualité mondiale, une célébrité en son royaume. Idem pour Frap à la mine acérée, cofondateur du journal satirique nantais La lettre à Lulu et dessinateur “coup de poing” de presse locale qui ne mâche pas ses croquis ! (lire interview, page suivante). Quant à Dominique Lemarié, elle se rêvait dessinatrice de mode lorsqu’à 20 ans la voilà projetée en plein procès du Watergate. Ce « tapis rouge » “étoilé”, elle le doit à sa tante du Pouliguen où la dessinatrice vit actuellement, et par alliance à ce « tonton américain caméraman et photographe de guerre, Bob, de la famille des frères Fleischer, figures majeures de l’animation (Popeye, Betty Boop…). Un beau soldat qui était chargé de déminer les plages de la région, et de Saint-Nazaire, d’où mon lien fort à cette ville ». De ce jour de 1974, où elle est devenue dessinatrice de presse judiciaire, Dominique s’en souvient comme si c’était hier : « J’étais assise à côté de Betty Betz, la meilleure dessinatrice des États-Unis, elle m’appelait mon petit poussin ! » À elle seule, quarante ans de carrière, entre les États-Unis et la France, à couvrir les plus grands procès, de la tentative d’assassinat de Reagan à la prise d’otages du palais de justice de Nantes, de Klaus Barbie à Bettencourt, de Papon à l’affaire du gang des barbares… Là où les caméras n’ont pas le droit de citer, elle y est, tout de noir vêtue pour se faire discrète, se glisse, se faufile et dessine à l’aquarelle l’actu en direct, le carnet sur les genoux, dans l’urgence, entre 10 et 15 dessins par audience. Elle en ressort « vidée » quand « les cauchemars » ne viennent pas la hanter, encore aujourd’hui. Le seul procès qu’elle a refusé ? : celui de Charlie Hebdo. « Je les connaissais tous, c’était ma famille. Je me serais écroulée. »
Trois dessinateurs hors norme, trois styles, trois regards différents réunis à l’occasion d’une exposition remarquable où près d’une centaine de dessins seront présentés.
• Vernissage, vendredi 30 janvier, en présence des artistes, sans Plantu.
• Visite du fort, samedi 31 janvier de 14h à 18h, suivie d’un débat avec la librairie Le Chaudron, 18h30, en présence des artistes, sans Plantu.
• Sélection de livres mis à disposition ou en vente, atelier…
L’OHSN et Croque-Notes unis autour du Stabat MaterCe poème symphonique, pour chœur et orchestre, a été composé en 2008 par Karl Jenkins. En ajoutant plusieurs langues (grec, araméen, hébreu ou arabe ancien au latin d’origine), Jenkins a enrichi et modernisé la tradition. Ici, la musique sacrée contemporaine mêle des harmonies et des rythmes occidentaux à des voix et des instruments orientaux tout en gardant une structure très classique.
Yann Le Nechet dirige le chœur Croque-Notes depuis 1990. Il est l’initiateur de ce projet exceptionnel réunissant deux des plus grands ensembles musicaux nazairiens. Avec Micha Passetchnik, trompettiste, enseignant au conservatoire et à la barre de l’Orchestre d’harmonie de Saint-Nazaire, ils en assureront la direction.
L’Orchestre d’harmonie de Saint-Nazaire, créé en 1964, possède un répertoire très varié. Composé exclusivement d’instruments à vent et de percussions, cet ensemble compte une soixantaine de musiciens amateurs. Le chœur Croque-Notes est orienté vers la musique classique sans dédaigner un détour vers la chanson française de temps en temps. Quelques choristes de l’école de musique de Saint-Brévin complèteront l’effectif du chœur et deux solistes accompagneront tout ce beau monde : la mezzo-soprano Corinne Bahuaud et le musicien Samir Aouad, aux oud et voix orientales.
« C’est une chouette expérience. Il a fallu que les cuivres apprennent à jouer en finesse, en douceur et que les voix montent en puissance. Alors, tous avec nos différences, nous nous sommes accordés autour du Sabat Mater », se réjouit Micha Passetchnik. Et le vice-président Luc Babarit d’ajouter : « C’est rare de voir un tel ensemble musical éphémère réunissant sur scène au moins 150 personnes. Sans compter la parfaite acoustique du lieu, en totale adéquation avec l’œuvre musicale contemporaine. »
Magellan
Porté par le rêve de franchir les limites du monde, Magellan défie les rois et les océans. Au bout de son voyage, c’est sa propre démesure qu’il découvre et le prix de la conquête. Derrière le mythe, c’est la vérité de son voyage.
Tafiti
Lorsque Tafiti, un jeune suricate, rencontre Mèchefol, un potamochère aussi sympathique qu’exubérant, il sait qu’ils ne pourront jamais devenir amis. En effet, la vie dans le désert est pleine de dangers et Tafiti a toujours respecté la règle essentielle de survie chez les suricates : il ne faut jamais se lier aux étrangers. Mais lorsque son grand-père est mordu par un serpent venimeux, Tafiti n’a pas le choix. Il doit partir à la recherche d’une fleur légendaire qui guérit de tous les maux, mais qui pousse au-delà des vastes étendues brûlantes du désert. Une quête périlleuse que Tafiti décide d’affronter seul. Mais c’est sans compter sur Mèchefol, bien décidé à accompagner son nouveau meilleur ami dans cette aventure, qu’il le veuille ou non…
Gourou
Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu’elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s’engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire…
Seven
Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a decidé de nettoyer la societé des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.
La vie après Siham
Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille. Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.
Promis le ciel
Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais intranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant.
The Mastermind
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
Olivia
A 12 ans, Olivia voit son quotidien bouleversé du jour au lendemain. Elle va devoir s’habituer à une nouvelle vie plus modeste et veiller seule sur son petit frère Tim. Mais, heureusement, leur rencontre avec des voisins chaleureux et hauts en couleur va transformer leur monde en un vrai film d’aventure ! Ensemble, ils vont faire de chaque défi un jeu et de chaque journée un moment inoubliable.
La vie s’écoule silencieusement
Milieu des années 50, l’ennemi nazi est vaincu, la révolution socialiste bulgare a triomphé. Pavel, le fils de Zhelyo et Lyuba, un couple d’anciens partisans, revient à la maison. Ses parents lui apprennent qu’ils sont séparés. Après le choc, c’est l’incompréhension puis la colère. Mais la rupture semble confirmée et définitive. Reprenant contact avec les autres membres du groupe qu’ils formaient dans la résistance, Pavel comprend que l’idéal qui les réunissait tous auparavant semble s’être estompé.
Axolotl/MasqueCarte blanche à Olivier de Sagazan qui nous présente deux films saisissants d’un cinéaste ayant bâti une oeuvre remarquable dans le court métrage.
L’homme de boueL’Homme de Boue explore la quête artistique et personnelle d’Olivier de Sagazan, un plasticien dont les performances mêlent transformation corporelle et quête personnelle. Entre ses racines africaines et sa vie en France, ce film révèle un voyage artistique où l’art devient un moyen de se réinventer et de redécouvrir ses origines.
Téhéran TabouTéhéran : une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption, la prostitution et la drogue coexistent avec les interdits religieux. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s’émanciper en brisant les tabous.
