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mar. 12 juin 2018 Spectacles # Saint-Nazaire

Les nouvelles couleurs du Théâtre

Nouvelle direction, nouvelle sensibilité, nouvelle vision : découverte de la saison 2018-2019 du Théâtre de Saint-Nazaire.

The Elephant in the Room”, de la Cie Cirque Le Roux, en ouverture de saison (27 et 28 septembre) : virtuosité, humour, glamour.

Si la programmation à venir du Théâtre est « pluridisciplinaire et représentative des principaux courants de la production artistique actuelle, comme il se doit dans une scène nationale, l’exploration du langage du corps me tient spécialement à cœur, et la danse et l’art circassien, dont les frontières sont si ténues, en seront donc la colonne vertébrale », annonce Béatrice Hanin, directrice du Théâtre depuis janvier dernier* et dont c’est la première saison personnelle sur la ville.

Pourtant, à y regarder de plus près, aucune famille du spectacle vivant ne sera défavorisée : le public pourra choisir entre danse/cirque, théâtre classique ou contemporain, opéra, concerts de jazz, musique libanaise ou chanson française, marionnettes, ciné-concert, lectures, performances… Une saison éclectique, ludique, ambitieuse, qui n’oubliera ni les plus jeunes – de nouveaux rendez-vous sont prévus sur les vacances d’automne – ni d’autres communes du territoire avec des décentralisations à Paimbœuf, Trignac et Montoir-de-Bretagne.

La mission du Théâtre sera donc totalement respectée, mais « il faut aussi savoir faire des pas de côté, parfois même de grands écarts », explique Béatrice Hanin dans un sourire. Grands écarts dont l’apothéose s’exprimera en mars avec PANG (Point d’Arrêt Non Géré), une soirée dans et hors les murs comme une invitation à suivre les chemins escarpés de la scène contemporaine.

« Il est important de prendre le temps de construire une identité. J’aime à penser qu’il est bon de privilégier le fil secret qui se tisse avec les artistes. C’est pourquoi j’ai choisi d’inviter en résidence trois créateurs sur trois ans, la chorégraphe Nathalie Pernette, qui ne cesse de rechercher d’autres territoires gestuels, le metteur en scène compositeur Roland Auzet et le collectif L’Encyclopédie de la parole. Tous iront vers le public à travers des spectacles, des stages, des rencontres et même la clôture de cette prochaine saison au Jardin des plantes avec La figure du baiser, que la chorégraphe Nathalie Pernette a créée autour des colonnes de Buren**. »

Mais nous n’en sommes pas là : invitation est d’abord donnée pour une découverte approfondie des spectacles accompagnée de vidéos et en présence de certains des artistes. De quoi se donner l’eau à la bouche.

* A la suite de Nadine Varoutsikos-Perez, partie à la retraite.
** Jardin du Palais royal, Paris.

///// NO COUPS DE CŒURS (non exhaustifs !) /////

    

The Elephant in the Room, de la Cie Cirque Le Roux, en ouverture de saison (27 et 28 septembre) : virtuosité, humour, glamour.

Le Triomphe de l’amour, de Marivaux, dans une mise en scène de Denis Podalydès : cruauté et souffrance sous la légèreté du  »marivaudage ».

Animale, de et avec Nathalie Pernette : un solo ? Non, une danseuse et 50 souris.

Saigon, de la Cie Les Hommes approximatifs : du théâtre choral sur les blessures d’une immigration oubliée, celle de la guerre d’Indochine.

The Water Whell, concert du grand Bachar Mar-Khalifé : une voix grave, un piano, le lyrisme oriental.

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