Retour à l'agenda
Rendez-vous # Saint-Nazaire

Jazzimut fait son bal ! Et prend son envol…

Plus que quelques jours avant que Saint-Nazaire ne décolle au son du jazz. Du 21 au 29 septembre, Jazzimut revient pour une 4e édition qui « franchit un cap ». Attachez vos ceintures, le voyage s’annonce musicalement turbulent !

Fanfare Air Mubb.

Quatre ans à peine, déjà l’assurance d’un grand. Et deux syllabes, « bravo ! », qui témoignent à elles seules de la pertinence et de la légitimité d’un tel festival, qui monte, qui monte… en puissance. Un bravo que l’on doit à Sébastien Blaud, directeur du conservatoire et l’un des fidèles partenaires, que l’on retrouvera à la basse, en pilote de ligne, dans Air Mubb ! Une fanfare de haut vol, 100 % costumée, 99,9 % déjantée, 99,8 % nazairienne et qui donne le smile dès la première note… Une traversée funky- rock-jazz-blues hors sol où les duos improbables, façon Iggy Pop et Britney Spears, pour ne citer qu’eux, brisent le mur du son, et nous font grimper au 7e ciel, les pieds sur terre ! Une belle entrée en matière, à ne rater sous aucun prétexte ce dimanche 20 septembre, aux Halles, 11h pétantes. Et l’occasion rêvée pour les organisateurs de « toucher les derniers indécis ». Alors, si vous hésitiez encore, un conseil : prenez vos billets. Vous n’allez pas être déçu du voyage jazzimuté ! Qui ne fait que commencer…  

Grosses têtes d’affiche… 

Prochain décollage musical, à Montoir-de-Bretagne, qui accueillera, mardi 22 septembre, dans une salle « à l’acoustique exceptionnelle », le trio Designers. Ainsi, le Nantais Joachim Florent à la contrebasse, le Finlandais Aki Rissanen au piano et l’Australien Will Guthrie à la batterie, feront dialoguer jazz, improvisation et musique électronique dans une formule aussi libre qu’explosive : « Un vrai coup de cœur », assure l’équipe. Quant à la suite, elle ne manquera pas non plus de relief. Le quartet d’Émile Parisien, l’un des grands noms du jazz hexagonal, viendra défendre Let them cook, sacré album de l’année aux Victoires du Jazz 2024.  

Les vols internes s’enchaîneront, de l’auditorium du conservatoire au jardin de Bain Public, du Théâtre aux bars et jusque dans les quartiers. Jeudi 24, Julien Stella ouvrira une parenthèse intimiste à la clarinette pour un jazz métissé et un solo créé spécialement pour le festival. À suivre, Jean-Marie Machado, Cristina Hall et l’orchestre Danzas revisiteront, au Théâtre, L’Amour sorcier de Manuel de Falla après l’impromptu festif de la fanfare du monde du conservatoire. Vendredi 25, Elina Duni et Ob Luft nous feront voyager entre jazz, chanson française et traditions balkaniques, tandis que Robinson Khoury, « le meilleur tromboniste du monde », mêlera jazz, influences moyen-orientales, musique ancienne et électronique. 

… et grand Bal du siècle 

Samedi 26, Yoann Loustalot, Guérandais et « l’un des trois meilleurs trompettistes français de l’année », donnera la mesure. Puis, ce sera au tour d’Arnaud Dolmen et Leonardo Montana de faire monter la température. Et dimanche 27, place au grand final. Sur le front de mer, François Corneloup et dix musiciens prendront les commandes du Bal du siècle, signature festive d’un festival qui avait attiré plus de 3 000 curieux et amoureux du jazz l’an dernier. Ils seront précédés du big band du conservatoire (16h30) et de la fanfare des Irréductibles d’Aristide-Briand (17h15). Une triple invitation à faire danser toute la ville ! Autour des concerts, Jazzimut déploiera la grosse artillerie… Master-class, cinéma, concert dans les bars (les 23 et 24), minibal pour les seniors, conférence musicale sur les femmes oubliées du jazz. Le tout, gratuit ou très accessible. Pour le clap de fin, le 29 septembre, une rencontre littéraire et musicale avec le grand nom du roman noir, Marc Villard, qui s’associera au pianiste nazairien Julien Lallier pour une création inédite. Eh oui, c’est aussi cela l’esprit Jazzimut : « Donner autant à réfléchir qu’à écouter. » Ça plane pour nous…