Imperial Princess
Iulia vit seule à Monaco depuis le départ de son père, retourné en Russie à cause des sanctions contre son pays. Elle ne va plus en cours. Elle se sent de plus en plus seule et menacée.
Nuits de la lecture entre Villes et campagnes
De la ville à la campagne, la lecture battra son plein tout au long de la semaine. Pour cette 10e édition, les médiathèques et bibliothèques de Saint-Nazaire Agglomération s’érigeront en lieux de partage – qu’elles sont déjà –, pour célébrer, en famille ou entre amis, le livre et l’imaginaire. Aussi, proposeront-elles, pour les rêveurs de tous âges, des formats variés qui inviteront à lire autrement, à écouter, à regarder et à vivre la littérature hors des sentiers battus. Histoires chuchotées au creux de l’âme, lumières tamisées, pages partagées à haute voix, tapis tout moelleux… Des instants hors du temps, entre “Villes et campagnes”, le fil rouge d’un programme qui fait dialoguer créations urbaines et poésies rurales. Et promis, il y en aura pour tous les goûts… Dès la tombée de la nuit, un peu partout sur tout le territoire, les voix s’élèveront… Pour faire lecture sous les étoiles, clamer des contes venus d’ailleurs lors d’une soirée pyjama, pour donner la parole aux travailleuses et travailleurs de la région nazairienne, ou pour écrire, parmi tant d’autres propositions, en petit ou en grand – façon alphabet street art –, sur les murs de ces Nuits suspendues.
TrajectoiresPortée par une énergie artistique sans frontières, la chorégraphe sud-coréenne Eun-Me Ahn secoue une fois de plus la scène contemporaine avec Post Orientalist Express, une création flamboyante où traditions, mythes et culture populaire se télescopent joyeusement. « L’enfant terrible » de Séoul s’empare des “clichés orientaux” pour mieux les déconstruire. Légendes revisitées, costumes bariolés, musiques hybrides, mouvements acrobatiques et références pop deviennent les matériaux bruts d’une véritable excavation culturelle. À travers un langage chorégraphique inventif, elle interroge la persistance de certaines représentations et la manière dont elles façonnent les identités.
Ce Post Orientalist Express est un train lancé à pleine vitesse : un voyage à travers des imaginaires fantasmés, où les danseurs glissent d’une posture traditionnelle à un geste totalement contemporain, d’un rituel ancestral à une comédie musicale futuriste. Eun-Me Ahn détourne, amplifie, bouscule pour ouvrir un champ nouveau, hybride, puissant. Avec cette pièce, la chorégraphe poursuit sa quête : inventer une identité culturelle scénique nouvelle, affranchie des regards extérieurs. Une identité libre, joyeuse, en mouvement constant.
En résonance avec le spectacle Post Orientalist Express d’Eun-Me Ahn, la scène nationale propose une conversation consacrée à la diversité des cultures asiatiques et à leur expression dans le spectacle vivant. Cette discussion s’appuiera sur les parcours de deux artistes invitées, la chorégraphe Kaori Ito et l’autrice et metteuse en scène Marine Bachelot Nguyen. Tout comme l’on parle souvent de “l’Afrique” ou de “l’Asie” en Occident comme de blocs homogènes, en gommant la pluralité des identités qui les composent, cette rencontre cherchera à déconstruire les visions orientalistes et les stéréotypes qui en découlent. Ce sera également l’occasion de réfléchir à la place occupée par les artistes asiatiques dans le paysage du spectacle vivant en France.
• Conversation, mercredi 28 janvier, 19h, gratuit sur rés.
• Atelier d’initiation au DJing avec Nico, DJ Toudonner pour les spectateurs, le 29 janvier, 18h, 15 €. Dès 14 ans.
• DJ set Toudonner, dès 21h30 (DJ set indépendant du spectacle), le 30 janvier, entrée libre.
• Les saveurs de Corée pour un voyage gustatif, le 30 janvier, 19h, 16 € sur rés. (réservé aux spectateurs).
• Cycle cinéma coréen, programmation cinéma Jacques-Tati.
La route en partage…En 1999, Nadine et Saïd, figures nazairiennes reconnues pour leur fort engagement associatif, prennent la route avec leurs deux fils, Léo, 8 ans, et Mehdi, 12 ans. À bord d’un vieux camion Volkswagen, sans douche ni toilettes, ils sillonnent pendant 14 mois vingt pays autour de la Méditerranée. Quarante mille kilomètres au compteur, des cours à distance… Et une vie « à la roots, où l’on ne passait jamais plus de trois jours sans se laver, rassure Nadine. Tantôt on se lavait dans les mosquées, tantôt on avait la chance de croiser un Libanais qui nous offrait une suite d’hôtel, avec le frigo plein, s’il vous plaît. Véridique ! » Un peu comme dans l’émission J’irai dormir chez vous, la famille Fortas « faisait étape chez l’habitant, partageait les repas, les histoires, les silences aussi », quand ils ne se retrouvaient pas coincés trois jours dans un no man’s land entre l’Égypte et la Libye ! Durant ce périple, « des “comme nous”, nous n’en avons pas croisé beaucoup ! Le monde arabe fait peur. Pourtant, confie l’autrice, jamais nous n’avons été aussi bien accueillis qu’à cet endroit du monde ».
Rencontres méditerranéennes est l’histoire d’un voyage initiatique qui se lit comme on prend la route : sans savoir exactement où l’on va. Une aventure à la carpe diem, à vivre au fil des regards, avec toujours cette envie profonde « de partir à la rencontre de l’autre et, forcément, de soi-même ». De Bucarest à Istanbul, de Damas à Gaza, du Caire à Tripoli…, le récit enchaîne anecdotes, galères, tempête de sable en plein milieu du Sahara, et rencontres extraordinaires, comme celle encore, une énième, partagée avec les peuples primitifs de la vallée de l’Omo en Éthiopie. Ce récit comme témoignage de celles et ceux qui vivent dans ces pays, villes et villages traversés. Il raconte leur histoire de l’intérieur, loin des clichés. Et des clichés, ce livre coup de cœur, tiré à compte d’auteur, en regorge : une soixantaine de photos pour immortaliser ces instants vécus en famille, empreints de joie et de sourires au pluriel universel et éternel…
Courir ensemble pour l’inclusion
Tous avec Alex… Un événement créé il y a neuf ans par les parents d’Alexandre Pain, un jeune en situation de handicap moteur et intellectuel, afin de financer la passion de leur fils pour le triathlon. Les bénéfices sont répartis entre les associations organisatrices : Tous avec Alexandre Pain, La chrysalide de l’être, L’Envolée de la chrysalide, et le TCA. « Pour aider ces jeunes “extra-ordinaires” à avoir un présent et un avenir heureux, les dons sont essentiels », explique Marine Tignon, présidente de la Chrysalide de l’être, une école nazairienne pour les 11-25 ans en situation de handicap sévère. Ce 24 janvier, plusieurs épreuves de 14 km seront proposées : un trail, une marche nordique, une randonnée. Et en parallèle, une course inclusive pour tous. Elle est gratuite et s’adresse aux plus de 6 ans, valides ou non, une jolie manière de « promouvoir le sport handicap chez les jeunes enfants ». Elle se courra sur la plage sur 1 km.
