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mar. 27 avril 2021 Associations # Pornichet

Le retour du cinéma à Pornichet dès 2022

Les travaux du nouveau cinéma associatif de Pornichet ont démarré. Sa gestion sera confiée à l’association La Toile de mer. Au programme, 240 films par an, dont une moitié classés Art et Essai.

En juin 2022, une toute nouvelle salle va voir le jour dans l’ancienne école Gambetta de Pornichet. « C’est un projet très attendu. Il y a une forte demande chez les habitants », soutient Jean-Claude Pelleteur, maire de Pornichet, depuis la disparition du Zoom qui a fermé ses portes à la fin des années 80 (NDLR, la ville balnéaire a compté jusqu’à 4 salles dans les années 1950).

Pornichet a compté jusqu’à 4 cinémas dans les années 1950. Ici le Select.

La Ville a fait le choix d’un cinéma associatif car « il était hors de question que la commune s’engage sur un cinéma commercial. Parce que cela ne correspondait pas à l’identité de Pornichet et surtout trop d’exemples nous ont démontré qu’un grand nombre étaient en difficulté », tient à préciser l’élu, qui s’appuie sur une étude de faisabilité menée en 2017* qui confirmait la viabilité d’un cinéma mono-écran à Pornichet, mais au fonctionnement associatif.

La salle comprendra 174 places et, lors de la saison estivale, il y aura la possibilité de faire des projections en extérieur dans la cour.

« Nous nous sommes équipés d’un matériel numérique dernier cri. Mais nous n’avons pas choisi la 3D car peu de films utilisent cette technologie », soutient Anthony Guglielmi, élu adjoint à la vie associative.

La gestion au quotidien sera confié sous forme de délégation de service public à une association.  « A charge pour elle et ses bénévoles de le faire tourner », pointe le premier édile de la ville. L’association La Toile de mer est déjà sur les rangs. D’autant plus qu’elle aura bien besoin de tous ses effectifs, soit 80 bénévoles actuellement. L’exemple du Pax, le cinéma du Pouliguen animé par l’association Ciné’Phare, démontre qu’il faut compter sur pas moins de 60 bénévoles pour la projection, la billetterie et l’accueil. Les deux associations travaillent d’ailleurs en étroite collaboration depuis que le projet pornichétin a émergé, en 2016.

De gauche à droite : Laurianne Le Crom, Simon Baranger, Anthony Guglielmi et Jean-Claude Pelleteur.

28 séances par semaine

Pornichet s’alignera sur le même système de billetterie et de gestion de salle et recrutera un directeur de la programmation. Et pour cause : « Nous prévoyons 28 séances par semaine sur 53 semaines par an, soit 240 films par an », souligne Simon Baranger, directeur du pôle Rayonnement de la ville. Cela pour un prix très attractif, seulement 5 euros la séance. Le projet prévoit que ce nouveau cinéma soit classé Art et Essai. « Pour l’obtenir, il faut qu’au moins 50 % de la programmation rentre dans cette classification », note Simon Baranger. Mais d’autres labels sont dans le viseur, comme celui Jeune public ou encore Education à l’image. En effet, il est prévu entre 2 000 et 3 000 entrées scolaires par an.

Vue extérieure du cinéma depuis le parvis.

Un projet plus global

Reste que ce cinéma intègre un projet culturel plus vaste. Avec la construction de deux nouvelles écoles dans la ville, l’ancienne école Gambetta a été l’occasion de monter un projet culturel ambitieux. Ainsi, attenant à la salle de cinéma, deux salles polyvalentes, équipées en audio et vidéo, seront destinées aux associations. « Entre la médiathèque Jacques-Lambert, l’Espace Camille-Flammarion et ces nouveaux lieux, il va nous falloir trouver un nom qui affiche une certaine cohérence. » Les habitants seront appelés à se prononcer sur ce nouveau nom. En attendant juin 2022, si les travaux sont menés dans les délais prévus. « Sur la date, nous restons prudents. En raison de la pandémie, les entreprises de BTP ont des soucis d’approvisionnement », précise la municipalité.

* Lire notre article du 26 mars 2019, “Pornichet projette sa toile”.

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