Jeter l’encre avec Les écrits restent
Acrostiches, haïkus, détournements…, bienvenue à Les écrits restent. Un atelier d’écriture où des amoureux de la langue et des mots viennent affûter leur plume. Une fois par mois.
Jetés de mots, haïkus, acrostiches…, les exercices de style de l’association Les écrits restent.
Ipséité. « Wahoo, le niveau est haut ! », s’exclame Joëlle Meunier à l’énoncé du mot proposé par la jeune Juliette pour le premier exercice de la séance : le jeté de mots. Son principe est simple. Chaque participant donne un substantif, un verbe, un adverbe, un adjectif… À partir de cette liste de mots, chacun a quinze minutes environ pour imaginer un texte. Sans pression, sans complexe, sans jugement. Évidemment. Pour participer, il suffit d’avoir envie d’écrire. Logique. Puis de partager ses écrits… ou pas.
l’écriture en jeu
Autour de la table, Didier Lescaudron, qui co-préside l’association Les écrits restent avec Joëlle, se prête lui-même au jeu avec les participants du jour : Michèle, Yves et Martine. Après le jeté de mots, place aux acrostiches avec les lettres de son prénom. Puis viennent les haïkus et les expressions culinaires détournées. Durant près de deux heures, la récréation se fait littéraire avec l’imagination au pouvoir. Sur le premier exercice, Yves a testé l’intelligence artificielle (IA) en la mesurant à son texte. Verdict ?
« Ce qui m’agace, c’est de voir que c’est bon », admet-il, ouvrant un débat sur le sujet, quelques jours après le sommet international de Paris sur l’IA.
Didier en profite pour rappeler que toutes les idées sont les bienvenues. « Nous pouvons échanger en amont des ateliers par Internet ou en parler dans la séance précédente », suggère celui qui a rencontré Joëlle à Saint-Nazaire, côté Plages cet été, lors des sessions d’écriture organisées par la médiathèque. « On avait droit à quatre séances », rappelle Didier et « on s’est senti bridés ». Frustré donc de devoir refermer le livre si vite, il a réfléchi à la possibilité de poursuivre l’aventure et a embarqué Joëlle pour créer Les écrits restent. Parce que contrairement aux lectures intrinsèquement éphémères, « ce qui est écrit reste », insiste Joëlle. Et pour prolonger ces rendez-vous mensuels, les co-présidents envisagent d’éditer un recueil réunissant les textes produits dans l’atelier. Pour le moment, le nombre de participants tourne autour de six. « Mais laissez-nous grossir ! », s’exclame en riant Joëlle car « nous n’avons démarré qu’en décembre ». Si Les écrits restent pour le moment à l’état de poids… plume, venez donc leur prêter la vôtre tous les 1er lundi du mois. En plus, c’est gratuit !