À quelques jours du jour J, les élèves de La chrysalide de l’être sont déjà sur les starting-blocks. Parmi eux, Ewen, qui s’entraîne régulièrement avec l’Esco 44, se souvient : « L’année dernière, j’ai couru avec le frère d’Alexandre. Il faisait très froid ! Mais l’ambiance était super et la crêpe à l’arrivée : incroyable ! » La chrysalide de l’être met en place un suivi et un enseignement sur-mesure. Lors des temps collectifs, l’accent est mis sur la sociabilisation et le vivre-ensemble. Dès 16 ans, les jeunes peuvent démarrer un parcours professionnel, faire des stages en entreprise, tout en poursuivant leur apprentissage scolaire. « C’est essentiel pour eux », souligne la présidente et maman d’Émile, l’un des élèves, et très impliquée dans les projets facilitant les insertions sociale et professionnelle. Marine Tignon insiste sur l’importance « de faire participer ces jeunes à l’activité de la cité. Il faut qu’ils aient un accès aux mêmes potentialités que d’autres citoyens pour travailler un jour, avoir leur logement et se sentir indépendants ». Alors, quoi de mieux que de partager tous ensemble, des moments portés par une énergie festive et conviviale comme cette course ? Rendez-vous sur la ligne de départ pour de belles rencontres. Un peu de sport et à l’arrivée… la crêpe !
Les échos du passé
Quatre jeunes filles à quatre époques différentes. Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre.
Laguna
Sur la côte pacifique mexicaine, la terre adoptée par Ina Marija avant de mourir trop jeune, son père et sa jeune sœur Una entreprennent un voyage dans ses pas. Là, au cœur de la nature luxuriante des mangroves – dans une lagune ravagée par les ouragans et qui ne cesse de renaître – ils entament le travail du deuil. Alors qu’il filme ce parcours, Sharunas Bartas, met à nu ses émotions et, dans un acte de transmission, cherche une reconstruction nourrie par les cycles naturels de la vie.
Greenland : Migration
Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines, la famille Garrity doit quitter la sécurité de son bunker au Groenland. Commence alors un périple pour leur survie et l’avenir de l’Humanité à travers un monde dévasté à la recherche d’un nouveau foyer.
28 ans plus tard : le temple des morts
Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar. Dans Le Temple Des Morts, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine – c’est l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant…
Hamnet
Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel.
Le mage du Kremlin
Russie, dans les années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov, trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine. Plongé au cœur du système, Baranov devient un rouage central de la nouvelle Russie, façonnant les discours, les images, les perceptions. Mais une présence échappe à son contrôle : Ksenia, femme libre et insaisissable, incarne une échappée possible, loin des logiques d’influence et de domination. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. Le Mage du Kremlin est une plongée dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille.
Primate
Primate suit un groupe d’amis dont le séjour idyllique sur une île lointaine dégénère en un affrontement bestial.
La pire mère au monde
Louise de Pileggi, brillante substitut du procureur, a toujours eu des relations compliquées avec sa mère Judith qu’elle n’a pas vue depuis 15 ans. Quand elle se retrouve mutée au petit tribunal où Judith est greffière, Louise devient la cheffe de sa mère. Et pire encore : elles vont devoir collaborer dans une affaire à première vue banale, mais qui va mettre leurs nerfs à vif.
Le Maître du Kabuki
Nagasaki, 1964 – A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas, Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il décide de se consacrer à ce théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux jeunes hommes évoluent côte à côte, de l’école du jeu aux plus belles salles de spectacle, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons… L’un des deux deviendra le plus grand maître japonais de l’art du kabuki.
La fabrique des monstres
Dans le vieux château de Grottegroin, un savant fou fabrique, rafistole et invente sans cesse des monstres farfelus. P’tit Cousu, sa toute première création oubliée avec le temps, sert de guide aux nouveaux monstres. Jusqu’au jour où un cirque débarque en ville… À la recherche d’une nouvelle attraction, son propriétaire Fulbert Montremonstre tente par tous les moyens d’accéder à cette fabrique de monstres. P’tit Cousu pourrait bien être la star de son futur spectacle…
Love me tender
Une fin d’été, Clémence annonce à son ex-mari qu’elle a des histoires d’amour avec des femmes. Sa vie bascule lorsqu’il lui retire la garde de son fils. Clémence va devoir lutter pour rester mère, femme, libre.
Pour l’éternité
Dans un au-delà où chaque âme dispose d’une semaine pour choisir où et avec qui passer l’éternité, Joan doit affronter un choix impossible : rester auprès de l’homme avec qui elle a partagé toute sa vie, ou retrouver son premier amour, disparu très jeune, et qui l’attend depuis toujours… Et vous, que choisiriez-vous ?
Les lumières de New York
Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible.
L’affaire Bojarski
Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France.
Le gâteau du président
Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien.
La cabane aux oiseaux
Quel plaisir de se laisser raconter des histoires ! Quelle joie de voir les illustrations des albums prendre vie au fur et à mesure de la lecture. Neuf histoires de la littérature pour la jeunesse sont rassemblées pour 45 minutes d’images animées, virevoltant à tire d’ailes, piaillant, roucoulant et même pigeonnant !
Visage de femmes
En Côte d’Ivoire, les trajectoires de trois femmes se répondent. Une villageoise est séduite par le jeune frère de son mari. Fanta apprend le karaté pour affronter les crises de jalousie de son époux. À Abidjan, Bernadette est à la tête d’une entreprise dont les bénéfices reviennent à sa belle-famille…
Le ballon attaché
Un gros ballon volant arrive au-dessus d’un village et attire l’attention des paysans. D’abord effrayés par cet objet apparemment venu de nulle part, ils sont bientôt fascinés par sa beauté et une enviable liberté de mouvement. Et ils projettent bientôt sur lui tous les fantasmes, attentes et espérances que des vies dans le dénuement peuvent susciter… Ils décident de le suivre et de le capturer, mais le ballon s’avère indocile…
Saint-Nazaire racontée par les frères Dardenne
Attention, documents exceptionnels ! Les deux films que nous vous présenterons ont été réalisés par un collectif d’ouvriers au sein duquel œuvraient Luc et Jean-Pierre Dardenne invités dans notre ville par Armand Gatti. Ce sont des témoignages précieux racontant Saint-Nazaire et son histoire ouvrière.
El Otro CristobalUn dictateur, chassé par un coup d’État organisé par l’archange Gabriel, meurt et part à la conquête du Ciel afin de rétablir son pouvoir sur Terre. Face à lui se dresse un ancien prisonnier secondé par la Vierge… Bienvenue dans l’univers fantasmagorique et joyeusement libertaire d’Armand Gatti !
Un pays en flammes
Dans la forêt landaise, une famille se transmet, de génération en génération, les secrets du feu. Sous les yeux des animaux, les jours et les nuits se succèdent. Le père, Patrick, mange de l’herbe. La fille, Margot, explose. L’enfant, Jean, programme des bouquets de lucioles.
Furcy, né libre
Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.
Florentin, un nageur en or pour Los Angeles ?
