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Rendez-vous # Saint-Nazaire

Les Escales, « bal et transition »

Du 24 au 26 juillet, trois jours de sons du monde entier, du rock au jazz engagé… Et un dimanche familial entre club électro et bal populo… Les Escales : un festival qui se réinvente.

Sam Quealy, samedi 25 juillet 2026

Les Escales, un colosse au pied d’argile « à réinventer ». Trente-trois ans d’histoire derrière lui, et « l’impulsion d’une nouvelle dynamique » avec, en premier plan, ce point d’honneur de « ne jamais renier ses valeurs ni son ADN », s’accordent à dire Frédéric Petit, président, Yann Bieuzent, directeur, et Stéphane Heuvelin, programmateur du Vip et désormais aussi des Escales. Cette 34e édition s’annonce donc comme une année charnière, « de transition. On va tester, expérimenter, et on verra comment les festivaliers s’en empareront. L’idée est de le faire évoluer vers un festival de proximité, toujours ouvert sur le monde, avec une approche très familiale ».  

Le dimanche au soleil ! 

Vendredi et samedi, pas de grand bouleversement. C’est dimanche, surtout – la journée “cobaye” ! – qui donnera ce petit « avant-goût des Escales à venir dans sa version finale ». Le décor est planté : on oublie la grande scène, on se pointe vers 12h, et on tend ses oreilles du côté des bords de Loire pour « profiter au maximum des nouveaux aménagements », de son club 360 pour un atypique open air ultra électro, de ses Halles, et de son théâtre de verdure qui peut recevoir jusqu’à 3 300 personnes. Trois espaces singuliers où têtes d’affiche, artistes émergents et internationaux, d’ici ou de pas très loin, se partageront la part belle musicale. À l’affiche de cette journée à “prix populaires” (16 €, 11 € pour les 12-17 ans) de jolis noms : Ino Casablanca, artiste qui a explosé en 2025 et « l’un des plus attendus de l’année », la Brésilienne La Yegros avec sa nu cumbia légendaire, Alghar, un duo nantais aux sonorités d’un ailleurs lointain et contemporain, et Hervé Batteux, le Nazairien qui ouvrira le set avec son spectacle Rouge, mémoires d’un fleuve. Sous les halles, attention, ça va danser. Puisqu’est prévu un grand bal…, folk avec Ma Petite et électro-folk avec Super Parquet. Bref, en cinq mots, ce sera un dimanche coloré, feel good, dansant, familial et multigénérationnel. Le tout, agrémenté d’animations fanfaresques et autres…  

Entre urbain, rock et électro 

Un dimanche multi… donc, à l’image de ce festival trentenaire qui vibrera entre « multiculturalisme, voyage et métissage », avec un penchant, cette année, assumé, pour les « musiques du monde, orientales et traditionnelles ». Et des soirées plus “marquées”. Plutôt vibes urbaines, le vendredi qui pointera du “texte and flow” avec Josman, Gaël Faye, Georgio et aussi Sami Galbi, Asna, Meryem Aboulouafa, Hyphen Dash, Pahua, La Louuve et Tina Ardor. Et pour samedi, ça sonnera rock-électro, avec Benjamin Biolay, Deluxe, Fatoumata Diawara, Thylacine, Sam Sauvage, Sam Quealy, Morbid Monke, Fyrs, le “chouchou” nazairien, Aïta mon Amour, Yasmine Hamdan…  

// Infos plus… 

Les illustrations des Escales 2026 sont signées Jun Ioneda, Japonais naturalisé brésilien qui vit à Barcelone, et qui a tapé dans l’œil des Escales pour son univers psychédélique, festif et inclusif. 

Les Globe-trotters, fruit de collaborations avec des festivals d’autres continents, se poursuivent. Cette année, quatre pays/quatre groupes sont mis sur le devant de la scène : Mexique, Kenya, Indonésie et gros coup de cœur pour l’Ukraine et le jeune groupe Hyphen Dash, qui a « marqué les esprits avec l’album Basement 626 (2025), enregistré à seulement 15 km de la ligne de front, prouvant que son jazz est aussi un acte de résilience et de liberté ».