Passez à l’Actes, le 1er octobre
Manque de moyens, coupes budgétaires, précarité des artistes, sentiment d’isolement… Comment faire tenir debout la culture quand tout semble la fragiliser ? En créant Actes*, une association pour fédérer un vivier artistique, qui s’étoffe d’année en année sur le territoire, et le rendre visible.
Gaëlle Lautru, Muriel Verdier et Jonathan Semo : la force du collectif pour un réseau culturel solidaire.
Depuis près d’un an, des acteurs du spectacle vivant se réunissent régulièrement avec d’autres professionnels de la culture. « On est nombreux sur le territoire, mais isolés. Après le Covid déjà, on s’était rendu compte qu’il fallait sortir de cette solitude », résume le comédien Jonathan Semo de la compagnie Le Monde en scène. Avec la chargée de production et de diffusion Muriel Verdier, les comédiennes Mélanie Vindimian de Pois plume et Gaëlle Lautru de La Belle étoile, il a impulsé un mouvement qui veut dépasser ce 1er cercle de rencontres et « poser un cadre ». Ce cadre porte désormais un nom : Actes.
Un réseau culturel solidaire
Le 1er octobre, Actes propose de dévoiler ses ambitions : créer des espaces de rencontres, accueillir de nouveaux artistes, inventer des projets communs… Et « pourquoi pas un festival inspiré de l’expérience du SAAS d’Angers, ce regroupement de professionnels du spectacle vivant, compagnies ou individuels ? », lance Gaëlle. Un modèle qui a déjà permis d’obtenir des salles dédiées, des lieux de répétition, des bureaux mutualisés et une reconnaissance politique dans le Maine-et-Loire. Bref de répondre autant aux besoins matériels qu’à l’objectif que s’est fixé le noyau de l’association nazairienne : donner de la visibilité aux professionnels et valoriser les forces culturelles locales en reliant l’Agglomération nazairienne et la Presqu’île à Pornic, Saint-Brévin et au-delà. Au cœur du projet encore : le souhait de sécuriser les acteurs du monde de la culture du bassin en incluant aussi les métiers liés à la création – administrateurs, chargés de production, photographes, graphistes…Lors de la soirée de lancement, le quatuor de tête de ce nouveau visage du paysage associatif, appuyé par l’association Mille neuf cent un, propose de réfléchir à des groupes de travail thématiques, à différentes commissions, comme celle par exemple d’une cartographie des artistes du territoire. Cette dynamique veut désormais passer de l’association de fait à une structure balisée, capable d’exister, tout en restant fidèle aux valeurs de solidarité et d’éducation populaire qui lui servent de moteur. Le 1er octobre, il s’agira donc de se faire connaître et de se rencontrer. Un premier Actes pour imaginer une communauté vivante, capable de peser pour « inventer ensemble un réseau culturel solidaire ».