Quand le théâtre rencontre le cinéma
À l’occasion du temps fort Thé-Ma, consacré au comédien et metteur en scène Pierre Maillet, le théâtre et le cinéma dialoguent autour d’une même passion : le jeu d’acteur, avec pour point d’orgue, le spectacle Une vie d’acteur de Tanguy Viel.
Un roman d’apprentissage, celui que l’écrivain Tanguy Viel a écrit pour Pierre Maillet sous forme de monologue de théâtre.
Sur scène, Pierre Maillet se livre à un récit intime et vibrant. Écrit par Tanguy Viel, Une vie d’acteur est un monologue théâtral à la fois intime et universel. À travers les souvenirs, les réflexions et le récit d’un homme façonné par le cinéma, cette pièce interroge la naissance d’une vocation, la construction d’un regard et le plaisir profond de devenir acteur. À la frontière de la fiction et du réel, le texte retrace le parcours d’un enfant des années 1980 qui a grandi entre affiches de films punaisées aux murs, cassettes VHS et séances de vidéoclub. Le cinéma y apparaît comme un refuge, une échappée, mais aussi comme une promesse de liberté et d’émancipation. De simples émotions de spectateur naît peu à peu le désir de jouer, d’entrer dans l’image et d’en faire son métier. La plume précise, incarnée et rythmée de Tanguy Viel rencontre la mise en scène attentive d’Émilie Capliez, et donne corps à un récit puissamment générationnel. Des premiers chocs cinématographiques aux films découverts en cachette, jusqu’à la révélation du cinéma d’auteur, la pièce retrace la construction progressive d’un parcours artistique. Elle révèle, par touches sensibles, la naissance d’une vie d’artiste : celle de Pierre Maillet.
Côté grand écran
Dans la continuité de ce spectacle, le cinéma Jacques-Tati s’associe à l’événement en proposant un cycle de projections, destiné à raconter, en images, la genèse d’un parcours artistique. Quatre films majeurs, chers à Pierre Maillet, sont projetés tout au long du mois de février (du 2 au 24), comme autant de jalons de son imaginaire de comédien. La soirée d’ouverture donne le ton : carte blanche à Pierre Maillet avec la projection de Tootsie de Sydney Pollack, film déterminant dans son désir de devenir acteur. La séance sera suivie d’une rencontre avec l’artiste. Le cycle se poursuit avec Tous les autres s’appellent Ali de Rainer Werner Fassbinder, Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy et Les dents de la mer de Steven Spielberg, œuvres emblématiques évoquées également sur scène.
Bref, cet événement qui propose une plongée sensible dans l’intimité d’un artiste, rappelle combien les films, vus un jour, peuvent changer une vie… À méditer.