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mar. 19 nov. 2019 Livres

Ils rêvaient d’un autre monde

Installée dans la région nazairienne depuis trois ans et demi, Arlette Gélabert sort son premier roman en deux tomes et en autoédition.

« A un moment, j’ai eu une grosse angoisse face à l’avenir tel qu’il se présente avec le réchauffement climatique, la disparition d’espèces, la radicalisation de la société, la violence comme réponse aux problèmes… »

Cette angoisse ressentie par Arlette Gélabert a nourri son premier roman, Ils rêvaient d’un autre monde, une dystopie qui plonge le lecteur dans les années 2040 après la “Grande catastrophe” qui a ravagé le monde et a vu naître des régimes totalitaires. Une société où chacun lutte pour sa survie et où l’on suit le destin de deux jeunes femmes, Annette et Lucie, dont les chemins vont se croiser dans ce livre en deux tomes.

Avant de se consacrer à l’écriture, Arlette Gélabert a baigné dans le théâtre. Comédienne pendant une dizaine d’années, elle a ensuite monté un atelier théâtre en 2010 et animé des formations à la communication par le théâtre. En 2016, cette passionnée des mots a commencé à écrire des pièces de théâtre, de la poésie, des nouvelles et, donc, un roman. Un premier avait déjà été entamé sans jamais être achevé. « Pour celui-ci, je voulais vraiment aller au  bout du processus. Pour cela, je me suis offert les services d’une conseillère littéraire, Anne-Sophie Monglon, qui a été lectrice pendant quinze ans chez Gallimard. Ça a été une expérience très riche et ça m’a beaucoup appris quant aux questions à se poser quand on écrit. Elle m’interrogeait sur telle ou telle situation du récit afin de m’aiguiller sur la véracité, la réaction psychologique des personnages, la cohérence du texte… Et cela m’a permis de me dire que je pouvais continuer d’écrire. »

Arlette Gélabert a ainsi débuté l’écriture de son deuxième roman racontant l’histoire d’une femme de 60 ans qui voit une amitié de quarante ans éclater peu à peu, mais qui s’aperçoit, en reprenant les étapes de sa vie, que c’est elle qui dérape.

« C’est davantage un roman psychologique avec une réflexion sur une génération qui a pensé que la liberté était le Graal. »

A 64 ans, Arlette Gélabert s’épanouit pleinement dans l’écriture et a créé à Pontchâteau un collectif d’écrivains locaux « pour la plupart en autoédition, comme moi », qui se réunissent une fois par mois pour s’entraider, échanger et promouvoir leurs livres ensemble sur des salons ou lors de lectures-dédicaces. 

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