Elle jouait du piano… entre eau et Cosmo(s)
Delphine Coutant, une troubadour du XXIe siècle entre poésie féerique et lyrisme naturel. Ex-paludière et pianiste, la chanteuse nazairienne embarque dans son nouveau vaisseau végétalisé, les 23, 24, 25 juin, direction l’univers cOsmOdrOmO… et le parc paysager.
Delphine Coutant debout sur le piano du lac, lors de son précédent spectacle Deux systèmes solaires.
Fossilis Fulgor/Delphine Coutant, deux identités et un seul corps pour chanter la matière organique, la matière minérale et la pluie. Native de la cité portuaire, la chanteuse, autrice, compositrice et interprète performe depuis plus de 20 ans. Personne enjouée et proche du vivant mouvant, autant que de la matière figée, elle se lie à la musique dès son plus jeune âge pour ne plus jamais la quitter : « Le piano de la maison m’appelait », confie-t-elle. Artiste protéiforme, Delphine Coutant s’est essayée à un joyeux florilège de disciplines artistiques, allant de la littérature aux études de cinéma en passant par la composition de chansons. « De fil en aiguille, c’est dans l’écriture et l’interprétation que j’ai trouvé ma place ».
Des salines à son festival bien “Salé” !
Après avoir écumé les scènes au violon dans diverses formations, la chanteuse décide de voler de ses propres ailes. À 24 ans, elle a pour devise la débrouillardise. « Je bidouillais, je gratouillais quelques accords sur ma guitare, j’utilisais mon four pour créer des percussions et je faisais mon petit mixage », se souvient-elle, la voix légèrement nostalgique. Deux décennies plus tard, six albums, dont le premier sélectionné aux Découvertes du Printemps de Bourges, Delphine Coutant chante le printemps.
Artiste pop, proche de la nature, elle organise sur les marais salants de Guérande une 7e édition de son festival Salé Perché du 11 au 14 septembre. Il y accueille artistes, botanistes et scientifiques sur des salines. Les marais salants de la cité médiévale sont importants pour l’auteure qui aime s’y ressourcer : « C’est un lieu où les odeurs changent, les couleurs changent », s’émerveille la compositrice, propriétaire d’une saline durant sept ans.
« J’ai besoin de la nature. Lorsque certaines choses laissent en moi un vide, je vais interroger le vivant, je rentre en contact avec lui. Aller chercher le beaucoup plus grand, le beaucoup plus vaste, moi ça m’aide. » Delphine Coutant.
Chanter l’univers sur terre
Les marais…, lieu où elle a trouvé l’inspiration pour cOsmOdrOmO. Un nouveau spectacle aquatique, une tournée, des chansons avec le piano à bulles flottant pour élément principal. L’artiste est accompagnée d’un trombone et d’un sousaphone pour performer. L’eau et les planètes font partie intégrante du show. Delphine Coutant s’est renseignée auprès de planétologues et de géologues du Muséum d’histoire naturelle de Nantes pour composer ses morceaux. Elle partage même la scène avec certains, dans ce qu’elle nomme les concerts satellites. « Ce sont des sortes de concerts-conférences, où l’on croise des discours scientifiques et poétiques ».
Authentique, chanteuse de la vie, Delphine Coutant se place en Fossilis Fulgor, traduction latine de rayonnement fossile. Une idée de son ancien professeur de latin nazairien. « Ce nom sonnait très bien comme capitaine d’un vaisseau flottant, alors je me suis baptisée ainsi », révèle la compositrice. Une épopée entre ciel et terre à découvrir à partir du 20 juin sur les eaux des Pays de la Loire, de Bretagne et du Centre-Val de Loire, puis sous la forme d’un album, à venir.