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Associations # Saint-Nazaire

Allez vers… l’action musicale

Il y a 10 ans, l'association Daleya voyait le jour, avec pour objectif de mettre en lumière les musiques hip-hop, afro-latines ou caribéennes de la région nazairienne. Plusieurs albums et singles plus tard, l'association reste toujours aussi active.

Gakou Tahirou (à gauche) et le Cubain Elamo Moya unis pour promouvoir les musiques afro-latines.

Daleya, c’est d’abord une histoire « de chaînes en or qui brillent ! Du bling bling et un sourire » sous une aubette de bus à la gare de Saint-Nazaire ! La rencontre aurait pu s’arrêter là, chacun poursuivant sa trajectoire, si la musique n’était pas venue y glisser son petit grain de sel ! Deux plus tard, en 2016, l’élève en logistique malien-sénégalais et l’artiste cubain fondaient cette association dont le sens, en français, colle parfaitement avec l’esprit qu’ils cherchent à insuffler et les valeurs qu’ils entendent porter : « C’est un dialecte mandingue (ethnie d’Afrique de l’Ouest) qui signifie aller vers l’action… collective. Qui renvoie à l’idée de fraternité, de lien entre les personnes. Et quoi de mieux que la musique pour tisser des liens, et créer des ponts entre les cultures ? », lancent de concert Gakou Tahirou et Elamo Moya, « la vitrine de Daleya » qui vient de sortir le Vol. 1 de La Nuclear. Un neuf titres présenté comme « une explosion musicale », un opus « solaire, joyeux et dansant » mêlant hip-hop, rap, dembow et influences afro-latines enrichi d’un featuring d’artistes nanto-nazairiens détonants. Un premier clip est sorti en décembre, un 2e est prévu pour février. Le Vol.2 « plus féminin, plus salsa, plus bachata » est en cours de préparation. 

Un label 100 % diversité  

Ce sera le 6e album du label nazairien auto-produit, pour la plupart enregistrés, « dans l’attente de trouver un local à Saint-Nazaire », dans le studio d’enregistrement Zéromusicprod à Guérande. Six albums bientôt, une quarantaine de singles, et une quinzaine d’artistes de la région soutenus par Daleya qui sillonne de vastes territoires musicaux, de l’afro-urbain aux musiques du monde, en passant par le zouk, le reggae…, avec « une ouverture vers la chanson française. Car ici, on défend la diversité. En plus d’avoir pour projet de développer des collaborations avec des artistes internationaux. D’ailleurs, on a commencé, puisqu’en ce moment, un album franco-latino est en cours d’enregistrement à Cuba avec des artistes nazairiens. Il devrait sortir en 2026 », souligne Gakou Tahirou, président de cette association qui ne manque pas de rythme… Active aussi sur pas mal d’événements : la Fête de la musique en juin à Saint-Nazaire, Festi d’Herbi au printemps à Herbignac, Afro Summer à Nantes, Les rythmes salés en août à Guérande. À Guérande toujours, le 7 février prochain, salle Amicale laïque, pour une soirée 100 % afroton…