Florentin Delacour a débuté la natation à 10 ans parce que « la tête sous l’eau, le monde devient silence ». Né à Saint-Nazaire, le Montoirin de 20 ans est atteint de troubles du spectre autistique sans déficience intellectuelle. Il intègre officiellement, en 2023, le pôle France Jeunes natation handisport à Vichy. En août dernier, direction les championnats du monde de para natation à Bangkok. Florentin devient double champion du monde avec deux records au 4×100 m quatre nages et 4×20 m nage libre, et décroche en nage libre l’argent au 4×50 m et au 4×100 m. « Si je fais mes plus beaux temps au relai, c’est grâce à la présence de mes coéquipiers. Ils me poussent à dominer mon anxiété pour donner le meilleur de moi-même. Nos handicaps sont invisibles et nos fonctionnements différents. Ce n’est pas toujours facile de comprendre les difficultés des autres. » C’est ce qui rend ces victoires encore plus belles ! Florentin n’oublie pas Matthis Daniel, le « doyen » du pôle France avec lequel il a partagé les podiums à Bangkok. Ces deux-là se connaissent bien puisqu’ils sont tous deux issus du club Handi’nat région nazairienne.
Florentin est en 3e année d’école de journalisme à Nantes. Allier sport de haut niveau et études « demande volonté et organisation ». Il enchaîne les entraînements, quatre par semaine, plus deux séances de musculation. « Ça, ce n’est pas mon truc. Mais il faut y aller régulièrement ! » pour atteindre les sommets.
Les prochaines compétitions reprendront début 2026 à Bangkok. En juillet, place aux championnats d’Europe en Pologne, avec cet objectif de décrocher son billet pour les JO de Los Angeles 2028. « Je pars du principe que je serai qualifié », affirme celui qui, jamais, n’aurait cru faire un jour de la compétition internationale ! « Au début, la célébrité m’effrayait. Aujourd’hui, je n’y pense plus, je laisse l’inattendu se produire. » Après 2028, le jeune athlète aux multiples centres d’intérêt arrêtera le sport de haut niveau pour être journaliste dans la presse écrite régionale. Mais pas forcément… journaliste sportif !
Allez vers… l’action musicaleDaleya, c’est d’abord une histoire « de chaînes en or qui brillent ! Du bling bling et un sourire » sous une aubette de bus à la gare de Saint-Nazaire ! La rencontre aurait pu s’arrêter là, chacun poursuivant sa trajectoire, si la musique n’était pas venue y glisser son petit grain de sel ! Deux plus tard, en 2016, l’élève en logistique malien-sénégalais et l’artiste cubain fondaient cette association dont le sens, en français, colle parfaitement avec l’esprit qu’ils cherchent à insuffler et les valeurs qu’ils entendent porter : « C’est un dialecte mandingue (ethnie d’Afrique de l’Ouest) qui signifie aller vers l’action… collective. Qui renvoie à l’idée de fraternité, de lien entre les personnes. Et quoi de mieux que la musique pour tisser des liens, et créer des ponts entre les cultures ? », lancent de concert Gakou Tahirou et Elamo Moya, « la vitrine de Daleya » qui vient de sortir le Vol. 1 de La Nuclear. Un neuf titres présenté comme « une explosion musicale », un opus « solaire, joyeux et dansant » mêlant hip-hop, rap, dembow et influences afro-latines enrichi d’un featuring d’artistes nanto-nazairiens détonants. Un premier clip est sorti en décembre, un 2e est prévu pour février. Le Vol.2 « plus féminin, plus salsa, plus bachata » est en cours de préparation.
Ce sera le 6e album du label nazairien auto-produit, pour la plupart enregistrés, « dans l’attente de trouver un local à Saint-Nazaire », dans le studio d’enregistrement Zéromusicprod à Guérande. Six albums bientôt, une quarantaine de singles, et une quinzaine d’artistes de la région soutenus par Daleya qui sillonne de vastes territoires musicaux, de l’afro-urbain aux musiques du monde, en passant par le zouk, le reggae…, avec « une ouverture vers la chanson française. Car ici, on défend la diversité. En plus d’avoir pour projet de développer des collaborations avec des artistes internationaux. D’ailleurs, on a commencé, puisqu’en ce moment, un album franco-latino est en cours d’enregistrement à Cuba avec des artistes nazairiens. Il devrait sortir en 2026 », souligne Gakou Tahirou, président de cette association qui ne manque pas de rythme… Active aussi sur pas mal d’événements : la Fête de la musique en juin à Saint-Nazaire, Festi d’Herbi au printemps à Herbignac, Afro Summer à Nantes, Les rythmes salés en août à Guérande. À Guérande toujours, le 7 février prochain, salle Amicale laïque, pour une soirée 100 % afroton…
Regards sur Armand GattiArmand Gatti (1924-2017), poète, écrivain, auteur de théâtre, metteur en scène, cinéaste, lecteur et proclamateur a été invité à Saint-Nazaire en 1976 par la Maison des jeunes et de l’éducation permanente (Mjep). Son entreprise artistique que fut le Canard Sauvage, emmenée par la troupe informelle et amicale qu’est alors sa “Tribu” mêlait théâtre, écriture, affiches, films, journaux et débats et se partageait avec tous, étudiants, paysans, ouvriers, immigrés… Une expérience collective qui – « fit converger vers Saint-Nazaire la réflexion politique et l’attention de la presse, pendant des mois. Ces quelques mois allaient ébranler la conscience de cette ville. Une ville de gauche, ouvrière, lançait la première une campagne de dénonciation du système psychiatrique soviétique utilisé à des fins politiques et répressives ». Lorsque Vladimir Boukovski, opposant politique en ex-URSS est libéré et arrive à Saint-Nazaire, « des tensions apparaissent avec le PCF local mais malgré le contexte politique local tendu, le maire Étienne Caux, soutiendra jusqu’au bout le travail collectif de la résidence ». Cinquante après, cette aventure fondatrice fait encore parler d’elle. Et la scène nationale a profité de ce jubilé pour revenir sur son œuvre considérable, sur l’homme, sur ces souvenirs avec la parole de Nazairiens qui ont vécu ces moments. Trois jours entre tables rondes, projections et visite…
• El Otro Cristóbal, par Armand Gatti.
Cinéma Jacques-Tati, vendredi 16 janvier, 20h.
• L’expérience du Canard Sauvage, par les frères Dardenne.
Cinéma Jacques-Tati, dimanche 18 janvier, 18h.
Découvrir les fonds de la Maison des jeunes et de l’éducation permanente, par son ancien directeur Patrice Bulting.
Samedi 17 janvier de 10h30 à 12h.
Gratuit, sur rés. 02 40 00 40 67, archivesdoc@saintnazaire.fr
• “À la rencontre d’Armand Gatti”, avec Jean-Jacques Hocquard, vice-président culturel de l’Unef et Michel Séonnet, écrivain.
Théâtre Simone-Veil, samedi 17 janvier, 14h30.
• “L’expérience du Canard Sauvage à Saint-Nazaire” avec Philippe Grosvalet, sénateur et Michel Séonnet, écrivain.
Théâtre Simone-Veil, samedi 17 janvier, 18h30.
Gratuit, sur rés.
En ce début d’année, la médiathèque de Saint-Joachim se pare d’une atmosphère intrigante. De janvier à mars, frissons et méninges en ébullition seront au rendez-vous grâce à une programmation riche imaginée par les bibliothécaires, spécialement dédiée aux amateurs d’énigmes et de romans policiers.
