L’OHSN et Croque-Notes unis autour du Stabat Mater
Mélange d’Occident et d’Orient, le Stabat Mater de Karl Jenkins sera interprété par le chœur Croque-Notes et l’Orchestre d’harmonie de Saint-Nazaire (OHSN). Ils seront près de 150 sur scène ce week-end.
L'orchestre et la chorale réunis à l'auditorium du conservatoire pour les répétitions.
Ce poème symphonique, pour chœur et orchestre, a été composé en 2008 par Karl Jenkins. En ajoutant plusieurs langues (grec, araméen, hébreu ou arabe ancien au latin d’origine), Jenkins a enrichi et modernisé la tradition. Ici, la musique sacrée contemporaine mêle des harmonies et des rythmes occidentaux à des voix et des instruments orientaux tout en gardant une structure très classique.
Du classique au moderne
Yann Le Nechet dirige le chœur Croque-Notes depuis 1990. Il est l’initiateur de ce projet exceptionnel réunissant deux des plus grands ensembles musicaux nazairiens. Avec Micha Passetchnik, trompettiste, enseignant au conservatoire et à la barre de l’Orchestre d’harmonie de Saint-Nazaire, ils en assureront la direction.
L’Orchestre d’harmonie de Saint-Nazaire, créé en 1964, possède un répertoire très varié. Composé exclusivement d’instruments à vent et de percussions, cet ensemble compte une soixantaine de musiciens amateurs. Le chœur Croque-Notes est orienté vers la musique classique sans dédaigner un détour vers la chanson française de temps en temps. Quelques choristes de l’école de musique de Saint-Brévin complèteront l’effectif du chœur et deux solistes accompagneront tout ce beau monde : la mezzo-soprano Corinne Bahuaud et le musicien Samir Aouad, aux oud et voix orientales.
Un projet interassociatif
« C’est une chouette expérience. Il a fallu que les cuivres apprennent à jouer en finesse, en douceur et que les voix montent en puissance. Alors, tous avec nos différences, nous nous sommes accordés autour du Sabat Mater », se réjouit Micha Passetchnik. Et le vice-président Luc Babarit d’ajouter : « C’est rare de voir un tel ensemble musical éphémère réunissant sur scène au moins 150 personnes. Sans compter la parfaite acoustique du lieu, en totale adéquation avec l’œuvre musicale contemporaine. »