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Associations # Saint-Nazaire

Le Poulpe Saint-Nazaire à la sauce Ceméa

Du 26 mars au 22 juin, les Centres d'entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa) font leur printemps. Rendez-vous au Poulpe, l’une de leur antenne, pour des débats, conférences, jeux…, autour de l'éducation populaire et de l’ouverture prochaine de son gîte urbain.

L’équipe du Poulpe prête à ouvrir les portes de son gîte urbain et à fêter le printemps des Ceméa dès le 26 mars.

« On essaie que la programmation du festival soit révélatrice des questions que se posent les Ceméa autour de l’alimentation, de la place de la maladie mentale…, via des jeux, ateliers, podcasts », annonce Antoine Beliveau. Ce festival a pour ambition de diffuser les pratiques pédagogiques et de les partager. « On s’inscrit dans l’éducation nouvelle – ce courant pédagogique qui défend le principe d’une participation active des individus à leur propre formation – et dans sa diffusion », poursuit le responsable de l’antenne de Saint-Nazaire. « Par les échanges, on cherche à réactualiser ces pédagogies qui datent des années 70, à voir comment ça résonne aujourd’hui ». Préoccupée par la santé mentale, l’association travaille avec les animateurs, les éducateurs, parce qu’elle constate que l’anxiété augmente. D’où le rendez-vous du 26 mars : “Pendant que les psy causent !” Une rencontre autour d’un podcast qui fait état des besoins, du travail fait avec les jeunes et qui interroge sur la prise en charge de la santé mentale en France. 

La maison du Poulpe 

L’équipe nazairienne s’est aussi penchée sur les auberges de jeunesse et l’ajisme avec un ciné-débat le 8 juin pour alimenter son projet d’accueil. L’enjeu est qu’il y ait un échange de pratiques sur le droit aux vacances pour tous, les mouvements de jeunes. Très prochainement en effet, le Poulpe va ouvrir une auberge pour tous. Un gîte urbain de 15 places à deux pas de la plage avec des chambres à partager. Ce projet, porté par la coordinatrice de projets Claire Parichon et des militants bénévoles, est lié à ce constat : plus de 60 % des centres de vacances ont fermé en Loire-Atlantique et il n’y a pas d’auberge de jeunesse à Saint-Nazaire.  

« Ce lieu n’est pas juste un hébergement collectif, il se veut un lieu de vie avec cuisine commune et espace cosy pour 25 € la nuit. »  

Cette ouverture traduit la volonté de proposer un tourisme participatif, loin des logiques lucratives pour « promouvoir un autre type de vacances. On veut partager ce qu’on aime à Saint-Nazaire, un peu sur le principe des greeters », complète Claire. Au 2e étage de la maison du Poulpe, trois jeunes volontaires internationaux, des bureaux au 1er et au rez-de-chaussée : trois salles de réunion et de formation s’ouvrant sur le jardin où se tiendront aussi les Poulpichous, des soirées jeux-tapas inscrites au programme du festival sur quatre dimanches de juin.