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Rendez-vous # Saint-Nazaire

La force du non au féminin

Du 1er au 16 mars, l'art et la parole des femmes s'invitent pour la seconde fois au Fort de Villès-Martin à travers une exposition, des lectures et des animations. Cette initiative, portée par la Maison de quartier de Kerlédé, offre une occasion de réfléchir et de débattre autour de la notion du “non” et de ce qu’il représente.

L’une des œuvres du collectif de femmes Créative Plurielle.

Antigone, celle qui a dit non. Non, à un destin qu’on lui imposait. Non, à des choix qui n’étaient pas les siens. De la faiblesse d’être une femme face à des “hommes rois” (comme Créon, son oncle), elle a fait du non sa force. Antigone, celle qui a inspiré une exposition de Créative Plurielle et qui a fini par donner son “non” à celle organisée au Fort de Villès-Martin par ce même collectif de femmes-artistes associé à la peintre Christelle Ferrand. Celles qui disent non, ce sont aussi ces habitantes, qui, lors d’ateliers en amont, ont réalisé une série d’art manifeste, et qui présenteront leurs œuvres lors de cet événement qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. Insufflée par la Maison de quartier de Kerlédé, cette « expression de l’art au service des citoyens », durera du 1er au 16 mars.  

Lectures et animations 

Gravitent aux alentours de cette odyssée féministe, visites, lectures et animations. Contes du soir “au féminin” par les Kerlé’dits (1er mars, 20h30), lectures théâtralisées par la compagnie À la tombée des Nues (8 mars, 16h), et un comité de lecture féministe à la librairie L’Embarcadère, avec le collectif F’lutte – femmes en lutte, réuni autour du livre Clouer le bec au patriarcat de Julie Arcouin (15 mars, de 10h30 à 12h). Deux mercredis “spécial jeunes” sont prévus : le premier, avec des animations du Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (5 mars, 14h), le deuxième, un “world café” animé par les jeunes de la Pépi (Pépinière d’initiatives jeunesse) « autour de la lutte contre le sexisme » (12 mars, de 18h à 20h).  

Scène ouverte  

En attendant, un groupe de parole de la Maison de quartier s’entraîne à la lecture de certains passages du livre Rouge Pute, de Perrine Le Querrec, pour la scène ouverte qui clôt cette 2e édition. Marie Chausse, l’une de ses membres, y a écrit l’année dernière une chanson qui se voulait « un message d’espoir à toutes les jeunes filles qui doutent d’elles. Un instant magnifique, comme suspendu dans les airs. » Elle, et d’autres participantes, ont également chanté l’Hymne des femmes : « On va recommencer cette année, c’était un moment fort. Mais ce n’est pas que le 8 mars qu’il faut le chanter, c’est tous les jours ! » 

Programme complet du 1er au 16 mars ici