Les lecteurs sont invités à relever des défis aussi stimulants que ludiques, à commencer par une enquête collaborative autour de La mâchoire de Caïn, célèbre puzzle littéraire de 1934 aux pages mélangées, à résoudre tout au long du trimestre. Tandis qu’une exposition inter-
active, Qui a refroidi Lemaure ?, plongera les visiteurs dans une enquête immersive mêlant littérature, bande dessinée et jeu vidéo (voir Expo).
Les échanges seront également à l’honneur lors d’un café littéraire convivial, le 17 janvier, autour du polar, avant de culminer le 23 janvier avec une soirée murder party exceptionnelle dans le cadre de la Nuit de la lecture. Les participants y endosseront le rôle de détectives pour résoudre un crime mystérieux lié à l’héritage de Léonard de Vinci.
Ma FrèreShaï et Djeneba ont 20 ans et sont amies depuis l’enfance. Cet été-là, elles sont animatrices dans une colonie de vacances. Elles accompagnent dans la Drôme une bande d’enfants qui, comme elles, ont grandi entre les tours de la Place des Fêtes à Paris. À l’aube de l’âge adulte, elles devront faire des choix pour dessiner leur avenir et réinventer leur amitié.
Fantastic Mr Fox
M. Fox, le plus rusé des voleurs de poules, sa femme, Mme Fox, Ash, son fils, le cousin Kristofferson et tous les autres animaux de la forêt défient trois odieux fermiers. Ils vont vivre la plus périlleuse et délirante des aventures.
L’infiltrée
Quand un fonctionnaire de police maladroit se voit confier une mission d’infiltration ultra-sensible, il ne s’attend pas à devoir se transformer en femme pour approcher un terrible gang de guerrières dirigé par le redoutable “Tonton”. Maxime rêvait de devenir agent infiltré…Lupita va réaliser son rêve !
Elle entend pas la moto
À la veille d’une célébration familiale, Manon, jeune femme sourde et lumineuse, rejoint ses parents en Haute-Savoie. Dans la beauté des paysages alpestres, l’histoire du clan se redéploie entre archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Porté par la force intérieure de Manon, le film trace un chemin d’épreuve et de résilience. La parole émerge enfin, là où le silence a longtemps régné.
Une enfance allemande
Printemps 1945, sur l’île d’Amrum, au large de l’Allemagne. Dans les derniers jours de la guerre, Nanning, 12 ans, brave une mer dangereuse pour chasser les phoques, pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir la famille. Lorsque la paix arrive enfin, de nouveaux conflits surgissent, et Nanning doit apprendre à tracer son propre chemin dans un monde bouleversé.
Los Tigres
Frère et sœur, Antonio et Estrella travaillent depuis toujours comme scaphandriers dans un port espagnol sur les navires marchands de passage. En découvrant une cargaison de drogue dissimulée sous un cargo qui stationne au port toutes les trois semaines, Antonio pense avoir trouvé la solution pour résoudre ses soucis financiers : voler une partie de la marchandise et la revendre.
La grande rêvasion
La Grande rêvasion de Rémi Durin (France, Belgique, 2025, 26′) : Alors que le spectacle de l’école va commencer et que les applaudissements du public résonnent, Andréa n’ose pas rejoindre ses camarades sur scène. Pour se cacher, elle file s’enrouler dans une cape de fortune dont le tissu semble interminable. Elle en ressort finalement dans un magnifique palais, entouré d’un nuage aussi moelleux qu’impénétrable.
Qu’y a-t-il dans la boîte ? de Bram Algoed (Belgique, 2023, 9′) : L’histoire d’un pilote, d’un capitaine, d’un machiniste, d’un chauffeur, d’un facteur, d’une fille… et d’une boîte géante. Qu’y a-t-il dans la boîte, la boîte géante que le pilote a ramenée d’un pays très, très lointain ?
J’ai trouvé une boîte d’Eric Montchaud (France, 2024, 9′) : Un jour, Guy, un oiseau qui courait dans la forêt, heurte une boîte. Guy se demande : « Mais à quoi peut-elle bien servir cette boîte ? »
Le chemin
Quelques jours avant son départ pour la ville, un jeune garçon vit ses derniers moments dans son village natal. Troublant de réalisme, le quotidien du jeune Daniel et de ses amis Roque et Germán frôle parfois le documentaire. Avec ce film, Ana Mariscal parvient à échapper à la censure tout en posant un regard social sur l’Espagne des années 1960, étouffant dans ses contradictions.
Nous étions jeunes
Bulgarie, 1941. Des jeunes gens ordinaires, qui appartiennent à la ligue de la jeunesse ouvrière, organisent un commando de résistants contre les forces nazies. Alors que les préparatifs d’un attentat se précisent, Veska, qui vient d’intégrer le groupe, et Dimo s’attirent mutuellement. Mais l’étau se resserre autour de leur groupe. Comment protéger son innocence et sa capacité d’aimer dans une situation où chaque instant, chaque geste, chaque regard peut vous perdre ?
Mektoub my love : Canto Due
Amin revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain en vacances s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jess, en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles.
La fille des marais
Helga, jeune domestique, est violemment rejetée par sa communauté pour avoir eu un fils illégitime. Lors de son procès contre le père qui refuse de la reconnaître l’enfant, elle fait la rencontre de Karsten. Ce dernier décide de l’embaucher dans sa ferme, en dépit de l’avis de sa future femme, fille du préfet local.
Baise-en-villeQuand sa mère menace de le virer du pavillon familial s’il ne se bouge pas les fesses, Sprite se retrouve coincé dans un paradoxe : il doit passer son permis pour trouver un taf, mais il a besoin d’un taf pour payer son permis. Heureusement, Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école, est prête à tout pour l’aider – même à lui prêter son baise-en-ville. Mais… C’est quoi, au fait, un baise-en-ville ?
Qui brille au combat
Qui Brille au Combat est le sens étymologique du prénom Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment. Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Les parents, Madeleine et Gilles, la sœur aînée, Marion. Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité de sa cadette a rendu trop vite adulte ? Lorsqu’un nouveau diagnostic est posé, les cartes sont rebattues et un nouvel horizon se dessine…
Father mother sister brother
Father Mother Sister Brother est un long-métrage de fiction en forme de triptyque. Trois histoires qui parlent des relations entre des enfants adultes et leur(s) parent(s) quelque peu distant(s), et aussi des relations entre eux.
Anaconda
Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime Anaconda. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel…
Sur un air de blues
Basé sur une histoire vraie, Hugh Jackman et Kate Hudson incarnent deux musiciens fauchés qui redonnent vie à la musique de Neil Diamond en formant un groupe lui rendant hommage. Ensemble, ils prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour suivre son cœur et accomplir ses rêves.
Teresa
Calcutta, 1948. Mère Teresa s’apprête à quitter le couvent pour fonder l’ordre des Missionnaires de la Charité. En sept jours décisifs, entre foi, compassion et doute, elle forge la décision qui marquera à jamais son destin – et celui de milliers de vies.
The shop around the corner
Chez Matuschek et Cie, une grande boutique de maroquinerie, le jeune Alfred Kralik, l’adjoint du patron, et Klara Novak, une nouvelle employée, vont échanger une correspondance amoureuse, sans savoir qui ils sont, à l’aide de petites annonces.
