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mer. 16 sept. 2020 - dim. 20 sept. 2020 Portraits # Pornichet # Saint-Nazaire

La Figaro : les locaux de l’étape

Benoît Mariette et Pierre Leboucher, deux marins de l’APCC Voile sportive de Pornichet engagés sur la Figaro, qu’Estuaire a contactés par téléphone le 4 septembre dernier.

Lire notre article « La Figaro joue sa finale à Saint-Nazaire ».

Benoît Mariette

36 ans, Sénatoriales, 27e en 2019

Bien qu’il ne s’entraîne plus dans la baie de la Baule-Pornichet depuis plusieurs années, Benoît Mariette reste un marin fidèle à l’APCC. « Cela fait plus de vingt ans que je suis licencié chez eux. C’est là-bas que j’ai fais mes armes. C’est mon club de cœur. » Arrivé 22e à l’issu de la première étape, il vise la première moitié du classement. « Bien sûr, c’est une course difficile et exigeante. Il ne faut rien lâcher. En voile, c’est le niveau le plus élevé que l’on peut demander. Il y a bien sûr le Vendée Globe, mais c’est un autre type de course. Dans la Figaro, trente minutes d’écart avec le premier, ce n’est rien du tout. D’autant plus qu’on a tous le même bateau. » Les choix tactiques de course et les réglages « au petit millimètre » feront la différence.

Selon lui, l’étape qui sera décisive sera celle à l’arrivée au large de Pornichet, aux environs du 15 septembre : 512 milles à longer les côtes bretonnes, « il faudra savoir profiter des courants ». Ce qui impose une autre manière de naviguer que celle au large. « On était en mode TGV » lors du retour de Fastnet, à la pointe de l’Irlande, lors de la première étape. Quant à la zone interdite du futur parc éolien, « c’est un paramètre à prendre en compte. Une contrainte comme une autre ». « Je suis heureux de retrouver les eaux où j’ai fait mes premières régates. C’est comme naviguer à la maison. »

 

Pierre Leboucher

39 ans, bateau Guyot environnement, 9e en 2019

Au lendemain de l’arrivée en baie de Saint-Brieuc, après une « sieste de seize heures », comme il s’amuse à dire, Pierre Leboucher revient sur cette première étape, après trois jours et demi en mer. « Rien n’est encore joué. » Il est arrivé 15e, à 25 minutes du premier. Après avoir subi le contre-
courant, avoir été ralenti par des algues et des déchets en mer, il est revenu sur le peloton de tête en fin de parcours. « Les premiers ont certes pris un ascendant psychologique, mais ce n’est rien comme écart, explique-t-il. C’est une course très technique et difficile. Cela se joue en partie sur la récupération. »

Le marin licencié au club de Pornichet (Association pour la Promotion de la Course croisière) va donc jouer les deux dernières étapes de la course dans son jardin d’entraînement. Un avantage qu’il relativise car le parcours doit contourner une zone interdite, là où va se situer le parc éolien marin. C’est pourquoi l’arrivée de la 3e étape, Dunkerque-Saint-Nazaire, se fera plus au large, au niveau de la Pierre-Percée. « Je ne sais pas si ce parc est une bonne chose. Mais je pense que ce n’est pas bon pour la faune maritime locale », pointe-t-il.

Le skipper, qui n’en est pas à sa première participation, vise le haut du classement. Une ambition qui va l’emmener aux Jeux olympiques de Paris 2024. Il a en effet été sélectionné pour une course au large en équipe mixte – épreuve présente pour la première fois au programme olympique – avec sa consœur de l’APCC, Mathilde Géron.

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