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sam. 01 févr. 2020 Rendez-vous # La-Chapelle-des-Marais # Saint-Malo-de-Guersac

La Brière au fil de l’eau

L’année 2020 marque les 50 ans du Parc naturel régional de Brière qui les célébrera tout au long de l’année au travers de nombreuses animations.

Parmi les 54 parcs naturels régionaux (PNR) de France, il y a celui de Brière créé le 16 octobre 1970 : 56 500 hectares, dont 20 450 de zones humides et 7 000 de marais indivis, 21 communes et 80 000 habitants. « L’une des particularités du marais est d’être composé d’habitats naturels enchevêtrés : les prairies naturelles, les prairies inondables, les roselières, les landes humides, les plans d’eau, les boisements… », souligne Matthieu Marquet, chef du service biodiversité du Parc.

Un territoire idéal, donc, pour la flore et la faune. Près de 900 plantes y ont été identifiées, dont 170 espèces possédant un intérêt patrimonial élevé. Le faux-cresson de Thore, ou Thorelle, par exemple, a élu domicile dans les prairies humides de Brière. Vis-à-vis de cette espèce rare et protégée en France, « nous avons une responsabilité au niveau mondial dans sa préservation ». Un rôle que le Parc joue également pour les 129 espèces d’oiseaux observées dans la Réserve naturelle du marais de Brière, qu’ils soient de passage pour une halte migratoire ou qu’ils vivent sur le site de manière régulière, les 15 espèces de poissons, les 400 espèces d’insectes et d’arthropodes et les 15 espèces de mammifères comme la loutre d’Europe.

Grâce à cette richesse faunistique et floristique, les marais de Brière et du Mès – soit 17 600 hectares – ont été inscrits à la Convention internationale de Ramsar* en 1995, un traité intergouvernemental** sur les zones humides d’importance internationale comme habitats des oiseaux d’eau signé vingt-quatre ans plus tôt en Iran.

« C’est comme un label international qui permet à notre site d’avoir une plus-value pour la conservation des espèces et de bénéficier de retours d’expériences d’autres sites en termes de tourisme, d’apiculture, de maintien des prairies humides et de l’activité agricole… »

Pour marquer les 25 ans de ce fait majeur dans l’histoire du Parc, une conférence sur les oiseaux migrateurs animée par Jean-Philippe Siblet, du Museum d’histoire naturelle de Paris, à la Chapelle-des-Marais le 1er février, veille de la journée mondiale des zones humides.

Cet événement marque aussi l’ouverture des festivités des 50 ans du Parc : tout au long de l’année, seront proposées des animations dans le cadre des Atlas de la biodiversité communale, des expositions, Les 50 heures pour la biodiversité en mai, la Fête du Parc le samedi 10 octobre au port de Rozé, à Saint-Malo-de-Guersac… 

* Une association s’est constituée en 2011 à la demande des gestionnaires de ces sites, Ramsar France.
** La France l’a ratifié en 1986 et la Camargue a été le premier site à y être inscrit.

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