Retour à l'agenda
Rendez-vous # Saint-Nazaire

Le plein de Jazzimut

Fini « l’embouteillage culturel » de mai, Jazzimut change de mois. Pour sa 4e édition, le festival décale le groove en septembre, du 21 au 29. Et garde le rythme. Des concerts ici et ailleurs, projection, rencontre littéraire, conférence et master-class, de beaux noms à l’affiche et le retour du grand bal public, LA signature de Jazzimut.

Robinson Khoury, vendredi 25 septembre.

Huit concerts au compteur… À l’auditorium, dans les bars, les jardins de Saint-Nazaire, à Montoir-de-Bretagne également qui, pour ce deuxième partenariat, donnera le coup d’envoi des festivités avec une soirée d’ouverture sous haute intensité jazzique, mardi 22 septembre ! Et c’est dire, à l’affiche, Designers. Un nom qui fait déjà frissonner les plus avertis. Un trio – Joachim Florent, contrebassiste nantais ; Aki Rissanen, pianiste finlandais et Will Guthrie, batteur australien – qui chahute les codes. À suivre, le quartet du non moins iconique saxophoniste Émile Parisien, figure incontournable de la scène jazz hexagonale, qui, avec Let Them Cook (sacré album de l’année aux Victoires du Jazz 2024), vous servira un jazz savamment mijoté. Voilà pour l’entrée, qui met déjà l’eau à la bouche… Quant à la suite du menu, elle s’annonce tout aussi exquise, « plus féminine, toute en voix, avec un instrument différent chaque soirée » ! Jeudi 24 septembre, double collation… À midi, Julien Stella s’invitera dans le jardin de Bain Public pour une création solo tout en clarinette. Le soir, au théâtre, Jean-Marie Machado embrasera la scène avec la danseuse de flamenco Cristina Hall et l’orchestre Danzas pour « une relecture époustouflante de L’amour sorcier de Manuel de Falla ». 

Vendredi 25 septembre, à l’auditorium, place au voyage avec la voix de l’Albanaise Elina Duni, à la croisée du « jazz, de la chanson française et des traditions balkaniques », puis à l’énergie tellurique du tromboniste Robinson Khoury, lauréat du prix Django Reinhardt 2024 de l’Académie du jazz récompensant le meilleur musicien français de jazz. Il présentera son album MŸA mêlant « jazz, influences moyen-orientales, musique ancienne et électronique ». Samedi 26 septembre, à l’auditorium, le trio Yoann Loustalot Yeti déploiera un jazz nerveux et tout en relief, suivi de Arnaud Dolmen, lauréat des Victoires du jazz 2025, et de Leonardo Montana qui uniront pulsation caribéenne et liberté rythmique dans un dialogue « festif et joyeux ». Dimanche 27 septembre, sur le front de mer, final en apothéose avec le tant attendu Bal du siècle, mené par François Corneloup et ses 10 musiciens, pour faire danser la ville entière. À noter la présence, en première partie, de la fanfare des Irréductibles d’Aristide-Briand. En gros, « ça va déménager sévère », assurent les organisateurs de ce festival porté par une trentaine de bénévoles.  

Mais Jazzimut, c’est aussi une projection au cinéma, une conférence musicale sur Super women in jazz, des master-class avec Robinson Khoury et Yoann Loustalot, des minibals, des concerts dans les bars et les quartiers, et une rencontre littéraire autour du jazz et du roman noir pour clore ce festival qui a attiré l’an dernier plus de 3 000 amoureux ou curieux du jazz…