Globe-trotter, l’odyssée musicale sans frontières
Les 25, 26 et 27 juillet, la cité portuaire va encore vibrer au rythme d’un festival aux allures de tour du monde musical. Plongée au cœur du réacteur du projet Globe-trotter#4 des Escales.
Ragapop (Ukraine)
« Né à la sortie du confinement, Globe-trotter incarne notre volonté de découvertes, d’échanges et d’ouverture sur le monde, à contre-courant des replis identitaires », lâche Frédéric Petit à la barre des Escales. Le principe ? Un réseau de festivals partenaires, un brassage d’artistes et de cultures. Chaque saison, de nouveaux acteurs rejoignent l’aventure. L’Ukraine, cette année, avec l’Atlas Weekend qui rend l’invitation politique dans un contexte géopolitique tendu. « Une manière de manifester notre solidarité, de soutenir les artistes dont la voix aide à garder l’espoir », déclare Frédéric Petit, président des Escales.
Franchir les murs du son
Dans le nouvel espace du théâtre de Verdure : Ragapop, trio post-punk et électronique ukrainien offrira une expérience live avec de la diffusion d’images sur du son. Autre nouvelle escale : le Kenya et son Blankets & Wine dont Labdi défie les normes de genre. La musicienne s’est en effet emparée de l’orutu, violon à une corde traditionnellement réservé aux hommes. Avec Unganisha, sa collaboration avec le norvégien Bernt Isak Wærstad vient sublimer ces sonorités africaines pour une musique électro-africaine saisissante. Le festival brésilien Coquetel Molotov rejoint le voyage avec son lot de surprises comme Taj Ma House, mixte de disco funk et techno show à faire danser la foule ou encore le Dj Eric Terena, porte-voix des peuples indigènes et militant de la lutte contre la déforestation post-Bolsonaro. Quant au festival indien Echoes of earth, il poursuit son tour du Globe… trotter avec Sandunes, considérée comme une artiste visionnaire à l’intersection de la musique, de l’innovation et de l’engagement pour l’écologie. De l’Inde, les festivaliers vogueront jusqu’à l’Indonésie avec le trio electro-jazz-funk Batavia collective et leurs sons totalement groovy, jazzy, funky. Le DMZ Peace train festival est lui aussi de retour avec les furieux Fat Hamster et Kang New. Le duo électro-punk sud coréen, marqué par des synthés distordus et des textes engagés, propose une expérience de clubbing inattendue. Et c’est du Mexique mystique et moderne que débarquera Renee Mooi, une autre voix puissante, entre expérimentations électroniques et rythmes hispaniques audacieux. Enfin, trois collectifs de musiques électroniques de la région nantaise auront carte blanche pour trois soirées au Club 360, très prisé des festivaliers pour l’underground. Et pour la “préchauff” ? Les warm-up, prémices de la transe collective de ces trois jours de musique pour mille ailleurs.