Le temps des moissons
Chuang doit passer l’année de ses dix ans à la campagne, en famille mais sans ses parents, partis en ville chercher du travail. Le cycle des saisons, des mariages et des funérailles, le poids des traditions et l’attrait du progrès, rien n’échappe à l’enfant, notamment les silences de sa tante, une jeune femme qui aspire à une vie plus libre.
Joyeux Noël
Lorsque la guerre surgit au creux de l’été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d’hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l’opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu’il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.
Le prêtre anglican Palmer s’est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l’église. Ils quittent leur Ecosse, l’un comme soldat, l’autre comme brancardier.
Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l’ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes…
Avatar : de feu et de cendres
Aux prises avec le chagrin après la mort de Neteyam, la famille de Jake et Neytiri rencontre une nouvelle tribu agressive : les Na’vi. Ce peuple des cendres est dirigé par le fougueux Varang, alors que le conflit sur Pandora s’intensifie.
Her
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…
La femme de ménage
En quête d’un nouveau départ, Millie accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester, un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues… Un tourbillon de suspense et de scandales qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière seconde.
Bob l’éponge – Le film : un pour tous, tous pirates !
Bien décidé à prouver à M. Krabs qu’il est désormais un grand garçon, Bob se lance sur les traces du légendaire Hollandais Volant, un redoutable pirate fantôme. Cap sur une épopée déjantée, entre fous rires, frissons et péripéties sous-marines, jusque dans les abysses les plus mystérieux de l’océan — là où aucune éponge n’a jamais osé plonger !
Lady Nazca
Pérou, 1936. Maria, jeune enseignante à Lima, rencontre Paul d’Harcourt, archéologue français. Ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca où elle découvre un vestige millénaire qui va peu à peu devenir le combat de sa vie…D’après une histoire vraie. Inspiré de la vie de l’archéologue Maria Reiche.
Rebuilding
Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty voit son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme, il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire.
Myrtille et la lettre au père Noël
Tandis que l’hiver étend son manteau de neige sur le paysage, une souris, un biscuit et une petite fille vont vivre d’étonnantes aventures. En trois tours, l’amitié se révèle là où on ne l’attend pas, la curiosité ouvre les portes d’un monde plein de surprises, et la magie de Noël nous offrirait presque un voyage sur la Lune !
Méditerranées
Exhumés après vingt-cinq ans, des films 8 millimètres donnent lieu à une méditation sur le destin d’une famille et d’une génération sur lesquels Olivier Py porte un regard à la fois lucide et nostalgique.
L’amour qu’il nous reste
La trajectoire intime d’une famille dont les parents se séparent. En l’espace d’une année, entre légèreté de l’instant et profondeur des sentiments, se tisse un portrait doux-amer de l’amour, traversé de fragments tendres, joyeux, parfois mélancoliques. Un regard sensible sur la beauté discrète du quotidien et le flot des souvenirs qui s’égrènent au rythme des saisons.
[zoom] Zootopie 2
Presque 10 ans, et pas une année sans faire référence à cette mééé…mooooooo…raaaaaaaaaable scène qui illustre la rencontre entre Judy Hopps et Flash le paresseux, lequel, au grand dam des aficionados de cette boule de poils craquante à souhait, ne fait qu’une bien trop rapide (pas dans son habitude !) apparition dans ce Zootopie 2 débordant d’énergie ! Qu’à cela ne tienne, l’exaltée lapine Hopps et le roublard renard Wilde font le job ! Idem pour la formule qui fait mouche, bis repetita : un duo de choc iconique et détonant, une intrigue qui tient la route, un concentré d’actions, de gags et de rebondissements sans temps mort, une pincée de crapules sans scrupules, une bonne dose de solidarité, un zeste de sentiments forts, et une morale de l’histoire 100 % positive.
Bref, un animé hyperboosté aux couleurs explosives qui égayent l’iris et l’esprit. Un Walt Disney survitaminé, sous adrénaline, qui invite petits et grands (oui, oui, aussi !) à traverser des univers graphiques aussi extraordinaires qu’époustouflants. De la jungle urbaine au désert de sable, d’un palais de glace au Marché du marais où cohabitent reptiles à la El Gringo, lions de mer vénères et phoques déjantés, pour ne citer qu’eux. Enfin, non ! Car de drôles de loustics anthropomorphes qui mériteraient qu’on s’y attarde davantage, il n’en manque pas dans cette cité idéale où toutes les espèces semblent vivre en parfaite entente. Quand elles ne sont pas, pour certaines, isolées… Pour des raisons obscures que Judy et Nick tenteront d’élucider avec l’aide de Gary, le serpent bleu, et de Nibbles, le castor spécialiste des reptiles. Dans cette enquête rocambolesque, ce quatuor doux-dingue croisera le chemin de toute une galerie de personnages hauts en couleur : Winddancer, le maire-étalon en clone de Schwarzy ; Mr. Big, le parrain de la pègre entouré de sa petite famille de musaraignes complètement barrée ; la bande des Lynxleys, les ombres menaçantes du récit. Et plus inattendu, ce tandem de chèvres bavaroises absolument hallucinantes…, pour ne pas s’étendre sur le cas de la brebis Dawn Bellwether qui fait un retour éclair, juste assez pour maintenir son aura de psychopathe stylée et laisser entrevoir la pleine expression de son machiavélisme qui pourrait, qui sait, atteindre toute sa puissance démesurée dans un éventuel Zootopie 3… Mais, espérons-le, pas dans 10 ans !
Cœurs de rock, le rock en chœur
« Mais c’est trop bien », s’est dit Émilie en voyant une affiche de la chorale nazairienne 100 % rock. Ni une ni deux, elle est allée les écouter, l’envie s’est changée en action, et Cœurs de rock voyait le jour. Au départ, juste une bande de copines qui chante a cappella, chez l’une d’elles, une fois par semaine. Fin août, elles créaient leur association. Et aujourd’hui, toutes – Émilie, l’initiatrice, Charlotte, la trésorière et Aurélie, la secrétaire –, continuent à s’investir à fond. Avec un rêve, pouvoir un jour monter un concert dont les bénéfices seraient reversés à des associations caritatives. Pour cela, tous les vendredis soir, pendant deux heures, cette fois dans une salle municipale, ils font revivre les années 90, avec Nirvana, Queen, Johnny, Adèle, ACDC et bien d’autres au répertoire. Ils, car des chanteurs les ont rejointes, et des musiciens aussi : « Chanter avec guitare et batterie, c’est mieux qu’avec une bande-son ! », sourit Émilie.
