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mar. 22 juin 2021 Associations # Montoir-de-Bretagne

Au plus près de la galère des jeunes

La Mission locale installe une antenne à Montoir-de-Bretagne pour les jeunes du Sud-Brière de 16 à 25 ans. A la clef, un accompagnement de proximité pour faire face à la crise.

De gauche à droite : Thierry Noguet, Jean-Jacques Lumeau, Christophe Jean, Géraldine Bonabal, responsable du CCAS de Montoir.

C’était une des inquiétudes formulées par l’ancienne association Start’Air : qui et pour quel accompagnement social des jeunes ruraux de 16 à 25 ans du Sud-Brière prendrait sa suite  après sa dissolution en décembre dernier.

Pour répondre à ce besoin, à la demande de la Ville de Montoir-de-Bretagne, la Mission locale de Saint-Nazaire a décentralisé ses activités dans la commune.

« Nous ouvrons cette antenne afin d’être plus en proximité », souligne Jean-Jacques Lumeau, vice-président de la Carene et président de la Mission locale.

Cette nouvelle implantation couvrira les communes de La Chapelle-des-Marais, Saint-Joachim et Saint-Malo-de-Guersac. Car « la distance est un frein pour faire valoir ses droits, ses allocations », précise Christophe Jean, directeur de la Mission locale. Si l’emploi en CDI est une garantie d’indépendance, les problèmes de mobilité ou d’hébergement doivent être également pris en compte. La crise sanitaire a impacté en premier les jeunes avec l’arrêt de l’intérim et des CDD, et les plans sociaux. « En un an, nous avons constaté une augmentation de 8 % du nombre de jeunes qui viennent s’inscrire, pointe-t-il du doigt. Ce constat d’augmentation du nombre de jeunes sollicitant la Mission locale se traduit par un plus grand nombre de bénéficiaires des mesures d’accompagnement, d’emplois aidés et de formation.
Ainsi, les entrées dans le PACEA (Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie) progressent de 85 %, celles en Garantie Jeunes de 76 %, celles en formation de 23 % et les contrats alternés passent de 9 entrées sur les quatre premiers mois de 2020 à 32 sur la même période de 2021.
»

A contrario des stéréotypes, « il ne faut pas croire que les jeunes qui viennent nous voir sont en rupture ou en échec scolaire », prévient-il.

Nombreux font valoir un Bac+2. En effet, si les secteurs de la navale et de l’aéronautique, principaux pourvoyeurs d’emplois sur le territoire avec le tourisme, ont tenu face à la crise sanitaire, ils ont fortement réduit leur développement, empêchant ainsi de nombreux jeunes qualifiés ou diplômés de s’intégrer professionnellement. Ce qui va forcément provoquer un certain embouteillage cette année dans les demandes d’emplois. Les jeunes diplômés de 2020 peinent à être recrutés alors que, déjà, les promotions de 2021 arrivent sur le marché du travail. Une situation qui inquiète élus et associations d’insertion. Reste que tout le monde souhaite garder un certain optimisme avec la reprise annoncée de l’activité. Mais pour qui ?

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