Retour à la liste de la catégorie Retours sur événements
ven. 18 mai 2018 Retours sur événements # Saint-Nazaire

Saint-Nazaire : anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Jeudi 17 mai s'est tenue à Saint-Nazaire, face à l'estuaire de la Loire, la cérémonie de célébration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.

Jeudi 17 mai s’est tenue à Saint-Nazaire, face à l’estuaire de la Loire, la cérémonie de célébration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, en présence de Jean-Marc Ayrault, actuel président du GIP Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, et futur président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions, qui devrait voir le jour en 2019. Il s’agissait également de rappeler la promulgation, le 10 mai 2001, de la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. » (article 1 loi Taubira)

L’émouvante chorégraphie d’élèves de classes CHAD de 4e et 3e du collège Jean-Moulin de Saint-Nazaire sur une musique de Matthieu Chedid et Toumani Diabate.

Etaient également présents la Ligue des droits de l’Homme et le Mrap.

Allocution de Jean-Marc Ayrault qui se souvient être allé au lycée Colbert, sans que jamais ne soit alors enseigné aux élèves que Colbert fut l’initiateur du premier Code noir qui régissait l’esclavage dans les colonies françaises. « L’esclavage n’était pas dans les programmes scolaires, on n’en parlait pas. Pas plus à Nantes, premier port négrier du Royaume. »

Devant la sculpture « L’abolition de l’esclavage » de Jean-Claude Mayo : des élèves de 4e du collège Jean-Moulin, après avoir lu des témoignages d’esclaves qui ont traversé l’Histoire, tiennent haut et fort  « l’arbre à phrases » qu’ils ont créé en cours d’arts plastiques : que les paroles soient portées par le vent, légères, jusqu’au-delà des mers.

Dépôt de gerbes des officiels.

Toute une jeunesse sensibilisée à l’Histoire, mais aussi à tous les esclavages modernes.

Partager votre avis