Dans Cœurs de rock, pas de chef de chœur, chacun peut s’investir en proposant un titre, par exemple. C’est assez libre en fait. Hyper souple. » Et Émilie de poursuivre : « On s’entraide. On prend plaisir à chanter tous ensemble et on essaie que ça rende le mieux possible, tant qu’à faire ! Cœurs de rock n’est pas une chorale, plutôt un groupe de chant. » Ce qui ne l’empêche pas de prendre conseil auprès d’une professeure de chant qui vient pour le driver, dans la perspective de jouer sur scène, en concert, seul ou accompagné des Times like these, des rockeurs voisins. Pas une première puisque, l’an passé, lors de la Fête de la musique, ils ont chanté sur la grande scène à Pontchâteau. « L’occasion de susciter des vocations, et motiver d’autres amoureux du rock des 90’s à venir nous rejoindre. » Dans Cœurs de rock, pas de limite d’âge. La plus jeune a 6 ans. Tout le monde est le bienvenu, il suffit d’aimer chanter. « Avec nous, pas de compet’, juste du plaisir ! »
Pélopée, en état d’hybridité
Parce que l’Opéra de Paris l’a recalée – pour un corps de petite fille jugé « pas assez académique » –, Élodie Brillon a fait de « cette blessure qui reste » sa force, et de facto le choix d’emprunter des chemins alternatifs, loin des sentiers battus pris par les Petits rats… Des études de biologie et d’anthropologie, une école de théâtre, « l’équivalent de l’Actors Studio en France », une autre de cinéma documentaire, pour en faire son métier. Elle sera assistante réalisatrice et chargée de production, pendant près de 20 ans. En 2011, alors qu’elle cherche à s’émanciper du milieu du 7e art, elle rejoint en banlieue parisienne un collectif d’artistes de rue engagé autour de la question de l’environnement. Et la danse dans tout ça ? Toujours présente, comme un fil continu qui ne la lâche pas. Mais c’est à 30 ans qu’elle rechausse réellement les pointes.
Élodie renoue avec la danse classique, la découvre contemporaine, part l’explorer avec les plus grands tels Alexandre Munz, ancien danseur de l’Opéra de Paris ! Elle s’initie aux pratiques somatiques, se forme au dao yin, développe « une pratique performative dans l’art du geste improvisé », de l’eau coule sous les ponts, puis elle arrive à Saint-Nazaire en 2017. Et crée l’année suivante l’association Pélopée, en clin d’œil à cette guêpe maçonne qui façonne patiemment l’argile, à l’image de la directrice artistique et de production pleinement investie dans l’édification de sa ruche collective. Là où les différences de chacun tissent un mieux vivre-ensemble, l’artiste protéiforme offre une pléiade d’alvéoles artistiques où se côtoient danse, théâtre, écriture, conte et arts visuels. Et accompagne, dans des projets de création, une pluralité de profils, de la maternelle à l’Ehpad, des personnes aussi touchées par la précarité sociale, la fragilité psychique ou le handicap… Sans lieu fixe, elle intervient in situ. En milieu culturel, dans les institutions médico-sociales, les établissements scolaires…
Pour son prochain Bal à danser, elle investira les murs du conservatoire de Saint-Nazaire, dès janvier pour une scène ouverte prévue le 1er avril. Un concept qu’elle a mis en place dans le cadre de séjours vacances adaptées en 2013 avant « de le faire évoluer vers une forme spectacle plus développée », et de le jouer devant un public, la première fois en 2021 à Agora 1901, à l’occasion de l’événement Saint-Nazaire Ville accessible. S’en suivront d’autres…, au théâtre Jean-Bart avec l’association théâtrale Astrolabe44, sur le ring de la Soucoupe avec l’Office des sports. Au total, plus de 600 participants pour ce projet challenge « qui œuvre à l’expression de la diversité, au tissage de nos altérités, de nos différences », et où chaque acteur, valide ou non, danse la plénitude de son être, en toute liberté, en solo ou accompagné d’Élodie, laquelle souhaite à l’avenir enrichir ce projet plein d’humanité de la chaleur d’une performance musicale jouée en direct…
Erikel, un voyage entre mélancolie et espoirErikel arrive à Saint-Nazaire en 2021 après avoir quitté la région parisienne. « J’ai toujours été attaché à la terre bretonne », confie-t-il. Il se sent bien ici. Cela se ressent dans la douceur qui émane de ses compositions. Apaisement que l’on retrouve dans le mariage de textes nouveaux et d’autres, plus anciens, qui se fondent ici alors qu’ils n’avaient pas trouvé leur place sur ses précédents albums. Ces histoires sombres aux paroles ciselées, en français ou en anglais, habillées de mélodies entraînantes invitent à un voyage intérieur entre « mélancolie de l’automne et méandres du temps qui passe », selon sa définition de l’ambiance de cet opus. « Dans la tempête tourmentée du monde et la mélasse qui nous entoure, il y a toujours de belles rencontres », dit-il. Ces ballades sont dédiées à la mémoire qui s’efface, à un ami disparu ou aux femmes qui subissent la violence de leur conjoint, des sujets lourds. Pourtant, ce cinq titres est émaillé d’espérance car « il faut continuer d’avancer », poursuit-il. Alors, il nous laisse deviner le printemps derrière la porte.
Et puis, de belles rencontres ont influencé l’ambiance de Vendredi d’automne qui aurait été bien différente sans elles. Tabalguer est l’arrangeur. C’est lui qui propose à Erikel de créer l’habillage électro-folk de l’EP avec des ballades mélodieuses et rythmées. Pour accompagner la voix et les guitares acoustiques d’Erikel, il y a aussi la batterie de Jérémy Cheneau, la voix douce de Lilly Thomas-Salin et la basse d’Alban Moe’s. Cet opus a été mixé et enregistré par Yann Tournay au studio OHM de la rue de Maudes à Saint-Nazaire. L’aventure continue. « Après le succès de la campagne Ulule, grâce aux nombreux soutiens, je vais pouvoir produire d’autres chansons et sortir un album dans la deuxième moitié de l’année 2026. Sa couleur sera un passage de l’automne à l’été », conclut Erikel.
Josmane, Deluxe, Biolay… à l’affiche des Escales
Le festival Les Escales, qui prendra ses quartiers d’été au Petit Maroc les 24, 25 et 26 juillet, fait dans l’anticipation en dévoilant en amont de Noël (joli cadeau !) les six premiers noms d’une programmation qui s’annonce, comme à l’accoutumée, ambitieuse, festive et définitivement éclectique. Entre têtes d’affiche et artistes émergents, entre rap, musique du monde, électro et chanson française, cette 34e édition persiste et signe dans l’exploration des diversités musicales. Après Philippe Katerine, Feu Chaterton!, Thomas de Pourquery l’an dernier, place cette année à… Josman, figure incontournable du rap francophone ; Benjamin Biolay, l’un des artisans-poètes de la chanson française contemporaine que l’on ne présente plus ; Gaël Faye, rappeur, chanteur, auteur-compositeur-interprète et écrivain franco-
rwandais dont les textes poétiques et engagés touchent au plus profond ; Deluxe, un groupe à l’énergie funk électro-pop totalement débridée ; la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, icône au royaume de l’afro-pop ; et pour finir, Thylacine, maître des explorations électro immersives. Avec cette première série d’artistes, Les Escales confirment leur identité : un festival pluriel, résolument tourné vers les musiques d’aujourd’hui, et prêt au changement. Pour preuve, cette petite nouveauté dominicale… Désormais, « le dimanche des Escales se fera en plein jour. Un moment imaginé pour célébrer autrement ce dernier jour de festival et vivre une nouvelle expérience collective », annoncent les organisateurs. En attendant d’en savoir plus sur cette nouvelle formule et sur les prochains noms, dévoilés dans les semaines à venir, les festivaliers peuvent déjà réserver leur billet et s’assurer une place pour cet événement qui s’affirme plus que jamais comme un incontournable dans le paysage culturel nazairien.
