Les solex repartent pour un tour
Avec la Transolexine, balade d’une centaine de kilomètres, le 13 septembre, qui s’annonce riche en partage… et en pannes !
Nono, Patrick B et Patrick C dans l'atelier de la MQ de Méan-Penhoët.
« Qui n’est jamais tombé en panne avec un solex ? », s’interroge Patrick, l’un des référents de l’atelier Solex de la maison de quartier de Méan-Penhoët, implanté à deux pas de cette dernière… où des passionnés de mécanique qui, chaque mercredi et vendredi, démontent, réparent, repeignent et changent les pièces de divers solex. Mécanos de profession ou autodidactes, « ce qui réunit ici, c’est l’amour de la mécanique ! », d’après Nono, même statut que Patrick. Au-delà de réparer des bécanes récupérées via des dons, ils donnent parfois un coup de main à des propriétaires un peu moins connaisseurs, qui ont poussé la porte du garage, parfumé d’une douce odeur d’essence. Loin d’être un endroit où l’on laisse son engin pour repasser à midi, le deal ici : « on regarde ce qui ne va pas, mais ils nous aident à réparer ! » Nés au début XXe siècle, et commercialisés après-guerre, ces gros bébés de 35 kilos ont un fonctionnement simple : un ou deux coups de pédale pour lancer le mécanisme permettant de faire tourner la roue avant, et il ne reste plus qu’à gérer le guidon ! Ou presque : « Les montées peuvent être compliquées… ce n’est pas rare qu’on finisse en mode vélo quand on est en côte ! » Le solex, une spécialité bleu blanc rouge, souvent précieusement gardée, et les bénévoles en sont la preuve : de deux à seize engins stockés chez eux ! Des découvertes par hasard, ou un héritage transmis de génération en génération, une fois épris de l’ancêtre de la mobylette, difficile de s’en passer !
34e Transolexine
Pour mettre à l’honneur ces véhicules faisant partie « d’un patrimoine roulant à conserver », la maison de quartier de Méan-Penhoët organise une grande balade en solex : la Transolexine. 34e année, 90 kilomètres jusqu’à Piriac et 100 participants attendus avec leur propre appareil. « Parfois, certains partent après le pont car ils savent qu’ils ne pourront pas faire la montée ! », s’amuse Thierry, bénévole. Pour les autres, départ à 9h, balade encadrée par des motards, et des mains en or pour réparer les petites pannes qui forceraient les propriétaires à pédaler ! Et en cas de souci irrémédiable ? Huit solex de dépannage ! Et une pause méridienne avec pique-nique et session réparation. Des passionnés qui viennent d’ici et d’ailleurs : Vendée, Paris, Normandie… et une balade avec un objectif premier : le partage du moment et des savoir-faire !