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jeu. 26 mars 2020 đŸ˜· COVID 19

Violences aux femmes et enfants en confinement

Face aux dangers accrus que courent les femmes et les enfants victimes de violences intrafamiliales durant cette période de confinement, associations, communes et tribunaux s'inquiÚtent et s'organisent au mieux.

Que se passe-t-il dans le huis clos d’un couple ou d’une famille ? Encore plus en cette pĂ©riode de confinement sanitaire. Enfermement, promiscuitĂ©, angoisse, tensions exacerbĂ©es… tous les mauvais ingrĂ©dients sont lĂ  pour une possible explosion du nombre de passages Ă  l’acte. Et comment appeler au secours ou fuir – chose dĂ©jĂ  si difficile – sous la surveillance constante de l’autre ? LĂ  se situe d’ailleurs une des plus grandes inquiĂ©tudes car force est de constater qu’Ă  ce jour, les appels aux plateformes dĂ©diĂ©es et aux associations n’ont pas augmentĂ©, et auraient mĂȘme lĂ©gĂšrement baissĂ©.

Alors, si les permanences tĂ©lĂ©phoniques ont Ă©tĂ© rĂ©organisĂ©es pour continuer Ă  ĂȘtre assurĂ©es et si les associations sont spĂ©cialement sur le qui-vive, des dispositions d’urgence/confinement sont nĂ©cessaires.

Des mesures et des demandes

Nicole Belloubet, garde de Sceaux, a prĂ©sentĂ© ce mercredi 25 mars plusieurs mesures d’exception pour la Justice Ă  ce sujet, les tribunaux devant assurer la gestion des affaires de violences conjugales et intrafamiliales le temps de la durĂ©e du confinement et les ordonnances de protection pour les femmes victimes de violences conjugales arrivant Ă  expiration durant la pĂ©riode d’urgence sanitaire devant ĂȘtre prolongĂ©es jusqu’à la levĂ©e de ce confinement. De mĂȘme, elle a assurĂ© que la possible libĂ©ration de 5 000 Ă  6 000 dĂ©tenus en fin de peine dans les prisons françaises ne concernerait pas ceux incarcĂ©rĂ©s pour violence conjugale ou intrafamiliale.

Mais des associations appellent Ă  plus de mesures d’urgence, dont un Ă©largissement des horaires du 3919, numĂ©ro d’information qui n’est opĂ©rationnel que de 9h Ă  19h du lundi au samedi en raison du manque de personnel en cette pĂ©riode difficile, ou la mise en place, comme en Espagne, d’un service d’alerte par messagerie instantanĂ©e ouvert 24h/24 comprenant une fonction de gĂ©olocalisation par les forces de l’ordre.

A Saint-Nazaire

L’inter-collectif fĂ©ministe nazairien a pour sa part rĂ©alisĂ© une affiche synthĂ©tisant les numĂ©ros d’urgence en direction des victimes qui auraient la possibilitĂ© de sortir seules, et fait en outre appel Ă  la vigilance et Ă  la solidaritĂ© de tous, amis, voisins, famille. Une affiche qu’il souhaite voir placardĂ©e par les commerçants ouverts durant le confinement : « Nous pensons que cela est d’utilitĂ© publique et qu’il s’agit d’une urgence vitale. » Il appelle ainsi les particuliers qui ont chez eux une imprimante Ă  en tirer un ou des exemplaires pour les proposer aux commerçants de tout le territoire.

Mise Ă  jour du jeudi 26 mars Ă  23h : Le ministre de l’IntĂ©rieur Christophe Castaner a annoncĂ© ce jeudi 26 mars au soir que « les interventions en zone de gendarmerie ont augmentĂ© de 32 % en une semaine et de 36 % dans la zone de la prĂ©fecture de police de Paris » par rapport Ă  la mĂȘme semaine de rĂ©fĂ©rence et que « les femmes victimes de violence pourront donner l’alerte dans les pharmacies » oĂč un systĂšme d’alerte bĂąti avec l’Ordre des pharmaciens va mettre mis en place.

OĂč appeler Ă  l’aide

‱ Le 17 (police) Ă  appeler systĂ©matiquement en cas d’urgence

                ‱ Le 144 (numĂ©ro d’urgence pour les malentendants, qui permet de dialoguer par SMS avec la police)

‱ Le 3919  (Violences femmes info : numĂ©ro gratuit, appel ne figurant pas sur les factures de tĂ©lĂ©phone)

‱ www.service-public.fr/cmi (signalement en ligne de violences, fonctionne sur toute la France)

‱ Les appartements d’urgence financĂ©s par la Ville de Saint-Nazaire restent mobilisables via l’association SolidaritĂ© estuaire pour l’accueil des femmes : 06 20 41 38 26 ou 06 07 98 15 41.

‱ Le Planning familial 44 : 02 40 20 41 51

‱ Le Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF Saint-Nazaire) : 02 40 66 57 32  (permanence tĂ©lĂ©phonique le mardi de 9h Ă  12h et le vendredi de 14h Ă  17h au 02 40 66 57 32. En cas d’urgence en-dehors de ces plages horaires, contacter la directrice sur sa boĂźte mail cidffgal@orange.fr). Pour le secteur emploi, les conseillĂšres emploi seront joignables via leur boĂźte mail : pour Isabelle Zarrouk cidffzarrouk@orange.fr et pour Catherine Breliere cidffbreliere@orange.fr

               ‱ Le 119 (Enfance en danger)

‱ PrĂ©venir et RĂ©parer : 02 40 89 47 07

‱ Femmes Solidaires Saint-Nazaire : 06 29 22 16 55

‱ Citad’elles Nantes : 02 40 41 51 51

‱ Bureau d’aide aux victimes : 06 14 76 95 85, anne.guibert@loire-atlantique.fr

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