• Tarifs Early en quantité limitée : 39 € pour un billet 1 jour et 69 € pour le pass 2 jours (vendredi + samedi).
• Tarifs classiques : 48,50 € pour 1 jour et 79,50 € pour 2 jours.
• Tarifs réduits pour les demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap, bénéficiaires du CCAS (37 €) et aux 12 à 17 ans (38 €). Gratuit pour les moins de 12 ans.
• En ligne : festival-les-escales.com/billetterie
• Au bureau des Escales (23, rue d’Anjou), tous les mercredis de 13h15 à 18h.
LouiseSuite à un incident, la jeune Marion décide de fuguer du domicile familial. Elle démarre alors une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, « Louise » retrouve la trace de sa sœur et de sa mère. Petit à petit, elle réapprend à les connaître sans leur dévoiler son identité. Alors qu’elle renoue avec son passé, un dilemme s’impose à elle : rester Louise ou redevenir Marion…
À la poursuite du père Noël !
Zoé, 7 ans, en a assez que Timothée lui mène la vie dure. Pour se venger, elle demande au père Noël une sarbacane à air comprimé, parfaite pour détruire le jouet préféré de Timothée. Sauf que le cadeau qu’elle reçoit à Noël n’est pas celui qu’elle attendait. Hors de question d’en rester là ! Zoé doit retrouver le Père Noël pour qu’il répare son erreur, quoi qu’il en coûte !
Marsupilami
Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
La bande à Fifi est de retour et elle s’est fait un nouveau copain…
Heidi et le lynx des montagnes
Heidi vit avec son grand-père dans un chalet à la montagne. Mais tout bascule lorsqu’elle trouve un bébé lynx blessé et décide de le soigner. Le jeune animal a désespérément besoin de retrouver sa famille vers les sommets ! À l’insu de son grand-père, Heidi et Peter décident de sauver leur nouveau compagnon. Les choses se compliquent lorsqu’un homme d’affaires cupide, Schnaittinger, veut construire une grande scierie en montagne et pose des pièges aux lynx. Il faut maintenant protéger non seulement le lynx et sa famille, mais aussi le village et la nature qu’ils aiment tant !
Eleanor The Great
Eleanor Morgenstein est une femme de 94 ans pleine d’esprit et pétulante. Après une perte bouleversante, elle raconte une histoire qui prend un tournant dangereux.
Animal Totem
De l’aéroport de Beauvais à La Défense, accompagné de sa valise à roulettes, Darius traverse à pied campagnes et banlieues pour mener à bien, et sans empreinte carbone, une mystérieuse mission.
La petite cuisine de Mehdi
Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Il est chef dans un bistrot qu’il s’apprête à racheter avec Léa. Mais celle-ci n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Au pied du mur, Mehdi va trouver la pire des solutions.
La Marseillaise
De 1789 à 1792, à Paris, dans le midi de la France, à Coblence et Valmy. La Révolution française à travers l’histoire d’un groupe de marseillais.
L’âme idéale
Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait…
Le chant des forêts
Après La Panthère des neiges, Vincent Munier nous invite au coeur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras.
Thelma du pays des glaces
Thelma est différente des autres pingouins du Pays des glaces : elle n’aime ni la neige, ni le froid, et encore moins l’eau glacée ; elle rêve aussi de pouvoir voler… Tout cela sans doute parce qu’elle a été élevée dans la Grande Forêt par un chat, Wilhem et une souris, Sophia. À l’approche de son cinquième anniversaire, Thelma décide de faire la fête avec ses amis. Mais alors qu’elle commence à craindre que son anniversaire ne vienne jamais, la voilà embarquée dans une aventure qui l’aidera à découvrir la valeur d’être fidèle à elle-même. Être un pingouin, ce n’est pas si mal après tout !
Octobre à Paris
Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquence de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961, visant à protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens.
Goupi mains rougesL’histoire des Goupi, paysans ruses, ayant pour théatre un village charentais.
Kouté Vwa
Melrick a 13 ans. Il passe ses vacances d’été chez sa grand-mère Nicole à Cayenne, en Guyane et apprend à jouer du tambour. Mais sa présence fait soudain resurgir le spectre de son oncle, ancien tambouyé tué dans des conditions tragiques. Confronté au deuil qui hante toute la communauté, Melrick cherche sa propre voie vers le pardon.
La Condition
C’est l’histoire de Céleste, jeune bonne employée chez Victoire et André, en 1908. C’est l’histoire de Victoire, de l’épouse modèle qu’elle ne sait pas être. Deux femmes que tout sépare mais qui vivent sous le même toit, défiant les conventions et les non-dits.
Resurrection
Un jeune homme rêveur se réincarne dans cinq époques. Tandis que le XXe siècle défile, une femme suit sa trace…
[zoom] Bugonia
Après Pauvres Créatures, fable fantastico-gothique où le cinéaste Yorgos Lanthimos a fait d’Emma Stone la “Frankenstein au féminin” du 7e art, voilà qu’il renoue la collaboration en invitant cette fois son égérie à endosser le rôle d’une PDG d’une société biomédicale kidnappée un peu “foireusement” par un duo brinquebalant de dégénérés complotistes. Don, le cousin benêt soumis à la vindicte sidérante de Teddy, apiculteur “amatueur” psychopathe, le cerveau fou de cette farfelue et machiavélique entreprise qu’est celle de vouloir entrer en contact avec les aliens qu’il accuse d’être responsables de tous les maux de la Terre, et de son malheur. Teddy est convaincu que sa patronne, « le mal capitaliste incarné », n’est autre, dissimulée sous ses habits d’humaine, qu’une extraterrestre venue anéantir la planète ! Englué dans sa folie conspirationniste, en lutte contre « l’industrie du contrôle des esprits », il a fait de sa cave le siège de la résistance humaine, là même où est séquestrée, enchaînée, torturée sa dernière proie. Voici pour le synopsis de cet Ofbi (objet filmique bien identifié) qui fait froid dans le dos ! Par le propos ici porté à l’écran, très en vogue Outre-Atlantique et bien au-delà malheureusement ! Comme quoi les thèses complotistes liées aux lobbys pharmaceutiques, aux croyances extraterrestres et j’en passe n’ont pas besoin d’un vaisseau spatial pour voyager entre les astres de la crétinerie humaine, et venir s’infiltrer, comme des néonicotinoïdes, dans la tête de certains… Les deepfakes s’en chargent pour eux ! Froid dans le dos aussi, par la tension qu’il engendre. Car Bugonia (pratique populaire de l’ancienne région méditerranéenne, fondée sur la croyance que les abeilles naissaient spontanément de la carcasse d’une vache. Merci Google !) n’est pas juste un film de méchants andromédiens qui veulent faire disparaître l’espèce humaine de la surface de la Terre…, pour l’en protéger ! Mieux, Yorgos Lanthimos nous plonge dans un thriller science-fictionnel et psycho-apocalyptique haletant. Qui vire au cauchemar, à la limite du gore (pour les âmes sensibles, vous êtes prévenus !) et ce, sans jamais se départir de son sens de l’absurde. Jouissif. Dément. Et assurément déjanté ce face-à-face en apnée, intelligent et glaçant qui évolue dans un quasi-huis clos insoutenable où la manipulation devient un art en son royaume… terrestre ou cosmique ? That’s the question…